Bonjour à vous !

Comme d'habitude je déconseille aux âmes sensibles et homophobes de lire plus loin. Dans cette histoire vous trouverez des histoires d'amour entre hommes, des relations sexuelles explicites, consentantes ou non. Il y sera aussi fait mention de violences et de tortures.

Sinon je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JRR TOLKIEN.

Cettte fic va comporter 17 chapitres, je vais essayer de poster toutes les une à deux semaines..

Je remercie Sukky pour ses corrections.

Bonne lecture

Smaug Snaga Games

Chapitre 12 : sacrifices

Bard et Thranduil s'éloignèrent de la grotte en se sachant observés par Thorin qui était de garde pour quelques heures. Ils rejoignirent un lac entouré de saules pleureurs. Thranduil attira son homme sous l'un d'eux. Ils furent aussitôt coupés du monde, cet écrin de feuilles leur créant une bulle d'intimité. L'elfe poussa son compagnon contre le tronc de l'arbre et colla leurs fronts. Leurs bouches n'étaient qu'à quelques centimètres l'une de l'autre, leurs souffles se mélangeaient. Une agréable tension monta entre eux. D'un toucher aérien Thranduil vint caresser la joue de son amour. Bard posa ses mains sur les hanches de son elfe et l'invita d'une douce pression à venir coller leurs bassins. Leurs entre-jambes entrèrent en contact, chacun put sentir le désir de l'autre, proportionnel au sien, à leur attente, aux promesses muettes qu'ils se faisaient.

L'espace entre leurs bouches fut réduit en un baiser timide qui se transforma rapidement en un baiser passionné presque désespéré. Un feu ardant s'embrasa et les consomma. Ils se déshabillèrent prestement l'un l'autre, fiévreusement, sans cesser de s'embrasser. Ils ne prirent pas le temps de s'observer lorsqu'ils furent nus, ils avaient trop faim l'un de l'autre.

Leurs mains partirent à la découverte du corps aimé. Ils n'étaient plus que gémissements et frissons. Malgré la fièvre qui les consommait Thranduil écarta la main de Bard lorsqu'elle s'approcha de son membre fièrement dressé. Les souvenirs d'Elrond étaient trop présents. Bard ne s'en formalisa pas et, avec un sourire, invita son elfe à s'allonger dans l'herbe. Il s'agenouilla entre ses jambes et sans prévenir le prit dans sa bouche. Thranduil étouffa un cri et ferma les yeux de plaisir, Elrond tout à fait oublié, sa respiration se fit irrégulière.

Bard relâcha le sexe palpitant lorsqu'il le sentit prêt à l'explosion. Frustré, Thranduil ouvrit les yeux et fixa Bard. Le grognement de frustration qui montait dans sa gorge se transforma en hoquet de surprise et de plaisir. Bard se touchait d'une main et se léchait les doigts de l'autre main en le fixant de ses yeux affamés. Après quelques minutes d'échanges visuels érotiques, Bard reprit en bouche le sexe de son amant et vint titiller son intimité d'un doigt humide. Une fois qu'il fut certain de ne pas être repoussé, il l'introduisit dans l'antre chaude. Bard prenait sur lui pour préparer au mieux son amant mais c'était de plus en plus dur pour lui, les gémissements de plaisir que laissait échapper Thranduil le rendaient fou de désir. Il n'avait plus qu'une chose en tête, remplacer ses doigts par son sexe et honorer le corps de son amour de la plus agréable des manières.

Quand il eut trois doigts en Thranduil et que celui-ci s'empalait de lui-même dessus, il le jugea prêt à le recevoir. Il relâcha la verge qu'il avait entre ses lèvres, retira ses doigts et guida son sexe à l'entrée de Thraduil. L'elfe accrocha leurs regards et lui fit un grand sourire pour l'inciter à ne pas attendre davantage.

Avec douceur Bard le pénétra, guettant le moindre signe de douleur chez son amant mais il n'en vit aucun. Il commença un va-et-vient langoureux qui les firent gémir de plaisir.

Vas-y plus vite ! Lui demanda Thranduil après quelques minutes. J'ai faim de toi.

