Bonjour à tous !
Tout d'abord je voudrais adresser un grand merci à tous ceux qui m'ont laissé leurs avis sur le premier chapitre.
Voici comme promis le second chapitre, en espérant qu'il vous plaise.
Réponses aux reviews anonymes du second chapitre :
- MystériousFlowers: La suite devrait te permettre de te faire assez rapidement un avis
- Diana: Tout simplement un grand merci :)
Bonne lecture !
Chapitre 2
Depuis que je l'avais vue dans cette ruelle elle m'obsédait. La tenir tout contre moi, entendre son cœur battre la chamade, sa voix… Son emprise sur moi était totale. Comment étais-ce possible ? Alors la voir prête à mourir de la main d'Aro me retourna complètement. Je fis quelques pas vers eux à vitesse vampirique lorsque la voix de Marcus se fit entendre dans l'immense salle des trônes :
- Ne fait pas ça Aro, dit-il si bas que seuls les vampires présents purent l'entendre.
Aro ne bougea pas mais il écoutait son frère attentivement, comme tout le monde dans la salle. Marcus était assez distant habituellement avec les affaires des Volturis. Il n'aimait pas prendre part aux délibérations, c'était un sage, un pacifique mais depuis la mort tragique de sa compagne il s'était muré dans le silence. Chacune de ses prises de la parole n'en avait donc que plus de poids.
- Un lien est en train de se construire entre elle et Alec. Au rythme où ce lien se renforce je suis prêt à parier qu'ils sont des âmes sœurs. Tu sais ce que cela signifie Aro ? Accéder à la requête de cette jeune femme signerait l'arrêt de mort d'Alec… ou du moins, il en serait très affecté.
Je pouvais sentir à son ton qu'il ne souhaitait à personne de devenir comme lui, il se considérait comme mort depuis la perte tragique de sa compagne. Plusieurs fois il avait souhaité être tué mais jamais s'est frères n'avaient pu s'y résoudre. Puis les mots de mon roi me frappèrent d'un coup. Il avait dit "âmes sœurs"… Cela me sembla soudain être une évidence. Ce que je ressentais pour cette humaine ne pouvait s'expliquer que par un lien puissant tel que celui-ci. Aro lâcha Bella et vint me serrer la main, il lut ainsi toutes mes pensées et releva la tête vers moi avec un grand sourire.
- Bien ! dit-il joyeux. Qu'il en soit ainsi ! Tu t'occuperas d'elle et tu la transformeras. Il est impensable de garder une humaine appétissante dans notre manoir remplit de vampires assoiffés de sang humain.
- Bien Maitre, acquiesçais-je soulagé.
Bella qui n'avait rien entendu de notre conversation, avait rouvert les yeux et nous regardait interrogatrice. Elle ne semblait pas apprécier de ne pas comprendre ce qu'il se passait. Cela me fit sourire. Aro ne fit pas attention à elle et continua de me donner ses ordres.
- Dès que notre conversation sera finie, je veux que vous partiez dans la maison d'Anton, c'est là-bas que tu la transformeras. Je me fiche qu'elle ne soit pas d'accord, tu es l'un de mes gardes les plus importants, je ne peux pas me permettre de te perdre. Or si elle reste mortelle cela arrivera un jour. Me suis-je bien fait comprendre, Alec ? me demanda Aro d'un ton ferme qui ne laissait place à aucune contestation.
Je relevais la tête vers Bella et croisai son regard. Elle allait me détester pour lui avoir fait cela. J'allais lui paraitre horrible de l'obliger à vivre sans l'homme qu'elle croyait aimer, celui qu'elle aimait tellement qu'elle préférait mourir que de vivre sans lui.
- Quand elle comprendra que tu es son âme sœur, tout te seras pardonné Alec.
- Oui Maitre Aro. J'accepte la mission, conclus-je.
Il avait raison. Les vampires étaient incapables de lutter contre le lien qui unissait deux âmes sœurs.
- Bien, (puis se tournant vers Démétri il ajouta) : tu partiras avec eux. Alec aura peut-être besoin d'aide si elle manifeste un don comme je pense qu'elle le fera. Si par malheur elle vous file entre les doigts tu sauras la retrouver.
- Bien Maitre, accepta celui-ci.
