IX
Leonard
Note de l'auteur : Encore un retard pour lequel je vous dois des excuses. Mais ça y est, je suis bien installé dans mon nouveau chez moi, à Paris, à savoir chez Flo, ma correctrice et c'est bien pratique ^^
J'enchaîne sur une note plus sombre, mais ce chapitre m'a donné du mal, car il n'était pas prévu ainsi à la base. Mais, la disparition de Leonard Nimoy m'a donné envie de faire tout autre chose. Sur le coup de la nouvelle, je n'avais plus la force d'écrire, ni de grand-chose d'autre d'ailleurs. Mais, il n'aurait pas voulu que nous nous laissions abattre. J'ai donc décidé de lui dédier ce chapitre, c'est la raison du titre. Pour ce faire, il sera entièrement du point de vue de Spock, que j'ai tenté, avec, je l'espère, un certain succès, de magnifier. Feront également leur apparition : Sulu et Chekov, Scotty et Andrea et Leonard bien entendu, mais je ne vous dirai pas lequel ^^
Quant à toi, Leonard, où que tu sois, j'espère que tu es en paix. Salue DeForest pour moi, un autre homme que j'aurais aimé connaître. Tu as longuement vécu et prospéré. A bientôt, l'ami.
USS Enterprise, point de vue du Commander Spock.
Jim n'était pas attentif. Sur la passerelle, régnait cette torpeur propre aux moments de latence qui entrecoupaient parfois nos missions. Nyota restait à l'écoute de toutes communications venant d'Andoria, prête à nous tenir au courant de l'avancée des négociations. Sulu et Chekov conversaient discrètement, complices et proches, comme s'ils étaient seuls au monde. Sur l'écran principal, la lune de glace, en apparence tranquille, orbitait paisiblement autour d'une géante gazeuse aux anneaux couleur céladon, dans un silence uniquement perturbé par les stridulations des appareils et les rares interventions des membres d'équipage présents. Mais, malgré l'attente passive et le peu de travail que nous avions, mon T'hy'la paraissait bien trop distrait, incapable de se focaliser sur quoi que ce soit. Ses réponses restaient évasives, voire hésitantes. Et si personne ne semblait en faire grand cas, pour ma part, je peinais à rester concentré. Cependant, plus les heures passaient, plus son état s'améliorait. Il sortait peu à peu de sa léthargie et retrouvait le dynamisme et l'exubérance qui le caractérisaient habituellement. Il me surprit à le couver du regard et me gratifia d'un sourire éclatant, avant de se lever de son fauteuil, pour venir vers moi. Je pivotai mon siège, pour lui faire face. Il s'appuya sur mes accoudoirs en se penchant, puis après un rapide regard circulaire pour s'assurer que l'on ne nous prêtait pas la moindre attention, il déposa brièvement ses lèvres mutines sur les miennes. Je fermai les yeux sous la caresse, apaisé par la prévenance de son geste.
« Je te préfère sans cet air soucieux sur le visage. » Murmura-t-il, avant de se redresser. « Et si nous allions manger ? » S'exclama-t-il, un peu plus fort, avec enthousiasme, en bondissant vers la sortie. « Monsieur Sulu, je vous laisse la passerelle. »
Son empressement me réjouit, même si je restai parfaitement neutre en apparence et je me levai à mon tour, en réponse à son invitation, alors que le Japonais marmonnait quelque chose dans sa barbe inexistante, qui fit éclater de rire son compagnon russe. Puis, les portes du turbolift se refermèrent sur nous.
