Ok, ok , je me suis faites attendre mais il est là ! Désolée à ma reviewveuse, petit chapitre spécial avec suspens de fin ;) Enjoy ! ^^
Lorsque Pearl dévala les escaliers le lendemain matin, elle s'arrêta un instant sur le pallier de la chambre de Remus et fixa la porte quelques secondes avant de continuer son chemin vers la cuisine. Il était très tôt et elle avait à peine fermé l'oeil cette nuit, en partie du à sa douleur à l'épaule et la migraine avec laquelle elle venait de se réveiller. Elle jeta un oeil à sa montre. Six heures. Franchissant la porte de la cuisine elle fut surprise d'y trouver du monde. Un moment de silence gêné s'installa tandis qu'elle dévisageait Sirius et Remus attablés.
Sirius semblait tenter de faire avaler un potion à Remus qui n'avait pas bonne mine du tout. L'homme avait de grandes cernes sous les yeux, qui eux-même étaient injectés de sang. La mine de l'homme semblait déconfite, et son air pâle et fatigué était alarmant. Il grimaça au seul mouvement de se tourner vers elle, et elle songea au temps que Sirius avait du mettre pour le descendre ici.
« Bonjour, Remus. Comment vous sentez-vous ? » demanda-t-elle prudemment.
Après l'attaque d'hier soir, elle se disait qu'il valait mieux ne pas énerver un loup-garou.
« Bien. » marmonna-t-il.
Pearl leva les yeux au ciel, lachant un « Evidemment » avant de passer devant Sirius sans un mot et de se servir un café. Elle découpa des tranches de pains et fit apparaître d'un coup de baguette de la marmelade sur la table.
Pearl en voulait à Sirius. Terriblement. Parce que ce crétin c'était comporté en imbécile la nuit dernière, frappant l'espion pour elle ne savait quelles raisons. Déjà que l'homme était à prendre avec des pincettes, Sirius l'avait poussé à les menacer tous les deux, mais elle se demandait si pointer sa baguette sur son équipier en le menaçant n'allait pas être sans conséquences désagréables lors des missions. Quel imbécile...
Elle tartina rageusement son pain avant de mordre dedans. Elle capta le regard insistant de Remus et se tourna complètement vers lui. L'inquiétude et la culpabilité se peignait sur visage épuisé de l'homme.
« Ecoutez Pearl... je suis vraiment désolé pour hier soir. Je … je ne me souviens pas exactement ce que je... »
Pearl fut surprise par ces excuses. L'homme avait surement mal interprété contre qui allait sa colère muette.
« Arrêtez tout de suite Remus. Pas la peine de me faire un discours d'excuses, je sais très bien que vous n'y pouvez rien ! Je saurais dorénavant que je devrais frapper avant d'entrer. » plaisanta-t-elle en souriant.
Mais Remus ne semblait pas se détendre.
« Je tenais quand même à... »
« Ca suffit. Je refuse vos excuses parcequ'elles n'ont pas lieu d'être, je suis indemne. Par contre vous, vous n'êtes pas en forme. Soignez vous et détendez vous par rapport à hier soir. »
Bon, elle avait mentit. A moitié, elle était en un seul morceau, et les douleurs restantes disparaitront d'ici peu.
Elle lui adressa un sourire et avala un gorgée de café. Sirius lui lança un regard indéchiffrable avant de se retourner pour s'occuper des potions de Remus. Grand bien lui fasse.
Elle termina rapidement son déjeuner et sortit sur le perron du 12 square grimmauld. Elle décida de marcher un peu au lieu de transplaner immédiatement vers le Ministère, elle avait largement le temps pour cela vu l'heure. Pearl emprunta les rues moldues, et finit par s'arrêter devant un vieux café moldu avec terrasse à laquelle elle s'installa à une table. Elle était seule ce matin, et le propriétaire ne semblait pas l'avoir encore remarquée.
Elle étala sur la petite table le numéro de la gazette du sorcier qu'elle avait pris dans le salon en sortant et son regard tomba sur la publicité pour les robes de sorciers chez Mme Guipure. Avec un sourire, elle observa plus en détail l'annonce qui montrait des robes de soirées, dont l'une était particulièrement flachie. Voir Severus Snape avec ça tenait de l'impossible, mais elle s'imagnia le sorcier porter une telle chose, avec les accessoires à dentelles fournis avec.
