Bonjour à tous !

Je sais que je vous avais dit que je posterai cette fin de chapitre 10 hier mais j'avais un peu sous-estimé cette deuxième partie, je vous prie de m'excuser.

Encore un grand merci aux quelques lectrices qui prennent le temps de me donner leurs avis ! :D En espérant que ça vous plaise je vous laisse lire !

Rappel de la fin de la partie 1 du chapitre 10:

Son regard était dur mais quelque chose, je ne sus dire quoi, avait changé sur son visage.

- Si tu pensais te faire une amie, tu as fait le mauvais choix, déclara-t-elle, je ne vais pas te faciliter la vie !

- Je n'en attendais pas moins de ta part, répliquais-je.

Et c'est alors qu'elle marchait devant moi pour me conduire dans ma chambre que je remarquai ce qui avait changé. Elle avait souri ! Un sourire un peu sadique je vous l'accorde, mais c'était tout de même un sourire, non ?

Chapitre 10 Partie 2

Plus tard dans la soirée, alors qu'Alec me racontait un peu comment se déroulait la vie au château, on toqua à la porte.

- Entre ! l'invita Alec.

L'homme qui entra faisait tache dans le décor. Il avait l'apparence d'un jeune de vingt ans et s'habillait comme le cliché type d'un ado du vingt-et-unième siècle. Cela contrastait fortement avec l'ancienneté et le décor du château italien dans lequel nous étions. Et comble de drôlerie, il portait un monocle !

- Je me nomme Anton, vous devez être Isabella ? demanda-t-il en me serrant la main.

- Bella sufir…

- Vous savez que j'ai connu une Isabella il y a très longtemps… en 1645 si ma mémoire est bonne, c'était une gentille gamine qui… dit-il en se lançant dans un monologue comme si nous n'existions plus.

Alec vint m'embrasser la tempe en souriant.

- Anton est celui de nous qui a la meilleure mémoire. C'est un peu comme si c'était un don. Les vampires ont par définition une bonne mémoire mais certains détails vraisemblablement insignifiants ne persistent pas, ce qui est inutile ou n'a aucune valeur sentimentale est effacé. Mais Anton garde tout, il ne perd aucune information. La rumeur court qu'il est arrivé chez les Volturis pour une raison bien précise. Seul Aro doit savoir de quoi il retourne réellement, Anton n'en parle jamais.

Je regardai cet homme en train de raconter l'histoire d'une autre Isabella d'un autre temps… Il semblait totalement déconnecté de la réalité. Je fus prise de pitié. Cela devait être tellement dur de ne rien oublier, tout devait toujours faire écho à quelque chose qu'il avait connu ou vu auparavant… Cela devait rendre fou, et, en ce moment même, c'est ce dont il avait l'air, complètement fou et perdu…

- Ne t'inquiète pas pour lui, me rassura Alec qui avait dû percevoir mon inquiétude pour ce pauvre homme. Anton est assez content de son don la plupart du temps. Il est l'homme le plus intelligent du monde et se nourri de toutes les avancées scientifiques humaines pour les utiliser à des fins vampiriques. Il est tellement passionné qu'il n'est jamais rassasié de savoir. C'est un peu comme notre grand sage, tu peux lui poser toutes les questions que tu veux, il a pratiquement toujours la réponse.

Après dix minutes à parler tout seul, Anton sembla se reconnecter avec la réalité :

- C'est vrai qu'elle était très gentille. Hum bon bref, qu'est-ce que je disais déjà ? Ah oui ! C'est moi qui vais vous aider à maitriser votre don. On m'a dit que c'était un bouclier ! s'extasia-t-il en m'examinant d'un œil scientifique. Sais-tu un peu comment ça fonctionne ? demanda-t-il ensuite, avide de connaissances et les yeux pétillants d'excitation.

- Non je ne sais pas vraiment, avouais-je. Je sais juste que les dons n'ont jamais marché sur moi, même lorsque j'étais humaine…

- Ce n'est pas tout à fait vrai, intervint Alec. Mon don a fonctionné sur toi pendant la transformation, me rappela-t-il.

Anton, qui nous écoutait attentivement, pris quelques secondes pour réfléchir avant d'annoncer :

- C'est quelque chose d'assez courant. Les vampires l'ignorent souvent mais il est possible de désactiver complètement son don pendant une durée choisie. Il arrive que le corps le fasse automatiquement, comme un instinct de protection, vous voyez. C'est ce qui a du se passer : pour t'éviter d'avoir à ressentir la douleur de la transformation, ton don a préféré se mettre en veilleuse.

- Je me rappelle que les dons de Jasper et Alice fonctionnaient aussi sur moi, déclarais-je.

- Les Cullen ?

J'acquiesçai d'un hochement de tête.

- Tu veux dire que Jasper arrivait à lire tes émotions et qu'Alice prévoyait ton futur ? C'est bien ca ?

