Rebonjour a tous !

Vous devez surement vous dire "Enfin elle se décide aposter une suite, il etait temps !" et je ne pourrais pas vous en blâmer. Je sais que ca fait presque deux mois que je n'ai pas publié mais comme vous pouvez le voir je ne vous ai pas oublié pour autant.

Pour la petite excuse, j'ai eu des soucis de famille pendant les vacances et depuis la rentrée j'ai repris la prépa et j'ai du mal a trouver du temps donc je vais surement publier assez irrégulièrement, veuillez m'en excuser. Je peux néanmoins vous promettre qu'il est hors de question de laisser cette fiction en plan et sans aucune fin, soyez rassurés.

Merci encore aux quelques lectrices qui prennent le temps de laisser un petit commentaire en fin de chapitre, c'est toujours très plaisant d'avoir des retours.

J'espère que la fin de ce chapitre vous plaira et bonne lecture !

Rappel de la fin de la partie 1:

L'entrainement du lendemain avec Félix se passa beaucoup mieux que d'habitude. En appliquant les conseils de Caius j'arrivais à être beaucoup plus efficace. J'avais même réussi à toucher Félix quelques fois et à parer plusieurs de ses coups.

- Ben dis donc ! T'as bu du sang de ninja ou quoi cette nuit ! s'exclama Félix à la fin de l'entrainement. T'as fait vachement de progrès !

Si la mention du sang entraîna une brûlure dans ma gorge j'essayai de ne pas m'y attarder pour savourer le compliment. Felix avait un grand sourire :

- J'avoue que je me demandai quand est-ce que tu finirais par piger le truc, m'avoua-t-il, mais maintenant on va pouvoir passer aux choses sérieuses ! ajouta-t-il en passant son bras sur mes épaules.

Chapitre 11 Partie 2

Peu après, Marcus m'emmena faire une promenade dans les immenses jardins du palais. C'était revigorant de parler avec lui. Il était de très bons conseils et très sage. Il m'aidait beaucoup dans l'apprentissage du vampirisme notamment en me renseignant sur les lois de ce monde ou en me donnant des conseils pour maitriser ma soif. Il aimait aussi me parler de sa famille humaine et surtout de sa femme et de sa fille qu'il avait profondément aimée étant humain. Il me parlait aussi très souvent de Didyme, de leur rencontre et de leur amour passionnel ainsi que de sa profonde dépression qui avait suivi son assassinat. Il me parla aussi de cette haine et de ce besoin de vengeance à l'encontre de son tueur qui lui avaient permis de tenir tant de décennies sans sa bien-aimée.

En échange, il aimait que je lui parle de moi. Que ce soit de l'amour de Renée et Phil, de la solitude de Charlie, de l'amitié de Jacob, de la présence réconfortante d'Angela, de la traque de James et Victoria, de la maitrise de Carlisle, de l'exubérance d'Alice, de la bêtise d'Emmett, de la froideur de Rosalie, de la distance de Jasper et même d'Edward… Tout semblait l'intéresser au plus haut point et j'appréciai vraiment de pouvoir partager tout ca avec lui. Il me disait souvent qu'il avait ainsi l'impression de rattraper le temps perdu.

Plus tard dans la journée je rejoins Anton dans son atelier, laboratoire ou je ne sais trop quoi d'ailleurs. L'entrainement se passa dans son enthousiasme et son excentricité habituelle.

Alors que je m'apprêtais à partir, je remarquais qu'Anton tirait, comme à son habitude, une chaise pour s'y asseoir. Cela m'avait toujours intrigué. Pourquoi avoir besoin de s'asseoir ? Un vampire ne ressentait aucune des douleurs musculaires qui justifient qu'un humain a parfois besoin de s'asseoir ou de s'allonger. Les chaises étaient pour les vampires totalement dépourvues d'utilité habituellement. Curieuse, je posai la question. Il releva la tête vers moi et me fit un sourire forcé :

- Chaque don requiert une certaine dose d'énergie. Un vampire n'utilise quasiment jamais son don en permanence à moins que celui-ci ne nécessite que peu d'énergie. Lorsqu'un vampire pousse son don trop loin il arrive que le vampire puisse ressentir une fatigue passagère. Cela ne dure que quelques minutes néanmoins, ne t'en fais pas.

- Je ne comprends pas. Si ton don t'épuise, pourquoi ne pas le couper de temps en temps. Cela doit bien être possible de l'éteindre momentanément non ?

