- WITHOUT THIS SENSIBILITY -

- Putain, pourquoi il fait aussi chaud dans c'putain d'pays ? « Je suis pris pour Busan ! » Ouais bah cool hein ! « Yah ! Je suis tellement heureux qu'on habite ensemble enfin. » Mon cul. Bordel. C'que je ferais pas par amour hein …. Merde, qu'est c'que c'est niais.

Ses pas lasses le mènent dans les rues de Busan avec lenteur jusqu'à son arrivée face à un large et haut immeuble parfaitement entretenu et trahissant la richesse des locataires – ou propriétaires. À l'aide de son badge d'entrée, il ne tarde pas à se retrouver chez lui après un court passage dans l'ascenseur. Il lèves les yeux au ciel lorsque la voix féminine et morne annonce l'étage de son pallier et avec tout autant de lassitude, il déverrouille la porte d'entrée après un rapide regard sur sa montre portée au poignet gauche et qui semble à l'instant lui peser une tonne.

Cinq heures du matin. Il allait encore se faire remonter les bretelles à coup de mine endormie et de regard courroucé absolument adorable, il le savait, il en était certain et au vu de sa fatigue il n'était pas sûr de pouvoir maintenir son masque – de toute manière inutile, puisqu'ils vivaient ensemble depuis quelques longues années maintenant et que l'autre le connaissait par coeur. Huit, neuf ans ? qu'il habitait ensemble. Il ne comptait plus, son compagnon s'en chargeait pour lui de toute manière.

Il referme à double tour la porte derrière lui une fois dans la fraîcheur de son appartement climatisé mais bien trop sombre pour qu'il puisse détailler son intérieur d'un simple coup d'oeil. Après avoir défait ses chaussures qu'il abandonne dans l'entrée, il avance à tâtons dans le couloir, trouvant rapidement sa salle de bain dans laquelle il se change rapidement et se fait un brin de toilette avant de rejoindre la chambre à coucher, se glissant sous la couette et soupirant de bonheur en retrouvant le confort de son lit et … des bras de son petit ami qui se glissent presque immédiatement autour de sa taille pour le ramener contre un corps bouillant et demi nu, tout comme le sien d'ailleurs, simplement vêtu d'un boxer.

- … quelle heure ?

- Cinq heures.

Seul un léger grognement lui répond, rauque et endormit et le souffle brûlant de l'autre homme vint s'écraser au creux de son cou contre lequel il se blottit sans même lui demander son avis. Bien trop vite à son goût son corps se retrouve à moitié recouvert d'un autre, une jambe entre les siennes, le torse entouré de bras collant et fermement accrochés.

Il lâche un semblant de juron face à cet homme comparable à un pot de glu mais il est bien trop attendrit pour lutter plus longtemps, répondant à son étreinte tandis que ses doigts se glissent dans les mèches mélange de roses et de gris.

- … tard. Pourquoi ?

- J'ai mis trente ans à terminé ma chanson.

- T'es chiant … je suis rentré tout juste hier et on a pas pu avoir un moment à deux encore …

- J'sais. Désolé. Aller, pionce, j'te consacre ma journée de demain. Et d'après demain.

- Je préfère ça.

- Après deux trois arrangements.

Une douleur dans les côtes le fait grimacer et il ronchonne une nouvelle fois à cette attaque soudaine et non méritée à ses yeux. Il venait de le pincer avec force, bien trop de force pour quelqu'un venant de se réveiller en plein milieu de la nuit. Pourtant un léger rire lui parvient, endormit, lent, adorable et il peut imaginer sans mal la lumière qui doit envahir le visage de son petit ami. Le rire s'évanouit doucement et il sent son corps s'alourdir, sachant pertinemment l'effet que peuvent avoir les caresses tendres qu'il lui donne contre sa nuque, à la naissance de ses cheveux légèrement emmêlés. Le sommeil finit par les gagner les plongeant dans un repos bien mérité.

C'est la douce odeur du café qui le tire de son profond repos, le jetant dans une hésitation telle qu'il n'ouvre pas les yeux immédiatement. Se lever et se ruer sur cette boisson chaude qui semble l'appeler ou … profiter encore de longs instants des draps qui l'entourent comme un cocon, du confort du matelas sous son corps et de cet oreiller moelleux dans lequel se perd sa tignasse corbeau.

- 'Gigi ! Debouuuuut ! J'ai fais des crêpes. Enfin, c'était censé être des crêpes mais c'est pas mauvais. Allleeeerr, t'avais promiiiiiis.

