Bonjour a tous !
Encore merci au lecteurs anonymes et aux rewiewers pour leur soutien :) Vos commentaires m'encouragent beaucoup et j'ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire et à répondre à ceux auxquels je le peux.
C'est un chapitre un peu plus calme, je vous laisse en juger par vous meme.
Bonne lecture !
Chapitre 4
En fin de journée, Démétri partit chasser, nous laissant seuls, Alec et moi.
- Tu devrais aller te coucher, me conseille Alec. Tu as eu assez d'émotions pour la journée je pense, ma puce.
Je souris au surnom mais ma bouche s'étira vite en un long bâillement. Le rire cristallin d'Alec me parvint alors que je me dirigeais vers la chambre pour m'allonger. Il riait encore lorsqu'il vint s'allonger à côté de moi. Il prit ma tête dans ses paumes et m'embrassa tendrement. Je me sentais fondre entre ses mains, mes pensées étant de moins en moins ordonnées, ma respiration s'accélérant au rythme de ses baisers. Il finit par s'écarter en souriant. Son sourire était vraiment merveilleux et avait un effet dévastateur sur ma petite personne. Et il devait l'avoir remarqué parce qu'il en faisait plus que de raison. Alec respirait la joie de vivre.
- Tes réactions purement humaines sont jouissives tu sais, dit-il d'une voix envoutante. La façon dont tes joues se colorent dès que tu es gênée, la petite moue que tu fais quand tu es en colère, ta respiration qui s'accélère… Ça risque de me manquer un peu, avoua-t-il.
- Dis-toi qu'il y aura beaucoup d'avantages, susurrais-je en déposant mes lèvres sur les siennes.
Lorsque je me reculai, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire face à son expression choquée.
- Bon Dieu mais qu'avez-vous fait de ma copine toute timide, souffla-t-il tandis que je profitai de sa stupeur pour aller prendre une chemise de nuit dans la penderie et l'enfiler rapidement, cachée par la porte de l'armoire.
Démétri avait été acheté quelques habits pendant que je dormais. Une fois en tenue de nuit je me jetais sur le lit, Alec me rattrapa sans mal :
- Fais attention, tu vas te faire mal si tu continues.
- T'inquiète je gère, mon chéri, dis-je en lui faisant un clin d'œil.
Il sourit à l'entente du surnom. Je m'étais surprise moi-même. Jamais je n'avais eu ce type de comportement avec Edward, j'étais tout le temps dans la retenue mais avec Alec j'étais libre, j'étais simplement moi…
Allongée de coté sur le lit, ma tête reposant sur mon coude, je l'observais quelques instants tout en réfléchissant à la façon dont j'allais aborder le sujet de ma transformation. Bien sur le sujet avait été abordé plus tôt dans la journée mais j'avais besoin d'en parler encore un peu pour faire disparaitre certaines craintes. J'avais toujours une petite voix qui me soufflait de faire attention, qu'Edward m'avait déjà fait miroiter monts et merveilles pour finir par me laisser. Décidant de crever l'abcès, je me lançais :
- Quand est-ce que tu vas me transformer, Alec ? demandais-je.
- Je ne sais pas exactement, répondit-il surpris. D'ici cinq ou six jours surement…
Son manque de précision sonna dans mon esprit comme la confirmation de toutes mes craintes.
- Pourquoi prendre tant de temps ?! l'interrompis-je. Je suis sure de ce que je veux, je ne changerai pas d'avis.
- Mais je veux pouvoir prendre le temps de te connaitre, s'exclama Alec.
- Pourquoi ? m'exclamais-je avec ma voix partant dans les aigus sous le coup du stress. Pour pouvoir me lâcher comme Edward ? ajoutais-je légèrement hystérique.
Alec me prit immédiatement dans ses bras en voyant mon changement d'attitude. Il avait l'air inquiet mais aussi un peu blessé et immédiatement je m'en voulus d'avoir douté de lui.
- Je suis désolée, m'excusais-je immédiatement en le serrant à mon tour contre moi. Je sais que tu n'es pas comme lui.
- C'est rien Bella. Je comprends parfaitement que tu puisses avoir des doutes…
Il prit une grande inspiration avant de continuer :
- Je vais t'expliquer pourquoi j'aurai aimé attendre… souffla Alec.
