Salut à tous ! Eh ben, je suis contente de l'avoir terminé mon chapitre ^^ J'ai mis pas mal de temps à le mettre au point, et finalement, bah ça n'a pas donné ce que j'avais prévu ^^ Pour le contexte dumoins, mais j'arrive à ce que je voulais. Je n'en dis pas plus, découvrez donc ! ;)
Et merci pour vos petites reviews !
Lorsque Pearl traversa les portes de la grande salle quelques jours plus tard pour prendre son petit déjeuner, elle ne pût s'empêcher de remarquer qu'un grand brouhaha incrédule parcourait les tables, aussi bien des élèves que des professeurs.
Elle s'assit aux côtés de Severus, comme à son habitude et étudia plus attentivement le visage des professeurs. Dumbledore arborait un air grave en contraste avec le sourire triomphant d'Ombrage qui piquait dans son assiette avec un enthousiasme excessif. Pomona et Minerva fixaient d'un oeil vide le journal que chacune tenait dans une main, et que Filius lisait par-dessus leur épaule, perché sur sa chaise, ses sourcils se levant de plus en plus à mesure qu'il lisait l'article en première page. Elle se tourna vers Severus qui reposa le journal en fronçant des sourcils, l'air ennuyé. Sentant son regard, il lui tendit le journal avec indifférence et balaya la salle du regard.
Sa manière de saluer était toujours inattendue. Elle s'en saisit en haussant les épaules et lut le gros titre en buvant un gorgé de café... avec lequel elle manqua de s'étrangler. Sursautant elle en renversa la moitié sur toute la première page, absolument incrédule.
« Qu'est ce que c'est que ce truc ? » s'exclama-t-elle.
LE MINSTERE VEUT REFORMER L'EDUCATION
DOLORES OMBRAGE NOMMEE
GRANDE INQUISITRICE
Elle essuya comme elle le put le café qui tachait l'article et se mit à lire, de plus en plus sidérée. Lorsqu'elle releva la tête vers Severus qui attendait sa réaction, elle crut qu'elle allait vomir.
« C'est quoi ce truc ? » répéta-t-elle en agitant le journal devant le nez de Severus qui la fusilla du regard, mécontent.
« Un journal, ma chère, et plus précisément, la une de La Gazette du Sorcier. » répliqua-t-il sarcastiquement.
« Je sais bien ! » fit-elle. « Cette histoire ne me plaît pas du tout. »
« J'ai hâte de la voir vous inspecter. Je prends les paris, vous la stupéfixez dès la première heure. Ou alors vous l'assassinez, tout simplement. »
« Arrêtez de plaisanter avec ça ! »
« Avouez que cela vous tente depuis un mois, n'est ce pas ? »
Le tasse de café que Severus tenait entre les mains explosa, tachant ses robes noires de liquide fumant. Il la foudroya du regard tandis qu'elle essayait sans succès de prendre un air innocent, trahie par son sourire. Il jeta un regard menaçant autour de la table des professeurs pour défier quiconque de rire, mais personne ne semblait avoir remarqué leur échange, tant ils étaient pris par les nouvelles matinales. Il agita la baguette pour faire disparaître la tâche sombre sur son torse et se tourna franchement vers elle.
« Et votre conception de la plaisanterie ne vole pas plus haut que ça ? »
« Ah, elle était pourtant pas mal, celon moi. Et je pense que vous avez échappé à pire tous les matins précédents. »
Il se leva d'un air suffisant et sortit par derrière d'un pas digne qui la fit éclater de rire. Seulement, quelques instants plus tard, elle cracha tout le café qu'elle avait porté à ses lèvres en toussotant. Minerva lui tapota gentiment le dos tandis qu'elle se promettait de se venger de sa ridicule blague. Le coup du sel dans le café était vraiment trop dérisoire. Et après , il accusait ses plaisanteries de ne pas voler haut ?
Le reste de journée débuta tout à fait normalement. Comme d'habitude, lorsque vint le cours entre les Gryffondors et Serpentards de cinquième année, tout ne fut pas très paisible.