Le brun ne se fit pas prier, prenant un rythme rapide et brutal, tapant toujours le plus loin possible. Il trouva rapidement la prostate de Thranduil, le faisant crier de plaisir. L'elfe n'était plus que sensations et cris de plaisirs. Bard malmenait sa prostate, lui faisant voir les étoiles.

Touches-toi. Dit Bard d'une voix rauque alors qu'il sentait venir la fin de cette danse érotique.

Thranduil s'exécuta et après quelques vas-et-vient supplémentaires ils jouirent tous deux dans un cri. Les deux amants se câlinèrent en reprenant leur souffle, Bard toujours dans son elfe.

Puis le froid commença à se faire sentir. Ils se nettoyèrent avec l'eau du lac, se rhabillèrent et rentrèrent dans leur repère. Quand ils s'endormirent, bien que séparément, ils avaient le sourire aux lèvres.

Le lendemain soir alors que le générique des jeux retentissait, une tension et de la mauvaise humeur se ressentaient dans l'appartement comme dans la grotte. Fili était d'humeur massacrante. Il avait eut énormément de mal à s'endormir la veille et avait eut un sommeil très perturbé. Il s'était réveillé à de nombreuses reprises en ayant l'impression d'entendre son amant hurler de douleur et le supplier de l'aider. Au petit matin, après un énième cauchemar, il avait entendu Bofur et Gandalf chuchoter.

On doit lui dire, chuchotait Bofur.

Il va très mal le prendre.

Je ne veux pas lui cacher ça, avait insisté son ami. Fili se décida à ouvrir les yeux à ce moment-là et de regarder ses deux compères.

Me cacher quoi ? Demanda-t-il d'un ton bourru. Le nain et le mage échangèrent un regard puis Bofur prit la parole alors que Gandalf croisait les bras sur sa poitrine, clairement en désaccord.

Thorin nous a envoyé un message qui dit que le plan ne change pas pour le moment, on doit faire comme prévu.

Fili eut envie d'hurler, de protester mais il se retint, Bofur et Gandalf n'étaient pas responsables de cette décision. A l'inverse, il se mura dans le silence, son visage se fermant complètement. Mahal savait a quel point il aurait préféré être à la place de Kili et endurer tout ça. Il s'en voulait tellement…

Bofur reconnu immédiatement la mine de son ami et en fut peiné pour lui. Il aurait préféré que Fili hurle ou pleure qu'il laisse sa douleur sortir au lieu de l'intérioriser. Il ne lui dit rien, lui tendit seulement une tasse d'un thé très fort et alla se préparer à partir.

Gandalf incita Fili à faire de même. Ils furent rapidement prêts et tous trois partirent en silence, déguisés, dans les rues de l'immense cité. Objectif du jour : attiser la colère qui grondait au sein du peuple pour qu'elle s'éveille au bon moment. Pour ça ils passèrent la journée à trouver les bonnes personnes, celles qui feraient passer le mot, à leur donner suffisamment d'informations pour qu'elles se soulèvent au bon moment mais pas suffisamment pour faire échouer leur plan si jamais il y avait une fuite jusqu'à Smaug.

A présent assis devant les jeux, Fili était toujours refermé sur lui-même même s'il acceptait de dire un mot de temps en temps.

Dans la grotte la tension était venue à peu près de la même manière. Elrond et Galadriel étaient rentrés dans la nuit et un conseil se tenait au petit matin. Seuls Bard et Tilda n'y assistaient pas : l'homme devait monter la garde et avait prit sa fille avec lui pour qu'ils partagent quelques instants. Avant de quitter son elfe il lui avait glissé à l'oreille : Reste proche de Thorin ou de Béorn, puis il s'était éloigné, s'empêchant de l'embrasser devant tout le monde malgré l'envie qui le tiraillait. Bard craignait qu'Elrond force à nouveau la main à Thranduil et s'inquiétait.

Dire que Thranduil s'inquiétait était un euphémisme. Bien que ce ne soit pas visible sur son visage ou dans son comportement, le blond était à la limite de la crise d'angoisse. Il essayait de se calmer en écoutant et en participant à la réunion mais il n'y parvenait pas à cause du regard d'Elrond qu'il sentait posé sur lui quasiment en permanence.