- Vous pouvez y aller, je vous laisse 10 jours, déclara Aro tout haut. Passé ce délai j'enverrai quelqu'un vous chercher.
Je me dirigeai vers Bella rapidement et lui saisit la main avant de l'entrainer vers l'extérieur du manoir mais elle ne l'entendait pas ainsi et tenta de se dégager. Malheureusement pour elle je ne sentis qu'une douce et chaude caresse sur ma main qui tenait son poignet, elle ragea :
- Fichus vampires !
Je ne pus m'empêcher de sourire. Elle me regarda avec des yeux suspicieux. J'aurai éclaté de rire si elle n'avait pas eu l'air aussi énervée.
- Dix jours pour quoi ? Qu'est ce qu'il se passe à la fin ? Pourquoi vous ne m'avez pas tuée ? ne cessa-t-elle de demander durant tout le trajet le long des couloirs du manoir.
Elle faisait un petit vacarme à elle toute seule. Je n'y prêtais pas attention, me contentant plutôt d'éloigner les vampires qui affluaient, attirés par l'odeur alléchante de son sang et par l'animation qu'elle amenait malgré elle dans le château.
Arrivés à l'extérieur nous montâmes dans une limousine à plusieurs compartiments dans lequel Démétri était déjà installé. Je montai avec Bella dans le compartiment suivant. Toutes les vitres entre les compartiments étaient closes si bien que nous ne pouvions voir Démétri. Mais malgré tout notre ouïe vampirique permettait de communiquer. A peine fumes nous montés que la limousine se mit à rouler. Je lâchai Bella et elle se précipita vers la portière pour tenter de l'ouvrir en vain puisque j'avais mis la sécurité. Elle était en train de s'énerver contre la portière et son cœur s'emballait. Cela me fit de la peine qu'elle me fuie de la sorte.
- Calme toi, lui intimais-je, Je ne te veux aucun mal.
Elle me regarda d'un air méfiant avant de venir s'asseoir non loin de moi sur la banquette. Je lui servis un verre d'eau (oui la limousine est superbement bien équipée) et lui tendit un somnifère. Je n'étais pas assez sûr de mon contrôle pour prendre le risque qu'elle se blesse en tentant de s'enfuir. Si elle se blessait, ce serait un désastre, je ne sais pas si je saurai résister à l'attrait de son sang. Je voulais prendre quelques jours pour la connaitre en tant qu'humaine avant de la transformer. Si j'apprenais à comprendre la Bella humaine, je n'aurai surement aucun mal à cerner la Bella vampire.
Et par-dessus tout je voulais lui éviter de vivre sans connaitre son passé. C'est ce qui s'était passé pour moi et ma sœur, Jane. Ayant été transformés trop jeunes, nous n'avions plus aucun souvenir de notre vie humaine. Même le pouvoir d'Aro n'avait pas pu nous aider à y voir plus clair. Seul Marcus avait été capable de déterminer le lien fraternel qui me liait à Jane. Cela avait été très dur pour moi d'aller de l'avant sans savoir ce que j'avais pu vivre auparavant. Jane avait eu encore plus de mal que moi, rejetée par les autres à cause de son don, mais nous nous en étions sortis ensembles et grâce à Aro, qui nous avait pris sous son « aile ». Pas comme figure paternelle, bien sûr, mais plutôt en tant que mentor. Tout ce qu'était ma vie aujourd'hui, je le lui devais.
- Qu'est ce que c'est ? demanda-t-elle en observant le cachet.
- Ca t'importe ? m'étonnais-je. Je croyais que tu étais prête à mourir… la provoquais-je pour qu'elle le prenne sans discuter.
Cela ne rata pas. Sans même hésiter une seconde, elle haussa les épaules et avala le comprimé :
- Ca agit en combien de temps ? s'enquit-elle ensuite.
Elle pensait que ce que je lui avais donné allait la tuer, compris-je.
- Rapidement, souris-je pour la mettre en confiance.
Je la trouvais amusante, même si son acharnement à mourir me déplaisait profondément. Elle tourna la tête vers la vitre et regarda défiler le paysage pendant près de 10 minutes avant de se retourner vers moi.
- Je… Je peux vous demander quelque chose ?
Je relevais le vouvoiement avec une petite grimace avant de me souvenir qu'elle n'avait jamais entendu mon nom.
