Salut à tous !

Encore un grand merci a tous ceux qui m'ont donné leur avis sur le dernier chapitre, ça fait toujours plaisir et ça aide a progresser ! J'espère que ce chapitre vous plaira tout autant, et peut être même plus, qui sait !

Allez je sais que vous avez hâte alors bonne lecture !

Rappel du chapitre précédent

Je me réveillais plus tard dans une cellule faite de barreau très résistants, trop pour moi. Sans aucune notion du temps écoulé. Et sans aucune idée d'où pouvait se trouver Alec. Ma cellule était la dernière au fond d'un immense couloir, s'étendant à pertes de vue, et constitué de cellules semblables à la mienne.

Chapitre 15

Alors que je ne me donnais pas deux jours pour craquer mentalement dans cet endroit, une voix d'homme s'éleva d'une cellule non loin de moi.

- Qui aurait cru que des Volturis seraient enfermés ici. Ils sont généralement exécutés sans aucun remords.

Dans mon désespoir je n'avais même pas sentit que je n'étais pas seule dans cet immense couloir. Utilisant mon odorat je captai plusieurs fragrances vampiriques, toutes m'étant totalement inconnues. Je remarquais aussi de nombreux bruits surement des prisonniers tapant du pied ou bougeant dans leurs cellules.

- Qui êtes-vous ? demandais-je. Et combien êtes-vous à être retenus ici ?

A deux cellules de la mienne sur la droite, je vis un bras émerger des barreaux :

- Je m'appelle Jean, je suis enfermé ici depuis des années et des années. Nous sommes une vingtaine ici. Tous capturés par les Roumains comme moyen de pression ou parce que nous étions une menace pour eux, expliqua-t-il. Mais puis-je te demander ce que tu représentes pour les Volturis pour avoir été capturée plutôt qu'exécutée ?

Un silence se fit, signe que notre conversation était écoutée par de nombreux prisonniers.

- Je suis une descendante de Marcus, lâchai-je.

Aussitôt un murmure se répandit dans le couloir pour se diriger jusque l'autre bout. Jean du comprendre que je ne comprenais pas ce qu'il se passait car il m'expliqua :

- Le tunnel est tellement grand que les sons ne parviennent pas l'autre bout sans être relayés, c'est une sorte de téléphone, euh comment dit-on déjà, téléphone russe je crois !

Je ris doucement, comprenant qu'il parlait du téléphone arabe, et non russe. Cela consistait à répéter de proche en proche l'information jusqu'à ce qu'elle atteigne l'autre bout de la file.

- S'ils t'ont capturée, c'est qu'ils prévoient de bientôt d'attaquer les Volturis, affirma Jean.

Il ne fallait pas que cela se produise ! A coup sûr, Alec serait en première ligne, forcé de tuer froidement sa propre famille… Cela le détruirait !

- Nous devons sortir d'ici, affirmais-je. Nous le devons à tous ceux qui tiennent à nous et sont, chaque jour, manipulés par les Roumains en échange de notre libération.

Un murmure approbatif s'éleva dans le couloir, je continuai :

- Il doit bien y avoir un moyen de sortir d'ici ? demandai-je.

La réponse se fit attendre un certain temps, instaurant une ambiance tendue et mystérieuse. Mais Jean finit par parler.

- Les barreaux de nos cellules sont tellement solides que seul un nouveau-né a peine transformé est capable de les briser, avoua-t-il. Malheureusement, les Roumains font très attention à ne pas enfermer de tout nouveau-nés dans ces cellules et personne n'a jusque-là réussi à transformer son repas hebdomadaire sans se faire prendre en flagrant délit par le garde. Sans compter que nous sommes tous rationnés depuis bien trop longtemps pour que la soif nous permette souvent de résister à un repas. En plus ce garde a un don lui donnant la capacité de percevoir comme une aura autour des êtres vivants, donc si un humain est encore vivant lors de son passage il ne peut le rater ! Et inutile de préciser que cet humain se fait immédiatement éliminer.