Les rebelles avaient étudié les plans envoyés par Fili et Bofur et peaufiné leur plan. Thorin avait demandé à le changer pour avoir plus de chances de sauver Kili mais Elrond s'y était fermement opposé. Béorn avait soutenu le nain mais Elrond n'avait rien voulu entendre, déclamant que ce plan était le meilleur et qu'il ne mettrait pas la vie de ses soldats en danger s'ils n'avaient pas le meilleur plan possible. Malgré tous ses arguments Thorin n'avait pas réussit à lui prouver qu'un autre plan pouvait être meilleur et avait fini par envoyer un corbeau à Fili pour l'en informer. Durant tout le reste de la journée ils avaient étudié leur plan pour programmer toutes les étapes de leur attaque. Ils en prévoyaient plusieurs versions, ne sachant pas où seraient les lieux d'exécutions des prisonniers ni combien ils seraient. Ils voulaient aussi détrôner Smaug lors de l'attaque et ça n'allait pas être le plus simple.

Après quelques heures, la présence de Bard à la réunion sembla indispensable. Thranduil se proposa d'aller le relayer, ne supportant plus le regard d'Elrond sur lui. Il fut rattrapé par le seigneur de Fondcombes juste avant de sortir de la grotte. Avec rapidité Elrond se colla à son dos et appuya un couteau sur son cou.

Je t'ai manqué mon mignon ? Demanda-t-il en appuyant son bassin contre les fesses du blond _ lui faisant ainsi sentir son haut niveau d'excitation _ et en posant sa main libre sur son entrejambe. Thranduil eut un spasme de dégoût et d'horreur. Sa voix était chargée de peur quand il répondit agressivement.

Je ne suis pas ton jouet, lâche-moi.

Tu as été mon jouet et je compte bien me servir à nouveau de toi. Lui susurra Elrond à l'oreille, en profitant pour la lécher et la mordiller. Sa main libre ne délaissa l'entrejambe de son jouet que pour se saisir de ses mains et de les poser sur son propre entrejambe, les coinçant entre leurs deux corps. Puis il reposa sa main devant, la plongeant directement dans son pantalon pour se saisir du sexe mou de Thranduil. Elrond commença à le masturber rigoureusement tout en faisant des mouvements de bassin pour frotter son sexe aux mains de sa victime.

Arrête Elrond, le suppliait le blond d'une voix cassée alors que le couteau entaillait sa gorge.

Aucun des deux elfes ne vit une petite silhouette s'arrêter à l'entrée de la grotte et repartir en courant.

Tilda avait très bien comprit qu'Elrond était en train de faire des choses à Thranduil que celui-ci ne voulait pas.

Papa ! Papa ! Cria-t-elle en arrivant sous l'arbre où son père faisait le guet. Vite, il faut que tu viennes, Thranduil a un problème. Elle ne savait pas comment expliquer rapidement la situation à son père. Mais l'homme n'eut pas besoin de plus. Son arc à la main, il descendit le plus vite possible.

Où est-il ?

A l'entrée de la grotte, avec Elrond. A ces mots, le sang de Bard se glaça. Il courut le plus rapidement possible, ne s'arrêtant que quelques pas avant leur repère. Il encocha une flèche et avança discrètement. Enfin son regard tomba sur son amant. Il était dos à lui, les mains appuyées sur les parois de la grotte, le dos penché en avant. Elrond, derrière lui, appuyait un couteau sur sa gorge d'où s'échappait un mince filet de sang. Le pantalon de Thranduil était ouvert, baissé sous ses fesses. Elrond semblait le doigter avec empressement.

Bard sentit la rage l'envahir mais il se retint _ avec difficultés _ de tuer Elrond. Le seigneur elfe était tellement concentré sur son activité qu'il ne remarqua pas Bard qui s'approchait.

Lâche-le, grogna l'homme d'un ton haineux et en pointant sa flèche sur la tempe d'Elrond. L'elfe arrêta ses mouvements et observa Bard ainsi que l'arc bandé, évaluant les options.

Tu veux te servir de lui toi aussi ? Quand il veut, il est une petite pute très docile.

Fermes-la et éloignes-toi de lui ! Hurla Bard, aillant de plus en plus de mal à s'empêcher de tuer celui qui violait et insultait son amour. Elrond retira ses doigts de l'intimité du blond et très lentement éloigna le couteau de la gorge pâle. Thranduil se laissa glisser au sol et se recroquevilla contre le mur mais Bard ne se préoccupa pas de lui, gardant son attention sur l'homme qu'il tenait toujours en joue.

