Bonjour a tous !
Voici comme promis le troisième chapitre en espérant que l'attente ne vous as pas parue trop longue !
Encore merci a tous les rewiewers (anonymes ou non) et aux followers et lecteurs anonymes pour votre soutien :)
Bonne lecture
Chapitre 3
Le comprimé que m'avait donné Alec avait fait son effet rapidement. J'étais morte…. Enfin ! Mais la mort me paraissait bien douce. Etais-je au paradis ? J'ouvris les yeux, j'étais dans un grand lit moelleux. Oui c'était forcément le paradis… Tout allait bien aller maintenant. Fière de cette constatation je m'étirais en gémissant de plaisir.
Mais soudain un bruit attira mon attention, comme un bruit de verre brisé suivit d'un grand rire. Aussitôt je fus sur mes gardes. Je me levai et me saisit de la première chose qui me tomba sous la main : un parapluie. Oui je sais, ce n'est pas la meilleure arme du monde mais c'est la seule chose que j'ai trouvé. La porte s'ouvrait sur un couloir dans lequel je m'engageai prudemment. Une porte était ouverte et je me positionnais de façon à pouvoir observer ce qu'il se passait de l'autre côté sans être vue. Alec était en train de ramasser les débris d'un saladier brisé tandis qu'un autre vampire qui était chez les Volturis, Démétri si je me rappelais bien, était littéralement mort de rire. Mon sang ne fit qu'un tour. Ainsi j'étais bel et bien vivante, ils ne m'avaient pas tuée. J'avais envie de hurler mon désespoir. Je profitai de leur distraction pour me rapprocher de la porte. Les clés étaient négligemment posées à côté. Je les fis tourner dans la serrure et je sortis rapidement de la maison pour me retrouver en pleine forêt. Sans réfléchir je courus pour m'y enfoncer et fuir ces vampires de malheur. S'ils ne voulaient pas accéder à ma requête, je me suiciderai par moi-même… En fonçant dans un arbre pourquoi pas ou en tombant dans un trou dans lequel je mourrais de faim.
Mais je n'eus même pas le temps de m'enfuir que je sentis deux bras m'enlacer pour m'arrêter brusquement. Un instant j'eu le souffle coupé sous les impacts cumulés de l'arrêt brutal et de la froideur de la peau du vampire. Lorsque je repris mon souffle, je pris conscience de la position dans laquelle nous étions. J'étais le dos collé au buste de mon agresseur et ses mains étaient sur mes cotes, faisant de petits mouvements de doigts. Cela me fit frissonner, mon corps réagissait avec une intensité qui m'était encore inconnue à ces caresses. J'oubliai momentanément tout de la situation, j'étais juste… bien. Tellement bien que j'en lâchais mon « arme » :
- Alors comme ça tu voulais nous fausser compagnie… avec un parapluie, souffla Alec au creux de mon oreille.
C'était une situation terriblement sensuelle, malgré les circonstances, et mon cerveau n'arrivait pas à avoir une pensée cohérente.
- C'est vraiment injuste, réussis-je tout de même à protester entre deux respirations haletantes.
- Quoi donc ? demanda-t-il d'une voix innocente mais qui ne me trompa pas sur le fait qu'il savait de quoi je voulais parler.
Loin de me laisser tranquille pour que je réponde, il fit remonter une de ses mains jusque sur ma joue pour poser ma tête sur mon épaule. Il avait frôlé ma poitrine dans la manœuvre.
- Vous avez déjà une force surnaturelle… mais en plus vous utilisez votre charme vampirique…
Il eut un petit rire et sa deuxième main continua de faire des arabesques délicieuses sur mon ventre. Je soupirai à nouveau de bien-être. Je pouvais deviner son sourire face à mes réactions.
- Qu'est ce qui te fait croire que je l'utilise sur toi ? dit-il tout contre mon oreille qu'il en profita pour mordiller.
Je ne pus retenir le gémissement qui m'échappa. Je le sentis sourire franchement contre ma peau tandis que je rougissais. Je me fis violence pour répliquer de façon cohérente :
- C'est tellement fort que j'en oublie Edward. Tu utilises forcement ton charme, je ne vois que cette explication.
Je l'avais senti se raidir mais il se détendit rapidement juste après. Sa main glissa sur ma gorge et je déglutis. Il allait peut être me tuer, exhausser enfin mon souhait… Je souris.
- Je ne te tuerai pas, Bella, affirma-t-il fermement.