Je me murais dans le silence, réfléchissant à u plan pour nous sortir d'ici et tout le monde sembla retourner à ses occupations et les bruits provenant des cellules recommenceraient.

….

Après deux jours entiers de réflexion, entre panique de ce qui pouvait bien arriver à Alec, tristesse de la savoir loin de moi et échafaudage d'un plan, je trouvai enfin la solution.

- Nous allons sortir d'ici, affirmais-je.

Aussitôt le silence se fit dans le couloir.

- Comment ? demanda Jean.

- La première étape consiste à transformer au moins l'un des humains qui nous sera donné en repas. Je sais que cela ne sera pas facile mais n'étant pas prisonnière ici depuis longtemps j'aurai peut-être plus de facilité que vous a résister à l'appel du sang. Il faudra attendre que les Roumains aient évacués le couloir pour procéder à la transformation. Comme je suis au fond du couloir, il y aura moins de chance que les Roumains n'entendent les cris.

- Supposons que nous arrivions à faire cela. Comment tromperons-nous le garde ?

- J'ai un don assez pratique pour ce point. Il permet de protéger tous ceux qui sont touchés par celui-ci, des dons des autres ! De cette manière le garde ne percevra pas l'aura de vitalité du futur nouveau-né. Et pour ce qui est de couvrir ses cris et les battements de son cœur, je simulerais un accès de rage dans ma cellule et certains d'entre vous devront m'imiter : le but est de créer une diversion et de couvrir les bruits de l'humain.

- Et ensuite ?

- Ensuite nous sortirons de ce maudit couloir et essayerons de nous faufiler au dehors. Et en cas de combat, mon don peut aussi être utile et peut être que certains d'entre vous en ont un aussi. Je ne le maitrise pas sur de grandes distances mais tous les vampires restant proches de moi seront immunisés aux dons.

J'essayais montrer de la confiance en moi et d'oublier que j'avais perdu tous mes moyens face à Alec récemment.

- Mais ils ont Alec Volturis ! s'exclama quelqu'un. Tu ne pourras pas tous nous protéger de lui !

- Je le sais, dis-je sincèrement. Une de mes priorités sera de l'attraper dans mon bouclier pour le faire passer de notre côté. Et alors rien ne nous arrêtera plus !

Un silence se fit, vite brisé par un autre vampire que je ne connaissais pas :

- Et si tu échoues ? demanda-t-il.

C'était la question que je redoutai, si j'échouai tous mourraient…

- Les gars, soyons francs, intervint Jean en volant à mon secours. Cela me semble être le plan le plus censé que nous ayons eut depuis très très longtemps. Alors bien sûr qu'il est risqué mais dans le cas d'un échec nous serons quand même gagnants parce que nos proches ne seront plus tenus d'obéir aux Roumains à cause de nous !

Il fit une pause et ajouta :

- Et je suis sûr que les Volturis en personnes sont déjà à sa recherche ! Dans notre malheur, nous avons plus de chance que ce que nous croyons.

Il avait parlé avec éloquence et charisme et je l'en remerciai profondément. Les murmures approbateurs s'élevèrent et je me félicitais d'avoir trouvé de si valeureux compagnons dans cet endroit sordide.

Regonflée à bloc et déterminée à sauver Alec je passai le reste du temps à m'entrainer à utiliser mon don tout en faisant attention à me pas trop m'épuiser.

Vladimir finit par apporter personnellement un humain dans ma cellule.

Il était blond comme les blés avec des cheveux courts mais en bataille. Des yeux chocolat come les miens et avait une cicatrice qui lui balafrait le côté droit du visage, partant du front et atteignant sa joue. Cela lui donnait surement un air rebel au lycée, parce que oui cela devait être un lycéen, il était jeune. Mais à côté de Vladimir il ressemblait juste à un animal égaré et perdu.