Ne t'approche plus de lui, gronda-t-il.

Tu ne me feras rien, vous avez besoin de moi et de mon armée. Répondit Elrond avec calme.

Je peux te blesser...

Tu ne me feras rien. A ta place je garderais un œil sur lui si tu ne veux plus que je le touche. Par contre, si tu touches à un seul de mes cheveux, vous perdez mon soutien, et mon armée. Sur ces paroles il retourna calmement à la réunion. Bard, on a besoin de toi. Ajouta-t-il d'une voix forte sans prendre la peine de se retourner.

Bard attendit de ne plus le voir pour relâcher son arc et aller prendre son chéri dans ses bras.

Je suis désolé, je devrais réussir à me défendre mais… dit-il en laissant couler des larmes silencieuses dans le cou de Bard. Il se tut et reprit son masque de froideur lorsqu'il entendit la voix de Tilda.

Est-ce que ça va ?

Ca va aller maintenant ma chérie, grâce à toi j'ai pu intervenir. Est-ce que tu veux bien attendre Thranduil à l'entrée de la grotte et rester avec lui pendant son tour de garde ? Tilda acquiesça et détourna les yeux quand son père aida Thranduil à se lever et à se rhabiller. Il l'embrassa délicatement en lui caressant la taille.

Ca va aller, ne t'en fais pas, vas-y. Dit l'elfe. Il posa un rapide baiser sur les lèvres de Bard et s'éloigna pour rejoindre Tilda.

Sans aucun enthousiasme Bard rejoignit la réunion qui dura jusqu'au coucher du soleil.

Au moment de s'installer pour regarder les jeux Bard annonça d'un ton ne souffrant aucune réplique qu'Elrond allait prendre le tour de garde pendant les jeux. Avant que celui-ci n'ait le temps de protester Galadriel appuya la proposition. Tout le monde, Elrond le premier, la regarda avec surprise mais personne ne pipa mot. Bard alla rapidement à la rencontre de Thranduil et Tilda avant qu'Elrond n'arrive.

Ils s'installèrent tous devant le palentir. Discrètement Bard prit la main de Thranduil dans la sienne et sentit son elfe se relaxer. Ils profitaient de ne pas sentir le regard d'Elrond sur eux pour se détendre. Malgré cela la tension restait palpable entre les rebelles.

Les jeux s'ouvrirent sur Tauriel et Bilbon qui discutaient à mi-mots en changeant le pansement de Kili. La blessure n'était pas belle à voir, elle commençait à s'infecter et ne cicatrisait absolument pas. Sigrid passa rapidement leur apporter à manger et de l'eau chaude. Elle repartit après avoir jeté un coup d'œil à la jambe blessée.

Trop rapidement pour Kili, les orques vinrent les chercher pour l'épreuve. Le nain s'appuya sur Dwalin pour tenter de suivre le petit trot imposé.

Deux grandes barres étaient installées en hauteur au dessus du lac.

« Chers concurrents, les règles changent aujourd'hui. Celui qui gagnera l'épreuve aura une immunité, il sera directement qualifié pour l'épreuve d'orientation en plus du confort : une douche, un repas, des soins mais aussi une nuit dans un lit, il ne retrouvera les autres qualifiés que demain matin. Par contre le perdant sera éliminé sur le champs. Vous allez vous suspendre en cochon pendu aux barres. Le premier qui tombe est éliminé, le dernier est qualifié pour l'orientation. »

Pendant que les prisonniers allaient s'installer, la tension montait dans la grotte comme dans l'appartement. Fili était particulièrement inquiet pour son amant. Combien de temps allait-il pouvoir tenir ? Il était presque impossible qu'il ne soit pas éliminé sur cette épreuve.

L'épreuve commençait à peine que Kili montrait déjà des signes de souffrance. Bilbon installé sur la barre juste en face de lui le regardait avec inquiétude.

Non Bilbon, s'il te plaît… chuchota Bofur, craignant de deviner l'idée de son hobbit. A son grand désespoir, il se rendit compte qu'il avait vu juste lorsque Bilbon lâcha la barre quelques secondes avant Kili. Il alla aider le nain à sortir de l'eau et à s'allonger sur le plage pendant que Sarouman annonçait son élimination.