Son changement de ton me refit prendre contact avec la réalité. Je me retournai et lui fit face :
- Et pourquoi ça ? Je ne vous demande pas grand-chose ! Vous tuez des humains tous les jours pour vous nourrir ! Je le sais, vos yeux sont écarlates ! crachais-je presque. Il vous suffit de vous nourrir de moi ! Il parait que j'ai un sang très appétissant, je ne devrais même pas avoir à vous le demander !
- Je ne ferai jamais une telle chose ! s'offusqua-t-il.
- Pourtant ce n'est pas ce que j'avais cru comprendre dans cette ruelle ! répliquais-je encore une fois.
Je perçu sur son visage qu'il commençait à s'impatienter. Parfait, me dis-je, s'il perd son contrôle il ne pourra pas s'empêcher de me tuer.
- Tu devrais te résigner et accepter que tu vas vivre, parce que je ne te lâcherais pas, je ne te laisserai pas mourir, affirma-t-il derechef.
- Mais de quel droit pensez-vous pouvoir décider de ce que je dois faire de ma vie ! m'énervais-je carrément, oubliant à qui je m'adressais. Je suis assez grande pour choisir par moi-même et je veux mourir !
Mettant retournée je pouvais observer ses réactions. Il n'y avait plus rien de tendre sur son visage, mais plutôt un mélange de douleur et de colère. Il m'attrapa et me ramena dans la maison où il me déposa sur le canapé. Il se releva et me regarda de haut avec un air sévère, qui me fit l'effet d'être une enfant capricieuse. Il m'impressionnait, même énervé, il ne m'avait fait aucun mal.
- Je te l'ai déjà dit Bella, et je te le répète, tu ne mourras pas. Tu n'es pas à même de savoir ce qui est bon pour toi en ce moment parce que tu es très affectée par ce que t'as fait ce connard de Cullen. Mais je te promets qu'un jour tu me remercieras. Je prends la bonne décision alors même que tu n'es pas capable de t'occuper de toi.
Sa voix était calme malgré sa colère et cela me fit me sentir coupable. Il avait raison, j'étais pitoyable. Je baissai la tête et me recroquevillai sur le canapé. J'étais une idiote finie. Cette prise de conscience me fit monter les larmes aux yeux. Mais si je ne mourrai pas, je devrai être transformée, je le savais :
- C'est pour ça qu'Aro a parlé de 10 jours, compris-je. Tu vas me transformer !
Il me regarda et me fit un petit sourire contrit.
- Oui, je me refuse à te tuer.
Ce que je ressenti à cette annonce, ce fut de la peur. Une peur terrible qui fit battre mon cœur beaucoup plus vite. Instantanément Alec fut près de moi.
- Qu'est ce qui t'arrives, Bella ? Ca ne va pas ?
Comme je ne répondais pas, il prit ma tête entre ses mains doucement et je le laissai faire :
- Parle-moi s'il te plait, me demanda-t-il d'une toute petite voix.
- Je… Je pense que ca me fait peur, avouais-je.
- La transformation ?
- Non… Enfin si… A quoi sert d'avoir l'éternité si c'est pour la passer sans son âme sœur… soupirais-je.
Il sourit franchement :
- Tu auras ton âme sœur avec toi, je te le promets.
- Comment peux-tu le savoir ? Edward est parti, il m'a juré que ce serait « comme s'il n'avait jamais existé », Il…
- Edward n'a jamais été ton âme sœur, Bella, souffla Alec.
- Mais… Tu n'en sais rien….
Il sembla réfléchir quelques secondes avant de finir par parler :
- Si Bella, j'en suis sur, parce que ton âme sœur… c'est moi…
Le souffle se bloqua dans mes poumons à cette annonce. Etait-il sérieux où se jouait-il de moi comme Edward semblait l'avoir fait ?
- Respire ma puce, dit-il tendrement en me tapotant le dos.
- Comment je peux savoir si tu dis la vérité ? demandais-je. Tu pourrais très bien mentir pour que je consente à la transformation !
- Tu l'as déjà remarqué, il y a une alchimie très puissante entre nous, dit-il d'un air taquin.
- Ca ne prouve ri…
Il eut un rire joyeux :
- Tu peux te mentir à toi-même autant que tu veux mais tu ne pourras plus nier l'évidence lorsque tu seras transformée, ma chérie, me dit-il tendrement en me prenant dans ses bras. Il suffit que tu arrêtes de réfléchir pour que ton corps exprime son désir pour moi.