« Je vous sert quelquechose ? »
Pearl releva la tête, détachant son regard du journal.
« Heu oui merci... Un café ? » L'homme acquécia désagréablement et retourna à l'interieur.
Le café, c'était la seule boisson moldue qu'elle connaissait et appréciait. Elle avait du se débrouiller pour se procurer de l'argent moldu pour en acheter et en introduire au QG. Elle fouilla dans son sac et y trouva un billet moldu. Elle n'avait aucune idée de comment utiliser cet argent. Elle laisserait la monnaie à l'homme, peu lui importait.
Elle retourna à son journal et porta plus d'attention aux titres des journaux, qui étaient désespéremment identiques ces derniers temps, avec l'idiot qui servait de Ministre aux sorciers.
UNE NOUVELLE PISTE SUR BLACK
Après avoir jeté un coup d'oeil rapide à l'article qui disait que cet imbécile se trouvait en Polynésie, grâce aux recherches actives de Kingsley, elle ouvrit le journal et se plongea à l'intérieur des articles, seulement interrompue par le moldu du bar qui lui déposa son café sur la table.
Après n'avoir trouvé absolument aucun indice qui indiquerait que Voldemort kidnappait des gens, les tuait, ou les torturait elle rangea le dépliant dans sa poche et termina son café en observant le va-et-viens des moldus matinaux qui se rendaient au travail. Elle aimait bien observer les gens, tous différents les uns des autres. C'était une activité qu'elle adorait. Les observer passer, avec leurs expressions, leurs vêtements, en train de parler au téléphone, à leur collègue, ou à eux même. C'était divertissant et apaisant. Observer le monde vivre. Peu importe qu'ils soient moldus, sorciers, ou géants. Ils étaient. Et ça suffisait largement.
Avec un soupir, Pearl se leva et laissa son billet sous la tasse de café avant de s'éloigner dans une ruelle pour transplaner. Elle s'arrêta néenmoins avec la sensation désagréable d'être observée. Jetant un regard aux alentours, personne ne semblait pourtant la regarder. Haussant les épaules, elle transplana.
Elle se pressa vers l'ascenseur bondé en cette matinée et sortit au niveau 2 avec difficultés. S'avançant à grandes enjambées, elle se dirigea vers le bureau des Aurors, et ne s'arrêta pas pour dire bonjour au Ministre et à son stupide chapeau qui conversait déjà avec Malefoy.
Elle daigna saluer le chef du bureau des Aurors, ce Scrimgeour qu'elle n'aimait pas tellement. Ce gars était un homme d'action mais elle n'aimait pas du tout sa manière d'agir. Il aimait l'aspect solide et inébranlable du Ministère, mais le problème était là, il était prêt à tout pour la garder et envoyait Kingsley et Tonks à la poursuite de gars innocents censés cacher Sirius Black. Et il ne faisait rien devant la déclaration de Harry Potter. Très noble, pour un homme de la trempe de Scrimgeour qui a pourtant déjà combattu les Mages Noirs.
Bref, il avait des qualités qu'il utilisait mal, et elle le détestait pour ça.
« Bonjour Rufus. »
« Bonjour Pearleen. Vous êtes bien matinale aujourd'hui. » répliqua-t-il sans lever le nez de ses papiers.
Pearl ne répondit pas et traversa les box pour atteindre son minuscule bureau. C'était loin d'être le grand luxe, elle venait d'arriver, et n'était même pas anglaise. Elle attrapa le premier avion en papier qui lui tomba sous la main et s'assit en soupirant.
I s'agissait d'une demande sans intérêt précisant qu'il ne fallait pas laisser ses objets magiques modifiés n'importe où et de bien vouloir les rapporter au service de détournement de l'artisanat moldu. Elle le jeta à la corbeille et se saisit d'un nouveau papier. Un parchemin parfaitement roulé et scellé était posé devant son encrier. Elle l'ouvrit d'un coup de baguette et fronça les sourcils devant le nom de l'expediteur.