Le lit remue et le dit « 'Gigi » gronde pour la forme, rattrapant la couette qui manque d'être retiré par la tornade avec laquelle il vit. Des lèvres taquines se posent sur sa joue descendant le long de sa mâchoire pour finir contre son cou. Un réveil comme il les aime même s'il ne l'avouerait jamais. Un réveil qui a le mérite de lui faire ouvrir les yeux et son regard tombe sur le sourire de son petit ami, éblouissant comme à son habitude, promesse d'une bonne journée.

- Bae … j'suis crevé, t'abuses. J'ai bossé toute la nuit, t'aurais pu m'laisser pioncer.

- Il est quinze heures, j'ai assez attendu non ?

Vu de cette façon … Il n'a de toute manière pas le temps de lui répondre qu'une bouche se glisse contre la sienne dans un tendre et doux baiser auquel il ne peut pas résister. Il fond, doucement mais sûrement et tout deux baptisent leurs retrouvailles comme il se doit après un long, trop long moment sans se voir, le café pouvait attendre de toute façon.

- Alors, cette tournée ?

Manger des crêpes ratées à l'heure du dîner n'était pas quelque chose d'habituel mais les deux hommes appréciait ce moment, confortablement installé sur le large canapé crème, le sol recouvert d'un tapis chaud et épais, proche d'une cheminée de pierre électrique non allumée – l'été, la cheminée n'était pas des plus indispensable – et la pièce était seulement éclairée de quelques lumières tamisées tandis que la télévision accrochée sur le mur non loin diffuse des images de divers clips du moment en fond sonore.

Enfournant une crêpes au sucre entre ses lèvres, Yoongi écoutait le récit passionné de son petit ami qui parlait avec ses mains, faisant de grands gestes, les paroles rapides et parfois fortes et si le musicien n'était pas habitué à cette énergie, assurément serait il déjà essoufflé à la place de son compagnon tant celui-ci ne semblait pas vouloir respirer entre ses phrases.

- Bae, respire.

-La prochaine fois il faut absolument que tu nous accompagne ! Vraiment ! Je sais ce que tu vas me dire « J'ai du boulot, moi aussi j'ai mon album à préparer, j'ai plein de choses à faire, des chansons à écrire, des artistes à rendre célèbres grâce à mon génie musicale blablabla » MAIS ! Pour une fois … je veux que tu viennes nous voir. T'es jamais venu encore. Je sais je sais, les gens ne sont pas au courant pour nous, il n'y a pas de raison que tu viennes, ça pourrait paraître suspect tout ça mais on va trouver une solution. S'il te plaît, Yugyeom, Soonyoung et les autres veulent vraiment que tu viennes aussi.

Hoseok le connaissait par coeur. Que ce soit ce qui le faisait craquer, ce qu'il allait dire, ses excuses, ses contraintes, ses pensées … tout. Il connaissait tout et … ça l'emmerdait bien souvent.

Il lutte, il tente tout du moins et le musicien finit par lui promettre d'y réfléchir, d'en parler à son manager, de s'arranger pour l'une des nombreuses prochaines tournées qu'ils auront, ça lui laissait le temps de s'organiser et de convaincre ses supérieurs.

Comme il le lui avait promis, ils passent le reste du temps ensemble, se regardant un film avant d'aller se coucher de nouveau, reprenant un semblant de routine qui n'en était pas vraiment une mais qu'il chérissait. Leur vie partagée entre leur histoire, leur musique, leurs amis, une vie qui ne leur laisse que peu de temps pour se poser mais qu'ils n'échangeraient pour rien au monde.

Mais la quiétude de leur nuit fut perturbée une sonnette stridente, celle de leur interphone.

- J'y vais … reste dormir.

Hoseok l'embrasse avec légèreté avant de se lever, d'enfiler un pantalon de pyjama, avisant l'heure tardive de la nuit sur le réveil avant d'interroger l'horrible personne venu les déranger. Il n'attends pas pour lui ouvrir à l'entente des mots fatigué et craquelant et l'attente lui semble interminable si bien qu'il commençait à désespéré d'entendre un jour les quelques coups contre sa porte d'entrée, prêt à sortir d'un moment à l'autre pour aller chercher son visiteur nocturne.

- Jiminie … ? Qu'est ce qui se passe ?