…
Le mess nous accueillit dans cette effervescence synonyme de relâchement. Attablés en petits groupes éclectiques, le doré, le bleu et le rouge se mêlaient, le temps d'un repas. Un éclat de rire ténu vint légèrement résonner à mes oreilles sensibles et mon regard trouva la candide androïde blonde, arborant fièrement les couleurs de l'ingénierie et s'esclaffant à gorge déployée, en face d'un Scott non moins hilare. Le jeune couple ne cachait rien de son euphorie, soulagé d'être de nouveau libre de s'exprimer en public. L'épreuve, pourtant si pénible, qu'ils traversaient tous deux et qui échouait à entacher leur relation, l'attachement irrécusable qu'ils se portaient, le bonheur visible sur leurs visages, tout cela fit que l'étalage impudique de leurs émotions ne m'atteint même pas une seconde. Je dus presque me faire violence pour ne pas sourire, en les apercevant, à quelques mètres de nous. Jim, en revanche, agit avec son impulsivité coutumière et s'invita, sans plus attendre, à leur table, enjoué à l'idée d'abandonner provisoirement ses responsabilités de capitaine, ainsi que le rôle sur-mesure qu'il s'était forgé spécialement pour l'ignominieux professeur. Il mit une claque amicale dans le dos de l'ingénieur en chef, avant de s'asseoir à côté de lui. Je ne pus que suivre le mouvement et m'installai en face.
Le déjeuner se passa comme si les derniers événements n'avaient jamais eu lieu. La complicité de Jim et Scott restait intacte, Andrea semblait rayonnante et tandis que la conversation allait bon train, je laissai mon regard errer sur la salle. N'écoutant que d'une oreille distraite, le brouhaha ambiant parut soudainement s'atténuer et l'air se figer. Seul le son de ma respiration persista, assourdissant, alors que mon cœur cognait rageusement contre mes côtes. Je scrutai chaque recoin, incapable de me défaire de la certitude étouffante qu'une chose importante se déroulait juste sous mes yeux attentifs, quand ils revinrent finalement sur ma voisine, avant de se fixer sur l'espace vide d'assiette et de couverts, où reposaient ses mains délicates. Ce fut alors, comme si l'oxygène se raréfiait. Le réfectoire me sembla brusquement étouffant, les couleurs trop éclatantes, mes mains beaucoup trop moites.
« Certains d'entre eux ne mangent pas. »
« Quoi ? » Questionna Jim, en posant une main sur la mienne. Sa voix me parvint amplifiée, tandis que le temps parut tout à coup s'accélérer. « Tu te sens bien ? » S'inquiéta-t-il. Mais, je me contentai de répéter ma précédente affirmation, tel un mantra, entièrement focalisé sur mon environnement, maintenant que les faits m'apparaissaient plus clairement.
Ils me fixèrent tous les trois, l'incompréhension se peignant sur leurs visages ébahis, alors que j'attendais une réaction. N'importe laquelle. Tout, sauf cette absence totale de clairvoyance.
« La tablée de quatre, derrière moi, celle de trois, à gauche, ainsi que ces deux gardes, au fond de la salle. » Énumérai-je, discrètement.
« Et bien ? » S'impatienta Scott, en laissant son regard errer sur la pièce.
« Ils n'ont pas pris de plateau. » Remarqua enfin Jim, incrédule.
« Pourquoi venir au mess, dans ce cas ? Les lieux de détente ne manquent pas, à bord. » Fit habilement remarquer l'ingénieur.
« Précisément. » Ponctuai-je.
À ce moment précis, comme s'ils avaient la capacité de deviner le sujet de notre conversation, les neufs membres d'équipage concernés, se tournèrent dans notre direction, avec un synchronisme parfaitement saisissant. Devant moi, Jim éclata soudainement d'un rire qui n'avait rien de naturel, en administrant une puissante claque dans le dos de son ami, et je compris qu'il faisait semblant de s'esclaffer à propos d'une plaisanterie. Dans le but, certain, de faire croire que nous parlions de tout autre chose. Cela sembla fonctionner, car les cinq hommes et les quatre femmes cessèrent de nous fixer, pour retourner à des activités bien plus normales, comme si de rien n'était. On aurait presque pu croire que rien de particulier ne venait de se passer.
