Do you miss me like I miss you?

Fucked around and got attached to you

Friends can break your heart too

And I'm always tired but never of you*


L'amour, quel grand mot, si petit et pourtant tellement plein de sens. L'amour n'est pas une promenade de santé où l'on apprécie le vent dans l'air et le soleil sur son visage. L'amour est humain et de par ce fait, il est imparfait, maladroit et fragile. L'amour vous fait faire des erreurs, il contrôle vos moindres faits et gestes. Il est malade, fatigué et usé. Et tout comme une personne, lorsque l'amour est trop brisé il est impossible de le réparer.

Harry avait compris tout ça grâce à ses parents, grâce à Sirus mais surtout grâce à Draco.

Draco était la pire et la meilleure chose qui était arrivé dans sa vie. Il apporte le sourire à son visage mais tout autant que les larmes à ses yeux. Il est le rire qui remplit les couloirs et le silence lorsqu'ils sont séparés. Draco était le tout et le rien en même temps.

Alors quand il lui déclara ses sentiments, il s'était attendu à ce qu'il lui crie dessus, qu'il lui dise qu'il ne ressentait pas la même chose et que tout ce qu'il voulait c'était du sexe. Mais il ne s'était jamais dit que celui-ci prendrait la fuite, qu'il claquerait la porte sans un regard derrière. Et pourtant c'était ce qu'il s'était passé. Draco était parti et avec lui, un petit bout de l'âme d'Harry.

Harry avait déballé toutes les choses qu'il avait sur la conscience, dans le cœur, et lui était juste parti comme un lâche. Et Harry ne comprennait même pas pourquoi il était déçu, Draco est après tout un Serpentard et ceux-ci sont réputés pour ne pas affronter leurs problèmes face à face.

Après avoir réalisé que Draco ne reviendrait pas, Harry quitta la salle, l'esprit lourd. Il se dirigea vers la salle commune des Gryffondor où il s'allongea négligemment sur le canapé en soupirant.

« Ça va, Harry ? Tu n'as pas l'air bien. »

Harry se retourna pour voir qui venait de lui parler et fut surpris lorsqu'il aperçut Neville Londubat. Neville et Harry n'étaient pas exactement amis, il y avait certainement un lien entre eux mais ni Harry ni Neville ne sauraient expliquer quel était la sorte de celui-ci. Harry était sûr que cela avait à voir avec le fait que sa mère était sa marraine et vice-versa.

« Si, ça va, je t'assure. Répondit-il, nonchalamment.

- Je vois très bien que tu n'es pas bien mais je ne te pousserai pas à me parler si tu n'en as pas envie.»

Et ça, parler, Harry n'en avait pas envie. Il décida alors d'aller se coucher même s'il n'était que seize heures, il se sentait juste tellement...vide. Oui vide était le bon mot. Décidant que dormir l'aiderait sûrement à mettre son esprit au clair, il se déchaussa et plongea dans son lit. Mais dès qu'il ferma les yeux, des images de Draco et lui apparurent.

Harry se mordit la lèvre en se remémorant l'effet que lui produisaient les gémissements de Draco. Il grogna lorsqu'il sentit son membre durcir et sachant qu'il ne pouvait décemment pas s'occuper de ça dans la chambre, il se dirigea vers la salle de bain.

Après être venu en imaginant que sa main était celle de Draco, il retourna dans sa chambre où il vit Dean et Seamus en train de s'embrasser. Comprenant qu'il ne serait qu'une gêne, il retourna dans la salle commune et fit une partie d'échecs avec Ron, qu'il perdit bien évidemment.

Neville le regardait toujours bizarrement, comme s'il sentait que quelque chose clochait avec lui et après 10 minutes à le regarder fixement en rongeant ses ongles, il quitta la salle précipitamment. Harry lui demanda où il allait et celui-ci devint rouge pivoine, comme s'il avait honte de l'endroit où il se rendait

Ron rigolait en disant qu'il rejoignait une potentielle petite-amie mais Harry savait pertinemment que la seule personne pour qui il avait éprouvé ou éprouvait toujours des sentiments pour était Luna Lovegood et qu'elle ne les réciproquait pas, malheureusement.

Lorsque 19 heures sonna, son groupe d'amis et lui se dirigèrent vers le festin, leurs estomacs criant famine. Harry se sentait mieux, son esprit était toujours léger lorsqu'il se trouvait en compagnie de ses amis. Ils avaient, après tout, étés là pour lui dans les bons comme dans les mauvais moments et il savait qu'il pouvait leur faire confiance avec sa vie.

Ses amis étaient comme devenus sa famille, la seule qu'il a – les Dursley ne comptent pas- et la seule dont il a besoin. La famille ne finit pas dans le sang, mais elle ne commence pas là non plus. La famille se soucie de vous, pas de ce que vous pouvez faire pour eux. La famille est là à travers le bien, le mal, tout ça. Ils assurent vos arrières. C'est ça la famille.**Et Hermione, Ron et tellement d'autres remplissaient ces conditions avec perfection

Il aurait pu continuer à se sentir ainsi, si en s'asseyant il n'avait pas aperçu la raison de son mal-être, le beau et l'unique Draco Malfoy. Celui-ci n'avait pas l'air mal, au contraire, il riait à gorge déployée avec Blaise Zabini et Théodore Nott. Pansy Parkinson, assis à sa droite, lui souriait de toutes ses dents blanches, essayant d'avoir ne serait-ce qu'une seconde de son attention.