Chaque vampire reçu son humain hebdomadaire ce jour-là. Et comme par provocation, Alec fut celui qui apportât son repas à mon plus proche compagnon de cellule, Jean. Sachant que Vladimir tirerait une certaine jubilation sadique de ma détresse, j'essayai de garder un visage neutre, refusant de lui donner le plaisir de voir ma souffrance.

Cela faisait près d'une semaine maintenant que je n'avais pas été nourrie, depuis ma capture, et la soif me tenaillait. L'humain me regardait avec un mélange de peur et d'envie. Vladimir le jeta dans ma cellule et tourna les talons avec un rictus de vainqueur.

L'humain tomba au sol dans un bruit sourd. L'odeur du sang me parvint aussitôt après, je me fis violence pour ne pas lui sauter dessus. C'était un innocent, je ne tuais jamais des innocents, me rappelais-je. Certains prisonniers avaient déjà commencé leur repas et l'odeur de sang était vraiment omniprésente. Mais il fallait tenir ! Pour le plan ! Je détournai le regard et me chantai une chanson pour essayer de me distraire de la tentation.

Cela ne marcha pas complètement. J'avais toujours son odeur tellement tentante dans mes narines et cela empirait de plus en plus au fur et à mesure qu'il se relevait. Je fis de mon mieux pour me couper de ce qu'il se passait dans la cellule. Pour accomplir le plan il fallait attendre, attendre le signal indiquant que tous les Roumains avaient évacués le couloir.

J'avais enfin réussi cette prouesse, celle d'oublier la présence de l'humain, lorsqu'une main chaude se posa sur mon épaule, me faisant sursauter. Je me retournai immédiatement. Le jeune homme était face à moi. Je grognai en avisant son bras écorché dont un filet de sang s'écoulait. Il fallait que je l'effraye, qu'il comprenne qu'il ne devait pas m'approcher.

- Écarte-toi ! grognais-je menaçante.

Mais cela n'eut pas du tout l'effet escompté. Il ne sembla pas du tout effrayé. Il esquissa même un rictus qui aurait, en d'autres circonstances, pu ressembler à un sourire.

- Ne fais pas ça, s'il te plait… dit-il d'une voix calme. Laisse-moi être ton repas. Et tu m'aideras aussi d'une certaine façon, je ne veux pas rester ici une seconde de plus…

- Je vais te tuer ! chuchotais-je presque en prenant ma tête dans mes mains dans une tentative désespérée de me sortir de ce calvaire.

Vu de l'extérieur, je devais clairement avoir l'air d'une folle.

- Je mourrai de toute façon ! cria-t-il à son tour alors que des larmes se formaient dans ses yeux. Comme tous les gens qu'ils amènent ici ! Je n'ai plus de raison de vivre, ils ont tué tout le monde, dit-il en s'effondrant au sol en se mettant à pleurer.

Ses nerfs lâchaient complétement, je n'osai imaginer les horreurs qu'il avait dû voir avant d'être amené ici, dans ma cellule. J'étais complétement tiraillée entre l'envie de le boire, celle de le rassurer et celle de le laisser là, attendant le signal.

C'est justement à ce moment que j'entendis le signal indiquant que les roumains avaient évacués la zone. Il était transmis de vampire en vampire jusqu'au fond du couloir où je me trouvais. Alors je me laissai tomber à ses côtés tout en prenant soin de ne pas le toucher.

- Ça va aller, tentais-je de le rassurer.

Il me regarda et je vis l'incompréhension dans ses yeux. Et, même si je savais ce que je devais faire : le transformer, je savais que je ne pourrais le faire sans son accord. Je ne supporterais pas de lui imposer l'éternité s'il n'en avait pas envie. Il pleurait maintenant, surement les nerfs, comme si chaque seconde de plus dans ce monde était une torture intense.