Bofur, je… commença Fili face au sacrifice de Bilbon.

Ne dis rien de plus, c'est son choix. Le coupa son ami le visage fermé.

« Merci » chuchota Kili à Bilbon « Tu n'aurais pas dû »

« Tu as plus de valeur que moi, je risque moins que toi à retourner en cellule »

Dwalin lâche rapidement après eux, suivit de Baïn. Puis l'épreuve s'éternisa.

Au bout d'une heure Sarouman demanda aux prisonniers de lâcher une jambe et un bras. La souffrance put se lire rapidement sur les visages des trois derniers concurrents. A la surprise générale, Tauriel fut la première à lâcher après vingt minutes d'effort supplémentaires. Legolas lâcha dix minutes plus tard, donnant la victoire à Sigrid.

Bard fut soulagé de savoir sa fille temporairement sauvée mais la détermination qu'il vit sur son visage après l'épreuve l'inquiéta.

« S'il vous plaît ? » Demanda Sigrid à Sarouman une fois revenue à la plage, avant que le mage ne prenne la parole. Il lui fit signe de parler.

« Je voudrais offrir mon confort à Kili »

Bard fut tellement surpris qu'il en oublia de respirer

« Si tu lui offre ton confort, tu lui offre aussi ta qualification à l'orientation. »

« Oui » répondit simplement Sigrid sans hésitation te avec détermination.

Mais que fait-elle ? Demanda Bard, choqué par la tournure des événements.

Je pense qu'elle lui sauve la vie. Lui répondit Thorin, n'en revenant pas lui non plus : deux personnes venaient de se sacrifier pour son neveux.

Dans l'appartement, Fili comprenait ce qu'il venait de se passer mais avait dû mal à l'accepter. Le geste de Sigrid était trop beau pour être vrai. Il lui fallu quelques instants pour comprendre : son amant allait être soigné. Il sentit un immense soulagement déferler en lui, le danger le plus immédiat était écarté, Kili avait de nouveau des chances de survivre aux jeux.

Le temps qu'il prenne totalement conscience de tout ce qui venait de se dérouler, les orques avaient déjà amené Kili pour se faire soigner, Bilbon pour être enfermé à nouveau et les cinq autres prisonniers pour retourner sur leur campement.

Les prisonniers eux aussi avaient du mal à réaliser le geste de Sigrid. Ils étaient chacun perdus dans leurs pensées jusqu'au moment où Dwalin brisa le silence durant leur repas.

« Sigrid, merci pour lui » dit-il d'un ton doux qu'il n'utilisait que rarement. La jeune fille inclina la tête mais ne dit rien.

« Pourquoi t'as fait ça ? » demanda son frère d'un air vraiment perdu qui fit sourire leur père. Ses deux aînés se comprenaient toujours sans avoir besoin de se parler mais quand l'un des deux ne suivait pas l'autre il se sentait perdu, comme abandonné. C'est exactement ce que devait ressentir Baïn à cet instant.

« J'ai vu l'état de sa jambe ce matin quand Tauriel et Bilbon changeaient son pansement. Sans soins, il allait mourir avant la fin des jeux... » Sa voix était basse, comme songeuse. Elle reprit sur le même ton après un court silence. « Et puis si Bilbon s'est sacrifié pour lui c'est qu'il est important qu'il aille le plus loin possible et en entier. »

Ces derniers mots firent froid dans le dos à Fili, horrifié par l'idée que les orques puissent amputer la jambe de Kili.

« Tu as raison, on a eu assez de morts comme ça dans ces jeux. » Lui répondit son frère. Les autres les regardèrent avec un sourire doux.

Ils finirent leur repas en spéculant sur la prochaine épreuve sans pour autant la deviner. Ils furent surpris que les orques les amènent devant des pots en terre avec leurs noms dessus. Un peu plus loin, il y avait une estrade sur laquelle était posé un sac. Ce sac était attaché à une corde, elle-même accroché à une branche située au-dessus de l'estrade. Une bûche était posée debout entre leurs pots et l'estrade. Ils s'installèrent chacun derrière leur pot et attendirent les règles de l'épreuve.