Harry continua à le regarder pendant un long moment jusqu'à ce qu'il détourne le regard, embarrassé lorsque Draco remarqua qu'il l'épiait pendant tout ce temps. Il décida que si Draco était heureux alors il ferait semblant de l'être pour au moins essayer de le rendre misérable.

Il passa donc son temps à sourire et parler avec Ginny, espérant d'une manière enfantine de le rendre jaloux. Et alors qu'il était en train de parler avec elle du magasin de ses deux grands frères, Neville lui pinça légèrement le bras.

« Aie ! Pourquoi est-ce que tu m'as pincé ?

- J'essaie de te parler depuis au moins 5 minutes et c'est vachement important. Répondit le concerner. »

Son visage était sérieux, et ceci n'étant pas habituel, Harry comprit que cela devait vraiment être important.

« Je n'ai pas trop envie de t'en parler ici...Alors est-ce que tu connaîtrais un endroit où l'on pourrait se parler sans des oreilles indiscrètes écoutant notre conversation ? Demanda Neville. »

Il rougissait maintenant, cela devait être important et embarrassant pour qu'il ait ces réactions-là

Harry réfléchit quelques secondes à ce que Neville venait de lui demander avant de lui proposer une salle près des donjons dont il était sûr personne ne mettait jamais les pieds, à part Draco et lui mais ça il essayait de le garder dans un coin de sa tête.

« Merci beaucoup Harry et encore désolé de t'avoir pincé.

- C'est pas grave Neville, je vois bien que c'est important pour toi, répondit-il souriant légèrement. »

Neville, malgré une timidité excessive, était quelqu'un de bienveillant, essayant tant bien que mal d'apporter de l'aide à ceux qui en avaient besoin. Il savait ce que c'était de vivre en pensant être quelqu'un d'incapable, un bon à rien. Il avait alors décidé d'aider ceux qui comme lui se sentaient mal dans leur peau ou avaient juste besoin d'un ami. Harry admirait Neville d'une façon car tout ce qu'il avait vécu ne l'avait que rendu plus fort.

Harry aurait aimé dire la même chose de lui, que toutes les épreuves qu'il avait traversées ne l'avaient qu'aidé à se surpasser mais il savait que ce n'aurait pas été vrai. Chaque chose qui lui était arrivée, ne faisait que le détruire un peu plus. Et un jour lorsque toute cette haine, tout cet énervement qu'il garde au fond de lui, enfoui au plus profond de son être sortira, explosera, ce ne sera pas beau à voir, pas pour lui et pour beaucoup de gens.

La haine est un sentiment des plus méprisables qu'il haine n'est qu'une tentative échouée de se distraire des autres sentiments que l'on ressent. Elle est fondée sur un certain sens de la menace perçue. C'est une réaction et une distraction d'une forme de souffrance intérieure. Celui qu' est consumé par la haine peut croire que c'est la seule façon de retrouver un certain pouvoir sur la douleur qu'il éprouve. Mais chaque moment de haine n'est qu'un sursis temporaire à la souffrance intérieure.***

Et lorsqu' Harry la ressentait, la sentait le consumer à un point où il n'avait qu'une envie c'était lui laisser prendre possession de lui, il avait juste l'impression de devenir Voldemort. Et il refusait de devenir comme lui.

Complètement perdu dans ses pensées, Harry n'entendit pas le repas se terminer, il était maintenant l'un des derniers encore dans la salle. Il croisa le regard du directeur Dumbledore à la table des professeurs et celui-ci lui sourit. Il rendit le sourire et quitta la salle, en direction du donjon où devait sûrement l'attendre Neville.

Lorsqu'il entra dans la salle, le noir avait pris complètement possession de la pièce. Il arrivait à distinguer une silhouette mais elle ne ressemblait pas du tout à Neville. Soudain la lumière apparut et avec elle il put voir que la personne présente dans la pièce avec lui n'était autre que Draco Malfoy.


If I pulled a you on you , you wouldn't mind that shit

I put this reel out, but you wouldn't bite that shit

I type a text but then I never mind that shit

I got those feelings but you never mind that shit

Oh oh, keep it on the low

You're still in love with me but your friends don't know

If you wanted me you would just say so

And if I were you, I would never let me go*


*Paroles tirées de la chanson de Gnash et d' Olivia O'Brien : I hate u, I love u

** Traduction d'une phrase de la série Supernatural : A wise man once told me family don't end in blood, but it doesn't start there either. Family cares about you, not what you can do for them. Family's there through the good, bad, all of it. They got your back even when it hurts. That's family.

*** Voir le site The Psychology of Hate

Note de l'auteur : Et oui je coupe encore le chapitre au moment où vous voulez lire la suite, je sais je suis cruelle ! Je pense qu'il y aura encore 2 chapitres et je terminerais cet "fiction" pour de bon. En tout cas merci de toujours me suivre et de me laisser des reviews, elles me font toujours très plaisir !