Nous laissâmes s'écouler 5,13 minutes, avant de nous lever, le plus naturellement possible, tandis que mon T'hy'la et Scott s'efforçaient d'entretenir une discussion des plus légères. Je m'aperçus alors, que la jeune Andrea restait totalement silencieuse, depuis mon interruption, les yeux dans le vague, plongée dans ce qui devait être l'équivalent d'une profonde réflexion, pour un humanoïde. Elle suivit, néanmoins, le mouvement, même si l'automatisme de ses gestes n'échappa pas à mon regard aiguisé. Comme si, son introspection lui demandait tant de concentration, qu'elle en oubliait de simuler aussi bien la vie qu'à son habitude, pour redevenir la machine qu'elle était, à la base. Mais, cette analyse ne me prit que 3,21 secondes et je fus certainement le seul à remarquer tout ceci. Si bien, que dès que nous eûmes rejoint le couloir et ses alcôves bien assez discrètes, pour reprendre notre débat, son petit-ami lui sourit et caressa légèrement son bras, dans un geste d'une tendresse que j'aurais tendance à qualifier d'indécente. Cependant, cela n'était dû qu'à ma vision toute vulcaine du monde et je me gardai donc de faire le moindre commentaire. Entre-temps, la jeune femme s'était reprise et affichait un air bien plus humain.
Nous en vîmes rapidement à la conclusion que mon intuition première était la bonne. Forcé de constater, même si cela me coûtait de l'avouer, que la logique ne résolvait pas tout. Nous n'étions, malheureusement, guère plus avancés. Une poignée de subalternes ayant un comportement quelque peu étrange, pouvait être synonyme de beaucoup de choses. Mutinerie, psychose collective, ressentiment envers le commandement en place, émergence d'une croyance quelconque, complot, etc. Les options ne manquaient pas. Allant de situations très facilement gérables, si nous les prenions à temps, aux scénarios les plus sombres. Toutefois, aucune de nos suppositions ne justifiait de se réunir dans le réfectoire, sans même se donner la peine de prétendre y être pour se restaurer. En effet, l'endroit était réputé pour être le fief de toutes les rumeurs. Quitte à fomenter, autant ne pas le faire aux yeux de tous.
Malgré cela, nous dûmes nous résigner au fait, que se réunir au mess, sans se sustenter, ne constituait certainement pas un crime. Loin s'en fallait, pour justifier de les convoquer pour obtenir des explications. Nous en restâmes donc là, dans l'attente de faits supplémentaires, en espérant qu'aucune menace réelle ne se préparait dans notre dos.
…
Je me laissai retomber sur les oreillers, en emportant Jim dans ma chute. Il vint appuyer sa joue en sueur, contre mon torse, son souffle erratique chatouilla un de mes tétons, me faisant sursauter légèrement. L'hypersensibilité épidermique, qui résultait immanquablement de nos ébats, n'était pas l'effet que j'appréciais le plus. Mais, cela restait un fort bas prix à payer, pour pouvoir me perdre, nuit après nuit, entre les cuisses accueillantes de mon mari. Ce paradis éphémère, que je ne me lassais jamais de revisiter.
Sa respiration reprit, peu à peu, un rythme normal, alors qu'il s'amusait à redessiner les contours de ma chair, du bout de ses doigts, dans l'obscurité de nos quartiers. J'étais toujours en lui et il ne semblait pas pressé de me voir partir. Cela me convenait. Si, avec n'importe qui d'autre, les contacts physiques prolongés, restaient un désagrément, quand cela concernait Jim, je ne pouvais m'en passer plus de quelques heures, sans éprouver un réel manque. Son parfum enivrant sa peau, douce au toucher, délicieuse sous ma langue la gamme, incalculable, des inflexions de sa voix, quand il gémissait tout ceci et bien plus, tout ce qui faisait que Jim était Jim, constituaient, pour moi, la drogue la plus addictive qui soit.
Il vint nicher son visage dans mon cou et renifla bruyamment mon odeur, avant de rire doucement.
« Qu'es-tu en train de faire ? » Le questionnai-je, curieux.