Il fit une pause de quelques secondes comme pour se donner du courage et je compris que ce qu'il allait dire était quelque chose de très personnel.
- Je n'ai plus aucun souvenir de ma vie humaine. Si je m'imprègne de ton humanité, cela me permet d'imaginer ce qu'a pu être ma vie avant la transformation. Et dans le même temps j'aimerai pouvoir te raconter l'humaine que tu étais si tu venais à perdre tes souvenirs au cours de la transformation, comme cela fut le cas pour moi.
Je passai doucement mes mains dans son dos pour tenter de lui montrer que je comprenais, que je m'en voulais d'avoir douté. Cela avait du être affreux de vivre sans rien savoir de soi.
- Merci de me l'avoir dit, soufflais-je à son oreille.
- Ca m'a fait du bien de t'en parler, avoua-t-il. Et puis si Mademoiselle est rassurée c'est tout ce qui compte, dit-il avec son fameux sourire de retour sur son visage.
Le silence revint durant quelques minutes :
- Tu l'as déjà fait ? demandais-je.
Alec rigola franchement :
- Tu me demande ce que je pense que tu me demandes, ma chérie ? demanda-t-il.
Le rouge me monta aux joues alors que je me rendais compte du double sens de ma question. Il pensait sincèrement que je lui demandais s'il avait déjà couché avec quelqu'un ? Je me doutais bien que c'était le cas, il ne m'avait pas attendu toute sa vie… Mais jamais je n'aurais eu l'audace de poser cette question comme ça, de but en blanc.
- Alec, qu'est-ce que tu vas imaginer ! m'exclamais-je pour cacher ma gène. Je ne parlais pas de ça, je parlais de transformer quelqu'un. Et je suis sûre que tu m'avais comprise, ajoutais-je faussement énervée.
Son petit sourire me le confirma :
- Mais j'aime trop te faire rougir pour rater cette occasion, ma puce, dit-il joueur. Mais la réponse est non, je n'ai jamais transformé personne. Tu seras ma première fois et surement l'unique. Transformer quelqu'un c'est vraiment quelque chose que je trouve très personnel.
Je souris :
- Est-ce que tu pourras juste essayer de ne pas me prévenir du moment où tu comptes le faire ? demandais-je doucement. Sinon je me connais, je vais stresser…
- Stresser ? s'étonna Alec. Je croyais que tu étais pressée d'être transformée !
- Oui bien sûr ! acquiesçais-je. Mais j'ai déjà sentis la brulure du venin et je n'ai pas vraiment envie de recommencer. Je supporte assez mal la douleur. Et puis je déteste le sang donc je ne sais pas trop comment je vais faire quand il va falloir… manger, avouais-je en hésitant sur le dernier mot.
- Pour le sang ne t'inquiète pas, ça te semblera juste naturel. Pour ce qui est de la douleur tu n'en ressentiras que très peu. Depuis que je sais maitriser mon don aucun Volturi n'a souffert lors de sa transformation.
J'étais réellement étonnée. J'aurais voulu lui demander des précisions mais il enchaina rapidement :
- Mais comment ça se fait que tu connais la douleur provoquée par le venin ? Tu es humaine, tu n'as pas pu être mordue sans te transformer…
Je frissonnai en repensant à cet épisode de ma vie où James m'avait pourchassée.
- Tu n'es pas obligée de le raconter maintenant, déclara Alec, ça te mets mal à l'aise et il est tard.
- Ca va aller, le rassurais-je.
Je posais ma tête sur son torse et commençais à raconter tout ce qu'il s'était passé avec James, Laurent et Victoria. Les mots me vinrent facilement tandis qu'Alec caressait doucement mes cheveux. Il gronda plusieurs fois sa colère comme par exemple au moment où James m'avait envoyé voltiger dans une vitre avant de me mordre et au moment où Edward avait aspiré le venin de la plaie mais jamais il ne m'interrompit. A la fin de mon récit j'étais vraiment fatiguée :
- Merci de m'avoir raconté tout ça, dit-il sincèrement touch2. Ce Cullen aura au moins fait une bonne chose de sa vie, sauver la tienne.
Il déposa un bisou sur le haut de mon crane avant de souffler :
- Maintenant il faut que tu dormes pour être en forme demain…
- Je t'aime… dis-je alors que mes yeux se fermaient doucement.
