Bonjour à vous !

Comme d'habitude je déconseille aux âmes sensibles et homophobes de lire plus loin. Dans cette histoire vous trouverez des histoires d'amour entre hommes, des relations sexuelles explicites, consentantes ou non. Il y sera aussi fait mention de violences et de tortures.

Sinon je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JRR TOLKIEN.

Je viens de finir mes brouillons, cette fic comportera 17 chapitres. J'essaye en général de poster toutes les deux semaines (un mois maximum), dès que la correction de mes brouillons sera finie, je publierai un peu plus régulièrement.

Je remercie Sukky pour ses corrections.

Bonne lecture

Smaug Snaga Games

Chapitre 8 : dans la montagne

Enfin seuls... Thranduil se retourna en entendant la voix d'Elrond. Par tous les Valars que ça allait être compliqué… surtout si le brun se collait à lui de cette manière-là. Elrond s'était en effet mit face à lui, l'avait attrapé par les hanches et attiré contre lui pour coller leurs bassins ensemble. Il se mit à lécher l'oreille droite de Thranduil qui gémit.

Tu m'as manqué chuchota Elrond. Thranduil se ressaisit en entendant ces mots. Il devait le repousser et clarifier la situation… rapidement avant que son corps ne réagisse de trop.

Non, il faut qu'on parle dit Thranduil en s'éloignant légèrement de lui, mais Elrond ne l'entendait pas de cette oreille.

Je te propose de faire l'amour d'abord et de parler après lui répondit-il en le recollant contre lui et en l'embrassant. C'est à ce moment-là que Thranduil vit une silhouette quitter précipitamment la caverne. Et merde pensa-t-il, mais il irait le voir plus tard pour essayer de rattraper le coup. Une discussion compliquée à la fois. Et un homme à la fois lui souffla sa conscience alors qu'il répondait au baiser.

Non, nous devons parler d'abord ! Insista-t-il en mettant fin au baiser et une vraie distance entre eux. Elrond souffla pour calmer son excitation mais il ne revint pas à la charge. Il s'appuya contre un mur pour ne pas être tenté de retourner vers le blond.

Bofur était allongé sur le ventre, nu. Il sentait en haut de ses cuisses le poids de son hobbit, contre ses fesses sa virilité dressée, sur son dos ses mains qui le massaient divinement bien. Mais son sexe réclamait des attentions. Il se retourna sur le dos, Bilbon toujours assis en haut de ses cuisses. D'ailleurs son hobbit s'avança pour faire entrer le sexe du nain en lui. Bofur grogna de satisfaction, enfin il pouvait être en Bilbon et c'était tellement bon. Bilbon se soulevait et s'empalait sur la virilité de Bofur en suivant le rythme que celui-ci lui suggérait de ses mains posées sur les hanches étroites du hobbit. Le rythme s'accéléra brutalement et en quelques coups de hanches tous deux se délivrèrent. Bofur se réveilla en sursaut.

Ca avait l'air sympa comme rêve !

Bofur tourna la tête vers Fili qui était assis dans la pièce en train de manger un morceau. Puis il avisa le sperme qui maculait ses vêtements et grogna. Oui, un très beau rêve, se répondit-il à lui même. Il se leva et alla se rincer et passer des fringues propres. Quand il revint Fili lui fit un sourire moqueur.

La douche de Bilbon t'es restée en tête ?

Le massage plutôt, lui répondit Bofur très gêné mais il n'avait rien à lui cacher, Fili en savait déjà bien plus long que ce que Bofur aurait voulu.

Alors que Fili comptait le taquiner encore un petit peu quelqu'un tambourina à la porte. Fili alla ouvrir et vit un gamin à qui Bofur avait offert des jouets à l'occasion. Il était très essoufflé.

Azog… il est en train de tout retourner… Il vous cherche.

Merci gamin, répondit Fili en prenant ses affaires. Ils n'avaient pas grand-chose et furent prêts en moins de deux minutes. Ils identifièrent facilement où étaient les orques au bruit qu'ils provoquaient à leur passage et partirent, le plus discrètement possible, dans le sens opposé.