- Appelez-moi Alec, souris-je, et je répondrai volontiers à vos questions.
Elle se rapprocha de moi et je vis à sa façon de bouger qu'elle était déjà groggy par le médicament.
Il faut dire que ce médicament avait été créé spécialement par notre vampire chimiste, Anton, le seul et l'unique, et qu'il avait la fâcheuse habitude de faire des médicaments assez puissants. Il faut dire qu'il avait initialement créé ce médicament pour arriver à faire dormir les vampires... Sans succès... Il n'avait néanmoins pas abandonné l'idée d'y arriver un jour.
La voiture tourna brusquement et elle se retrouva dans mes bras. J'enserrai sa taille et la mis à califourchon sur moi. Aussitôt des images hautement sensuelles m'assaillirent, bon dieu cette fille me rendait dingue et cela ne faisait même pas deux heures que je la connaissais ! Elle n'eut aucun mouvement de recul et le médicament y était surement pour quelque chose, me dis-je. Ses mains posées sur mon torse remontèrent vers mon visage qu'elles effleurèrent, me faisant ronronner.
- Vous êtes beau, souffla-t-elle son visage tout proche du mien.
Deux de ses doigts se posèrent sur mes lèvres, elle était en train de tomber de sommeil, je pouvais le voir mais elle fixait mes lèvres, encore et toujours. Je franchis alors l'espace qui nous séparait pour lui donner un baiser chaste avant de lui poser sa tête dans mon cou. Elle n'eut pas la force de me le reprocher, déjà ses paupières commençaient à se fermer lentement :
- Je voulais vous remercier de… Je v… balbutia-t-elle avant de sombrer dans un profond sommeil tandis que je l'observais émerveillé.
Sa poitrine se soulevait doucement. J'entendais son cœur battre et son sang pulser dans ses veines. J'avais du mal à me concentrer alors qu'elle était tout contre moi. Son odeur me tentait comme je n'avais jamais été tenté par aucune autre. Ne voulant pas la blesser, je l'allongeai sur la banquette et ouvrait la vitre qui me séparait de Démétri.
Il me regarda en souriant, je n'avais aucun doute qu'il avait tout entendu depuis le départ :
- C'est pas bien de mentir mec, me taquina-t-il.
- Je crois que j'aurai pas tenu aussi proche d'elle pendant 10 heures de trajet si elle avait été éveillée, avouais-je. Son sang est une torture je pourrais la tuer en quelques secondes si je relâchai mon attention.
- Quand elle sera transformée, ca ira mieux mec.
- Ouais, j'espère juste qu'elle me pardonnera rapidement.
- Tu es son âme sœur, elle ne le sait pas encore mais elle ne peut déjà plus se passer de toi. Elle te pardonnera plus vite que tu ne le penses… Tu te rappelles quand j'ai été transformé ? Il m'a été impossible d'en vouloir à Rebekka plus de quelques minutes.
Je souris, il avait complètement raison. A son réveil, il avait tué son premier humain et de rage il avait encastré sa compagne dans le mur avant de l'embrasser langoureusement pendant de longues minutes.
- Bella semble beaucoup trop timide pour agir comme tu l'as fait ! me moquais-je.
- Tu parles ! Je suis prêt à parier que sous ses dehors de jeune fille gentille, c'est une vraie tigresse ! rétorqua Démétri.
Des images sensuelles affluèrent dans mon esprit.
- Par contre tu devrais aller chasser, tes yeux sont noirs. Mais ce n'est peut-être pas à cause de la soif après tout, dit-il moqueur.
Je savais qu'il avait raison, cela faisait près de trois jours que je ne m'étais pas nourri, mais je ne voulais pas quitter Bella.
- Elle va surement dormir jusqu'à ce qu'on arrive, et au pire je t'appellerai, me dit-il.
- Merci soufflais-je avant de sortir de la voiture en marche et de partir à vitesse vampirique chercher de quoi me restaurer.