Elle trouva Draco Malefoy la tête dans les mains, assis sur le sol, quand elle comprit que Harry Potter et Ronald Weasley venaient de lui lancer un sortilège qui avait fait pousser d'adorables furoncles sur toute la surface de sa peau.
Quand à Hermione Granger qu'elle chercha des yeux, stupéfaite que le trio se soit séparé, elle se dirigea vers eux d'un air de profonde satisfaction, une lèvre fendue. Plus loin Pansy Parkinson gisait sur le sol, d'étranges ventouses sur le front
Pearl leva une main et hurla « STOP ! ».
« Votre comportement est inacceptable aujourd'hui, qu'est ce qui vous prend à tous ? »
Les élèves se contentèrent de l'observer en silence.
« J'enlève quinze points à Gryffondor et Serpentard. Au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'enseigne comment secourir des blessés, pas provoquer des victimes ! Même les premières années se comportent mieux que vous ! »
Et c'était la pure vérité. Dan Griggs avait accepté de faire équipe avec Lucas Dawkins dernièrement et avec un autre Serpentard et cela ne s'était pas terminé en un pareil carnage. Elle ne comptait plus le nombre de points qu'elle avait dû enlever pour cette seule heure.
« Bon, Mr Malefoy, Crabbe, Goyle, Miss Parkinson et Bulstrode, à l'infirmerie. Que deux d'entre vous les accompagnent. Mr Finnigan également, Thomas, Londubat et Miss Granger aussi. Vos directeurs de Maison seront avertis de votre travail d'aujourd'hui. »
Les protestations qui s'en suivirent furent assez restreintes et les élèves quittèrent sa salle de cours en baissant la tête.
« Très bien, pour ceux qui restent, serait-il possible pour vous de travailler sans attaquer personne ? » dit-elle d'un ton glacial en les fusillant du regard. « Je vous rappelle que vous serez évaluer bientôt. »
Le reste du cours se déroula dans le calme, ça menace de contacter les directeurs de Maison ayant eu son effet. Ils n'étaient pas comme ça d'habitude. A la fin du cours, elle fit venir Harry et Ron à son bureau.
« Dîtes-moi, les garçons, qu'est ce qui se passe aujourd'hui ? » demanda-t-elle d'un ton las.
Elle observa Harry qui fixait la table avec colère. Ron s'éclaircit la gorge et prit la parole.
« On a eu Défense contre les Forces du Mal et... Elle a été plus infect que d'habitude. »
Pearl leva un sourcil.
« Qu'a-t-elle fait ? »
« Elle a encore fait comme s'il n'y avait pas de danger hors de Poudlard, et insulté Cedric en racontant à tout le monde que ce n'était qu'un accident, voilà ce qu'elle a fait. » dit Harry d'une voix dure en la regardant dans les yeux.
L'éclat de ses yeux émeraudes étaient tellement semblables à ceux de sa mère lorsqu'elle était en colère qu'elle ne trouva d'abord rien à dire. Elle se souvint de cet éclat quand James avait une fois parlé d'aller régler le compte à quelques mangemorts seul après la mort d'un de leurs amis. L'idée ne lui avait pas plut du tout.
« James, si jamais tu fais ça, je te le fais regretter. » disait Lily en plantant son regard furieux dans le sien.
Ils étaient au milieu du salon des Potter, assis sur le grand canapé. Remus, Sirius, Peter et Edgar Bones jetèrent un oeil gêné à Lily avant de plonger le nez dans leur verre. Pearl qui était de passage en Angleterre comme renfort pour les Aurors se trémoussa sur son siège, mal à l'aise. La nouvelle venait de tomber, et ils buvaient à la mémoire des deux membres de l'Ordre ayant perdus la vie la nuit dernière, Gideon et Fabian Prewett.