Chère Mademoiselle Cade,
Etant informé de votre récente arrivée au sein de notre Ministère de la Magie, je me vois stupéfait des conditions dans lesquelles une personne de votre lignée a été acceuillie.
En effet, sachez que la Maison Malefoy serait ravie de remedier à votre statut au sein du Ministère, et se serait un grand honneur d'aider une personne issue d'une branche de Sangs Purs tel que le votre.
Aussi sachez que je prends l'initiative dès aujourd'hui d'un aménagement pour vous dans un véritable bureau et non dans un placard à balais, ce qui est une véritable insulte à la Maison des Cade de vous avoir laisser croupir dans un endroit tel que celui ou vous vous trouvez actuellement.
Le ministre en sera informé dans la matinée, et vous serez réinstallé dans les plus brefs délais.
S' il se trouve que vous souhaitiez quoique ce soit d'autre, ce sera un honneur pour la Maison Malefoy d'utiliser son influence personelle au sein du Ministère à votre profit.
Mes très sincères salutations,
Lucius Malefoy.
Dégoutée, Pearl poussa le parchemin aussi loin que possible d'elle et le relut une nouvelle fois, esperant que la distance physique atténuerait l'infamie des propos de cet homme. Ce ne fut pas le cas. Elle jeta directement le parchemin dans la corbeille songea que le premier avion en papier était bien plus intéressant que cette horrible lettre. ''je prends l'initiative dès aujourd'hui d'un aménagement pour vous dans un véritable bureau ''…Non mais pour qui il se prenait celui là ? Elle n'avait rien demander, tout ce qu'elle voulait c'était rester discrète au sein du Ministère, elle ne voulait pas un bureau de ministre, son placard à balais comme il l'appelait, lui convenait très bien, pour ce qu'elle y faisait.
'' une personne issue d'une branche de Sangs Purs telle que le votre. '' Les lignes raisonnaient dans sa tête comme s'il les avaient énoncées à haute voix. Ça lui donnait envie de vomir. Sangs Purs... Quelle connerie. Elle haïssait qu'on lui rappelle la famille d'où elle venait. C'était pour cela qu'elle détestait autant le square Grimmaurd et n'appréciait pas tant Sirius. Ils étaient pareils, issus d'une famille soit disant noble et on les obligeait à suivre un chemin dont ils ne voulaient pas. Ils s'étaient tous deux dressés contre ça. Et pourtant ils devaient revenir vers le passé, cette maison pour Sirius... Et pour elle...
« Tiens Cade. »
Pearl releva la tête du bureau qu'elle fixait et jeta un oeil à ce que lui tendait Scrimgeour. Elle pris le parchemin qu'il lui tendait en fronçant les sourcils à nouveau.
« Pour ton ré-aménagement au soin des Malefoy. » précisa-t-il, un ton d'ironie dans la voix.
Elle jeta directement le papier à la corbeille sans l'ouvrir et passa furieusement devant Scrimgeour en le bousculant au passage. Avançant à grands pas à travers le couloir, elle tambourina à la porte Conseil d'administration de Poudlard avant d'entrer et se diriger directement vers la porte du bureau de malefoy.
« Entrez » répondit l'horrible voix trainante.
Elle avait déjà ouvert la porte et s'avançait directement vers lui.
« Pourriez-vous m'expliquez ce qui vous prends ? » aboya-t-elle.
Les yeux gris de Lucius Malefoy la toisèrent avec méfiance tandis qu'il resserait l'étrainte autour de sa canne ridicule.
« J'ai bien peur de ne pas savoir de quoi vous parlez, Mademoiselle Cade. »
« Et bien je vais entreprendre de vous éclairer », dit-elle en croisa les bras sur sa poitrine. « Ce soit-disant ré-amanégement. Je ne vous ai absolument pas sonné que je sache, et j'ai bien peur de vous demander de rester à l'écart. J'espère avoir été bien claire ? »
Lucius se leva lentement tout en s'appuyant sur son baton. C'était ridicule. Il n'était même pas infirme, pourquoi en aurait-il besoin ? Il espérait la frapper avec en cas de danger ?
