Bonjour a tous !
J'espère que vous profitez tous de vos vacances (pour ceux qui en ont ) ! Pour ma part je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire alors le chapitre 11 n'est toujours pas terminé. Je profite d'une petite soirée tranquille pour vous poster une partie du chapitre en esperant que cela vous fera patienter et vous évitera de m'en vouloir pour ce retard:)
Sur ce bonne lecture :)
Réponse à Lucie: Je suis contente que le chapitre t'ai plu. Tu devrais pouvoir mieux comprendre Anton a partir de la fin du chapitre 11 que je publierai je l'espère d'ici la semaine prochaine. Le personnage de Jane devrait encore évoluer sur quelques chapitre, j'espère qu'elle ne te décevra pas :) En tout cas encore un grand merci pour ton avis, ca fait toujours plaisir d'avoir des retours :)
Rappel du chapitre 10 :
Lorsqu'Alec revint les secours avaient déjà enlevé tous les restes de l'accident et emporté les deux victimes.
- Ravi de voir que vous êtes vivantes ! annonça-t-il.
Puis voyant nos têtes, il finit par demander :
- Qu'est ce qu'il s'est passé ici ?
- Rien du tout, lui répondit Jane. Tout s'est bien passé. On peut rentrer.
Jane me jeta un coup d'œil, comme pour me mettre au défi de la contredire. Je m'en abstins. Si Alec remarqua notre échange il ne fit aucune remarque, et nous rentrâmes à Volterra en silence, méditant sur ce qui venait de se passer…
Chapitre 11 Partie 1
Cela faisait maintenant une semaine que l'incident de chasse s'était produit et la routine commençait à s'installer au château. Je passai près de quatres heures par jour en salle d'entrainement avec Félix et j'avais l'impression de ne faire absolument aucun progrès. Je savais par ce que j'avais entendu au détour de conversations d'autres vampires du château que les nouveaux nés apprenaient généralement assez rapidement à se battre. J'en avais déduit que je n'étais tout simplement pas douée pour cela. Après tout, même dans ma vie d'humaine je n'avais pas vraiment eut un tempérament très bagarreur. Mais Félix ne désespérait pas, il était persuadé qu'il ne faudrait plus très longtemps avant que j'y arrive.
Félix, ce grand colosse, était vraiment un vampire impressionnant. Moi qui m'amusait à chercher a qui chacun des Cullen pouvait correspondre parmi les Volturis je n'arrivai pas à trouver à qui Félix pouvait bien ressembler. Il avait la force d'Emmett, tout en ayant l'aspect distant de Jasper, et le calme et le contrôle de Carlisle. J'avais appris à l'apprécier malgré le fait qu'il passait son temps à me réprimander dans tous les exercices qu'il me demandait d'exécuter. Mais il le faisait parce qu'il voulait que je progresse, je le savais sans même qu'il ait besoin de me le dire.
Depuis le début de la semaine mes entrainements avaient attirés nombres de Volturis curieux. Le château abritait près d'une cinquantaine de vampires et la plupart d'entre eux étaient intrigués par mon arrivée. La nouvelle de ma parenté avec Marcus s'était vite rependue… La plupart n'osaient pas m'approcher, surement à cause de la présence quasi permanente de Jane ou Alec à mes côtés. J'avais appris que la plupart des Volturis craignaient les jumeaux.
Toujours est-il qu'en me rendant à l'entrainement ce matin-là je ne me doutai pas du tout de ce qui m'attendait. La salle était complètement vide. Félix lui-même n'était pas là. J'attendis dans la salle, pensant qu'il arriverait bientôt mais il ne vint pas. Ce ne fut pas lui qui entra dans la salle, ce fut Caius. Il ne souriait pas.
- J'ai entendu dire que tu avais quelques problèmes avec le combat rapproché, déclara-t-il.
Je le regardai, surprise, depuis mon arrivée chez les Volturis nous n'avions jamais eu de conversation et encore moins seuls à seuls.
- Je viens voir ce qu'il en est.
- Vous voulez que je me batte avec vous ? demandais-je abasourdie.
Il eut un sourire en coin :
- C'est exactement ça ! Vas-y je t'attends, déclara-t-il.
Avais-je le droit d'attaquer l'un des rois ? me demandais-je immédiatement. Il venait d'en faire la demande explicite après tout. Je me lançai sur lui de toutes mes forces et aussi rapidement que possible. Mon poing n'était plus qu'a quelques centimètres de lui et il n'avait absolument pas bougé. Mais qu'est qu'il faisait bon sang ? Ne cherchait-il pas à se défendre ? S'il ne se reprenait pas j'allais l'envoyer dans le mur ! Quand soudain, en un dixième de seconde, il attrapa mon bras qui allait le frapper et me fit me retourner pour coincer mon bras dans mon dos. Tout aussi rapidement son autre main de posa dans mon cou :
- Echec et Mat, dans un combat réel tu viens de te faire étêter… dit-il à mon oreille.