« Je prends un shoot de Spock. Puisque je suis tout autant accro à toi. » Murmura-t-il, en guise d'explication.
« Je constate que tu te glisses, avec de plus en plus d'aisance, dans les méandres de mon esprit. » Fis-je remarquer, satisfait de ses progrès.
« Tout comme toi, dans mon corps. » Chuchota-t-il, provocateur, en amorçant un mouvement lascif de ses hanches.
Un soupir m'échappa, alors que je m'enfouissais, à nouveau, en lui.
« N'es-tu donc jamais rassasié ? »
« Comme si cela te déplaisait. Les Vulcains ne sont-ils pas censés être plus endurant que les Humains ? M'aurait-on trompé sur la marchandise ? » Balbutia-t-il, entre deux respirations difficiles, ses deux mains fermement appuyées sur mes pectoraux, son bassins ondulant d'une manière quasi-hypnotique, alors que j'agrippai vigoureusement ses fesses.
« Bien que, je ne m'offusquerai pas d'être comparé à un produit mercantile, il est hors de question que tu mettes en doute mes capacités physiques. »
« Aurais-je touché une corde sensible ? » S'amusa-t-il, à mes dépens.
En guise de réponse, j'inversai nos positions, d'un mouvement fluide, avant de le prendre, quelque peu brutalement, dans une action totalement vengeresse, mais néanmoins jouissive. Et si, cela sembla être la chose à faire, comme ses gémissements de plaisir le laissèrent entendre, j'eus, tout de même, le droit de sentir la griffure de ses ongles s'enfonçant dans mon dos et la morsure douce-amère de ses dents, dans mon cou.
Cette étreinte, au goût de fer et à l'odeur de cuivre, fut brève, intense, rude et épuisante. Mais, elle le combla autant que moi, et pour la deuxième fois, nous nous laissâmes choir, sur les draps défaits, nos corps enchevêtrés et engourdis par l'orgasme. Il se blottit contre moi, en demande de caresses apaisantes. La tendresse après la bestialité. Ainsi était James Kirk, et ainsi, il resterait. Un paradoxe vivant, un homme blessé, mais entier, qui croyait mériter d'être puni pour je-ne-sais quelles fautes et dont il fallait ensuite, sécher les larmes et panser soigneusement les blessures qui refusaient de cicatriser. Je m'attelai donc, à cette tâche qui était la mienne, avec une dévotion et un amour, qu'il n'y a pas si longtemps encore, je ne pensais jamais ressentir pour un autre être vivant.
…
Ce n'est que bien plus tard, dans la nuit, alors que mon T'hy'la dormait profondément à mes côtés, et que je me retournai pour la cinquante troisième fois en l'espace de deux heures, que je rejetai finalement le drap, et jusqu'à l'idée même de dormir, pour m'asseoir sur le bord du lit. Le visage entre les mains, dans une tentative vaine d'atténuer la désagréable brûlure de mes yeux irrités, je soupirai de dépit, avant de me lever péniblement, pour aller m'abreuver d'un grand verre d'eau fraîche. Et si, cela n'acheva pas de me réveiller, l'envie pressante qui en découla, ainsi que la lumière crue de la salle de bain, s'en chargèrent aisément. C'est en retournant dans la chambre, que mon regard tomba finalement sur ce qui pourrait être le remède à mon insomnie. Il était peu probable que je l'avoue un jour, ouvertement, mais les ronronnements d'un tribble avaient, en réalité, autant d'effet sur moi que sur n'importe quels humains. Je n'en savais pas plus, en ce qui concernait le reste de mon espèce, mais présentement, l'information ne m'était d'aucune utilité. Je me contentai donc, sans plus attendre, de sortir l'animal de sa cage avec précaution, avant de le caler contre mon torse nu et de me rallonger silencieusement. Leonard manifesta bruyamment son contentement et je crains, un instant, que Jim s'éveille. Mais, il ne fit que remuer vaguement, avant de venir, lui aussi, se pelotonner contre moi. J'embrassai délicatement son front, puis m'enfonçai à nouveau dans les oreillers, avant de fermer les yeux, ma main caressant machinalement les poils blonds du petit être qui ronronnait doucement, à présent. Puis, le sommeil vint, sans m'en rendre compte.
