Bonjour à vous !

Un accueil mitigé sur cette fic ? J'espère qu'elle vous plaît... C'est vrai qu'elle est un peu longue à démarrer, j'espère avoir plus de réaction sur ce chapitre et les prochains !

Comme d'habitude je déconseille aux âmes sensibles et homophobes de lire plus loin. Dans cette histoire vous trouverez des histoires d'amour entre hommes, des relations sexuelles explicites, consentantes ou non. Il y sera aussi fait mention de violences et de tortures.

Sinon je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JRR TOLKIEN.

Je ne sais pas encore combien de chapitres comptera cet fiction. En général, j'essaye de poster toutes les deux semaines (un mois maximum).

Je remercie Sukky pour ses corrections.

Joyeux noël à tous !

Bonne lecture

Smaug Snaga Games

Chapitre 3 : Première nuit

Le générique retenti après une journée chargée pour les rebelles. Les meneurs avec Béorn, Gloïn, Dori et Nori, qui les avait rejoins dans la nuit avaient réfléchis à toutes sortes de plans pour récupérer tous leurs amis. Les discussions avaient été houleuses surtout que Bard, obnubilé par sa plus jeune fille dont il était toujours sans nouvelles, n'arrivait pas à se concentrer, exaspérant les autres. Thranduil avait essayé plusieurs fois de le calmer et de le ramener à leurs affaires mais à chaque fois Bard l'avait envoyé bouler. L'elfe avait fini par le laisser dans sa mauvaise humeur.

Fili et Bofur, eux, étaient partis à la recherche de Tilda dès le levé du jour. Plus ils approchaient de la demeure de la femme de Bard, plus ils étaient sur leurs gardes. Eux aussi, avaient trouvé suspect le tirage au sort des jeux et leur impression leur avait été confirmée par un corbeau de Thorin. La petite et sa mère pouvaient être des appâts. Ils passèrent près d'une heure à observer la maison depuis un bar en face. Des patrouilles d'orques passaient régulièrement, toutes les cinq minutes. Une fois certains de pouvoir entrer et sortir sans être vus, aux environs de midi, ils pénétrèrent dans la maison. Dès qu'ils eurent franchi la porte ils furent frappés par une horrible odeur : l'odeur de la mort. Ils se couvrirent le nez d'un morceau de tissu pour atténuer l'odeur et diminuer leurs hauts-le-cœur puis commencèrent à faire le tour de la maison. Ils pénétrèrent dans la pièce principale _ regroupant cuisine et séjour _ redoutant le pire, à cet endroit l'odeur était plus forte mais ils n'en voyaient toujours pas la source. C'est dans le garde-manger, juste derrière, qu'ils la trouvèrent : un corps de femme s'y trouvait, dans un état de décomposition assez avancé. Larves et mouches grouillaient sur elle, l'odeur était insupportable. Les deux nains ne traînèrent pas et partirent vers les chambres. Alors qu'ils allaient passer le pas de la porte de la seconde Fili se figea, surprenant Bofur qui faillit lui rentrer dedans.

Qu'est-ce que… ? Voulu demander le fabriquant de jouets mais il s'interrompit en voyant ce qui avait stoppé son ami. Le bout d'une très fine lame d'épée, quasiment invisible, était posé sur la gorge du prince. Vu l'inclinaison de l'arme la personne qui la tenait devait être un peu plus petite que les nains et cachée derrière la porte. Fili leva ses deux mains, paumes ouvertes et prit la parole en chuchotant.

Tilda, nous ne sommes pas venus te faire du mal, dit-il en espérant que la petite le croirait mais la pression sur sa gorge se fit plus forte et la lame commença à pénétrer sa peau. Il grimaça légèrement mais s'interdit de réagir ne voulant pas effrayer la petite. C'est ton père qui nous envoie. Il s'inquiète pour toi et nous a demandé de venir te chercher pour que tu puisse le rejoindre.

Le silence se fit, les nains laissèrent à la jeune fille le temps de réfléchir.

Qui êtes-vous ? Demanda la petite d'une voix craintive sans relâcher la pression de son épée.

Je suis Fili, neveu de Thorin et voici Bofur, nous faisons tous les deux partis des amis de ton père. Le prince nain savait qu'elle n'avait aucune raison de le croire mais il ne savait pas ce qu'il pourrait dire de plus si elle ne le croyait pas. Après quelques instants durant lesquels la tension dans la pièce fut palpable Tilda sortit de sa cachette. Elle prit son temps pour les observer attentivement, des pieds à la tête et finit par baisser son arme.