« Je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais cela saute aux yeux qu'une personne telle que vous mérite bien mieux, c'est évident. »
La flatterie eut le don d'énerver Pearl, contrairement à l'effet escompter par Malefoy.
« Telle que moi ? Telle que moi ? Je ne sait pas ce que vous vous imaginez, mais il semble que vous n'ayez rien compris du tout. Premièrement, personne ne fait de choix pour moi. Personne. »
« J'ai simplement voulu anticiper votre choix chère Miss Cade... Vous comprenez qu'entre personne de nos lignées, il est important de collaborer et de se soutenir. »
Pearl fronça les sourcils.
« De notre lignée ? Vous délirez ou quoi ? »
« Bien sûr les Cade sont une lignée de Sang Purs légèrement plus supérieure à la notre mais je suis certain que nous pouvons... »
Pearl secoua la tête et fit un pas en arrière, dégoutée, observant Malefoy comme s'il sagissait d'une vulgaire saleté sur sa chaussure.
« Vous ne comprenez pas. Je me fiche complètement, des statuts de sangs, de lignée ou quoi que ce soit... Je m'en fiche et je ne veux surtout pas entendre parler de ces idioties. »
Un long silence s'installa entre eux tandis que Malefoy la toisait avec une expression choquée.
« Vous... vous en fichez ? Vous êtes comme ce fou amoureux de moldus. Vous rendez-vous compte que vous reniez votre famille, et par cela même, vos ancêtres ? »
Pearl renvoya son regard foudroyant à Malefoy et releva le menton.
« Exactement. Vous avez tout compris. J'aime les moldus, les nés-Moldus, les sorciers quels que soit leur statut sanguin. »
Le regard froid de Malefoy la scanna des pieds à la tête.
« Qui aurait put croire cela ? Une Cade... traitre à son sang. »
Pearl lui adressa un grand sourire.
« Et fière de l'être. Maintenant, tenez-vous à distance et n'interférez pas dans ce qui ne vous regarde pas. »
Elle s'appreta à tourner les talons mais son instinct lui disait que tourner le dos à un Mangemort était complètement suicidaire. Surtout qu'il se crispait des deux mains sur son stupide baton. Ce n'était pas normal... Etait-ce sa baguette ? Bien trop grand. Mais alors... A l'intérieur ?
La porte derrière elle s'ouvrit et Kingsley entra, la mine soucieuse.
« Pardon. Je suis désolé de vous interrompre mais Rufus te demande, Pearl. »
Elle acquécia et sans un regard pour Malefoy, passa devant Kingsley. Celui-ci s'enagea à sa suite et marcha à ses côtés.
« Désolé, mais je ne pense pas que rester avec seule avec Malefoy soit très prudent... »
Pearl soupira et secoua la tête.
« Ouais, je sais... Mais j'ai du éclaircir certaines choses avec ce crétin. Il se mèlait d'un peu trop près de mes affaires. »
Kingsley esquissa un léger sourire.
« Je me suis demandée si tu n'allais pas déclancher une nouvelle bagarre au sein même du Ministère, j'ai eu vent des petits incidents de la veille... »
« Je vois que je me fais une superbe réputation » répondit-elle en levant les yeux au ciel.
Kingsley rit doucement et lui mit une main sur l'épaule.
« Essaie quand même de garder ton calme ici. Dumbledore m'a demandé de te refrenner un peu, même si je lui ai fait remarqué que je ne peux pas toujours être sur ton dos. »
Pearl leva les yeux au ciel. Dumbledore qui s'inquiétait du grabuge qu'elle pouvait faire. Elle n'était pas bête au point de se battre en duel avec le premier mangemort venu au sein du ministère... Sauf si lui même avait l'intention claire de l'attaquer.
« Bref, Rufus t'attends, le travail t'attends. »
Elle le remercia et se hata dans le bureau du directeur des aurors.
Une petite foule y était déjà massée, comportant Arthur Weasley et un autre homme du service de détournement de l'artisanat moldu. Elle se fraya un chemin jusqu 'à lui et écouta ce que disait Scrimgeour.