…
Au matin, de manière inhabituelle, la sonnerie stridente du chronomètre me tira de force des bras de Morphée. Mon T'hy'la, qui était plus coutumier de mes réveils en douceur, bien avant l'heure, car il aimait lui aussi prendre son temps, avant d'entamer une journée de travail, sursauta violemment. D'une main lourde, je fis taire l'infernal appareil, puis me laissai retomber sur le matelas. En grognant de mécontentement, Jim vint se coller à moi.
« Nous allons être en retard. » L'avertis-je, sans grande conviction, je l'admets, avant de lui voler un baiser.
Je me levai ensuite, à contre-cœur, pour me diriger vers la douche, d'un pas mal assuré. C'est ainsi que, mon esprit encore embrumé, je ne compris pas immédiatement d'où venaient les couinements de protestation, quand je me glissai sous le jet d'eau chaude. Jim, qui m'avait suivi, fut soudainement en proie à un fou rire incontrôlable, se retenant, tant bien que mal d'une main, à l'embrasure de la porte et pointant mon visage de l'autre. Suivant cette direction, après être prestement sorti de la cabine, je fouillai prudemment mon crâne, à la recherche de la cause de cette hilarité qui ne semblait pas vouloir finir. Et, alors que mon compagnon abandonnait la lutte, pour finalement poser un genou à terre, en se tenant les côtes d'un bras, je butai finalement contre une protubérance poilue, qui n'avait rien à faire sur ma tête. Ce n'est qu'à l'entente d'un roucoulement caractéristique, que la mémoire me revint. J'entrepris alors, de déloger délicatement l'animal, de nouveau emmêlé dans mes cheveux. Leonard, une fois au creux de ma paume, humide et ébouriffé, manifesta son mécontentement, à grand renfort de piaillements pathétiques et de gesticulations inutiles. Rapidement, je tapissai le fond du lavabo d'une serviette, avant de le déposer à l'intérieur et de le couvrir. Immédiatement, il se calma, tout comme Jim, qui peinait tout de même à reprendre son souffle.
« Quand tu auras fini de rire de moi, nous pourrions peut-être, enfin, nous préparer. » Dis-je, quelque peu vexé, sans pour autant l'admettre, tout en reprenant mon activité précédente. À savoir, me laver.
« Tu aurais vu ta tête, Spock. Des réveils comme ça, j'en veux tous les jours. Ça m'a filé une de ces patates ! » S'exclama-t-il, en me rejoignant.
« Peux-tu m'expliquer, ce qu'un tubercule vient faire dans cette histoire ? » Demandai-je, en savonnant doucement son dos, pour lui montrer que je ne lui en voulais pas vraiment.
« C'est une autre de nos nombreuses expressions. Ça veut dire que je suis en forme. »
« Tu m'en vois ravi. Vu ce qui nous attend, ce ne sera pas un mal. » Affirmai-je, pour aborder un sujet moins plaisant, mais nécessaire.
« Tu penses qu'ils reviendront aujourd'hui ? »
Je perçus parfaitement la rhétorique de sa question, mais décidai, néanmoins, d'y répondre, en sentant ses épaules se tendre sous mes doigts.
« Il me semble que c'est ce qu'ils ont convenu, en effet. Et, en l'absence de message annonçant des difficultés dans les négociations, tout porte à croire que les choses se dérouleront comme prévues. »
Il soupira, en se laissant aller contre mon torse. Je nouai mes bras autour de lui, dans une étreinte réconfortante.
« Plus que quatre jours, pour rejoindre la Terre. Ensuite, nous pourrons oublier tout ça. »
Ma pensée parut l'apaiser. Du moins, provisoirement. Mais, je savais, alors que nous sortions de la douche, pour nous habiller, que cette journée serait longue et pénible.