Ils réfléchissaient à ce qu'ils allaient faire. Si Azog les avait débusqué là, les autres planques qu'ils connaissaient n'étaient plus sûres. Ils ne pouvaient pas rejoindre leurs chefs à cause de l'incendie, ils ne savaient toujours pas s'ils étaient en vie et si oui, où ils pouvaient être.

Ils passèrent une bonne partie de la journée à essayer de trouver un endroit où se planquer. Ils passaient sur une des places diffusant les jeux, vide à cette heure-ci, quand ils se firent happer dans un hall d'immeuble. Les deux nains furent immédiatement sur la défensive, armes au poing. Ils ne virent rien dans un premier temps. Une personne encapuchonnée finit par venir dans leur direction. Ce n'est que lorsqu'elle fut proche d'eux que Fili la reconnue. Il rangea son arme et Bofur fit de même.

Ne restons pas là, dit cette personne avec une voix d'homme âgé avant de monter l'escalier. Ils s'arrêtèrent au premier étage et pénétrèrent dans un appartement bien meublé.

Où sont les propriétaires ? Demanda Bofur.

Pas là, répondit Gandalf mystérieusement en retirant sa cape. Je suis heureux de vous voir, ajouta-t-il avec un sourire. Asseyons-nous, j'ai beaucoup de choses à vous raconter. Le mage et les deux nains s'installèrent dans le salon et Gandalf raconta pourquoi il était parti et tout ce qui lui était arrivé jusqu'à son retour avec Elrond et Galadriel. Pour finir il leur expliqua la raison de leur présence dans cet appartement luxueux : le plan !

A peine Gandalf eut-il finit de leur exposer le plan qu'ils entendirent le générique des jeux. Les deux nains étaient comme statufiés, ce plan était tout simplement suicidaire, complètement fou et semblait irréalisable.

Prenez le temps d'y réfléchir, dit Gandalf avant de les guider vers la fenêtre d'où ils pourraient tous les trois voir les jeux.

« Première nuit sur le camp réunifié, les rapprochements continuent dans l'obscurité de la nuit mais au petit matin, on peut les découvrir toujours enlacés. » dit Sarouman en guise d'introduction. La première image leur sembla étrange, les prisonniers dormaient presque tous enlacés. Il y avait tout à gauche de la cabane Legolas qui tenait Bilbon dans ses bras. Ces deux-là semblaient s'être vraiment trouvés la veille et se réconfortaient l'un l'autre.

Bofur sentit son cœur se serrer mais il ne pouvait rien reprocher à Bilbon, ils n'étaient pas engagés et même s'ils l'avaient été, le hobbit ne faisait rien d'autre que dormir.

Dormaient ensuite Ori, toujours au chaud contre Dwalin, puis Kili, la tête sur l'épaule de Tauriel et pour finir Baïn et Sigrid se tenaient l'un contre l'autre. Seuls Balin et Alfrid avaient dormis seuls, le premier était en train de se lever et le second de lui piquer ce qui lui servait de couvertures. A part lui, tous les prisonniers ouvrirent les yeux en entendant le plus âgé attiser le feu. Ils se levèrent à l'exception d'Ori qui se tourna vers Dwalin et le fixa. Il avait enroulé son bras par dessus le tatoué pour l'empêcher de se lever. La tension entre eux était palpable, il était clair qu'Ori avait envie de l'embrasser. Dwalin fit une caresse aérienne sur la joue du scribe et se dégagea de ses bras.

Je vais l'écrabouiller. Chuchota Thorin dans la barbe avec colère. Nori allait protester et prendre la défense de son petit frère lorsque Bard et Béorn entrèrent dans la grotte. Tous deux étaient partis aux premières lueurs du jour pour chasser. Leurs réserves de nourriture n'étaient pas énormes, ils avaient préférés éviter de les utiliser tant qu'ils le pouvaient. Ils arrivaient avec plusieurs lapins et poissons, de quoi nourrir tout le monde durant deux ou trois jours.

Thranduil leva son regard sur Bard alors que celui-ci s'appliquait à ne pas le regarder. L'elfe l'avait cherché après sa conversation avait Elrond mais Bard l'avait consciencieusement évité. Il avait tout d'abord été en grande conversation avec Béorn puis avec Galadriel. Il était ensuite parti s'allonger aux côtés de sa fille, coupant court à toute tentative de discussion. La petite continuait de faire des cauchemars et ils voulaient tous éviter de la réveiller tant qu'elle dormait.