« Nous allons tirer au sort celui qui débutera l'épreuve » commença à expliquer Sarouman, « il choisira le pot d'un de ses adversaires et le posera sur la bûche. Il montera ensuite sur l'estrade, prendra le sac et le lancera sur le pot. Si le pot est cassé, son propriétaire est éliminé de l'épreuve et le lanceur choisit un nouveau pot. Si le lanceur rate le pot son propriétaire devient le nouveau lanceur. Le dernier a avoir son pot intacte remporte l'immunité et est assuré d'aller à l'orientation. »

Il passa ensuite parmi les prisonniers pour leur faire piocher les pierres noires ou blanches. Ils tendirent le bras, poing fermé, tournèrent leur paume vers le ciel et ouvrirent. Il y avait quatre pierres noires et une blanche que Dwalin avait pioché.

Le nain prit le pot de Tauriel, le posa sur la bûche et monta sur l'estrade. Il prit le sac, le soupesa, prit le temps de viser et le lança. Le sac frôla de près le pot, alla jusqu'au dessus des têtes des prisonniers et revint vers l'estrade, cassant le pot au passage.

L'elfe eut un petit sourire pour Dwalin, lui montrant qu'elle ne lui en voulait pas.

« Tauriel, vous ne pouvez plus concourir pour l'immunité » annonça Sarouman. « Dwalin veuillez choisir une nouvelle cible. »

Le nain descendit de l'estrade, regarda ses compagnons d'infortune avec dépit et prit le pot de Baïn. Il le déposa sur la souche, récupéra le sac qui s'était immobilisé devant l'estrade et alla à nouveau se préparer à lancer. Cette fois, il le manqua à l'aller comme au retour. Il descendit, reposa le pot de Baïn devant son propriétaire et alla se placer derrière le sien.

L'adolescent plaça le pot de Dwalin sur la souche et alla s'installer sur l'estrade avec le sac. Il visa rapidement et lança le sac pile dans sa cible. Le nain lui adressa un signe rapide de tête puis Baïn alla prendre le pot de Legolas qu'il cassa avec la même facilité que le précédent. L'elfe lui adressa un petit sourire alors que Baïn venait chercher le dernier pot, celui de Sigrid.

Bard était fier de voir son fils gagner cette épreuve avec autant de facilité, il fut aussi soulagé quand Sarouman annonça sa victoire et son immunité.

Les prisonniers s'installèrent pour le conseil et allèrent voter tous les cinq.

« Sarouman » intervint Dwalin alors que le mage revenait avec l'urne. « J'ai un bracelet d'immunité. » Dit-il en sortant le bracelet qu'Ori lui avait donné lors de son élimination.

« Très bien, s'il y a des bulletins de vote contre vous, ils ne seront pas comptabilisés. Tauriel. » Annonça-t-il en commençant le dépouillement. « Dwalin, non comptabilisé. Legolas. Tauriel. Dwalin, non comptabilisé. Dwalin, non comptabilisé. Tauriel, les votes contre Dwalin n'étant pas comptabilisés vous êtes éliminée. »

L'elfe se leva, s'inclina devant ses compagnons en regardant fixement Legolas puis elle suivit les orques.

« Vous pouvez rentrer sur votre campement, Kili vous rejoindra demain à l'orientation. » Dit Sarouman avant de regarder les prisonniers partir, puis il s'adressa au public. « Vous pouvez voter dès maintenant pour décider du sort de Tauriel mais aussi de celui de Bilbon. »

Le palentir s'éteignit. Dans l'appartement l'atmosphère était lourd. Bofur avait le visage fermé et avait perdu son regard rieur. Fili était soulagé de savoir que son amant allait être soigné mais il n'osait pas exprimer ce soulagement.

Dans la grotte la tension était redescendue, les rebelles partirent trouver un petit peu de repos alors que Galadriel alla remplacer Elrond au tour de garde.

Le seigneur elfe regarda Thranduil, prudemment allongé entre Bard et Béorn. Il eut un petit sourire sadique, Bard ne pourrait pas toujours être avec Thranduil, il finirait par l'avoir… par refaire de lui son jouet comme avant…

Fin de ce chapitre,

les choses s'accélèrent pour les rebelles et les prisonniers.

La suite la semaine prochaine.

Une review ?

A bientôt

Lyla0ï