« On ne peut pas les laisser continuer comme ça ! Je refuse d'apprendre encore la mort d'un seul de mes amis. »
« Et alors ? Que veux-tu faire ? Te jeter dans une bataille seul, et mourir à ton tour ? Qu'adviendra-t-il de moi une fois que tu seras sous terre, dis-moi ? Et de Harry ? Pense à ta famille, James, tu n'es pas tout seul. »
« Je sais bien Lily... » balbutia précipitamment James, son regard se faisant plus doux. « Je... »
« C'est hors de question. Dumbledore nous a déjà prévenu qu'on était en danger, il est hors de question que tu joues à l'abruti en te jetant dans le danger. Harry a besoin de toi. Nous avons besoin de toi. »
Pearl revint à la réalité en clignant des yeux, chassant ce souvenir.
« Cette bonne femme... » marmonna-t-elle. « Et évidement, les Serpentards en ont ajouté pas vrai ? » devina-t-elle.
Ce qui expliquait cet état d'agitation exceptionnel.
« Ecoutez... Garder son calme avec elle, tient plus du miracle, et je le comprend très bien. » dit-elle en observant Harry en particulier. « Je ne dirai rien aux directeurs de maisons, mais s'il vous plait, ne prenez pas mon cours pour vous défouler. »
Les deux garçons l'observèrent avec des regards ahuris.
« Vous n'allez pas nous conseiller de nous taire devant elle et de faire comme si ce qu'elle disait était vrai ? »
Pearl prit un air dégouté.
« Ce serait mieux pour vous, mais après tout, nous sommes en guerre et c'est le moment d'affirmer ses positions et ses opinions. »
Les deux garçons la remercièrent et sortirent de la classe l'air un peu plus légers. L'éducation de tous ces enfants était loin d'être facile. Elle fixa le dos de Harry tandis qu'il sortait en pensant qu'il était bien l'enfant de ses parents. Engagé, courageux, humble...
Quelques jours plus tard, Pearl reçu un hiboux alors qu'elle était sur le point de s'endormir dans la salle des professeurs, un livre de médicomages dans la main.
« Pearl ? Je crois que c'est pour vous. »
Elle rouvrit les yeux et tourna la tête en étouffant un bâillement vers McGonagall. Elles étaient les dernières dans la salle, et sa collègue terminait de corriger des copies.
« Quoi ? »
« La fenêtre. » précisa-t-elle avec un mouvement de tête sur le côté.
Pearl tourna enfin les yeux vers la bonne direction et réalisa qu'un hiboux tapait sur le carreau de la fenêtre avec son bec. Elle se leva pour le faire entrer, récupéra sa lettre et se rassit sur son canapé moelleux et confortable près du feu.
Salut, Pearl !
Relax, ne monte par sur tes grands hyppogriphes, je t'expliquerai tout j'ai découvert quelques petites choses intéressantes.
Rendez-vous ce week-end à Pré-au-Lard, disons, à la tête du Sanglier.
Pearl secoua la tête. Quel crétin, s'il avait ces informations maintenant, c'est qu'il s'était aventuré elle ne savait où seul pour les découvrir. N'ayant rien lut de nouveau dans la gazette du sorcier, il semblait au moins ne pas s'être fait remarqué. Elle jeta la feuille au feu et s'enfonça un peu plus confortablement dans son fauteuil, et rouvrit son livre au chapitre Brûlures Magiques.
« Pearl, n'est ce pas ce soir que vous devez prendre votre tour de garde ? »
Pearl releva la tête des illustrations et croisa le regard sévère de Minerva.
« Hum... Quel jour nous... Bon sang ! »
Elle vérifia l'heure sur le cadran de sa montre et se releva d'un bond, envoyant voltiger le lourd volume dans les airs. Elle devait prendre la relève dans cinq minutes au Ministère et avait complètement oublié que son tour de garde était ce soir. Elle attrapa sa veste et sortit en courant de la salle des professeurs sous le regard inquisiteur de sa collègue.
Arrivée à l'angle du couloir, elle sprinta jusqu'aux grandes portes de chênes et se glissa à l'exterieur. La nuit était claire et fraiche, mais elle ne s'y attarda pas et courut jusqu'aux grandes grilles avant de transplaner.