- Hoseok …

Il ne lui en faut pas plus pour l'attirer contre lui, l'emmenant dans l'appartement après avoir délaissé le sac de son ami dans l'entrée et enfin le couvrir d'un réconfort dont il semble avoir besoin. Il n'aime pas ce qu'il entend, les sanglots que le danseur ne parvient pas à retenir, il n'aime pas le sentir trembler contre lui de cette manière, il n'aime pas le savoir dans cet état et il a bien trop peur de comprendre ce qui se passe à la vue de ce sac pour lui demander maintenant la raison de sa visite et prendre ainsi le risque de ne pas pouvoir le calmer avant un long, trop long moment.

Il entend plus qu'il ne voit son compagnon sortir de la chambre, se demandant sûrement ce qu'il se passe, tout comme il sent aisément les mains de Jimin s'accrocher à son dos nu tout en venant se blottir un peu plus contre lui.

- … Jimin ?

- 'Gigi, tu veux bien nous faire … deux chocolats chauds ? S'il de plaît ?

Yoongi ne bronche pas, s'exécutant sans réfléchir et son compagnon l'en remercie silencieusement, retournant pleinement son attention sur l'homme qui ne semble pas vouloir se détacher de lui, accroché à son être comme à une bouée. Ils ne s'étaient pas vu pendant de longs mois et voilà qu'il récupérait l'un de ses meilleurs amis dans un bien mauvais état et … Hoseok, qui se doutait de la personne en cause de ces problèmes, n'était pas sûr de garder son calme très longtemps.

Avec douceur, il l'emmène dans la cuisine ouverte, le poussant à s'installer à table et déposant un bol de chocolat chaud devant sa mine défaite et barbouillée. La vue de ses yeux rouges, de ses joues creuses et de son air perdu fait monter en lui une colère silencieuse.

- J'ai jamais pu l'voir de toute façon cet enculé !

- Ton langage 'Gigi.

- On s'en balance. J'ai jamais pu le sentir ton Seyun, pour l'peu qu'on l'a vu y avait un truc qui m'gênait. Je l'avais dis Bae.

- C'est peut être pas ce qu'il a besoin d'entendre en ce moment.

Après un long récapitulatif de la soirée entrecoupé de commentaire pour le moins agressifs venant de Yoongi et de câlin affectueux venant d'Hoseok, le danseur avait finit par se taire, le nez baissé vers son chocolat devenu plus tiède que chaud. Le compositeur présentement grondait dans son coin, appuyé contre le plan de travail, les bras croisés et l'air bien peu aimable. S'il n'avait pas l'air aussi moelleux avec sa chevelure sombre décoiffé habillé d'un pyjama simple aux dessins de voitures diverses et variées, on aurait pu le croire prêt à faire manger à chaque personne trop téméraire chacune de leurs erreurs.

- Et … Jungkook ?

La question était finalement posée et même si l'idol marchait sur des œufs, il fallait mettre sur la table le sujet principal : l'ex qui posait tant problème et dont Jimin ne semblait pas capable de se défaire. Ils s'étaient connus et ils s'entendaient même plutôt bien à l'époque où Jimin et lui formait encore un couple seulement il avait vu les revers de leur relation, il avait vu l'état de son ami et toutes les questions qu'ils se posaient, il avait vécu à ses côtés les moindres hauts et les moindres bas de leur amitié puis de leur amour et même s'il n'avait plus aucun contact avec l'artiste aujourd'hui, il s'inquiétait pour lui. Il avait certes eu qu'une version de l'histoire mais le regard amoureux du cadet ne l'avait jamais trompé. Il suffisait de le voir regarder Jimin pour se rendre compte qu'il était épris de lui, et fortement qui plus est. Puis Yugyeom en parlait quelques fois et il n'était pas stupide au point de ne pas comprendre certaines allusions ou alors les bouts de conversations téléphoniques qu'ils avaient ensemble.

- Ah bah tiens, lui aussi si j'le croise je lui fais bouffer ses dents.

- Yoongi, tu la ferme.

Hoseok lève les yeux au ciel, l'air bien peu aimable en zieutant un maigre instant sa moitié avec énervement ce qui eu l'effet de le faire taire et ronchonner. Cet homme était né pour ronchonner et fort heureusement, il s'y était fait. Pourtant, le doux rire de Jimin – très léger et disparaissant bien trop vite, mais un rire quand même qui suffit à le dérider.