« … pensent pouvoir ce fondre avec les moldus. Par contre, ils sont connus des services du Ministère, donc c'est aussi pour ça que je vous envoie une équipe d'Aurors en plus des Oubliators. Il y aura donc Cade, Tonks en Aurors, Bondupois et Edkins en Oubliators. Ca vous va Weasley, Perkins ? »
« Merci Rufus, c'est très bien » acquécia Mr Weasley.
« Hé bien allez-y. »
Pearl retint un soupir exaspéré. Si on mettait des Aurors et des Oubliators sur une sortie du service des détournements de l'artisanat moldu, c'est que cela ne serait pas une promenade de santé.
Elle se tourna vers Arthur.
« Ou est ce qu'on va ? »
« A Telford. On va utiliser un portoloin. » Il montra du doigt une vieille brosse à dents.
« Super ! » s 'exclama amèrement une voix derrière eux.
Tonks, la fille maladroite aux cheveux roses n'avait pas l'air ravie le moins du monde.
« J'espère qu'on tombera pas encore sur ce truc des toilettes regurgitantes... C'est vraiment dégoutant. »
Pearl grimaça en imaginant le carnage dont leur avait parlé Arthur sur ces toilettes moldues. Elle fit le voeux de toutes ses forces de ne pas avoir à intervenir sur un truc pareil.
« Allez, on y va, vous êtes prêt ? »
Pearl s'empressa de mettre un doit sur le manche de la brosse.
« A trois ! Un... Deux... Trois ! »
Pearl ressentit une secousse au niveau du nombril et rouvrit les yeux sur un quartier moldu simple. Les maisons s'alignaient et le soleil d'été lui tapait sur la nuque malgré l'heure matinale. Arthur et Perkins avancèrent vers l'une d'elles d'un pas décider et s'arrêtèrent devant une petit portail. Les oubliators s'éloignèrent vers les maisons moldues tandis que Tonks la pressait de rejoindre Arthur.
La maison semblait parfaitement normale. Une des maisons typiques d'une banlieue moldue, très carrée, très pointue, une pelouse bien tondue et des petites décorations immobiles en plein milieu. Tout ce qui était très moldu en somme. Difficile d'imaginer un couple de sorciers vivant ici. Une palissade en bois délimitait la propriété.
Mr Weasley poussa la palissade et se dirigea vers l'entrée de la maison avec Perkins, Tonks et Pearl sur leurs talons.
La porte s'ouvrit sur une petite sorcière blonde un peu agée qui les écouta expliquer qu'ils se faisaient remarquer, qu'il y avait risque potentiel de menacer la code du secret magique, qu'ils allait leur explquer ce qui n'allait pas, et enfin qu'une équipe d'oubliator s'occupait déjà de nettoyer les dégats.
Comme personne n'était sur le point de se battre et que la sorcière se montrait coopérative, Pearl s'éloigna un peu dans le jardin en soupirant. Elle et Tonks avaient été envoyés ici en tant qu'escorte, mais apparemment elles étaient inutiles.
Elle observa le jardin à la recherche de ce qui pouvait trahir le code du secret magique, mais franchement, tout avait l'air normal ici. Des nains de jardins observaient d'un oeil méfiant l'attroupement dans la propriété de leur maitre, et baillaient paresseusement à l'ombre d'un petit chêne.
Pearl s'appuya distraitement sur la palissade et observa les allées et venues des oubliators entre les différentes maisons.
« Hé ! Hé toi ! Bouge de là tu m'écrase ! »
Pearl sursauta d'un bond et s'éloigna aussitôt de la pallissade en dégainant sa baguette. Ses yeux se posèrent sur elle tandis qu'elle cherchait la source des cris.
« Qu'est ce que... »
« Pour qui tu te prends ? Je ne suis pas une chaise alors va poser ton énorme postérieur ailleurs ! »
Interloquée, Pearl cligna des yeux. C'était la première fois qu'une palissade lui parlait, mais qui en plus osait l'insulter.
« Tiens, il faudra prévenir Arthur pour ce truc » lui parvint la voix de Tonks dans son dos. « C'est déjà plus abordable que les toilettes régurgitantes. »
« Je ne suis pas un truc, pour votre gourverne ! » commenta la palissade.