Elle rouvrit les yeux sur l'Atrium quasi-désert à cette heure-ci et se pressa dans l' ascenseur, prenant garde à ce que le sorcier vigile ne la remarque pas . Elle tapa nerveusement du pied, trouvant ces ascenseurs d'une lenteur incroyable. Jetant un oeil à sa montre, elle remarqua qu'elle était déjà en retard. Lorsque les portes s'ouvrirent, elle se glissa discrètement à l'extérieur. Tout était silencieux et sombre dans le couloir. Ses yeux se posèrent un bref instant sur la porte qu'elle allait passer la nuit à surveiller puis elle se trouva nez-à-nez avec le visage renfrogné d'Alastor.
« Il serait temps d'apprendre la ponctualité Cade. » grommela-t-il. « Bon, rien à signaler, personne ne s'est baladé de ce côté pendant tout le temps où j'étais ici. Tiens, prends ça.» ajouta-t-il en lui tendant sa vieille cape d'invisibilité. « Et surtout... »
« Vigilance constante, je sais Alastor, merci. » termina-t-elle en souriant.
« Bien. La petite devrait prendre la relève demain matin. »
« D'accord. »
Pearl revêtit la cape et disparut dessous, souriant intérieurement au nom que ce vieux bougre donnait à son ancienne élève. Alastor s'éloigna discrètement vers les acsenceurs et elle se retrouva seule dans ce couloir froid, désert et sombre. Elle s'installa en tailleur à même le sol, le dos appuyé contre le mur, ayant ainsi une vue sur la porte à sa gauche, les ascenseurs à sa droite et le couloir en face d'elle. Elle tapota doucement sa baguette sur son genoux, les yeux perdus dans le vague.
Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait de mission pour l'Ordre, et elle pouvait avouer que c'est quelque chose qui lui manquait. Son nouveau job avec les élèves était intéressant, et elle aimait bien ce côté tranquille comparé à ses missions d'auror mais son vrai job n'était pas celui si tranquille de professeur. A sa retraite peut être songea-t-elle avec amusement. Mais elle préférait l'action sur le terrain... Elle trouvait ça plus utile.
Elle releva la tête et fixa la poignée de la porte à sa gauche, réfléchissant. Voldemort voulait la prophétie qui était derrière cette porte, pour atteindre Harry Potter. Il était vraiment obsédé par ce garçon. Il faisait passer les paroles stupides d'une cinglée de voyante avant tout, preuve qu'il était vraiment effrayé par ce jeune adolescent, le marquant comme son ennemi numéro un.
Soupirant, elle pencha sa tête en arrière et ferma les yeux quelques secondes. La nuit allait être longue, surtout si rien ne se passait comme l'avait dit Alastor. D'une autre façon, il était positif de voir que les mangemorts n'approchaient pas d'ici pour l'instant. Pearl était convaincue que Podmore s'était fait avoir par l'un deux. Dumbledore n'avait pas réussit à le tirer de la justice magique, et il était coincé à Azkaban.
Quelques heures plus tard, Pearl était toujours adossée au mur de pierres froides, restant volontairement dans la même position qui était devenue inconfortable pour rester éveillée. Ses paupières se faisaient lourdes, et elle étouffa un bâillement. Le confort de son fauteuil près du feu dans la salle des professeurs lui manquait. Elle se releva pour s'étirer, des fourmillements lancinants dans les jambes. Elle fit quelques pas, allant des acsenceurs silencieux à la porte du département des mystères, toujours recouverte de la cape d'invisibilité de Maugrey. Elle jeta un oeil dans le long couloir désert, qui menait vers de vieilles salles inutilisées par le Ministère depuis longtemps, puis revint sur ses pas pour se rasseoir.
