Bonjour à vous !

Désolée pour le retard de publication, j'espère que ceux qui suivent cette fic ne m'en veulent pas trop.

Comme d'habitude je déconseille aux âmes sensibles et homophobes de lire plus loin. Dans cette histoire vous trouverez des histoires d'amour entre hommes, des relations sexuelles explicites, consentantes ou non. Il y sera aussi fait mention de violences et de tortures.

Sinon je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JRR TOLKIEN.

Je ne sais pas encore combien de chapitres comptera cet fiction. En général, j'essaye de poster toutes les deux semaines (un mois maximum).

Je remercie Sukky pour ses corrections.

Bonne lecture

Smaug Snaga Games

Chapitre 6 : la fuite

Thranduil banda son arc, quelque chose approchait depuis les bois. Il sentit la présence de ses compagnons derrière lui puis il entendit une voix dans sa tête.

« Laissez-nous entrer Thranduil, nous sommes là pour vous aider. » Le seigneur elfe avait reconnu Galadriel, la dame de Lotlorien, un royaume elfique assez éloigné d'ici. Il abaissa son arc mais resta sur la défensive. Trois silhouettes approchèrent d'un pas rapide. Thranduil se détendit en les reconnaissant : Galadriel, Elrond et Gandalf. Elrond était le seigneur elfe de Fondcombes, une cité autonome presque aussi éloignée que la Lotlorien. Le seigneur Elrond et lui s'étaient bien connus par le passé mais ne s'étaient plus revus depuis de nombreuses années. Gandalf était un magicien qui avait quitté le royaume peu de temps après la prise de pouvoir de Smaug. Sarouman et lui avaient eu quelques différents et Gandalf était devenu l'ennemi public numéro un.

Gandalf que faîtes-vous ici ? Demanda Thorin alors que le magicien entrait dans la maison. Elrond et Thranduil échangèrent un long regard, rempli de non-dits et de sous-entendus avant que ce dernier ne détourne les yeux pour observer Galadriel.

Pas de temps pour les explications, vous devez partir tout de suite, dit-elle. Smaug a découvert comment vous retrouvez, il arrive, ajouta Gandalf. Tous restèrent interdit une seconde puis ce fut le brans-le-bas de combat. Ils allèrent chercher tout ce qui était important. Béorn se transforma en ours quand ils furent tous prêts, armes à la main, sac sur le dos. Le changeur de peau prit Tilda sur son dos et tous partirent au pas de course dans la forêt qui entourait la maison. Ils devaient rejoindre la planque qu'ils avaient préparé au cas où quelque chose comme ça arriverait mais celle-ci était assez éloignée dans les bois. Ils étaient partis depuis moins de cinq minutes quand ils entendirent le bruit caractéristique d'un dragon en vol. Ils ne s'arrêtèrent pas pour regarder, ils devaient mettre le plus de distance possible entre eux et lui. Ils accélérèrent leur course autant qu'ils le pouvaient. Il y eut un grand bruit en même temps que le sol tremblait puis quelques minutes de silence suivies d'un rugissement de rage. Ils entendirent le dragon reprendre son envole et pousser un nouveau rugissement puis ils sentirent l'odeur du feu et ils comprirent. Béorn prit Bard sur son dos et augmenta l'allure pour les mettre en sûreté sa fille et lui. Les autres courraient aussi vite que possible pour échapper à l'incendie. Après quelques minutes qui leur semblèrent des heures, l'ours revint prendre deux autres personnes sur son dos.

Dans une taverne, différente des précédentes, Fili et Bofur étaient soucieux. Les jeux allaient commencer et ils étaient toujours sans nouvelles de leurs leaders. Comme tout le monde, ils avaient appris que Smaug avait mené en personne une attaque la nuit précédente. Certains disaient que les nuages noirs visibles à l'horizon étaient le résultat d'un incendie provoqué par le dragon. Les deux nains savaient que leurs amis leur enverraient un message dès qu'ils le pourraient. Mais le temps passait et l'attente devenait insupportable. Tous deux commençaient à imaginer les pires scénarios mais les jeux commencèrent et détournèrent leur attention.

Ceux-ci commencèrent par une conversation entre Alfrid et Legolas à la nuit tombée. L'homme avait, pour une fois, été volontaire pour accompagner l'elfe chercher de l'eau et profitait de leur isolement pour lui parler.