La petite avait à peine treize ans, elle était très mince, avait les traits tirés. Elle semblait effrayée et épuisée.

Vous allez vraiment m'emmener voir mon père ? Demanda-t-elle d'une voix timide.

Oui, répondit Fili avec un sourire rassurant alors que Bofur, dans le même temps hochait la tête avec le sourire joueur qui le caractérisait. La petite lâcha son arme de soulagement et fondit en sanglots. Bofur passa devant son ami et alla la prendre dans ses bras pour la réconforter.

Fili se détourna de la scène et alla observer la rue à travers les volets fermés. Son cœur saignait trop depuis la capture de Kili, il n'était plus capable de prendre quelqu'un dans ses bras ou de le réconforter. Il avait essayé une fois ou deux mais il avait faillit se mettre lui aussi à pleurer, il lui avait semblé que s'il s'effondrait il ne parviendrait plus à se relever. Alors le prince avait fermé son cœur et son esprit à tous, s'interdisant de parler de son amant, d'écouter les conversations le mentionnant mais en faisant cela il s'était interdit dans le même temps de ressentir la moindre empathie pour les autres. Il n'avait pas pu cependant supprimer Kili de son cœur ni de ses pensées et chaque nuit était peuplée de rêves ou de cauchemars de son petit brun. Il s'était isolé du reste du groupe rebelle pour essayer de trouver une solution pour sortir son amant de son cachot. Bofur et Bilbon l'avaient bien compris et étaient restés avec lui pour l'empêcher de faire des imprudences. Ils avaient appris à se parler, à fonctionner ensemble avec les réserves de chacun et Bofur savait lui montrer des gestes réconfortants quand il sentait que le prince en avait besoin. Fili n'avait pas été insensible à sa peine lorsque Bilbon avait été arrêté mais il n'avait pas réussi à faire de gestes vers son ami. Bofur l'avait comprit, il avait vu son soutien dans ses yeux et comprit qu'il aurait voulu pouvoir faire le soutenir mais ne le pouvait pas. La carapace de Fili n'avait pas fissuré depuis presque deux ans jusqu'à le voir dans les jeux. Il sentait depuis la veille que son armure n'était plus aussi solide et il tentait continuellement de la réparer.

Les patrouilles étaient toujours aussi régulières. Dès que Tilda fut prête ils sortirent de la maison, tout aussi discrètement qu'ils y étaient entrés. Ils prirent la direction de chez Béorn et marchèrent dans des rues de plus en plus sales, qui ressemblaient de plus en plus à un bidonville. Pendant des heures, ils avancèrent en silence jusqu'à arriver aux frontières de la capitale, devant la dernière maison avant la forêt noire. Fili entra dans la maison alors que Bofur et Tilda s'asseyaient derrière à l'abri des regards. Le nain prit appui contre le mur et écarta les bras pour inviter la petite à s'y réfugier. Il avait bien vu qu'elle était effrayée et exténuée même si elle ne s'était pas plainte une seule fois. Elle vint poser sa tête sur le torse du nain qui referma ses bras autour d'elle. Il ne fallut pas plus de deux minutes pour que Tilda s'endorme en sécurité dans cette étreinte rassurante. Fili les rejoignit vingt minutes plus tard, accompagné de Radagast, d'un morceau de papier et d'une couverture pour la petite qu'il donna à Bofur.

Radagast était un magicien amoureux des plantes et des animaux, opposé à Smaug à cause de l'extension constante de sa capitale qui détruisait la nature alentour. Vêtu de guenilles, avec un nid d'oiseaux sur la tête et une pipe dans la bouche il était étrange à voir. Il aidait les rebelles tant qu'il le pouvait, le tout était d'arriver avant la nuit. Lorsque le crépuscule arrivait Radagast buvait sa soupe de champignons et il valait mieux ne plus rien lui demander.

Le magicien s'avança quelques peu dans la forêt et prit un papillon dans ses mains. Il l'approcha de sa bouche et lui chuchota quelques mots dans une langue étrange. Le papillon s'envola au loin.

Il faut l'attendre maintenant, dit le magicien d'un ton neutre en rentrant dans sa maison.