Il me relâcha immédiatement ensuite. Il était à deux mètres de moi, le visage sérieux, ses yeux se fixerent dans les miens :
- Pourquoi avoir hésité ? demanda-t-il simplement.
- Je n'ai pas hésité, dis-je, incompréhensive.
- Si, me contredit il. Je le sais parce que ton mouvement s'est ralenti au fur et à mesure que tu approchais de l'impact.
- Je… Je me demandais ce que vous attendiez pour vous défendre, avouais-je.
- Tu as ta réponse, j'attendais simplement le bon moment. C'est l'une des premières choses à retenir. L'adversaire peut user de toutes les ruses possibles et inimaginables pour te déstabiliser et ensuite contrattaquer. Il ne faut jamais pas se laisser déstabiliser.
Je hochai la tête.
- Maintenant si tu veux bien on va essayer un autre exercice. Ferme les yeux.
Je fermai les yeux.
- Bien alors je eux que tu gardes les yeux fermés quoi qu'il arrive, ne les rouvre pas. Je vais t'attaquer et il va falloir que tu pares mes coups ou que tu esquives.
- Mais comment… ?
- Ne discute pas, essaye juste.
Les premières tentatives furent catastrophiques. Caius n'avait aucun mal à m'atteindre. Je ne comptai même plus le nombre de fois où je m'encastrai dans le mur. Mais petit à petit je commençai à piger le truc. Je pouvais l'entendre arriver ! Le son de ses pas, les bruissements de l'air, les changements de pression sur ma peau… Une comparaison pour le moins incongrue me vint à l'esprit : j'étais comme une mouche. Une mouche ca a ce pouvoir de sentir lorsque la tapette s'approche d'elle, ainsi elle est en mesure d'esquiver la frappe. Bon vous me direz, ce n'est pas infaillible : il arrive que la mouche se fasse écraser ! Ainsi malgré ma découverte, il m'arriva plus d'une fois de ne pas arriver à esquiver les attaques de Caius et de finir, encore une fois, dans le mur. Après plusieurs heures d'entrainement les yeux fermés, Caius stoppa l'entrainement :
- Tu as fait des progrès. La prochaine fois que tu t'entraineras avec Félix, il faut que tu te fies à tes sens et non pas à ce que tu vois, Bella, et je suis certain que ça se passera mieux, déclara-t-il. Ce que tu vois te déconcentre Bella, il faut faire abstraction de ce que tu as devant les yeux et toujours te rappeler que le combat que tu mènes est un combat pour sauver ta vie, seul cela doit compter. Tu ne peux pas te permettre de te laisser déconcentrer.
Il finit par sortir de la pièce, me laissant seule et un peu surprise par l'attitude de Caius à mon égard. Il était le roi qui m'avait semblé le plus cruel à mon arrivé à Volterra alors que j'étais humaine et maintenant son attitude était presque paternaliste et protectrice.
Quelques secondes plus tard, Alec vint me rejoindre en salle d'entrainement, me sortant de mes songes.
- Une séance d'entrainement avec Caius ! Tu sais que tu es un vampire privilégié ? déclara-t-il en rigolant.
Il s'approcha rapidement et m'embrassa comme si sa vie en dépendait. Cela me mit immédiatement la puce à l'oreille, il devait se passer quelque chose… Alec m'en parlerait quand il serait près, j'en étais sure.
- Le plus grand privilège que j'ai c'est de t'avoir toi, soufflais-je à son oreille en choisissant de laisser mes doutes de côté pour l'instant.
Alec sourit, mais son sourire n'atteint pas ses yeux :
- Tu sais que je t'aime, dit-il d'un ton sérieux.
Il se passait vraiment quelque chose… Quelque chose qu'Alec semblait avoir du mal à accepter.
- Que se passe-t-il Alec ? décidais-je finalement de demander, de plus en plus inquiète.
Il sembla chercher ses mots avant de déclarer :
- Je dois partir en mission, Bella.
- Je ne peux pas t'accompagner ? demandais-je avec espoir.
- Non c'est trop dangereux pour toi encore, tu n'es pas prête pour une mission.
Je le serai dans mes bras de toutes mes forces, il allait me manquer terriblement. C'était la première fois que nous serions séparés plus de quelques heures :
- Personne ne peut te remplacer ? m'enquis-je.
- Non ce n'est pas comme ça que ça marche. Mais je suis avec Démétri, tu n'as pas à t'inquiéter, rien ne peut m'arriver…
Il avait raison, je le savais. Alec et Démétri formaient un duo de choc parmi les Volturis. Leur parfaite entente leur permettait d'exceller dans toutes leurs missions, même les plus périlleuses selon les rumeurs de couloir.
- J'imagine qu'on n'a pas le choix de toute façon va falloir se séparer.
- Je te promets de régler tout ça aussi vite que possible, tu n'auras qu'a profiter de ces quelques jours pour t'entrainer, et peut être que la prochaine fois tu pourras nous accompagner, dit-il en souriant.