- J'en sais trop rien … Il est resté impassible toute la soirée, il donnait l'air de n'en avoir rien à faire. Et … il n'a pas changé. Toujours aussi fier et … beau. J'ai tenté de ne pas m'attarder sur lui, j'étais bien trop … bien trop paralysé pour vraiment faire attention. Je voulais juste partir.

- J'en serais pas si sûr à ta place.

- … De quoi ?

- Que Jungkook en ai eu rien à faire.

Jimin reste pensif un instant, buvant une gorgée de sa boisson le regard perdu sur la table. Il tente de se rappeler les détails de la soirée, le peu de fois qu'il l'avait observer à la recherche d'informations. « Comment va-t-il ? » s'était il demandé un nombre incalculable de fois. « Que fait-il ici ? » « Comment est ce qu'il vit nos … retrouvailles ? » Et à ce moment il aurait aimé être pourvu d'un quelconque pouvoir lui permettant de lire un tant soit peu dans les pensées, juste une foi, pour l'aider à comprendre, pour l'aider tout simplement. Mais comme il savait si bien le faire, son ex-petit-ami n'avait rien montré de ses sentiments, à part un sens aigu de la répartie, une facilité à renvoyer paître certaines remarques de Seyun ou encore ces sourires arrogants qui faisaient pourtant battre son coeur d'une bien douloureuse façon. Il se rappelle finalement ce moment de flottement lorsqu'ils se sont découvert chacun dans le salon, face à face et Jimin avait, durant quelques secondes, totalement oublié la présence de son petit ami, ne voyant que Jungkook, comme … comme auparavant. Parce qu'il n'avait pas tant changé à part quelques traits marquant de maturité qu'il n'avait pas plus jeune. Parce que … parce qu'il avait finalement retrouvé l'original et que ce n'était pas un rêve, cette scène alors plus proche de ses fameux cauchemars qui reviennent sans cesse le hanter durant ses courtes nuits. Parce qu'il s'est rendu compte aussi que Seyun n'était qu'une pâle copie de celui qu'il avait quitté des années plus tôt. Mais le plus marquant, le plus effrayant ce fut cet arrêt que chacun avait fait, ce regard qu'ils avaient échangé et ce sentiment étrange qu'il avait lu dans ses yeux sombres sans en comprendre sur l'instant la raison.

- … Enfin, ce n'est pas … le sujet. Je … Jungkook a sûrement du être surpris, apparemment Seyun ne lui avait rien dit et ça se trouve il voulait juste avoir un rendez vous et peut être passer la nuit avec lui hein. Ça serait bien son genre ! Jungkook était comme ça avant no-… avant.

- Avant votre histoire oui mais tu sais pas comment il a vécu après. J'avais deux-trois vagues nouvelles de lui par Yug' et j'ai jamais entendu qu'il reprenait ce genre d'activité. Au contraire.

- … Au contraire ?

- Ouais, Yug' désespérait la dernière fois à propos de son meilleur pote qui reste sans activités et qui finira tout seul avec ses peintures.

La nouvelle fait son petit bonhomme de chemin dans son esprit et il ne sait trop quoi en penser. Qu'est ce que ça pouvait bien lui faire à présent ? Ils n'avaient plus rien à faire l'un avec l'autre, ils ne se parlaient plus et il avait perdu depuis longtemps le droit d'espérer quoi que ce soit … Il n'était pas en position d'espérer ou de croire quoi que ce soit à son encontre. Il valait mieux pour lui qu'il arrête d'y penser mais dès qu'il essayait, son regard pénétrant se rappelle à lui, l'empêchant de faire autre chose que de retomber peu à peu dans ce qui l'a détruit à son départ.

- Ça change rien. Faut juste que je trouve une solution.

- Une solution ?

- Je … je vais devoir tout recommencer. Encore. Je vais pas pouvoir continuer comme ça. Je peux pas continuer avec Seyun comme si de rien n'était, pas après … tout ça. Il a utilisé Jungkook et … Je peux juste plus. Je me rend compte que je me mentais jusqu'à maintenant … Merde.

Il laisse son chocolat de côté et cache son visage de ses mains en tentant vainement de calmer ce début de sanglot qui traverse son corps, sa gorge se nouant trop fort, trop vite à la simple idée de devoir tout abandonné, à la simple idée de … à la simple idée de devoir refaire face à cette masse de regrets. Depuis cinq ans, chaque seconde, il avait regretté son choix tout comme il n'avait pas trouvé d'autre solution. Il prend une grande inspiration, refoulant ses larmes qui ont déjà bien trop coulées tandis que ses doigts se glissent dans ses cheveux les rejetant un instant vers l'arrière.