Son visage se tordit en une légère grimace avant de reprendre une apparence normale.

- C'est possible effectivement, mais je n'en ai pas envie… J'ai une tâche importante à accomplir avant d'avoir droit au repos.

Le mystère autour d'Anton et son passé s'épaississait de jours en jours et ma curiosité était piquée à vif. Je me résolu à lui en demander un peu plus. Qu'est ce qui pouvait être aussi important pour qu'il choisisse de se fatiguer à utiliser son don constamment ?

- Qu'est ce qui te fait penser que tu n'y as pas droit pour le moment ?

Voyant qu'il était gêné par ma question, je fis marche arrière. Depuis quand étais-je aussi indiscrète !

- Bien sûr tu n'es pas obligé de m'en parler, je me mêle de ce qui ne me regarde pas… déclarais-je en sortant.

- Attend ! me retint-il alors que je franchissais le seuil.

Je me retournai et il me fit signe d'approcher, ce que je fis immédiatement.

- Il faudra bien que je t'en parle un jour de toute façon, mais tu dois me promettre de n'en parler a quiconque. Seuls les Maitres sont au courant.

- Je te le promets, acquiesçais-je tandis que je remarquais qu'il s'était mis à chuchoter pour que les autres vampires du bâtiment ne puissent entendre notre conversation.

- Même pas à Alec ?

Quelques instants je réfléchi. Etais ce acceptable de cacher à Alec quelque chose qui avait apparemment tout à voir avec moi, puisque qu'Anton avait prévu de m'en parler à un moment ou a un autre ? Vraisemblablement pas, mais il serait toujours temps d'aviser ensuite s'il en allait d'un grave danger.

- C'est promis, je serai muette comme une tombe.

Il hocha la tête en signe d'assentiment.

-Elle s'appelait Milena, et elle était ma compagne. Je l'avais transformée et nous vivions le parfait amour. Un jour Aro nous a convoqués à Volterra. Il avait une nouvelle recrue et pour plus de sécurité dans le monde vampirique il fallait que tous les vampires viennent lui présenter son odeur.

Il fit une courte pause avant de continuer :

- Nous étions en chemin lorsque nous avons rencontré les Roumains. Ils voulaient que je rejoigne leurs rangs, mon don pouvait être très utile pour récupérer des informations. J'ai refusé catégoriquement mais ils ont insisté. Devant mon inébranlable refus, un vampire s'est avancé et a utilisé son don. Milena s'est immédiatement retrouvée comme contrôlée par lui. Elle n'était plus libre de ses gestes, il décidait pour elle. Le gros de la troupe de Roumains s'en est allé en l'emportant avec eux. Ceux qui étaient restés devaient me retenir. Je les ai mis en pièce… mais cela fut impossible de rattraper les Roumains et Milena… Désespéré je me suis rendu chez les Volturis où Aro m'a accueilli avec bienveillance et en m'offrant son aide dans mes recherches. Il a été un très grand soutien, et Marcus m'a aidé à ne pas désespérer. C'est avec lui que nous avons décidé que garder mon don constamment activé pourrais permettre de mettre bout à bout plusieurs indices, qui n'avaient pour moment peut être pas l'air d'être des indices. Depuis ce jour je maintiens toujours mon don actif même si cela occasionne certains désagréments.

- Je comprends, je pense que si la même chose arrivait à Alec je ferai n'importe quoi pour essayer d'accélérer les recherches.

Un silence entendu s'installa jusqu'à ce que je le rompe :

- Mais permet moi de te demander ce que j'ai a voir là-dedans… demandais-je confuse.

- A vrai dire ton arrivée m'a redonné espoir. Ton don te rend insensible à beaucoup de dons. Cela pourrait nous être grandement utile que tu saches projeter ton don sur d'autres vampires lorsque nous retrouverons les roumains, cela éviterait que des Volturis puissent être manipulés et permettrait de sortir Milena de son emprise.

Je me gardai bien de lui faire remarquer que peut être Milena n'était plus. Cela n'était pas ce qu'il avait besoin d'entendre. L'espoir le faisait vivre, qui étais-je pour briser ses rêves en une simple phrase… Néanmoins avec ses explications je comprenais mieux son enthousiasme a mon égard et mes impressions quant à son comportement.

- Je serai vraiment ravie d'être utile lorsque nous la retrouverons, dis-je simplement.