Elle s'arrêta net devant le mur. Elle se sentit envahie d'une sensation étrange d'allégresse, et se tourna lentement, comme déconnectée du sens de la réalité et fit face à la porte. Elle avait soudain très envie de l'ouvrir. Il lui suffirait de tourner la poignée, rien de bien compliqué. Elle ne ferait qu'y jeter un oeil. Peut-être apercevrai-t-elle la prophétie par la même occasion ? Elle pourrait s'en saisir et la sortir d'ici. Oui elle allait faire ça.
Pearl fit un pas vers la porte, esquissant un geste pour lever son bras en direction de la poignée. Ce serait tellement simple, tellement facile. Et une fois qu'elle aurait sortit la prophétie de là, elle pourrait...
Elle ne pourrait rien du tout. Elle abaissa sa main, les effets de l'imperium se rompant avec sa reprise de conscience. Serrant les dents de colère elle se retourna lentement, aux aguets, baguette levée, toujours dissimulée par la cape d'invisibilité.
« Hominum revelio. » pensa-t-elle.
Elle sentit sa baguette la diriger vers le couloir sombre. Elle s'approcha sans bruit, et observa attentivement l'espace vide devant elle, le coeur battant. Du coin de l'oeil, elle capta un infime mouvement flou se détacher sur les pierres sombres du mur. Elle fit aussitôt volte-face et frappa à travers la cape ce qui semblait être le vide. Son poing rencontra cependant quelque chose de dur et glapissement de douleur s'éleva dans l'obscurité. Pearl marmonnaaa « finite » et lentement, le sortilège ddésillusiononn qui recouvrait son adversaire disparut, laissant un Lucius Malefoy affolé apparaître devant elle.
« Expelliarmus ! » s'écria-t-elle.
Toujours recouverte de la cape elle le saisit par le col de sa robe et la plaqua contre le mur.
« Espèce d'enfoiré... Tu es assez stupide pour croire que ton petit manège fonctionnerait deux fois de suite ? Tu as fait la même chose à Podmore pas vrai ? » gronda-t-elle dans son oreille. « Incarcerem. »
Lucius se retrouva complètement ligoté sur le sol, observant autour de lui les yeux écarquillés.
Elle détourna le regard de l'homme, dégoutée de sa simple vue et se concentra sur le message qu'elle devait délivrer à Dumbledore.
« Spero Patronum. »
Une grande masse argentée surgit du bout de sa baguette et fila en direction des ascenseurs. Mais quelque chose clochait. Ce qui venait de se passer était facile... Trop facile.
Quelque chosee lui percutaviolemmentnt l'épaule au même moment et elle se retrouva projetée en arrière, loin de Malefoy, la cape d'invisibilité de Maugrey glissant de sa tête. Roulant sur le sol, elle se redressa en pointant sa baguette sur le nouvel arrivant, qu'elle ne reconnut pas immédiatement.
« Stupéfix ! »
Il évita le jet de lumière rouge en se jetant sur le côté. Le sortilège ricocha sur les murs tandis que l'homme lui envoyait un autre sortilège.
« Protego ! »
Quelque chose sembla traverser son bouclier, et elle sentit sa joue la bruler. Elle ne fit pas plus attention avant de riposter, engageant un duel contre l'homme. Un jet de lumière éclaira son visage et elle le reconnut. Il travaillait au ministère, et s'appelait Macnair . Un des sortilèges qui ricochaient autour d'eux la percuta à la hanche et elle fut projetée au sol, sa baguette lui échappant des mains. Elle roula au sol et tenta de se relever pour la récupérer mais Macnair fut plus rapide. Il agita sa baguette et elle se retrouva emprisonnée par des chaines qui sortait du mur même et lui ligotait les bras en croix, la maintenant coincée contre les pierres du mur.
« Dommage, c'est finit pour toi, Cade. » dit Macnair.
Impuissante, elle l'observa libérer Malefoy, les dents serrées.
« Ca va, Lucius ? »
Celui-ci se releva, récupéra sa baguette et celle de Pearl par la même occasion avant d'épousseter ses vêtements d'un air suffisant.
« Oui. »
Il se rapprocha de Pearl et l'observa un instant de toute sa hauteur, tandis qu'elle lui rendait son regard avec un air de défi.