Son visage était soudain empreint d'inquiétude. Je n'en compris pas la raison.

- Oui, j'étais un vrai livre ouvert selon eux…

Anton avait perdu son immense sourire. Il souriait toujours mais cela n'atteignait plus ses yeux. Alec avait-il lui aussi remarqué ce changement ?

- C'est vraiment… regrettable… dit seulement Anton. Ton don n'est peut-être pas aussi puissant que je le prévoyais, mais tout est possible avec un peu d'entrainement. Je t'attendrai tous les soirs à 17h précise dans mon laboratoire pour travailler tout ça, dit-il. Pour me trouver tu n'as qu'à suivre les odeurs chimiques, déclara-t-il avant de se tourner vers Alec : Ravi de t'avoir revu Alec, je suis content que tu ais trouvé celle qu'il te fallait.

- J'en suis content aussi, répondit Alec en me tenant la main, je suis sure que tu finiras par la trouver toi aussi, Anton.

Le visage d'Anton se ferma alors complétement :

- J'en suis sur, dit-il simplement avant de tourner les talons et de s'en aller.

Je restai quelques secondes sonnée par cette rencontre pour le moins originale avant de demander :

- Il est toujours comme ça ?

- Comme quoi ?

- Ben je ne sais pas, il change toujours d'humeur aussi rapidement ?

- Je ne l'ai jamais connu diffèrent, il pense a tellement de chose que ce qui se reflète sur son visage n'est pas forcement en rapport avec ce qui se passe en face de lui tu sais, m'expliqua Alec.

Je me retins de dire qu'Anton avait semblé réellement affecté par les défaillances de mon don et la dernière réplique d'Alec qui n'avait pourtant rien de méchant. Après-tout, Alec avait surement raison, il le connaissait bien mieux que moi.

- La nuit est tombée, je pense qu'on devrait aller chasser. Si on attend trop longtemps tu vas devenir intenable et tu risques de faire un carnage.

- Oui ça commence à me bruler la gorge, avouais-je.

Je redoutai le moment où il faudrait étancher cette soif, ce moment où il faudrait que je prenne délibérément la vie d'un homme. Certes, si Alec m'aidait cet homme ne serait pas vraiment un innocent comme ma première victime, mais cela restait une personne, faite de chair et de sang. Je grognai en pensant ce dernier mot. J'avais quelque peu oublié ma soif avec ces derniers événements mais celle-ci s'était bel et bien réveillée. Alec rigola face à cette manifestation de ma soif, il me prit par la main et m'entraina dans les couloirs du château :

- On passe chercher Jane et on y va, déclara Alec.

- On est obligé d'y aller à trois ? demandais-je. On ne peut pas y aller que tous les deux ?

Il s'arrêta immédiatement et me regarda dans les yeux, une lueur compréhensive dans le regard.

- Non on ne peut pas. Tu as entendu les rois. Ils font déjà une exception, on ne peut pas se permettre qu'il se passe quelque chose. J'aime à croire que je peux t'empêcher de faire une bêtise mais tu sais bien que c'est faux ! Je n'oserai pas lever la main sur toi, et, même si je n'aime pas l'idée que Jane le fasse à ma place, je sais qu'elle, au moins, aura ce courage s'il le faut. Alors oui, elle nous accompagne.

Je n'osai pas répliquer et le suivi jusque la chambre de Jane. Celle-ci sembla comprendre nos intentions et nous suivi dans les couloirs sans dire un mot. J'en fus la première surprise. J'aurais pensé qu'elle ferait une réflexion du genre « Allons sortir le chien ! » ou quelque chose comme ça mais rien. Silence complet. Si je n'avais pas entendu ses pas derrière moi j'aurais presque réussi à oublier sa présence. Presque.

Rapidement nous fume hors du château, dans la forêt. Les odeurs de sang venant de la ville et flottant dans le vent m'assaillirent immédiatement. Suivant mon instinct je me dirigeai vers cette délicieuse fragrance. Il faisait nuit noire mais j'y voyais comme en plein jour, c'était tellement grisant. Alec me rattrapa rapidement :

- On ne peut pas chasser à Volterra on va aller dans une ville un peu plus loin ! dit-il en m'entrainant à sa suite.

Je pris sur moi pour ne pas me débattre. J'avais tellement envie de tout oublier, de courir vers la ville pour assouvir cette brulure dans ma gorge…

Alec du comprendre mes intentions car il ne me lâcha pas du trajet. Lorsque nous arrivâmes dans la ville qu'il avait choisie, il ne me lâcha pas non plus.

- Est-ce que je vais pouvoir manger un jour ? m'énervais-je, impatiente.

Alec sourit taquin :

- T'as intérêt à me remercier plus tard, Bella, c'est pour toi qu'on fait ça.

- Ouais il a raison ! renchérit Jane. T'as pas intérêt à faire ton ingrate !

Je grognai.

