Bon, je sais, je sais. C'est court mais je n'ai pas eu le temps d'élaborer plus avec les examens. Surtout que j'en ai encore 4 à venir donc, prochaine mise à jour prévue dimanche prochain. Désolée.

Pardon aussi pour la mise en page des derniers chapitres, je n'ai pas eu le temps de les corriger en ligne comme je le fais toujours. Mais je vais faire ça dans les jours qui viennent pour que les prochains lecteurs puissent lire tranquille.

C'est court mais c'est en majorité du Faberry donc love me ? Lol. Je vous laisse découvrir.


Elles sont restées comme ça de longues minutes mais aucune ne veut rompre le charme. La même pensée les traverse : « Tout va s'arranger. »


Rachel POV

« Tout va s'arranger. » Je le pense alors que mon souffle ricoche sur sa peau, provoquant un peu de chair de poule. J'attends qu'elle me repousse mais elle me serre juste plus fort et plus près encore. Je ne sais pas combien de temps nous passons ainsi mais c'est juste trop bon. Je la sens soupirer contre mes cheveux et je donnerai cher pour savoir ce qu'elle pense. Distraitement, mes doigts commencent à tracer doucement des petits cercles contre son dos. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux alors je chuchote contre son cou.

« J'ai bien aimé les fleurs. » Une forme de grognement/ronronnement sort de sa poitrine et me fais frissonner. Je continue distraitement espérant un autre son de ce genre. « Je ne savais pas que tu connaissais le langage des fleurs. » En moi-même, je repense au bal et au gardénia. « Nous communiquons beaucoup mieux par fleur que dans la vraie vie, » rigolé-je en relevant la tête pour voir ses yeux.

Son expression perplexe est juste trop mignonne. « J'ai dû faire quelques recherches, » m'avoue-t-elle d'une voix rauque. J'opine, ça explique ses choix et le fait qu'elle ne comprenne pas mon commentaire. Elle ne sait pas. Je vais pour me blottir à nouveau dans son cou mais elle me lâche et recule de plusieurs pas. « Devons-nous encore jouer cette comédie, » me demande-t-elle d'une voix dure, le regard fixé sur la rivière.

Je me mords la lèvre et me décale pour mieux observer son profil. « Quelle co… ? » commencé-je jusqu'à ce qu'elle tourne son visage vers moi. Son expression sérieuse m'arrête et je modifie ma déclaration, comprenant qu'il n'est plus le temps de jouer. « Donc, tu sais ? » Elle se tourne à nouveau vers la rivière quand elle me répond. « Je sais beaucoup de choses, précise. » Sa posture est raide et rigide, elle m'incite à la prudence dans le choix de mes mots.

« Tu sais que je suis transférée ? » Elle ne répond pas mais sa soudaine tension m'indique qu'elle savait. Je soupire. « Je voulais en parler mais … » Mais je ne sais pas pourquoi je n'ai rien dit. Je détourne les yeux, ne supportant pas de la regarder en face. Elle ricane comme si elle pouvait lire dans mes pensées. « Oh, s'il te plait. Tu sais pourquoi tu n'as rien dit à personne. » Elle fait une pause pour me laisser digérer ses paroles avant de poursuivre d'une voix ironique comme si ce n'était qu'un fait amusant parmi d'autres.

« Tu as eu peur. Tu as eu peur de voir qui s'en soucie. » Son regard se dirige brièvement sur moi pour mesurer l'effet de ses paroles. « Tu as peur que personne ne cherche à te retenir, » termine-t-elle amèrement. Je me mords la lèvre encore, elle est trop juste. Un silence nous enveloppe, je veux parler, trouver les mots mais rien ne vient.

Elle me fait face à nouveau, cette fois, en colère. « Dommage que tu ne fasses plus partie du Glee club. Peut-être qu'aujourd'hui, tu aurais compris l'importance que tu as pour certains. » Sa voix se casse et elle détourne les yeux. Elle observe mon sac et la couverture posés à côté de l'arbre. Quand elle poursuit, ce n'est qu'un chuchotement. « J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose. » Pendant un instant, ses murs tombent et je peux voir à quel point brisée elle est vraiment. Mais avant que je ne puisse faire un commentaire, elle reprend sèchement. « Mais tout ça ne t'intéresse plus, n'est-ce pas ? »

Je veux faire un geste vers elle, je veux la ramener près de moi, remonter le temps et l'empêcher de s'écarter de moi. Mais en même temps, je veux juste qu'elle parte. Je ne veux pas d'une analyse sauvage, je ne veux pas qu'elle me dise ce que je ressens. C'est elle encore qui prend la parole quand elle comprend que je ne suis pas en état de me défendre ou de m'expliquer.