« Cade... » dit-il avec arrogance avant de la frapper d'un violent coup de pied au visage.
Avec un grognement de douleur, Pearl sentit son nez se briser sous la force du coup et un liquide chaud se déverser son visage. Furieuse, elle foudroya Malefoy du regard, tentant de se débattre contre ses liens.
« Enfoiré ! » cracha-t-elle en se débattant avec force.
Malefoy l'ignora et se tourna vers Macnair qui ricanait derrière lui.
« Qu'est ce qu'on en fait de cette femme ? » demanda ce dernier.
Malefoy sembla y réfléchir un instant avant de lui répondre.
« On a qu'à la livrer à la brigade magique, ils s'occuperont d'elle pour avoir tenté d'ouvrir cette porte, tout comme ce Podmore. Autant compromettre l'Ordre au maximum. »
Le coeur de Pearl battait à toute vitesse tandis qu'elle réfléchissait à un moyen de se sortir de là. Elle était privée de sa baguette, attachée à ce mur avec ces chaines et elle avait prévenu Dumbledore en lui disant qu'elle avait capturé Malefoy. Il n'allait pas tarder à lui envoyer de nouvelles instructions, et elle était sûre de les rater. Dumbledore le verrait, et enverrait certainement du renfort en se doutant d'un problème, mais le temps qu'il fasse cela, il serait sans doute trop tard.
« Un séjour à Azkaban t'attends, Cade. Tous ces détraqueurs ont hâte de te rencontrer. »
Les détraqueurs... Son pouls s'accéléra aux souvenirs que lui faisaient remonter ces créatures. Le désespoir, ses échecs, son impuissance... Non. Non. Il était hors de question qu'elle revive tout ça en même temps. Elle sentit l'adrénaline parcourir ses veines et le sol de la pièce sembla vibrer légèrement. Elle devait sortir d'ici, et rapidement. Les détraqueurs... Le vide...
« NON ! » cria-t-elle, faisant sursauter les deux hommes qui se tournèrent vers elle d'un même mouvement.
De toutes ses forces, elle tira sur les chaines qui enserraient ses bras, les poings serrés, la mâchoire crispée.
« Qu'est ce que tu fais ? »
Les chaines volèrent brusquement en éclat, libérant ses bras. Elle fonça droit sur Malefoy qui leva vers elle les deux baguettes qu'il tenait dans les mains. Elle repoussa brusquement son bras et le frappa en plein estomac. Malefoy fut projeté en arrière tandis qu'elle se retournait rapidement vers Macnair, évitant un jet de lumière verte en sa direction et lança son poing en avant. Il évita son coup d'un bond en arrière, mais elle l'attrapa par le devant de sa robe et le plaqua brutalement au sol dans une manœuvre de combat habile. Elle sentit quelque chose de fin s'enfoncer dans sa nuque tendis qu'elle dévisageait Macnair avec haine, le souffle court, un poing levé à quelques centimètres de son visage.
« Ça suffit, Cade ! »
Elle tourna légèrement la tête pour voir Malefoy du coin de l'œil, qui pointait sur elle sa propre baguette d'une main, et de l'autre maintenait la sienne appuyée contre sa nuque.
« Je ne sais pas comment tu as fait ça, mais tu as intérêt à faire ce que je te dis. Lève tes mains, doucement, et redresse toi lentement. »
Pearl obtempéra, respirant bruyamment. Elle lui fit face tandis qu'il gardait pointé sur sa gorge le bout de sa baguette. Pearl se sentit inexplicablement envahie par une grande fatigue et sa respiration se fit plus courte, plus rapide.
« Maintenant, Cade, tu vas... »
Un éclair brillant de lumière l'interrompit et une longue plume rouge apparue à quelques mètres d'eux, tombant au ralentit dans l'air.
« Qu'est ce que c'est ? »
Elle ne répondit pas, continuant de fixer la plume, les mains levées, la respiration laborieuse.