Toute la journée, Thranduil avait dû mettre sa frustration de côté pour continuer à travailler les détails du plan avec les autres.

En milieu de journée, il avait prit son tour de garde et avait eut toutes les difficultés du monde à ne pas laisser ses pensées dévier vers l'homme du lac. Entre Bard et lui, les choses étaient fragiles, leur relation naissante n'existait pas encore vraiment. Ils avaient passé beaucoup de temps à profiter de la présence de l'autre avant d'initier les premiers contacts. Ils se prenaient la main à présent, se réfugiaient dans les bras de l'autre, avaient des gestes tendres mais rien de plus. Rien de plus alors que Thranduil voulait tellement plus. Et voilà que Bard l'avait surpris en train d'embrasser Elrond, cette situation allait être compliquée à rattraper. Thranduil savait qu'il ne pourrait pas parler à Bard avant la fin de l'émission de ce soir. Il retourna alors son attention vers le palentir tout en gardant un œil sur lui.

Les prisonniers étaient rassemblés devant Sarouman.

« Aujourd'hui pas d'épreuve de confort mais une épreuve éliminatoire » annonça le magicien. « Vous allez devoir suivre ce chemin jusqu'en haut de la montagne » continua-t-il en la désignant de la main… « où vous pénétrerez dans une grotte. Dans celle-ci vous trouverez chacun une boîte avec les effets personnels que vous aviez lors de votre arrestation. Parmi eux, vous ne pourrez en prendre qu'un seul. Puis vous devrez redescendre le sentier jusqu'à la plage et rejoindre le ponton _situé dans le lac à dix mètres du rivage. Le dernier sur le ponton sera éliminé. Tenez-vous prêts, un, deux, trois, partez ! »

Les prisonniers s'élancèrent sous le regard anxieux de leurs proches. Legolas et Tauriel prirent rapidement la tête de la course. Malgré les privations et les tortures qu'ils avaient subis ils creusèrent rapidement l'écart. Le chemin sur lequel ils évoluaient était très accidenté, jonché de trous et de racines. Il était aussi très long : treize kilomètres dont huit en montée !

Si les elfes filèrent sans aucune difficulté sur le plat, ils durent faire des pauses régulières dès qu'ils attaquèrent la montée. Les deux elfes étaient au coude à coude, Tauriel avait une foulée régulière et faisait peu de pauses. Legolas courait plus vite qu'elle mais avait besoin de faire plus de pauses.

Cela inquiéta Thranduil, son fils avait des difficultés à conserver son souffle et avait visiblement mal aux jambes, étirant celles-ci à chaque pause. Ce n'était pas normal pour un elfe.

Kili, Dwalin, Sigrid et Baïn arrivèrent en même temps dans la montée. Tous les quatre avaient une foulée régulière mais les deux adolescents étaient en bien meilleure santé que les deux nains.

Fili pouvait lire sur le visage de son amant qu'il souffrait un peu plus à chaque pas mais il s'accrochait et son gabarit léger lui permettait de ne pas se faire distancer.

Venait ensuite Bilbon qui semblait avancer toujours au même rythme quelque soit l'état du sentier, qu'il s'agisse de plat ou de pente.

Pour finir, Balin, Ori et Alfrid se disputaient la dernière place. Alfrid semblait ne pas savoir courir sur une longue distance : il accélérait énormément sur quelques mètres puis s'arrêtait pour reprendre son souffle… et recommençait. A chaque pause il se faisait doubler par Balin et Ori qui trottinaient à un rythme régulier, ils ne forçaient pas, se sachant incapable de tenir un rythme plus rapide sur la distance.

Après deux heures de course, les deux elfes arrivèrent au pied du dernier obstacle : un escalier de plusieurs centaines de marches. Le visage de Legolas se décomposa en le voyant, il s'arrêta en le voyant, posa ses mains sur ses genoux, et prit de grandes inspirations tout en les massant. Tauriel le rejoignit à ce moment-là. Elle regarda Legolas, l'escalier… et revint à Legolas en faisant une grimace. Elle posa sa main dans le dos de son ami et fit des petits cercles. Il releva la tête vers elle, la douleur se lisait dans ses yeux mais lorsque leurs regards se croisèrent une autre émotion vint y briller.