Je le laissai pleurer durant de longues minutes avant de parler :

- Je peux te rendre comme moi, proposais-je finalement. Ta transformation nous aiderait à tenter une évasion mais je ne peux te garantir son succès. Et être un vampire, ce n'est pas forcément un cadeau, et ce n'est pas vraiment une vie.

Il me regarda incrédule. En attendant sa réponse j'écoutais le couloir dans lequel résonnaient encore quelques cris d'humains effrayés.

- Tu ferais ça ? demanda-t-il après quelques instants.

- Oui, mais seulement si c'est ce que tu veux, affirmais-je.

Et c'était vrai, en l'espace de quelques secondes je m'étais attachée à lui et il paraissait inconcevable de de lui infliger cela sans son accord.

- Alors fais-le, dit-il simplement en me tendant son bras en me lançant un regard déterminé.

- Ça va te faire très mal, ça va te sembler insoutenable…

- Je n'ai rien à perdre et ça ne peut pas être pire que cette vie-là, dit-il en pensant surement à ce qu'il avait vécu plus tôt.

Alors sans réfléchir plus longtemps, je l'allongeai sur le sol avant de me saisir de son bras pour le mordre. Le liquide carmin me revigora grandement et j'eu du mal à arrêter, mais j'y parvins tout de même.

Rapidement il se mit à crier de douleur. Je priai pour que les cris n'alertent pas les Roumains qui, sans aucun doute, viendraient l'empêcher de terminer sa transformation. Je venais peut-être finalement de le condamner à mort ! Pensais-je inquiète.

Puis je me demandais ce que ferai Alec s'il avait été là, avec moi, plutôt que manipulé par je ne sais qu'elle vermine recrutée par les Roumains. Alec serait resté calme, parce que c'est dans le calme qu'on trouve les meilleures solutions à nos problèmes. Alors je tentai de ne pas me laisser distraire et de réfléchir, réfléchir très vite. Heureusement mon cerveau vampirique en avait les capacités.

Par prudence et pour mieux tromper le garde, il fallait que je le fasse taire ! Impossible, compris-je, en voyant la douleur qui crispait ses traits, personne ne pourrait ressentir pareille douleur sans crier sa souffrance au monde entier. Alors tenter d'étouffer ses cris ? Il fallait que je trouve un tissu, sa chemise ferrait l'affaire ! Décidais-je. Alors sans réfléchir plus longtemps je lui enlevai sa chemise tout en faisant attention à ne pas lui faire mal. Lorsque sa chemise fut mise en boule dans sa bouche, la peur redescendit quelque peu. On l'entendait beaucoup moins.

Je rappelai mon plan à mes compagnons. Si nous n'arrivions pas à couvrir ses cris et les battements de son cœur, le plan tombait à l'eau.

J'avais le sentiment que les Roumains ne me rendraient pas visite avant une journée. A en croire Jean, le garde passait le lendemain du repas, pour vérifier qu'aucuns nouveaux nés n'avaient été créés. Et mon nouveau-né avait une chance de finir sa transformation. Avec lui nous aurions peut-être une chance de nous en sortir, de sortir de cette cellule, et de délivrer Alec de l'emprise de cette vermine. Alec dans notre camp, ils ne pourraient plus rien faire pour nous empêcher de tous les réduire en cendres, de nous venger, et de venger Didyme…

Sans compter que les Volturis avaient dû s'apercevoir de notre absence et s'être lancés à notre recherche…

Nous ne resterions plus très longtemps enfermés ici, j'en étais certaine. Alors, pour mettre toutes les chances de notre côté, je m'entrainai à projeter mon bouclier sur mon futur nouveau-né. Je n'accepterai pas d'échouer encore une fois à préserver les personnes que j'aime… Plus jamais !