« Amuse-toi bien lundi. J'espère que tu auras pris la bonne décision et que tu ne la regretteras pas. » A la seconde où ses mots m'atteignent et que j'en comprends le sens, elle est déjà à moitié partie. Je reste figée, la regardant s'éloigner alors que je tente d'assimiler ses paroles. Je n'avais encore jamais vu Quinn renoncer ainsi sans se battre. Le temps que je me ressaisisse, elle a disparu depuis longtemps. Je fais mon chemin vers la couverture et m'effondre dessus. Il n'y a pas de larmes mais je sens comme si mon cœur venait de se briser à nouveau. Je repousse tous ses mots, si vrais. Je le fais parce que c'est la chose à faire, c'est ce que j'ai choisi et revenir en arrière n'est plus possible. Je sais que je n'ai pas tort, il faut juste que j'arrive à m'en convaincre.


Je reste à fixer la rivière si longtemps que la première fois que je lève les yeux, je vois qu'il fait presque noir. Un murmure soulagé me parvient de derrière moi, « Tu es là. » Même dans la pénombre, je reconnaitrais sa silhouette inimitable et si parfaite. Santana. Je tourne mon regard vers l'eau à nouveau. Elle soupire et s'approche un peu plus, comme on le fait avec un animal sauvage. Elle s'accroupit devant moi, essayant d'attraper mes yeux mais je ne veux pas lui rendre la tâche facile.

Du coin de l'œil, je peux voir qu'elle hésite et se mord la lèvre. « Et si l'on faisait un marché ? » propose-t-elle dans un souffle. Je vois sa main qui avance vers mon bras mais elle s'arrête au dernier moment. Je suis intriguée, louant mes talents d'actrice pour ne pas le montrer. Elle poursuit comme si de rien n'était. « J'ai parlé avec Kurt et Sugar, » avoue-t-elle. Sa voix est douce quand elle continue. « Je pense que je comprends maintenant. » Le silence se prolonge pendant quelques minutes, faisant monter mon impatience. Je veux savoir.

« Donc, j'ai un marché pour toi mais avant il faut que tu répondes à quelques questions. » J'abandonne ma façade d'indifférence et me tourne vers elle dans l'attente. Elle sourit et je fronce les sourcils, me demandant ce qu'elle peut bien mijoter. Son sourire se fane lorsqu'elle pose la première question. « Es-tu toujours décidée à partir ? » Je hoche la tête, c'est tout ce que je peux gérer avec ses yeux si sincères me fixant avec intensité. Une boule se trouve dans ma gorge, m'empêchant de parler ou de respirer correctement.

« Ok, » elle secoue la tête dans la compréhension mais je peux voir l'éclair de douleur qui traverse ses yeux avant qu'elle ne se ressaisisse. « Pars-tu à cause de quelqu'un ? » Je médite ma réponse quelques secondes. Je murmure un vague « oui » en regardant mes genoux. Elle fait une pause, comme pour me donner le temps de changer d'avis et de hurler non, je reste. Mais quand rien ne vient de ma part, elle enchaine.

« Ok, je ne vais pas te demander plus parce que tu n'as fait que confirmer ce dont je me doutais déjà. J'ai donc un plan à te proposer. Vois ça comme une dernière chance. Je sais qu'on ne la mérite pas mais comme elle risque d'être vraiment la dernière. » Elle se perd et s'arrête un instant, rougissant. Cela m'intrigue énormément. Elle se lève et commence à marcher de long en large le long du bord. Elle souffle et se tourne vers moi. « Ok, le plan. » Je lui souris, hésitant à l'encourager. « J'ai donc parlé avec Finn, Mercedes, Kurt, Sugar, … » Elle s'arrête et pense un instant. « Je crois qu'on peut dire que l'ensemble du Glee club souhaite faire ceci. Enfin, sauf peut-être Quinn. Je sais que tu penses que personne ne veut te retenir, que tu n'en vaux pas la peine … » J'ouvre la bouche pour parler mais elle m'arrête avant que je ne puisse. « Non, non écoute-moi sinon, je n'arriverai pas à le dire. » Elle attend pour s'assurer que je l'écoute bien. « Ok, on aimerait que tu nous accordes 24h de ton temps ce week-end. » Je penche la tête et fronce les sourcils.