Ça c'était mon Alec, toujours à percevoir le bon côté de la situation, à m'encourager à aller de l'avant, à croire en moi.
- Il faut que j'y aille, Bella, je t'aime, finit-il par dire au bout de quelques instants.
- Et moi encore plus, reviens vite…
- Je te le promets, dit-il avant de m'embrasser tendrement et de disparaitre.
Il allait me manquer, c'était même déjà le cas, réalisais-je, mais je décidai de l'écouter et de redoubler d'efforts pour progresser. Je rejoignis donc Anton pour travailler mon don.
La première séance d'entrainement avait été purement théorique. Il voulait m'enseigner les différentes étapes de maitrise du bouclier, me montrer ce que je pourrais peut être arrivé à accomplir. Cela avait été quelques peu compliqué de comprendre tout cela à travers son charabia et ses monologues habituels mais j'avais saisi l'essentiel.
A la seconde séance il m'avait appris à visualiser mon bouclier comme une enveloppe fluide entourant mon corps. A la troisième séance il avait demandé à Alec de venir et de tester son don sur moi. Celui-ci n'avait pas réussi à m'atteindre contrairement à durant ma transformation.
Aujourd'hui après plusieurs heures d'entrainement avec Anton, celui-ci mit fin à l'entrainement. J'avais réussi à projeter mon bouclier durant quelques secondes sur une cible immobile. La pauvre cible, un vampire du nom de Ray, me suppliai presque du regard de maintenir mon bouclier le plus longtemps possible pour éviter d'avoir à ressentir la douleur infligée par le don de Jane. Quelques maigres secondes, ce n'était pas grand-chose mais le visage d'Anton était radieux et ses yeux pétillaient d'entrain.
- C'est assez pour aujourd'hui. Tu fais beaucoup de progrès Bella, c'est très encourageant, dit-il avec une émotion qu'il tentait visiblement de contenir.
- Ce n'était pas grand-chose, répliquais-je ne comprenant pas son soudain entrain pour une chose aussi modeste, je n'ai pas tenu très longtemps.
- Mais c'est une avancée majeure Bella ! Tu n'imagines pas comme tu pourrais changer la vie des gens ! C'est révolutionnaire ! Aro sera tellement content !
« Si tu savais combien de temps je t'ai attendue » crus-je l'entendre ajouter pour lui-même. Cela confirma mes suspicions quant à notre première rencontre. Il était touché personnellement dans cette affaire, les émotions qui avaient transparues sur son visage étaient bien en rapport avec la conversation que nous entretenions alors et non avec un quelconque souvenirs ayant surgit de sa mémoire. Qu'elles pouvaient bien être ses motivations ? Son intérêt pour mon don semblait croitre de jour en jour, n'était-ce pas malsain ? Je me promis de garder l'œil ouvert.
Ce soir-là je rentrai dans ma chambre la tête pleine de questions. Je m'allongeai dans les draps et humait l'odeur d'Alec. Il me manquait tellement ! Et cela faisait à peine quelques heures qu'il était parti… Je restais plusieurs heures, prostrée dans mon lit, lorsqu'on toqua à la porte :
- Bella c'est moi !
C'était Jane ! J'avais totalement oublié que nous devions aller chasser ce soir. Depuis l'incident avec le bébé Jane avait toujours participé à mes chasses sans jamais parler une seule fois, ni intervenir. Alec avait été présent lui aussi et c'est lui qui m'avait aidé à me contrôler. Comment allais-je faire alors qu'il n'était pas là ?
- Je ne vais pas aller chasser ce soir Jane, lui répondis-je à travers la porte.
Elle ne me répondit pas et j'entendis seulement le bruit de ses pas s'éloigner dans le couloir.
Ouf ! Une chose de moins a me préoccuper. La soif me tenaillait mais je n'avais pas assez confiance en Jane pour la laisser superviser a chasse.
L'entrainement du lendemain avec Félix se passa beaucoup mieux que d'habitude. En appliquant les conseils de Caius j'arrivais à être beaucoup plus efficace. J'avais même réussi à toucher Félix quelques fois et à parer plusieurs de ses coups.
- Ben dis donc ! T'as bu du sang de ninja ou quoi cette nuit ! s'exclama Félix à la fin de l'entrainement. T'as fait vachement de progrès !
Si la mention du sang entraîna une brûlure dans ma gorge j'essayai de ne pas m'y attarder pour savourer le compliment. Felix avait un grand sourire :
- J'avoue que je me demandai quand est-ce que tu finirais par piger le truc, m'avoua-t-il, mais maintenant on va pouvoir passer aux choses sérieuses ! ajouta-t-il en passant son bras sur mes épaules.
Et voila !
Continuez de profiter de vos vacances et je publies la fin du chapitre le plus vite possible !
Pensez a me donner vos avis si vous avez quelques secondes, un petit mot fait toujours plaisir :)
Bisous bisous !