Pendant le reste de la journée, j'avais un peu plus pris le contrôle de mon bouclier et, entre les séances d'entrainement, j'appris à connaitre certains de mes compagnons d'infortune. Enfin ceux qui étaient assez près pour que je piusse communiquer avec eux sans l'aide du téléphone « vampirique », rebaptisé ainsi par Jean pour plus de facilité.

Jean semblait était un leader né. Il avait été capturé il y a environ un siècle. Les Roumains voulaient que son clan leur jure alliance. Jean, en tant que chef de clan, avait refusé. Maintenant qu'il était enfermé ici il ne savait pas si son clan était toujours en vie et servait les Roumains ou s'ils avaient tous été tués.

J'avais aussi été très émue de trouver Milena dans ce couloir. Elle était voisine de Jean et eut du mal à croire qu'Anton faisait encore tout ça pour la retrouver. Je passais de longues heures à lui raconter nos séances de d'entrainement et la vie d'Anton au château. Le passage du quart d'heure d'humanité rendit hilare un bon nombre de personnes dans le couloir et se répandit comme une trainée de poudre.

Je me félicitais à penser que s'ils avaient de l'espoir et de la joie ils se battraient d'autant plus fort pour retrouver tout ce qu'ils avaient perdus !

Lorsque j'avais du mal à résister à la tentation de m'abreuver du sang qui restait encore dans l'humain en pleine transformation, le couloir entier y allait de ses messages d'encouragement et me rappelait que ce sacrifice ne serait pas vain.

Je parlais aussi d'Alec, ne pouvant m'en empêcher. Et chacun m'encouragea à garder espoir et me fit part de son soutien, cela me fit chaud au cœur.

Dans les moments où chacun était dans ses pensées, les miennes se tournaient vers Alice. Avait-elle vu que moi et Alec allions à Forks les aider ou croyait-elle que je les avais abandonnés ? Avait-elle compris que nous avions été enlevés ? Que Victoria n'était pas seule mais alliée des Roumains ? Que le trône des Volturis était en grand danger ?

Et de tout cœur j'espérai qu'elle avait vu que nous nous préparions à nous échapper et qu'elle viendrait nous porter main forte, comme nous allions le faire pour les Cullen avant d'être capturés.

...

Le lendemain, nous étions tous sur le qui-vive. Prêts à jouer le rôle de notre vie au garde dès qu'il franchirait la porte du fond du couloir.

Dès que les deux coups distincts dont nous étions convenus pour signaler la présence du garde retentirent dans par le téléphone vampirique, je projetai mon bouclier sur le presque nouveau-né et commençais à râler.

- Vous avez vraiment tort de me retenir ici ! Je suis une Volturis par les liens du sang ! Vous croyez vraiment qu'ils vont me laisser pourrir ici encore longtemps ! Démétri les guidera jusqu'ici ! Ils sont en route et nous seront tous bientôt libres !

- Ouais elle a bien raison la petite ! enchaina Jean. Et quand nous seront sortis vous pourrez dire adieu à la vie.

- On va vous faire ravaler votre sourire suffisant, bandes de malades, hurla Milena quasiment hystérique.

Je dois dire que chacun jouait son rôle à la perfection, le couloir entier s'y était mis.

Le garde, imperturbable et visiblement satisfait de ne pas avoir détecté l'aura d'un humain, finit par tourner les talons et sortir. Sachant que nous ne pouvions éclater de joie de peur de l'alertai et de le voir revenir, chacun se contentât de sortir un pouce levé à travers les barreaux.

Nous avions réussi, nous aurions surement bientôt un nouveau-né parmi sous. Restait maintenant à résister à la soif.

Lorsque trois jours après le repas, le couloir fut empli du battement irrégulier et extrêmement rapide d'un cœur à l'agonie, chacun retint son souffle jusque-là fin de la transformation. Ce n'était vraiment pas le moment de flancher !

Et d'un coup cela fut le silence ! Un cœur venait de s'éteindre.

Un nouveau-né venait de naitre. Le couloir fourmillait d'excitation.