J'étais vraiment touchée qu'il se soit confié à moi, j'avais l'impression d'être plus proche de lui.

Il me fit un grand sourire :

- Avant de pouvoir être utile, il y a encore pas mal de boulot, déclara-t-il taquin.

- Je le sais bien ! Et c'est pour ça que je viens tous les jours ! répliquais-je sur le même ton.

Il sourit de nouveau. Il s'apprêtait à rajouter quelque chose lorsque les pas de quelqu'un résonnèrent dans le couloir.

- Tu devrais y aller, dit-il. On en reparlera la prochaine fois…

J'acquiesçais et partit dans le château a la recherche d'une occupation. Marcus m'avait parlé d'une grande bibliothèque dans le château. Je me laissai donc porter par l'odeur des vieux livres, en prit un au hasard et commençai ma lecture.

Le soir même, en m'allongeant sur le lit j'essayai de me distraire pour oublier cette brulure, due à la soif, dans ma gorge. Je repensai aux confidences d'Anton. Cela devait être un calvaire d'être séparé de son âme sœur et de ne pas avoir de nouvelles d'elle, de ne pas savoir si elle allait bien, comment elle était traitée, si elle était encore de ce monde…

Alors que j'en étais là de mes réflexions Jane fit irruption dans ma chambre :

- Nous allons chasser, dit-elle simplement avant de se diriger vers la porte.

- Je n'ai pas soif Jane.

Aussitôt elle s'arrêta et se retourna vers moi. Son regard se fixa au mien et un sourire moqueur s'étira sur son visage.

- Ça ne sert à rien de me mentir Bella, tes yeux sont noirs comme du charbon ! Et comme mon frère n'est pas dans les parages je sais que c'est à cause de la soif, alors inutile de discuter, on y va ! assena-t-elle.

Mon cœur se serra à la mention de l'absence d'Alec avant que la colère ne prenne le dessus, ce n'étais le moment de venir m'embêter :

- Tu n'as pas d'ordre à me donner ! grondais-je. Tu n'es qu'un garde et tu es à mes ordres !

Son visage se ferma immédiatement. Ses yeux devinrent noirs de colère et je su que si elle avait pu utiliser son don sur moi elle l'aurait surement fait. J'y avais peut-être été un peu fort, me dis-je. Elle était la sœur d'Alec, je n'avais pas à la traiter de cette manière.

- Jane, je…

- Tais-toi ! gronda-t-elle. Maintenant c'est toi qui va m'écouter. Tu ne me supportes pas, très bien ainsi soit-il ! Pour être franche je ne te supporte pas non plus, je dirai même que je te haie Bella, plus que tu ne peux l'imaginer ! Si je pouvais remonter le temps je te trouverai avant Alec et je te tuerai dans cette ruelle…

Elle avait dit tout ça sans me lâcher du regard et j'avais pu remarquer la succession d'émotions qui s'étaient succédées sur son visage d'habitude totalement fermé.

- Maintenant qu'on s'est tout dit, continua-t-elle avec un éclat indéfinissable dans les yeux, je pense que tu devrais changer de garde. Ce serait franchement dommage que j'arrive trop tard la prochaine fois que tu seras en danger non ? ajouta-elle sarcastique en posant la main sur la poignée de la porte pour sortir.

Et c'est à ce moment que je compris qu'elle était cette étincelle que j'avais perçue dans ses yeux sombres : de la déception. Etais-je possible que Jane ait voulu que nous soyons amies ou du moins que notre relation évolue?

- Attend Jane, tentais-je de la retenir. Je ne veux pas changer de garde, si je t'aie choisie c'est pour Alec. J'aimerai qu'on puisse arriver à s'entendre pour lui, je sais que c'est ce qu'il voudrait.

Elle s'était arrêtée sans pour autant se retourner.

- Je voudrais vraiment m'excuser pour tout ce que je t'ai dit, je t'ai vraisemblablement blessée. Je crois que j'ai toujours pas digéré le fait que tu ais essayé de me tuer à mon réveil… avouais-je.

Et là, miracle, je vis ses épaules se soulever doucement tandis qu'un petit rire franchissait ses lèvres. Elle le réprima aussitôt mais je savais ce que j'avais entendu.

- Tu te rends compte de ce que tu dis ? dit-elle. Tu me demandes pardon de ne pas avoir digéré le fait que j'ai essayé de te tuer, c'est pour le moins ironique non ? demanda-t-elle en se retournant vers moi.