« Non mais sérieusement... » grommela Pearl en jetant un regard noir aux moceaux de bois, « faut vraiment être timbré pour ensorceler un bout de bois pour qu'il parle au milieu de moldus ».
« Ce n'est pas le seul truc qui cloche non plus ici. Regarde ça. »
Tonks pointa le doigt vers les nains de jardin. Ils n'avaient pas bougés depuis tout à l'heure et Pearl ne voyait pas où était le problème. L'un d'eux se tourna vers elles d'un air offensé ouis il se mit à converser à voix basse avec les quatre autres.
« Heu... Qu'est ce qu'ils ont d'anormals ceux là ? »
Tonks leva les yeux au ciel, l'air exaspérée.
« Les nains de jardin ne bougent pas chez les moldus. Ils sont censés décorer, mais rester immobiles. C'est comme si ta baguette se mettait à danser. C'est normalement impossible pour les moldus un truc pareil. »
« Ah bon ? »
Pearl n'en revenait pas. Dans sa famille, ils avaient des objets animés, et rien n'était plus normal et censé que ça. Elle se rendait compte à quel point leur deux mondes étaient différents. N'empêche, vivre comme un moldu semblait vraiment ennuyeux. Tout était terriblement immobile.
Après trois heures passées à raisonner les propriétaires sur leur palissade et leurs nains de jardins qui, entre temps, c'étaient mis à se bagarrer furieusement, propageant des éclats d'eux mêmes un peu partout, ils purent enfin partir de cet endroit. Pearl avait été contrainte de faire exploser un des nains d'un reducto, et d'en détruire un autre d'un coup de pied qui lui avait déchirer son jean et laisser une jolie entaille dans le tibia.
Tonks avait une estafilade sur la joue après que la barrière aie commencé à s'auto détruire pour empêcher les sorciers d'annuler le sortilège qui l'animait.
Arthur et Perkins avaient manqués de se faire étrangler par une tentacula vénéneuse cachée à l'arrière de la maison, ils s'en étaient sortis seulement parcequ'elle et Tonks y avaient mis le feu.
Mécontents, les propriétaires avaient pourtant tenus leur langue. Encore heureux, car Pearl était prête à les étriper vivants s'ils osaient n'émettre qu'un seul commentaire déplacé. Arthur et Perkins s'étaient défoulées en leur colant un avertissement mérité, à la prochaine infraction, direction le Ministère.
Pearl s'écroula sur la chaise grinçante de son bureau et observa d'un air maussade les rapports demandés par Scrimgeour. Pour le moment elle, n'avait pas la tête à remplir ses dossiers.
Kinglsey frappa à son box.
« Tu as recu le message de Dumbledore ? » lui chuchota-t-il rapidemment.
Pearl était surprise de la soudaine inquiétude de cet homme d'ordinaire si calme.
« Non, je viens d'arriver... »
« Une équipe va chercher Mr Potter ce soir chez lui, vu que l'audience est dans six jours. Et il y a une réunion au QG ce soir aussi. »
« Je suis dans l'équipe qui va le chercher ? »
« Non, pas ce soir. Il faut que tu sois à la réunion, Dumbledore veut savoir où vous en êtes avec Severus. »
« Ca marche. J'y serais. »
Il acquécia d'un signe de tête et s'éloigna discretement.
Pearl ferma les yeux un instant. Heureusement qu'elle n'allait pas chercher Potter avec les autres, Maugrey allait surement mener l'expedition et leur en faire voir de toutes les couleurs avec la peur d'être attaqué. Un peu de repos n'était pas trop mal.
Elle se leva et sortit du Ministère pour aller manger un morceau à Londres. A cette heure-ci les rues étaient grouillantes de monde. Elle se mit en marche vers le Chaudron Baveur, coincé entre une librairie moldue et un disquaire. A cette heure-ci évidemment, l'auberge était plein à craquer. Elle se fraya un chemin jusque à une place seule à une table avec soulagement. Il était midi passé et trouver une place pour manger tranquille ici était réellement compliqué.