Doucement j'enlevai sa chemise de la bouche du nouveau-né :

- Je suis désolée mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour étouffer tes cris, expliquais-je alors qu'il me regardait sans bouger, tentant de reprendre ses esprits.

Il resta silencieux un certain temps avant de se relever doucement.

- Tu vas bien ? demandai-je comme il ne parlais pas.

- Je vais bien j'imagine, j'ai juste très soif, dit-il. Et je vois tellement mieux qu'avant c'est impressionnant.

- Tu peux faire des choses encore plus impressionnantes, dis-je en souriant. Courir à des vitesses incroyables, sentir une odeur a des centaines de mètres et ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est que tu as une force incroyable.

Je m'en voulais de le brusquer dès son réveil mais nous étions pressés, pressés de sortir de cette cellule. Il ne m'avait pas quitté des yeux :

- Quel est ton nom ? demanda-t-il. Moi c'est Killian.

Je m'en voulu de ne pas avoir pensé à lui demandé son nom, d'avoir été trop excitée et empressée pour ne serait-ce que me poser la question.

- Ça va aller, dit-il, je ne t'en veux pas.

Et mon sursaut de culpabilité s'en fut en une seconde :

- Je m'appelle Bella.

Nous nous regardâmes quelques secondes avant que je ne revienne à la réalité :

- Je suis vraiment désolée d'avoir à te demander ça, mais seul toi peux nous faire sortir d'ici. En tant que nouveau-né tu as une force supérieure à la nôtre et tu dois pouvoir tordre ou briser ces barreaux expliquais-je.

- Sérieusement ? Mais c'est trop cool !

Et aussitôt dit, aussitôt fait, dans un froissement de tôle je fus libre.

- Et est-ce que je peux te demander de faire sortir tous les vampires de cette prison s'il te plait ? dis-je avec un petit sourire contrit.

Il me sourit en retour et se mit immédiatement au travail. Pendant l'heure qui suivit il libéra un à un tous les vampires qui comme nous étaient prisonniers de leurs cellules.

Après avoir revu le plan une bonne dizaine de fois nous décidâmes du moment de l'attaque. Killian et Julien juraient que les Roumains se regroupaient par moitié à midi et 18h tous les deux jours pour prendre leur repas. Le prochain repas ayant lieu dans trois heures nous décidâmes d'attendre ce moment-là pour essayer de nous faufiler à l'extérieur. Nous étions tous d'accord sur le fait qu'être à l'extérieur serait préférable pour nous.

L'heure approchait. Nous nous rassemblâmes devant notre porte de sortie après avoir remonté le couloir dans un silence complet. Arrivée là le doute m'envahit : Mon plan était-il suffisamment sur ? Etait-ce vraiment notre meilleure chance ? Allions-nous nous en sortir ?

C'est alors que Killian, qui marchait à côté de moi, me prit la main et chuchota :

- Nous allons nous en sortir, il faut que tu croies en nous.

Et alors qu'il prononçait ces paroles je sentis toute ma détermination remonter en flèche. Oui nous allions y arriver. Nous ne nous laisserons pas faire sans nous battre !

Alors nous ouvrîmes la porte, conscients que nous n'aurions qu'une seule chance.

Fin du chapitre 15

Voila c'est tout pour cette fois!

Que pensez vous de ce chapitre ? Est-il assez crédible ? Que pensez vous de Killian ? Pourquoi semble-t-il comprendre Bella si facilement ? Va-t-il s'attacher a Bella et tomber amoureux ?

Comment s'en sortiront-ils ? Indemnes ou y aura-t-il des pertes ? Bella arrivera-t-elle a sauver Alec sans faire échouer l'évasion des prisonniers ?

Je vous donne rendez-vous dans le prochain chapitre pour avoir la réponse !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et espérez de la suite, ça fait toujours plaisir d'avoir un retour sur ce qu'on écrit :)

Gros bisous et a bientôt :)