« Les autres sont assez loin derrière, tu peux prendre ton temps pour le faire, on va y arriver. » lui dit-elle d'une voix douce mais autoritaire. Sans lâcher son regard du sien, Legolas opina et se redressa en inspirant longuement. Une fois qu'il fut droit il souffla tout aussi longuement. Il serra brièvement la main de Tauriel qui avait quitté son dos pour descendre le long de son bras jusqu'à sa main alors qu'il se redressait.

Thranduil ne savait pas quoi penser de ce qu'il voyait. Il s'était toujours opposé au flirt entre son fils et sa capitaine des gardes, essayant d'étouffer cette amourette avant que de vrais sentiments n'apparaissent et jusque là il pensait avoir réussi. Mais ce qu'il venait de voir semblait signifier le contraire, ce qui l'agaçait au plus haut point. D'un autre côté, si ça pouvait permettre à son fils de continuer à avancer, il était soulagé d'avoir échoué.

Les escaliers furent un supplice pour presque tout le monde. Tauriel le montait sans difficultés mais s'arrêtait régulièrement pour attendre Legolas voir pour lui proposer de s'appuyer sur elle quelques temps. Les genoux du prince semblaient le faire souffrir horriblement.

Sigrid et Baïn finirent même par les rattraper dans les dernières marches. Les deux adolescents montaient rapidement l'escalier, ne s'arrêtant que rarement pour reprendre leur souffle. Ils pénétrèrent en premier dans la grotte. Celle-ci était circulaire, éclairée de torches accrochées aux parois. En arc-de-cercle, devant les parois, étaient posées dix boîtes étiquetées du nom de chacun des prisonniers. Ils se dirigèrent vers celles à leurs noms. Les yeux de Sigrid s'embuèrent quand elle vit le contenu de sa boîte, contrairement à sa sœur, Baïn ne montra aucune émotion. Il se saisit d'une gourmette sans hésitation et alla poser sa main sur l'épaule de son aînée. La jeune femme se ressaisit, elle prit elle aussi un bracelet et ils repartirent. Ils croisèrent les elfes à l'entrée de la grotte, puis Dwalin, et Kili, suivi de Bilbon dans les escaliers.

Une fois arrivé dans la grotte, Legolas se laissa tomber au sol, la respiration difficile. Des spasmes de douleur lui secouaient les jambes et déformaient ses traits. L'effort avait été trop intense pour ce que ses genoux avaient subis. Tauriel s'agenouilla à ses côtés et remonta les jambes de son pantalon jusqu'au dessus des genoux. Ceux-ci étaient enflés, rouges-violets et certaines parties des articulations ne semblaient pas être à leur place. La jeune elfe fit une grimace mais elle ne semblait pas surprise contrairement à Thranduil qui se demandait pourquoi il n'avait pas remarqué cela la veille.

« Legolas, elles sont ressorties, il faut que je les remette en place. » dit-elle doucement, elle semblait attristée et désolée pour lui. C'est avec une voix et un regard emplis de peur et de douleur qu'il lui répondit.

« Non, attends un peu s'il te plaît. Vas prendre ton objet dans ta boîte, on le fait après. » Tauriel se leva et il ferma les yeux en soufflant, son corps continuait de trembler de douleur.

La jeune elfe chercha quelques instants dans sa boîte avant d'en sortir un pendentif en argent , finement ouvragé, représentant une étoile. Elle passa la chaîne autour de son cou et retourna aux côtés de son prince. Il ouvrit les yeux, la peur et la douleur y cohabitaient à présent avec la résignation. Dwalin et Kili arrivèrent à ce moment-là.

« Que se passe-t-il ? » demanda immédiatement le plus âgé inquiet.

« Il a les rotules luxées. » répondit Tauriel, elle n'eut pas besoin d'en dire plus, les deux nains comprirent dans son regard d'où cela venait. « Vous pouvez le tenir ? Je dois les remettre en place. » Dwalin s'agenouilla devant la tête de Legolas et posa ses mains sur ses épaules, mettant tout son poids dessus. L'elfe s'agrippa immédiatement à ses avant-bras et planta son regard dans le sien. Kili s'installa en face de Tauriel, chacun d'eux tenait une jambe. Tauriel compta à voix basse et à trois, d'un geste rapide et expérimenté, elle remit l'articulation à sa place.