Fili s'assit aux côtés de son ami et se perdit dans ses pensées tout en restant sur la défensive, tous ses sens en alerte du moindre danger. Ressassant sans cesse ses craintes de perdre son amour et sa joie de la savoir vivant il ne vit pas le temps passer. Il nota cependant du coin de l'œil que Bofur avait finit par s'endormir, sa tête appuyée sur celle de Tilda. Quand il fit complètement noir, le bruit d'un énorme battement d'ailes attira son attention. Il réveilla Bofur, leur mission était terminée, il leur restait une heure avant la diffusion des jeux. Ils devaient avancer le plus possible vers leur quartier pendant ce temps-là sinon ils ne pourraient pas voir l'émission et rentrer avant le couvre-feu.

« La première nuit sur Snaga fut froide et certains de nos concurrents ont dormi plus que d'autres » annonça Sarouman en guise d'introduction. Le palentir montra tout d'abord des images de l'équipe noire. Ori, allongé à l'une des extrémités de la cabane claquait des dents, tremblait et se recroquevillait sur lui-même essayant de se réchauffer. Tous les autres membres de son équipe étaient serrés de chaque côté par un autre prisonnier _ à part l'orque à l'autre extrémité mais il ne semblait pas craindre le froid _ et donc réchauffé. Mais lui n'osait pas se coller à Dwalin et n'avait personne de l'autre côté. Ce dernier finit par être réveillé par les claquement de dents du jeune nain et souffla en comprenant ce qu'il se passait. Ce n'était pas la première fois qu'Ori se montrait impressionné par le tatoué et prenait de mauvaises décisions à cause de sa timidité. Dwalin se tourna sur le côté, collant son dos contre Legolas et attrapa Ori par la taille. Avec soulagement Ori se laissa aller contre le guerrier et colla son dos au torse musclé, emboîtant leurs corps. Dwalin mit son avant-bras contre le torse du scribe pour le réchauffer le plus possible et attendit que ses tremblements se calment. Ils s'endormirent dans cette position.

Le palentir montra ensuite le camp des blancs. Tous dormaient profondément sauf Kili et Bilbon qui se levaient régulièrement pour raviver le feu dès qu'il faiblissait et que le froid commençait à se faire ressentir. Aux premières lueurs du jour Elros et Tauriel se levèrent et allèrent l'un dans la forêt, l'autre au bord du lac pour chercher de quoi manger. Kili et Bilbon se réveillèrent peu de temps après. Le nain parti aider Tauriel sur la plage alors que Bilbon ravivait encore une fois le feu.

« Nous devons construire un abri, vous allez vous épuiser si vous passez toutes vos nuits ainsi. » Lui dit d'une voix basse l'elfe quand il fut à sa hauteur.

« Oui, nous devrons faire ça aujourd'hui mais je ne suis pas sûr de mieux dormir pour autant. »

Kili n'eut pas besoin de préciser qu'il parlait des fantômes de son passé qui hantaient ses nuits ou des tortures qu'il avait subit qui s'immisçaient dans ses cauchemars. Tauriel faisait les mêmes, elle n'avait pas été autant torturée que lui mais avait entendu les cris de Legolas et des autres victimes d'Azog. L'orque prenait plaisir à faire souffrir.

Fili s'inquiéta en entendant ces paroles, le moral de son amant semblait être très bas. Le prince ne savait pas s'il était content ou jaloux que Kili se confie à la belle elfe.

« Il est clair que le manque de sommeil de certains pourrait les pénaliser lors des épreuves surtout si cela tant à durer. Mais il semble que certains aient trouvé comme solution pour mieux dormir de se rapprocher l'un de l'autre. Cela promet d'être intéressant pour la suite. Se pourrait-il que ces deux-là aient des liens que nous ne soupçonnions pas ? »

Thorin qui s'était retenu de s'énerver en voyant Dwalin prendre Ori dans ses bras sorti de la maison avec colère à l'insinuation de Sarouman. La jalousie des Durin était connue et Thorin ne faisait pas exception. Son amant savait forcément qu'elle allait s'éveiller à cette soudaine proximité. Il n'était pas impossible que Sarouman cherche à s'en servir pour le faire réagir et l'amener à faire une erreur… mais Dwalin n'avait pas été forcé, il avait décidé de son plein gré… Thorin savait que son amant avait fait cela pour aider Ori, pour que celui-ci puissent aller le plus loin possible, pour essayer de le garder en vie… mais sa jalousie avait quelques difficultés à entendre ces arguments.

Bard ! Hurla Thorin quelques secondes après être sorti.

Voilà pour aujourd'hui, j'espère que ce chapitre vous a plu.

N'hésitez pas à me laisser vos commentaires.

A binetôt

Lyla0ï