- Jane, s'te-plait, essaye de pas l'énerver plus qu'elle ne l'est déjà, intervint Alec.

- Pourquoi ? T'as peur qu'on en vienne aux mains et que je la massacre ? demanda-t-elle.

- Je peux très bien te mettre en poussière ! grognais-je en lui bondissant dessus.

Je mis toute ma rage dans les coups que je lui assenai. Elle sembla faire de même. Soudainement Alec nous sépara, nous tenant chacune de nous par un bras :

- Nan mais vous vous rendez compte de votre comportement ! Vous êtes vraiment des gamines ! A quoi ça rime cette mini guerre entre vous à la fin ?

Il y eu un gros blanc pendant lequel je réalisai que mon comportement était vraiment puéril. Moi qui avais voulu tendre la main à Jane, je venais de ruiner tous mes efforts.

- Je crois que je vais vous laisser une dizaine de minutes pour mettre tout à plat et je reviens. S'il en manque une à mon retour vous allez m'entendre ! déclara-t-il énerver avant de disparaitre dans la nuit.

Nous restâmes plusieurs secondes à nous jauger du regard. Ça pouvait durer longtemps si personne ne se décidait.

- Je n'aurai pas du te bondir dessus, avouais-je finalement.

- Non t'aurai pas du ! répliqua-t-elle cinglante.

Je me contins de ne pas recommencer sur le champ. Elle était tellement arrogante, elle ne faisait aucun effort !

Soudain des crissements de pneus se firent entendre et une voiture alla s'écraser dans un arbre non loin de nous. L'odeur du sang me submergea immédiatement. Je couru vers le lieu de l'accident. Il y avait une femme ensanglantée côté conducteur. Sans me poser plus de questions, je la mordis et m'abreuvai directement à sa gorge. Grisée par la sensation de puissance qui m'envahit alors, je la drainai jusqu'à la dernière goutte. Il m'en fallait plus. Laissant retomber le cadavre dans la carcasse de la voiture je me tournai vers l'autre source de sang à proximité.

- Non Bella ! déclara Jane fermement.

Elle tenait mon repas dans ses bras ! Elle voulait le garder pour elle, je ne la laisserai pas me voler ma proie. J'amorçai un mouvement vers elle et elle m'esquiva aisément.

- Arrête ca Bella ! C'est un gosse, regarde !

Durant quelques secondes je tentai de mettre ma soif de côté pour essayer de comprendre ses paroles. Jane tenait un bébé dans ses bras, il devait avoir à peine un an et il pleurait à chaudes larmes.

- Je sais que tu as encore soif, reprit Jane fermement, mais je ne peux pas te laisser tuer un bébé. Y'a vraiment pas moyen !

Ses mots firent sens dans mon esprit et la soif revint au second plan. Je réalisai avec horreur ce que je venais de faire.

- Je viens de tuer sa mère… compris-je choquée.

- C'était peut-être sa tante, tenta Jane.

J'aurai pu en rire si cela n'avait pas été si grave mais à l'heure qu'il était, je me donnai la nausée.

- Arrête de te fustiger Bella. Elle serait morte de toute façon, son pouls était trop faible pour attendre les secours.

Au loin, nous vîmes les phares d'une voiture approcher :

- Va te cacher dans les bois, Bella, m'ordonna Jane.

Mais il m'était impossible de bouger, l'horreur de ce que j'avais fait me clouai sur place.

- Ce que tu peux être chiante ! déclara Jane en posant le bébé par terre avant de me tirer à couvert dans un arbre.

Sans un mot nous regardâmes le véhicule s'arrêter, appeler les secours, découvrir le bébé…

Lorsqu'Alec revint les secours avaient déjà enlevé tous les restes de l'accident et emporté les deux victimes.

- Ravi de voir que vous êtes vivantes ! annonça-t-il.

Puis voyant nos têtes, il finit par demander :

- Qu'est ce qu'il s'est passé ici ?

- Rien du tout, lui répondit Jane. Tout s'est bien passé. On peut rentrer.

Jane me jeta un coup d'œil, comme pour me mettre au défi de la contredire. Je m'en abstins. Si Alec remarqua notre échange il ne fit aucune remarque, et nous rentrâmes à Volterra en silence, méditant sur ce qui venait de se passer…

Et voilà que ce termine ce chapitre 10 ! J'espère que j'ai été assez claire dans ce chapitre. Je l'ai écrit assez vite ai n'ai pas eu le temps de le relire autant que les autres. En tout cas si jamais vous avez un souci il suffit de me demander.

Comme toujours n'hésitez pas non plus à donner vos avis sur l'avancement de l'histoire, sur ce premier contact avec Anton, sur l'attitude de Jane, vos impressions, ni même à me dire vos attentes par rapport à la suite.

Je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour la suite des événements. L'histoire devrait s'accélérer quelque peu dans les chapitres suivants.

Bisous, bisous !