Malefoy enfonça un peu plus sa baguette dans sa gorge.
« Je t'ai posé une question ! Qu'est ce que c'est ? »
« C'est... un signal... » dit-elle, réfléchissant à tout vitesse.
« Un signal pour quoi ? »
« Dumbledore... Je l'ai... prévenu... Il... est en chemin. » inventa-t-elle, avec l'impression d'avoir un étau qui lui enserrait la poitrine.
Le visage de Malefoy se transforma en reflétant une sourde panique.
« Elle l'a appelé ! » s'exclama Macnair derrière elle.
La plume continuait de tomber lentement.
« Dès qu'elle touchera le sol... il sera là... » souffla-t-elle, inventant au fur et à mesure.
Elle n'avait d'autre choix que de les faire fuir, si elle voulait éviter les problèmes à l'Ordre. Ses jambes tremblaient, et sa vision devenait floue. Serrant les dents, elle se força à rester debout, à fixer Malefoy.
« Qu'est ce qui nous prouve que tu ne nous ment pas, Cade ? »
« Restez... pour vérifier... alors. » répliqua-t-elle en souriant.
Leurs yeux se posèrent sur la plume qui n'était plus très loin de toucher le sol.
« On y va, Lucius. » dit brusquement Macnair, l'air affolé.
« Attends. »
« Non, si Dumbledore débarque, on est mal. Laisse tomber, ça n'en vaut pas la peine. On la coincera une autre fois, si c'est ce qui te tracasse. »
Les deux hommes échangèrent un coup d'oeil. Pearl se sentait de plus en plus mal, et la pièce commençait à tournoyer. Elle vacilla un instant et tendit le bras vers le mur pour se maintenir debout, la respiration sifflante. Malefoy braqua aussitôt sa baguette sur elle.
« Regarde-là, à cause de ce qu'elle a fait pour se libérer tout à l'heure, elle est presque en train de creuver. Allez, viens. »
Malefoy abaissa lentement la baguette de son visage avant de reculer vers les ascenceurs avec son collègue mangemort. Il jeta sa baguette magique au sol avant que les portes ne se referment sur eux.
Pearl se plia en deux et posa un genoux au sol, avec l'impression de se noyer lentement. Elle entendit le grincement du métal quand ils partirent, et s'effondra en avant, haletante.
Comment pouvait-elle être dans un tel état ? Elle n'avait aucune idée de ce qui s'était passé lorsqu'elle avait brisé le sort du mangemort, ni comment elle avait put faire une chose pareille sans baguette. Elle observa la plume toucher finalement le sol et s'embraser, puis elle se retrouva à nouveau dans l'obscurité, seule, à se battre pour respirer. Le visage appuyé sur le sol froid elle tendit le bras en direction de sa baguette qui gisait sur le sol, hors de sa portée. Elle fit un effort pour se trainer jusqu'à elle et réussit finalement à l'agripper. Hors d'haleine, une nouvelle plume apparut non loin d'elle, tombant lentement, tout comme la première, mais son aspect semblait différent, luisant d'un halo bleu pale.
« Acc...io. »
Elle se saisit de la plume et le sol sous elle sembla disparaître, une secousse au niveau du nombril. Elle se retrouva debout, au milieu du bureau du directeur à Poudlard. Elle posa un regard vide sur la pièce et vacilla en arrière, sans esquisser le moindre geste pour se rétablir.
« Pearl ! » gronda une voix.
Elle sentit quelqun la rattraper, ses bras entourant ses épaules, et la soulever pour l'asseoir dans un des fauteuils en face du bureau.
« Qu'est ce que... »
Elle sentit une main tiède repousser une mèche de cheveux de son front et lui attraper la main. Un flot de marmonnements incompréhensibles lui parvint, tandis qu'elle fermait les yeux, vidée d'énergie. La litanie la berçait doucement, et elle se laissa porter tandis que ses poumons se ré-emplissaient peu à peu d'air, qu'elle parvenait à nouveau à respirer.