Après avoir commandé un plat de saucisses frites, elle patienta en observant distraitement la foule, sa bièraubeurre à la main. Les sorciers se racontaient des anecdotes entre eux, plus loin de grands éclats de rires se faisaient entendre. Elle leva la tête vers les vieilles poutres de l'auberge avant que la sensation dérangeante d'être observée ne l'aissaille.
Elle posa les yeux sur chaque groupe de sorciers et sorcières, les détaillants attentivements. Aucuns ne semblaient lui porter une attention particulière. Elle était dos à un mur et n'avait donc rien à craindre de ce côté là, mais la sensation persistait. Elle tourna la tête vers l'entrée de l'auberge, et fixa la porte en bois fermée. Il n'y avait rien. Ou plutôt elle ne voyait rien qui puisse justifier son inquiétude.
Elle tira sa baguette de sa poche et la tint en main, contre sa cuisse. Et fit mine de s'interresser à la bouteille qu'elle tenait entre ses mains. Elle compta mentalement jusqu'à vingt, puis redressa brusquement la tête devant elle lorsque la chaise vide de la table d'en face grinça inexplicablement en se déplaçant lentement. Elle arrêta net de bouger quand son regard tomba sur le vide au-dessus d'elle.
« Ne vous cachez pas, venez donc vous asseoir, qui que vous soyez » dit-elle à voix haute, fixant le vide en face d'elle.
Elle se crispa sur sa baguette, prête à jeter un sort de sous la table où à se jeter sur le côté en cas de problèmes.
« Toujours aussi perspicace Pearl ? Très impressionant, j'admire tes progrès. » lui répondit une voix rieuse tandis que la chaise en face d'elle grinça en se déplaçant vers l'arrière.
Sous le choc, Pearl écarquilla les yeux de stupeur. Cette voix... C'était impossible ! Impossible !
« Qu'est ce que... »
Alors que le charme de désillusion disparaissait peu à peu, faisant apparaître un homme du même âge qu'elle, son visage familier la paralysa sur place de surprise.
« Toi ! » souffla-t-elle.
« Oui, moi, en chair et en os. Qu'est ce qu'il y a, tu n'es pas contente de retrouver ton cher frère ? »
Pearl crut qu'elle allait s'étrangler.
« Tu... Tu es... Tu es censé être mort ! »
Evan haussa les épaules avec désinvolture et s'assit plus confortablement dans sa chaise.
« Eh bien, je ne le suis pas, comme tu peux le voir. »
Le choc passé de ses retouvailles inattendue, Pearl sentit un sentiment de colère irréprésible l'envahir.
« C'est ton maitre qui va être content » cracha-t-elle. « Il a regagné le mangemort qui était censé avoir été tué il y a des années par un Auror. Quel honneur n'est ce pas ? »
« Oh arrête un peu. De toute façon je suis pas là pour discuter de ça, il y a un truc plus urgent qu'il faut que je te dise. »
Pearl se leva furieusement.
« Je m'en fiche de ce que tu as à me dire, va te faire voir Evan. »
Elle lui lança un regard noir et tourna les talons dans le but de sortir, mais il la rattrapa par le coude.
« Attends, Pearl, c'est important. »
« Lâche-moi ! Depuis que tu as rejoins les rangs de Tu-Sais-Qui, je ne t'ai plus jamais revu, même de ton vivant. Et aujourd'hui tu reviens de je ne sais où pour me parler ? Sérieusement, Evan, fous moi la paix. »
L'homme leva les yeux au ciel.
« Je m'excuse alors. Mais tu dois écouter ce que j'ai à te dire. Je ne me suis pas fais passé pour mort pour prendre des vacances figures-toi. »
« Alors pourquoi ? » rétorqua-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.
Evan, pris une pronfonde inspiration et jeta un oeil autour de lui, légèrment nerveux.
« Tu veux bien la mort du Seigneur des Ténèbres, n'est ce pas ? »
Elle leva un sourcil, ne prenant même pas la peine de répondre à une question pareillement inutile.
« Tu as déjà entendu parlé des horcruxes ? » chuchota-t-il en la fixant gravement.