« On a eu chaud ce soir » , commença-t-il.

« De quoi parles-tu ?

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé chez les blancs mais ils n'étaient plus soudés. S'ils l'avaient été, toi ou moi aurions quitté les jeux ce soir » s'expliqua Alfrid en chuchotant.

« Je ne pense pas être parmi les premiers visés pour les éliminations. » Rétorqua l'elfe sèchement.

« Crois-tu vraiment que Dwalin voterait contre un autre nain? »Legolas ne répondit pas mais le doute était clairement lisible au fond de ses yeux bleus. « N'hésite pas à revenir vers moi si tu veux qu'on se serre les coudes tous les deux, on pourrait alors en parler à Sigrid. » Legolas fronça les sourcils et se contenta de lui répondre vaguement. « Je vais y réfléchir, rentrons. » Et il partit, sans laisser le temps à Alfrid d'ajouter quoique ce soit.

Arrivé au camps, Legolas se plaça à distance de ses compagnons pour les observer. Balin et Dwalin se regardaient intensément comme s'ils arrivaient à discuter par le regard. Le tatoué était très proche d'Ori, leurs épaules, leurs bras et leurs jambes se touchaient. Eux, comme tous les autres étaient installés autour du feu, silencieux. Même à travers le palentir ils semblaient soudés, seul Alfrid semblait à part.

En se levant pour aller se coucher Dwalin remarqua la distance que Legolas avait mis entre eux. « Vas te coucher, je te rejoins », chuchota-t-il à l'oreille d'Ori avant d'entraîner l'elfe à sa suite.

« Quelque chose ne va pas ? » Demanda-t-il en chuchotant.

« Rien, j'ai juste besoin de réfléchir un peu, » mentit Legolas. Dwalin hocha la tête et tous deux partirent s'allonger de part et d'autre d'Ori. Le grand nain prit son cadet dans ses bras et colla son torse contre son dos.

C'est toujours enlacés qu'ils se réveillèrent le lendemain matin, tout comme Kili et Tauriel. L'elfe était allongée sur le dos, Kili dans ses bras, la tête sur son épaule, très proche de sa poitrine. Les exclamations poussées par les clients du bar empêchèrent Fili d'entendre le commentaire de Sarouman. C'était peut-être mieux ainsi, le prince nain avait senti la jalousie l'envahir et le grognement de colère qu'il poussa passa inaperçu au milieu des réactions. Malgré la conversation qu'il avait eut avec Bofur la veille, il était à deux doigts d'exploser et la remarque du magicien aurait pu le faire sortir de ses gongs. Mais sa colère se transforma en inquiétude lorsqu'il vit les orques venir chercher les prisonniers aux premières lueurs du jour, alors qu'ils n'étaient pas encore levés. C'est le ventre vide que les deux équipes trottinèrent jusqu'à la plage. Certains comme Bilbon ou Ori, pas vraiment réveillés trébuchaient sur les pierres qui jonchaient le sol. Ils arrivèrent tous, éveillés mais affamés devant Sarouman.

« Ce matin, l'épreuve de confort est exceptionnelle. Il n'y a rien à remporter pour l'équipe gagnante mais il ne vous faudra surtout pas la perdre. Les perdants devront faire une épreuve éliminatoire individuelle. » La stupeur put se lire sur les visages de tous les prisonniers tout comme sur ceux des personnes qui regardaient les jeux.

« Ils veulent finir les jeux le plus rapidement possible pour nous pousser à l'erreur », chuchota Bofur. Fili acquiesça, lui aussi était arrivé à cette conclusion, et, connaissant les caractères impulsifs de leurs leaders, cela pouvait effectivement arriver.

Les deux équipes s'installèrent sur des structures triangulaires situées dans le lac. Ils montèrent sur les plans inclinés en se tenant à une corde qui passait de part et d'autre de la structure. Legolas, Oïne et Bombur se mirent d'un côté, Dwalin, Sigrid, Alfrid et Balin de l'autre. Legolas et Dwalin, au plus haut de la structure se faisaient face. Pour les blancs se furent Tauriel et Kili qui se faisaient face en haut de la structure. Baïn, Hilda et Bifur se mirent sous Kili Bilbon et Oïn sous Tauriel. La première équipe dont tous les membres seraient tombés à l'eau aurait perdue. Les plans inclinés étaient encore humides de la rosée du matin et les pieds nus des prisonniers glissaient dessus. Leurs bras commencèrent rapidement à tétaniser. Leurs forces commencèrent rapidement à les quitter à cause du manque de nourriture et du soleil qui tapait fort en ce début de matinée.