- De l'eau a coulé sous les ponts…

Un faible sourire s'étira sur ses lèvres à l'entente de cette phrase sans que j'en comprenne la raison.

- La vérité c'est que je ne t'ai pas mentit Bella, j'ai vraiment eu envie de te tuer ce jour-là et si Alec n'était pas intervenu je l'aurai surement fait. Et je crois que ma haine envers toi grandit de jour en jours.

- Quitte à ce que tu me déteste j'aimerai savoir pourquoi. Au fond je pense que j'ai juste de la rancune envers toi, mais elle pourrait très bien être effacée si j'y mettais de la bonne volonté. Mais si tu n'es pas capable de m'apprécier je voudrais simplement savoir quelle en est la raison.

Ses yeux semblèrent se voiler d'une profonde tristesse, chose que je n'avais encore jamais vu chez elle. Je ne me faisais pas trop d'illusions. Cet instant de faiblesse ne durerait pas et bientôt elle redeviendrait dure et me remettrai à ma place. Mais aussi surprenant que cela puisse être cela ne fut pas le cas.

- Je vais être franche avec toi Bella. Au début je te haïssais parce que tu me prenais mon frère. J'étais profondément jalouse de votre proximité, de voir que maintenant tu compterais plus que moi… Et pour ne pas arranger le tout, tu étais insensible à mon don. C'est pour ça que j'ai voulu te tuer.

Elle fit une pause quelques instants. Je n'avais jamais pensé que mon don ou a relation avec Alec soient à l'origine de sa haine. Jane semblait totalement perdue, elle cherchait ses mots et son visage se tordait en des millions de rictus comme quand aucune des formulations auxquelles on pense ne peut convenir.

- Tu sais pourquoi je suis venue ce soir, Bella ? finit-elle simplement par demander.

A mon grand désespoir seul la réponse « Pour m'embêter ! » me vint à l'esprit. Etais-je vraiment devenue aussi aigrie ? Mon silence sembla être éloquent, j'eu l'impression que Jane savait exactement ce qui m'avait traversé l'esprit.

- J'ai essayé de me convaincre que je venais pour t'emmener chasser, que c'était mon devoir de garde… La vérité Bella c'est que je suis venue parce que tu es la seule à pouvoir comprendre ce vide que je ressens quand il n'est pas là et j'ai cru qu'on se comprendrait !

Elle se tut, me laissant le temps de comprendre et d'assimiler ses paroles. Je découvrais une Jane que je n'avais encore jamais vue, je m'étais fondée sur les apparences, chose que je refusai de faire étant humaine et j'étais profondément affectée par cette prise de conscience.

- Je crois que je me suis trompée sur toi, Jane, je te prie de bien vouloir m'excuser, dis-je finalement.

Elle hocha la tête lentement, visiblement surprise par ce renversement de situation.

- Ne penses-tu pas que l'on puisse mettre mon comportement sur ma récente transformation, et recommencer sur de nouvelles bases ? tentais-je.

Elle eut un petit rictus qui ressemblait à une ébauche de sourire avant de me plaquer contre le mur, a peine une demi-seconde plus tard, avec un air mauvais.

- Je te préviens que si tu dis à qui que ce soit ce que je viens de te dire, Alec ne pourra rien faire pour te sauver ! me menaça-t-elle.

Je souris en guise de réponse et elle me relâcha avant de sortir sans un mot. J'étais sur ses talons. Décidément Jane semblait avoir une personnalité assez difficile a cerner…

Alors que nous dirigions vers la sortie du château pour partir chasser Jane lança :

- Si on doit faire des efforts il y a une chose qu'il faut que je te dise. Aucun vampire digne de ce nom ne dit « de l'eau a coulé sous les ponts ». C'est une expression fondamentalement humaine. Les vampires préfèrent dire « du sang a couler dans nos gorges ».

J'éclatai de rire et je vis ses épaules se secouaient légèrement, signe qu'elle rigolait aussi.

Et voila !

Je ne sais pas si ce chapitre répondait a vos attentes. Pensez a laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous pensez d'Anton et de Jane. Leurs personnalités collent-elles a ce que vous aviez imaginé ? N'est ce pas un changement de comportement trop radical pour Jane (c'est un peu ma crainte quant à ce chapitre)?

A tous, je vous souhaite un bon dimanche ! A la prochaine (le plus vite possible) !

Bisous !