Une main se pose sur son épaule, attirant l'attention de son regard rougis sur Hoseok qui l'observe avec un léger sourire, ses yeux criant de tendresse et alors la chaleur quitte son épaule et se glisse sur sa joue, caressant la peau rougie par les larmes passées.

- Ne pense pas à ça pour le moment. Je te propose quelque chose. Tu reste avec nous quelques jours, t'iras voir Namjoon aussi parce que je pense qu'il doit être mort d'inquiétude. Et pendant ce temps là, tu vas reprendre un peu de force, je vais te faire manger, on va prendre soin de toi et … on avisera. Pas vrai 'Gigi ? D'ailleurs je vais dormir avec Jiminie dans la chambre d'ami, t'as le lit pour toi tout seul cette nuit ~

- Trop d'chance …

Yoongi n'avait de toute manière pas son mot à dire visiblement et au vu de l'état de Jimin … lui non plus n'avait pas vraiment envie de le laisser repartir de si tôt. Il hoche alors simplement la tête et s'occupe de débarrasser ce qu'i débarrasser, faisant une rapide vaisselle pendant qu'Hoseok s'occupe de l'emmener dans la chambre d'ami dans laquelle il disparaissent pendant de longues minutes. Il éteint alors les lumières et les rejoints, s'appuyant contre l'encadrement de la porte tout en les observant avec fatigue. Jimin dormait déjà, recouvert de la couverture sous les caresses lentes sur son visage et dans ses cheveux du propriétaire des lieux qui semble le couver du regard. Un tableau adorable et attendrissant aux yeux de n'importe qui mais qui aurait fait rager le compositeur des années plus tôt tant la relation entre lui et le jeune danseur était compliquée et conflictuelle. Il avait toujours eu du mal a accepter cette … relation. Si naturelle, proche, tactile, comme deux frères mais lui n'y voyait au début que provocation et risque de perdre sa si lumineuse moitié.

- Ça va aller ?

- J'en sais rien … Désolé de te l'imposer mais je voyais pas vraiment quoi faire d'autre. Il est tellement …

- Désemparé.

- C'est ça. Je peux pas le laisser comme ça. Et à tous les coups Jungkook est partit chez Seokjin et Namjoon donc …

- Donc il s'retrouve tout seul comme un con. T'penses vraiment que l'autre est allé chialer chez eux ?

Hoseok lâche un léger rire devant les paroles bien loin d'être tendres et affectueuses. Le jour où Yoongi allait s'exprimer avec douceur dans la vie quotidienne était un jour qu'il n'attendait plus. Mais il préférait cent fois son homme aussi bourru que vrai.

- Je pense oui. Même si je vois mal Jungkook réagir comme tu le dis. Mais, c'est l'idée.

- Ouais … Bon je vais me pieuter. Bonne nuit Bae.

- Bonne nuit à toi aussi, je t'aime.

- Je sais.

Il entend plus qu'il ne voit le coussin s'abattre sur la porte qu'il a refermé aussi vite que possible et un sourire en coin étire ses lèvres, retournant alors retrouver le confort de son lit quand bien même il soit un peu trop vide à son goût. Le sommeil ne tarde d'ailleurs pas à l'accueillir au contraire d'Hoseok qui rumine cette nuit étrange, cette visite impromptue et qui veille sur le sommeil de son ami. Il avait la solution mais il n'était pas sûr qu'elle plaise à l'homme profondément endormi contre lui.

Tout devait enfin s'éclaircir, c'était certain et pour cela, il n'y avait qu'une seule option …

Que Jimin aille voir Jungkook et qu'ils aient enfin une discussion à coeur ouvert.

Et ainsi, ils pourront enfin avancer.


Hello !

Je post souvent ces derniers temps non ? Je maudis mon impatience, seigneur ... Je fais cependant attention à toujours avoir un chapitre d'avance, c'est plus sécurisant.

L'apparition de deux nouveaux personnages ... Vous vous y attendiez, avouez. Je crois bien que c'est l'un des chapitres que j'ai le plus aimer écrire. Un peu de douceur dans ce monde rempli de tristesse ça fait parfois un peu de bien, pas vrai ? J'espère que vous l'aimerez vous aussi même si l'intrigue n'avance pas énormément dans celui-ci ...

N'hésitez pas comme d'habitude à me laisser vos impressions, j'adore vous lire !

Je vous dis à bientôt,