- Moi aussi Bella, moi aussi, répondit-il.
Et je m'endormis comme une pierre.
Point de vue d'Alec
Elle venait de s'endormir et c'était un spectacle que j'aurai pu regarder pendant des heures. La façon dont ses cheveux s'entremêlaient lorsqu'elle se retournait dans les couvertures, ses petites mains se se serraient dans les draps, les petits mots qu'elle chuchotait en dormant… Tout cela allait me manquer…
En repensant à cette journée un grand sourire se logea sur mon visage. Son tempérament était vraiment exquis, savoir qu'elle n'avait pas froid aux yeux me plaisait mais ce que je préférai le plus c'était les moments où elle était gênée. C'était un sentiment que je ne connaissais pas : la gêne. D'aussi loin que je me rappelais, j'avais appris en rencontrant Aro et les Volturis que nous ne devions rien à personne sauf à nos maitres et que ce que nous faisions était toujours considéré comme un modèle dans le reste du monde vampirique. Nous créons les lois, nous sommes la Justice. De ce fait je ne m'en voulais jamais pour les choses que je pouvais faire, je le faisais juste. Lorsqu'il arrivait que certains se moquent de mes faits et gestes, je les faisais taire ou alors je les laissai faire, cela ne m'avait jamais atteint. Avec Bella je commençai à comprendre ce qu'étaient réellement les sentiments et les émotions, quelque chose que je n'avais jusque-là entraperçu qu'avec ma sœur, Jane. Et bon dieu, qu'est-ce que c'était bon ! C'était comme si un sang nouveau coulaient de nouveau dans mes veines, apportant de la lumière dans mon existence de ténèbres.
Puis mes pensées dérivèrent jusqu'à la fin de soirée. A voir Bella allongée dans ce lit, j'avais eu un peu de mal à retenir mes ardeurs, elle était tellement désirable… La façon dont elle mordait parfois ses lèvres ravivait chaque fois mon désir pour elle.
Puis elle avait parlé de la transformation, et j'avais vite compris que sa plus grande crainte était que je la laisse tomber. Ce putain de Cullen l'avait lâchement abandonnée et je pouvais comprendre qu'elle ait peur que je me joue d'elle à mon tour, mais j'avais été peiné par sa méfiance. J'aimerai qu'avant sa transformation, elle ait enfin une entière confiance en moi et en notre lien.
Je lui avais confié mon absence de souvenir et elle avait semblé comprendre mon choix. En me confiant, j'avais pour la première fois raconté cela a quelqu'un et cela m'avait quelque part soulagé, même si cela ne changeait rien à la situation.
Et puis elle m'avait raconté commet James l'avait prise en chasse. J'avais eu envie de retrouver ses cendres pour essayer de le reconstruire et le détruire à nouveau de mes propres mains. En s'attaquant à la compagne d'un Volturi, à ma Bella, il avait commis un crime impardonnable. A cause de ce James et aussi surtout de l'imprudence ces Cullen qui n'avaient pas su la protéger, elle avait souffert inutilement et cela ne resterait pas sans conséquences !
Pour me calmer je sortis dehors pour passer ma colère en réduisant quelques arbres à l'état de sciure, non loin de la maison d'Anton dans la foret. Une fois calmé je retournai auprès de Bella après avoir eu droit aux blagues de Démétri sur mon comportement. Elle dormait toujours paisiblement et lorsque je m'allongeai à son coté elle vint se blottir contre moi. Le semblant de colère que je ressentais encore fondis comme neige au soleil à son contact.
Voila, j'ai conscience que c'était assez court mais j'espère que ca vous a quand même plu :)
Dans le prochain épisode, arrivera surement enfin la transformation et peut être deux personnages feront leur véritable entrée dans cette histoire qui était pour le moment très centrée sur Bella, Alec et Démétri.
Laissez moi vos avis ! Qu'avez vous pensé de ce chapitre ? N'étais-ce pas trop calme ? Quels sont les deux personnages qui vont rejoindre notre couple dans la maison d'Anton selon vous ? Seront-ils des amis ou des ennemis ? Laissez votre imagination s'exprimer ;)
Bisous a tous et a bientôt :)