Je rougis en repensant à l'épisode dans la voiture. Il avait raison mais je me refusai à l'admettre devant lui. Il sourit en me voyant rougir et enfoui son visage dans mon cou :
- Tu as une odeur délicieuse, tu sais.
Je ne répondis pas. Et s'il disait vrai ? S'il était vraiment mon âme sœur ? Il m'avait semblé bizarre qu'Aro revienne sur sa décision de me tuer mais si ce qu'il disait était vrai, tout prenait sens. Une bouffée d'espoir et d'amour m'emplit tandis que je réalisai que ce que m'avait dit Alec était vrai et je me dégageai rapidement pour mieux lui sauter dans les bras. Bientôt il fut allongé sur le canapé tandis que je le surplombai. La position était très intime et je rougis jusqu'aux oreilles à cette constatation tandis qu'Alec m'attirais contre lui pour m'embrasser.
Ses lèvres étaient douces et la sensation exquise. Rapidement j'ouvris les lèvres et nos langues se mêlèrent dans un combat enflammé. Je me sentais perdre complètement pied, je ne me contrôlais plus, mes mains fourrageaient dans les cheveux d'Alec, je m'accrochai à lui comme une désespérée.
Bientôt Alec rompit le baiser avec un grand sourire aux lèvres. Ma respiration était haletante, je n'avais pas remarqué que je manquais d'air. Lorsque j'eus repris ma respiration je m'amusai à caresser de mes doigts son visage tandis qu'il passait sa main dans mes cheveux.
- Comment j'ai fait pour pas m'en rendre compte plus tôt… murmurais-je pour moi-même. Je crois que je t'aime Alec, lui avouais-je.
Cela me semblait fou ! Totalement irréel ! Mais c'est ce que je ressentais, comme s'il m'avait suffi d'envisager la possibilité pour que mes sentiments se dévoilent.
- Je t'aime aussi Bella, me répondit-il avant de m'embrasser de nouveau.
- Prenez une chambre ! lança une voix derrière moi.
Alec grogna contre le visiteur qui venait nous déranger. Je me redressai en position assise et Alec fit de même. Démétri nous observait en souriant.
- Tu peux pas savoir comme je te remercie Bella ! Alec va être beaucoup moins chiant maintenant. Tu n'imagines pas comme il m'embêtait avec ses peurs de te faire du mal, s'en était risible…
Alec grogna de nouveau et je lui pris la main pour le calmer.
- C'est mignon, dis-je.
Démétri éclata de rire et Alec fit une tête bizarre.
- T'as vu Alec t'es en train de perdre toute crédibilité ! Tu es « mignon » mon pote ! rigola Démétri.
- C'est un compliment ! le défendis-je.
- Bella, on ne dit pas mignon pour un mec ! Ce n'est pas viril !
- Mais je ne savais pas ! m'étonnais-je.
- C'est pas grave, dit Alec, j'ai compris l'idée.
- C'est juste très drôle ! ajouta Démétri.
- Eh ! Pourquoi est-ce que vous rigoliez tout à l'heure avant que je vous fausse compagnie ? demandais-je.
Le fou rire de Démétri repartit de plus belle. Il essaya de raconter mais n'y arriva pas durant près d'un quart d'heure. J'eu le temps de me faire la réflexion que s'il avait été humain il serait mort, jusqu'à ce qu'Alec perdre patience et bougonne :
- J'ai essayé de te préparer un repas : J'ai cassé le plat de salade, fais brulé la viande et oublié la levure dans le gâteau…
C'était une attention qui me fit chaud au cœur malgré le comique de la situation, alors je tentai de ne pas rigoler :
- Si tu rigoles je te chatouille jusqu'à ce que tu en meures, me menaça Alec.
- Alors pense à me transformer avant que je meure quand même, ais-je juste le temps de déclarer avant d'exploser de rire et de rejoindre Démétri dans son hilarité.
- Tout ce que tu veux, murmura Alec avant de se jeter sur moi pour commencer sa douce torture.
Je n'avais plus vraiment peur de l'avenir. J'avais mon compagnon, Alec, et Démétri promettait d'être un ami génial. Ma transformation serait une renaissance.
Et voila pour aujourd'hui !
J'espère que ca vous a plu ! J'ai eu pas mal de mal a écrire ce chapitre et je ne sais pas trop qu'en penser donc dites moi tout : Avez vous été surpris(es) ? Que pensez vous qu'il se passera dans la suite ?
À la prochaine fois :)