La nuit était en train de tomber. Au détour d'une ruelle mal famée, je croisai une jeune femme. Elle était ivre, appris-je en humant son odeur. Le sang des humains ivres n'était en général pas le met que je préférais mais j'étais trop pressé de retourner auprès de Bella pour faire le difficile. Je m'approchai, prétextant vouloir l'aider avant de plaquer ma main sur sa bouche et plantai mes crocs dans sa jugulaire. Aussitôt le gout du sang mêlé à la peur de la victime me fit devenir plus cruel, presque bestial. Soudain pris de remords je lui brisai le cou pour abréger ses souffrances. J'étais en train de vider la jeune femme blonde lorsque mon portable sonna. Je décrochai, lâchant le corps qui s'effondra inerte sur le sol:
- Alec, c'est Démétri, je crois que tu devrais venir, on est à la station service 215 de l'autoroute A8.
- Qu'est ce qu'il se passe ? m'enquis-je tout en étant déjà en train de déguiser le meurtre que je venais de commettre en attaque d'animal.
Personne n'avait normalement la possibilité de détecter qu'un vampire avait fait le coup lorsque la mise en scène était bien faite. Et croyez moi j'avais eu le temps de roder ma technique.
- Ne t'inquiète pas, elle dort toujours, mais elle s'agite de plus en plus dans son sommeil, je ne sais pas trop quoi faire, dit-il gêné.
- J'arrive tout de suite, ne bougez pas.
Je courus le plus rapidement possible et arrivait à destination quelques minutes plus tard. J'ouvris la portière tellement vite qu'elle faillit se décrocher et m'engouffrais à l'intérieur. Bella était toujours sur la banquette mais elle s'agitait en dormant et de petites larmes coulaient sur son visage :
- Edward, implorait-elle tandis que mon cœur se serrait de l'entendre appeler après lui.
Je ne savais pas ce que lui avait fait exactement ce connard de Cullen mais j'allais tirer cela au clair et lui faire payer.
- Bella, tentais-je de la réveiller en lui prenant la main. Je suis là.
Elle apporta ma main près de son cœur avant de soupirer, plus calme et toujours endormie :
- Alec… souffla-t-elle.
Son visage était désormais paisible, elle gardait ma main tout contre elle comme si c'était un doudou. Je souris bêtement. C'est moi, ma présence, mon odeur qui avaient calmé ma compagne. Ce maudit Cullen n'avait réussi qu'à lui faire faire des cauchemars !
- Toi qui avait peur qu'elle t'en veuille, me taquina Démétri, je suis prêt à parier que cela lui sera impossible de tenir plus de 5 minutes, tu as déjà un énorme pouvoir sur elle.
- Et elle sur moi… soupirais-je.
- Tu as eu le temps de chasser ? me demanda mon ami.
Parce que oui, contrairement à ce que pouvaient penser les autres clans vampiriques, le clan des Volturis était un clan très soudé. Et oui, j'y avais de nombreux amis… J'y avais même trouvé une famille si je puis dire. Une famille que Bella viendrait bientôt compléter, et le tableau serait parfait…
- Oui ça ira on peut repartir, approuvais-je.
Le trajet jusqu'au chalet se passa sans autres incident. Démétri mettait l'ambiance, Bella dormait comme un bébé et je veillais sur elle. Je me suis même surpris à râler sur Démétri lorsqu'il allait trop vite. Il m'a vite fait remarquer que c'était techniquement impossible pour un vampire de sortir de la route. Mais que voulez-vous, j'avais tendance à devenir rapidement prudent quand il s'agissait de Bella.
Lorsque nous arrivâmes à destination, je la sortis la voiture et la déposai délicatement dans la chambre que nous allions occuper avant de descendre rejoindre Démétri dans le salon.
Voila c'est fini pour cette fois.
En raison d'une quantité assez énorme de partiels dans les semaines qui arrivent, je pense que le chapitre suivant devrait être posté d'ici un délai de 2 semaines. Excusez moi d'avance pour cette attente.
J'espère que ce chapitre vous a plu et surtout mis en appétit pour la suite de l'histoire. Comment va réagir Bella ? Prendra-t-elle conscience du lien qui la relie à Alec ? Si c'est le cas, lui renverra-t-elle ses sentiments ou les combattra-t-elle ? Alec devra-t-il transformer Bella sans l'accord de celle ci ? Laissez moi vos avis :)
A bientôt !
Ps: N'hésitez surtout pas à me poser des questions si certaines choses ne sont pas claires. Je n'ai jamais mordu personne, et encore moins par écran interposé ;)