« Severus que faites-vous... »
Elle reconnut la voix de Dumbledore mais cela n'interrompit pas les paroles de la voix grave qui la berçait doucement. Au bout d'un long moment, la voix s'interrompit, la sortant d'une sorte de transe.
« Pearl, rouvrez les yeux. » lui ordonna-t-il. « Pearl, vous m'entendez, ouvrez les yeux ! »
Une panique sourde l'envahit inexplicablement et elle sentit à nouveau le sol trembler sous ses membres, et un cliquetis l'informa que c'était sans doute les meubles aussi. Sa respiration s'emballa à nouveau, comme si cette fois, elle avait au contraire trop d'air dans ses poumons. Elle enfouit ses mains dans son visage, se balançant d'avant en arrière avec l'impression de lentement se briser.
°88888°
Severus observa Pearl enfouir son visage dans les mains tandis que toute la pièce tremblait, les verres dans les placards de Dumbledore s'entrechoquant furieusement. Que se passait-il ?
« Pearl, regardez-moi. »
La jeune femme ne lui répondit pas, et sa respiration s'accéléra. Elle semblait faire une crise d'hyperventilation après une sorte de crise d'asthme. Que se passait-il, par merlin ?
« Pearl, regardez moi ! »
Il lui attrapa les poignets et tenta de lui écarter les mains de son visage par la force, mais c'est comme essayer d'écarter les barreaux d'une prison à mains nue. D'où lui venait cette force ?
Un des vieux objets de Dumbledore tomba du bureau, le tremblement s'intensifiant.
« Pearl, je peux vous aider. »
Il vit le choixpeau s'effondrer de son étagère, accompagné d'une avalanche de livres de la bibliothèque.
« Regarde-moi. » dit-il d'une voix calme.
Le tutoiement sembla agir d'une certaine manière car elle écartement légèrement ses mains, et il rencontra ses yeux marrons.
Il comprit immédiatement ce qui n'allait pas. Elle perdait le contrôle. Elle perdait tout contrôle de sa magie, de ses boucliers et il la regardait lutter en vain, horrifié.
Il se tourna vers Dumbledore qui semblait s'être figé sur place et observait la scène, très pâle, et choqué.
« Albus ! Vous savez quoi faire ? Albus ? »
Le directeur semblait, pour une raison qui lui échappait, bouleversé, et sur le point de s'effondrer.
« Albus ! » gronda-t-il de rage.
Quand on avait besoin du grand Albus Dumbledore, celui-ci devenait totalement inutile, qui croirait à une chose pareille ?
Les mains toujours posées sur les poignets de Pearl, le bureau tremblant avec force tout comme le sol sous ses pieds, il se concentra sur elle.
« Pearl, il faut reprendre le contrôle de ta magie. » dit-il durement en la forçant à le regarder dans les yeux.
« Je... sais... bien... »
« Alors remue-toi ! Concentre-toi d'abord sur ta respiration, il faut que tu reprennes le contrôle de ton corps d'abord, ce sera plus simple par la suite... »
Severus s'exhorta pendant un long moment à la guider, lui proposant des méthodes d'occlumencie, c'était la seule chose qu'il pensait pouvoir faire. Au bout d'un long moment, le bureau redevint calme et silencieux et la tête de Pearl tomba en avant, heurtant son épaule.
Il se raidit un instant, peu habitué à avoir le front de qui que ce soit sur son épaule et les secondes semblèrent défiler alors qu'ils se tenaient là, immobiles.
« Merci. » murmura Pearl.
Il ne répondit rien et la repoussa doucement contre le dossier du fauteuil, avant de se tourner vers Dumbledore qui se tenait toujours là, le regard vide.
« Albus ? »
Le vieil homme secoua la tête et fit un effort pour se reprendre.
« Emmenez là à l'infirmerie, je vous rejoins dans un instant. »
Severus observa quelques instants le directeur, intrigué, mais s'exécuta et disparut dans les flammes de la cheminée en portant le corps inconscient de la jeune femme, laissant le directeur seul dans son bureau silencieux.