Les noirs s'étaient disposés de manière très équilibrée et personne ne bougeait.

Au contraire, les blancs se retrouvèrent rapidement en difficulté, les poids étaient déséquilibrés. Tauriel, Bilbon et Oïn luttaient pour empêcher Bifur de toucher l'eau. Tout doucement leur corde glissait du côté de Bifur et après quelques minutes de jeu le nain se trouvait déjà à quelques millimètres de la surface du lac. Il cria quelque chose en kuzdul que Kili traduisit.

« Il faut que nous le fassions remonter avant qu'il ne touche l'eau.

Les gars, à trois on tire. Attention, un ! Deux ! Trois ! »

Oïn, Bilbon et Tauriel tirèrent en même temps sur la corde mais Oïn se trouva soudainement avec trop de mou et tomba à l'eau. A deux contre quatre Bilbon et Tauriel ne faisaient pas le poids et Hilda et Bifur se trouvèrent eux aussi dans l'eau. In extremis Tauriel, Bilbon, Kili et Baïn réussirent à se stabiliser juste avant que ce dernier ne touche l'eau.

Du côté des noirs, la situation des noirs commençait aussi à se corser : Balin et Bombur sentaient qu'ils ne pourraient plus tenir très longtemps.

« Si on veut rester équilibrés il faut qu'Alfrid lâche en même temps que vous, à trois. » Dit Legolas. Après avoir attendu des protestations qui ne vinrent pas, il commença à compter. « Un », Dwalin affirma sa prise sur la corde et ses appuis. L'elfe fit de même. « Deux ». Les deux guerriers se regardèrent, ils étaient prêts. « Trois » Les dénommés lâchèrent la corde avec délicatesse. Ori et Sigrid se repositionnèrent. Ni Dwalin, ni Legolas n'avait bougé.

Baïn lui avait du mal à tenir sa position. Les jambes tendues, parallèles à la surface de l'eau, les bras pliés pour que ses fesses ne touchent pas l'eau, il était dans une position inconfortable, tous ses muscles tétanisaient.

« Kili, je n'en peux plus » souffla douloureusement l'adolescent.

« Tauriel, êtes-vous prêts de votre côté ? » demanda Kili.

Après que l'elfe ait répondue positivement, Baïn se laissa glisser dans l'eau ce qui eut pour effet de faire remonter Kili tout en haut de la structure. Bilbon et Tauriel étaient à eux deux bien plus lourds que le jeune nain. Le hobbit ne put rien faire et tomba à l'eau. Kili força de toutes ses forces pour retenir Tauriel et l'arrêta juste avant l'eau mais ses forces se dérobèrent tout d'un coup. Ses pieds glissèrent et il se retrouva sous l'eau ainsi que l'elfe.

« Les noirs, vous avez gagné, pas d'éliminations pour vous, veuillez vous asseoir sur le tronc derrière moi. »

Fili et Bofur grognèrent de concert. Les personnes qui comptaient le plus pour eux risquaient d'être éliminées mais en plus, ceux qui étaient sauvés ne pouvaient ni aller manger, ni se reposer. Le risque pour qu'un des prisonniers fassent un malaise était élevé.

Sarouman fit mettre les blancs en ligne et leur désigna des piquets dans le sable. Ils devaient chacun déterrer un sac au pied du piquet. A l'intérieur des pièces de puzzle à reconstituer sur un socle plus loin. Le dernier à terminer son puzzle serait éliminé.

Les prisonniers s'élancèrent. Kili, Tauriel, Bilbon et Baïn n'avaient visiblement pas encore réussi à récupérer leurs forces et peinaient à déterrer leur sac. Hilda fut la première à débuter son puzzle, rapidement suivie d'Oïn puis de Bifur. Tauriel et Baïn commencèrent en même temps, suivis par Bilbon puis Kili.