« Pourquoi faire ? Une mauvaise blague ? » Ma voix est rauque et mon ton sarcastique n'aide pas. Elle fait en sorte de rencontrer mon regard. « Même toi, tu n'y crois pas. Pourquoi ne pas juste dire oui et voir où ça va te mener ? » Je rigole en moi-même. « J'ai besoin de plus, » j'avoue. « J'ai un peu de mal à y croire. » Elle hoche la tête. « Je vais te dire ce que je sais mais je suis partie quand ils étaient toujours occupés à planifier donc je ne sais pas tout. » Je hoche la tête. « Je m'en contenterai. »

Elle prend alors le temps de m'expliquer ce qu'ils ont prévu. Comment Kurt et Mercedes ont proposé une nuit spéciale Filles puis que l'on se retrouverait le lendemain avec les autres pour passer la journée ensemble. Une sorte de dernière fois en quelque sorte. Je réfléchis, pensant à ce week-end en solitaire que je m'étais prévu. Tout ça m'a l'air si tentant et comme elle l'a dit, pas besoin de prétendre, lundi, je serai loin. Il me reste toutefois une question.

« Qu'est-ce que vous y gagnez ? » Elle m'observe surprise. « Euh. » Je la coupe avant qu'elle n'enchaine. « La vérité, s'il te plait. » Elle pense, sans doute pour formuler la bonne chose. Puis finalement, elle hausse les épaules et avoue. « C'est notre dernière chance de te montrer tout ce que tu vas rater. Et qui sait … On te ferra peut-être changer d'avis. » Elle termine avec un sourire sincère qui me dit que c'est vraiment ce qu'elle croit.

« Ok. » Elle me regarde interloquée. « Ok ? » répète-t-elle. « Juste ok ? » Je hausse les épaules, me remets debout et attrape ma couverture et mon sac. « Oui, pourquoi pas ? » Je me tourne vers elle pour la taquiner un peu. « Qui sait … Je pourrai peut-être avoir du plaisir. » Un nouveau sourire authentique apparait sur son visage, me faisant redouter le pire. Nous commençons à marcher vers le parking. « Oh, crois-moi. Tu ne vas pas le regretter. » Un sentiment de panique monte en moi. Bizarrement, tout ceci me semble tout à coup une mauvaise idée. Peut-être que je pourrai disparaitre cette nuit et ne revenir que dimanche soir ou lundi ?


Narrateur POV

Quinn reçut le sms de confirmation de Santana. « Ok, les amis, c'est parti. Elle a accepté. Maintenant, il reste à faire en sorte que ça marche. » Finn s'approche avec Sugar. Celle-ci lui assure, « Tu peux compter sur nous, Quinn. » Finn lui sourit et ajoute. « On va la faire rester. » Quinn hoche la tête, ne souriant pas encore parce qu'elle n'y croit pas.

Mercedes le voit et depuis la table où elle est affairée à sélectionner des films, elle crie, « Et puis quelques heures de charme Fabray et elle te mangera dans la main. » Tous rigolent à la rougeur qui se propage sur le visage de la blonde. Puck repose la caméra qu'il tenait avant d'ajouter. « D'ailleurs, je connais une excellente façon de me remercier par la suite. » Quinn se tourne vers lui et le casse immédiatement. « Il n'est pas question que tu regardes Puck parce qu'il n'y aura rien à regarder, c'est clair. » Il hausse les épaules. « Comme si Santana me laisserai faire. Je pensais plutôt à des caméras. » Quinn étouffe un juron et envoie dans sa direction le marqueur qu'elle utilisait.

Bientôt l'ensemble du Glee club se joint à la bagarre. Les tissus volent, la frigolite aussi mais ce qui fait du bien, ce sont les éclats de rire et l'impression qu'ils sont redevenus un groupe soudé. Parce que maintenant, ils ont un objectif : Ils ont 24 heures pour que Faberry devienne une réalité.


Prochain chapitre : euh le fameux rendez-vous ? Enfin, on aura de toute façon la rencontre Glee Club/Rachel et promis vous allez avoir enfin du Faberry. Peut-être même un peu de Brittana si j'arrive à faire le chapitre assez long. Sinon ça sera pour le suivant. -)