Legolas hurla de douleur. Quelques larmes perlèrent au coin de ses yeux.

Tauriel et Kili échangèrent leurs places. Elle fit un signe de tête aux deux nains afin qu'ils se tiennent prêts et, sans prévenir Legolas, remit l'articulation en place.

Le cri de douleur de l'elfe fut pire que le premier. Les larmes coulaient silencieusement sur ses tempes jusque dans ses cheveux. Ses mains se crispaient sur les avant-bras de Dwalin.

Thranduil retint ses propres larmes, voir son fils souffrir ainsi lui faisait très mal au cœur mais il ne parvenait pas et ne voulait pas l'exprimer devant ses compagnons.

Tauriel chantonnait une berceuse elfique pour essayer d'apaiser Legolas. Tout comme les deux nains elle maintenue sa prise sur lui jusqu'à le sentir se détendre, jusqu'à ce qu'il arrête de trembler et de pleurer.

Bilbon arriva dans la grotte alors qu'ils aidaient Legolas à se remettre debout. Le hobbit lui lança un regard interrogatif auquel il n'eut qu'un faible sourire en réponse. Tous se dirigèrent vers leurs boîtes. Legolas, soutenu par Tauriel, fit son choix très rapidement : un pendentif en forme de feuille, le bijou était en or, finement ouvragé il montrait les détails de toutes les nervures de la feuille.

Thranduil reconnu le pendentif de la mère de Legolas, il lui avait en effet offert celui-ci à la mort de celle-ci, en souvenir d'elle.

Dwalin farfouillait dans sa boîte, impatiemment alors que Bilbon trouva immédiatement ce qu'il voulait. Au grand damne de Bofur, les spectateurs ne purent pas voir ce qu'il avait choisi. Alors qu'il allait repartir son regard se posa sur Kili qui semblait en plein doute. Dans sa main se trouvait une chaîne au bout de laquelle pendait un anneau gravé en argent.

Fili avait reconnu l'anneau. Il l'avait offert à son amant pour sa majorité. Dessus, il avait gravé deux promesses : d'aimer Kili et de le protéger à jamais. Le voir hésiter à le prendre lui fit plus mal qu'un coup d'épée.

« Tu devrais le prendre. » Dit Bilbon, le regard perdu de Kili se posa alors sur lui. « Ses promesses tiennent toujours, ça lui briserait le cœur si tu ne le prenais pas. » Puis il partit. Kili ferma les yeux quelques instants. Quand il les rouvrit il passa la chaîne autour de son cou et cacha l'anneau sous son t-shirt.

Fili se sentit légèrement rassuré et éperdument reconnaissant envers Bilbon. Il se permit de souffler pour relâcher la tension que lui avait provoqué cette hésitation.

Kili se tourna vers Dwalin et le vit en train de batailler pour accrocher autour de son poignet un bracelet fait de plusieurs lanières de cuir. Le brun sourit et alla l'aider afin qu'ils repartent tous les deux le plus rapidement possible.

Quand ils commencèrent le chemin du retour la grotte était vide. Ils croisèrent Ori, puis Alfrid dans les escaliers et enfin Balin beaucoup plus bas.

Alfrid accéléra sur les dernières marches pour se retrouver à la hauteur d'Ori avant qu'il n'entre dans la grotte. Il lui donna un grand coup d'épaule en passant à ses côtés, l'envoyant dévaler la pente rocailleuse qui bordait l'escalier dans un cri. Il se hâta ensuite d'aller prendre n'importe quel objet dans sa boîte et de repartir dans l'autre sens. Il croisa Balin qui n'avait rien vu de la scène.

Dans la grotte comme dans l'appartement les spectateurs étaient choqués. Nori bouillonnait de rage, jurant de faire payer à l'homme son geste. Il attendait aussi avec inquiétude de savoir comment allait son petit frère.

Balin entra dans la grotte, prit un objet puis ressorti. Prit d'un doute, il s'arrêta sur la première marche. « Ori ? » appela-t-il.

Voilà pour ce chapitre,

reviews ?

A bientôt

Lyla0ï