Hilda fut la première à finir, quelques secondes avant Oïn. Tauriel et Baïn venaient de finir à leur tour lorsqu'un sentiment d'alerte s'éveilla en Fili. Malgré l'angoisse de voir son amour perdre l'épreuve, il détourna le regard de l'image et analysa ce qu'il se passait dans le bar. Le déplacement de plusieurs personnes vers l'entrée attira son attention et il lui sembla discerner la peau pâle d'Azog.

Bofur, nous devons partir chuchotat-il.

Non, je dois savoir Fili répondit son ami sans quitter les jeux des yeux.

Azog est là, partons ! Insista le prince avec plus d'autorité dans sa voix. Bofur accepta enfin de le regarder et comprit la menace. Tous deux se levèrent. Heureusement, ils n'étaient pas les seuls à ne pas vouloir rencontrer l'orque et d'autres attirèrent l'attention des orques avant eux.

Personne ne doit sortir ! Ordonna Azog. Fili et Bofur sentirent le stress monter en eux.

Le fabriquant de jouet repéra des hommes ivres au fond de la pièce. Il les désigna de la tête à Fili qui eut un sourire étrange. Bofur sortit un lance-pierre, le chargea d'une petite noix trouvée sur une table et la lança sur un des alcooliques. Il n'en fallu pas plus pour déclencher une bagarre générale à laquelle la patrouille d'orques fut bien obligée de participer. Les deux nains profitèrent du chaos général et de leur petite taille pour atteindre la porte de service. La bagarre faisait rage dans la taverne, tout le monde tapait sur tout le monde. Fili et Bofur ne faisaient pas exception. Ils devaient se frayer un chemin dans ce bazar et en profitaient. Ils avaient accumulé tellement d'angoisses, de stress et de colère aujourd'hui que taper sur des gars les défoulait.

Ils ne perdirent cependant pas leur objectif de vue et finirent, laborieusement, par arriver au couloir réservé au personnel. Sans aucune difficulté Fili ouvrit le verrou de la porte avec une des épingles cachées dans ses tresses et ils se retrouvèrent au calme. Une fois la porte refermée derrière eux, ils se faufilèrent, tels des ombres, sur le qui-vive, jusqu'à la porte donnant sur l'extérieur.

Fili entre-bailla la porte, jeta un coup d'œil dehors et, ne voyant personne, sorti. Il n'avait pas fait trois pas à l'extérieur qu'un orque lui tomba dessus, littéralement. Celui-ci devait être perché au dessus de la porte. Fili roula au sol avec l'orque dans un gémissement de surprise et de douleur. Tous deux se remirent sur pieds et sortirent leurs armes : une courte épée pour Fili _ cachées dans les pans de son manteau _ et une beaucoup plus longue pour l'orque. Un combat s'engagea entre eux. L'orque se débrouillait pas trop mal mais Fili était un épéiste hors pair. En quelques mouvements agiles il avait désarmé et tué l'orque.

Le spectacle t'a plu ? Demanda-t-il à son ami en souriant.

Comme tu n'étais pas vraiment en danger, j'en ai profité pour observer le maître, répondit Bofur à moitié moqueur. Fili eut un sourire ironique.

Ils cachèrent le corps de l'orque derrière une poubelle et partirent en se dissimulant dans les ombres. Ils firent de nombreux détours, alternant les places bondées de monde avec les ruelles désertes pour essayer de repérer si quelqu'un les suivait. Ils ne prenaient pas le temps de regarder les jeux lorsqu'ils passaient devant des lieux les diffusant, c'était trop dangereux.

Ils arrivèrent à leur cabane juste avant le couvre-feu, inquiets. Inquiets, car ils ne savaient pas si c'était pour eux qu'Azog était venu dans la taverne. Inquiets, car ils n'avaient toujours pas de nouvelles de leurs chefs et amis. Et inquiets, car ils ne savaient pas qui des prisonniers avaient été éliminés, surtout qu'ils étaient sûrs que l'un de leurs proches : Kili, Bilbon ou Bifur avait quitté les jeux.

Ils se couchèrent tout en sachant qu'ils auraient beaucoup de mal à trouver le sommeil. Sans parler, ils se comprirent, Fili prendrait le premier tour de garde et réveillerait Bofur au milieu de la nuit s'il sentait le sommeil le gagner, mieux valait être prudents.

Voilà pour aujourd'hui, je vais essayer de ne pas trop traîner pour publier le prochain chapitre.

Est-ce que ce chapitre vous a plu ?

A bientôt

Lyla0ï