Bonjour à vous !

Comme d'habitude je déconseille aux âmes sensibles et homophobes de lire plus loin. Dans cette histoire vous trouverez des histoires d'amour entre hommes, des relations sexuelles explicites, consentantes ou non. Il y sera aussi fait mention de violences et de tortures.

Sinon je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JRR TOLKIEN.

Cette fic va comporter 17 chapitres, je vais essayer de poster toutes les une à deux semaines..

Je remercie Sukky pour ses corrections.

Bonne lecture

Smaug Snaga Games

Chapitre 16 : Salle de soin

L'armée de Galadriel, menée par Haldir accueillit Bard, Thrand et Legolas dès qu'ils passèrent les portes du palais. Un garde les mena à leur général après qu'ils aient décliné leur identité. Haldir les salua avec respect et les mena dans une sorte de grand appartement qui avait été réservé au groupe des rebelles.

Ils passèrent une porte gardée qui menait sur une sorte de grand salon circulaire donnant lui-même sur plusieurs portes. Leurs regards furent en premier attirés par Thorin, dos à eux il regardait par la fenêtre. Tout dans sa posture montrait qu'il était extrêmement tendu. Ses vêtements étaient recouverts de sang, déchirés par endroits, laissant entrevoir des bandages. Ils virent ensuite Tauriel assise dans un fauteuil. La jeune elfe avait un bandage à la tête, les yeux fermés, elle semblait dormir. Legolas alla s'agenouiller à ses côtés et lui prit délicatement la main.

Thranduil et Bard tournèrent pudiquement les yeux et suivirent Haldir dans une des pièces adjacentes. Ils restèrent sur le pallier à la demande de l'elfe. Tous deux remarquèrent que Thorin s'était crispé davantage lorsqu'ils avaient ouvert la porte. Dans la pièce Galadriel soignait un Dwalin ensanglanté, assis aux côtés d'un lit où reposait quelqu'un qu'ils ne voyaient pas. Une bassine à côté du lit était remplie d'une eau rouge et de linges imbibés de sang.

Attendez moi une minute, j'arrive. Résonna la voix de Galadriel dans leurs têtes. Il y eut ensuite un court instant pendant lequel elle chuchota quelque chose à Haldir puis celui-ci leur demanda de les suivre. Il ouvrit la troisième porte à droite de la chambre où ils étaient précédemment et s'effaça pour les laisser entrer.

Papa ! S'écria Tilda en voyant Bard. Elle se leva du lit où elle était assise avec son frère et sa sœur pour se précipiter dans les bras de son père. Les deux aînés la suivirent et allèrent aussi le prendre dans leurs bras pour un câlin collectif.

Allez-vous bien ? Demanda Bard entre deux rires-sanglots. Il serrait ses enfants dans ses bras sans tenir compte de sa douleur, plus rien ne comptait en dehors du bonheur et du soulagement de les avoir là tous les trois. Thranduil se tenait légèrement à l'écart, un sourire aux lèvres, réellement heureux pour eux.

Vos enfants vont bien Bard, répondit Galadriel pour eux, souriante elle aussi. Vous par contre, vous devez vous faire soigner. Les enfants, voulez-vous bien attendre dans le salon avec Thranduil, je ne vais pas en avoir pour longtemps.

Quand ils sortirent, Legolas et Tauriel avaient quitté le salon. Tous deux s'étaient isolés dans une chambre vide et avaient fermé la porte à clé derrière eux. Legolas était allongé sur le lit, Tauriel lui massait en douceur ses genoux douloureux alors que lui semblait rêver en la regardant.

Tu devrais demander à Galadriel de les soigner. Lui dit la jeune femme en arrêtant son traitement et en tournant son regard vers le blond. Celui-ci s'assit et posa une main derrière la nuque de Tauriel.

Ca peut attendre quelques heures de plus. Il tira sa main à lui et arrêta quand leurs lèvres ne furent qu'à quelques centimètres. Ils ne firent rien pendant quelques secondes, appréciant la proximité de l'autre. Soudain, sans vraiment savoir qui avait amorcé le mouvement, ils s'embrassèrent passionnément. Leurs gestes étaient précipités, comme s'ils étaient assoiffés de l'autre après avoir attendu tant d'années pour l'obtenir. Leurs mains ne pouvaient pas rester inactives et retirèrent les vêtements avec précipitation.

Leur fièvre se calma lorsqu'ils furent nus tous les deux. Leurs fronts posés l'un sur l'autre, ils marquèrent une pause, caressant la peau nue presque avec pudeur ou timidité. Ils restèrent quelques instants ainsi avant de bouger à nouveau.

Legolas fit glisser Tauriel sous lui et parti à la découverte de son corps avec une multitude de petits baisers. Avec énormément de douceur il s'arrêta sur ses tétons durcis, les léchant, les suçant, les mordillant, les embrassant chacun leur tour pour faire gémir Tauriel de volupté. Puis il reprit son exploration jusqu'à avoir la tête entre ses jambes. Avec gourmandise il entreprit de redessiner de sa langue les contours, les monts et les vallées de l'intimité de Tauriel. La rouquine retenait avec difficulté ses gémissements de plaisir, ne voulant pas alerter les chambres voisines. Une de ses mains s'accrocha aux cheveux de Legolas pendant que l'autre s'agrippait à la main qui titillait son sein. Il l'emmenait dans des plaisirs qu'elle n'avait plus connu depuis trop longtemps, elle sentait le plaisir la submerger progressivement jusqu'au moment où elle se sentit déborder et tira légèrement sur la tête de son amant pour lui intimer d'arrêter. Legolas vint s'allonger à ses côtés et lui fit des petits câlins du bout des doigts en attendant qu'elle reprenne son souffle. Lorsqu'elle fut prête, elle l'embrassa langoureusement puis descendit vers son sexe fièrement dressé. Sans hésitation, elle fit glisser ses lèvres dessus jusqu'à sentir le gland buter au fond de sa gorge puis commença un lent mouvement de va-et-vient. Sa main vint se joindre à la partie en jouant avec les testicules de son amant. Legolas se laissait transporter par les sensations, les yeux fermés, retenant par moments sa respiration. Il sentait le plaisir monter en lui et malgré qu'il ne voulait pas jouir ainsi, il n'arrivait pas à dire à Tauriel d'arrêter, c'était trop bon. Celle-ci finit par décider pour lui en stoppant tout contact. Il ouvrit les yeux, surpris et légèrement frustré.

Tauriel lui adressa un sourire radieux et s'installa à califourchon au dessus de lui. Elle prit son sexe en main pour le guider jusqu'à son entrée. Elle s'empala sur la virilité de Legolas dans une expression de pure extase. Elle s'allongea sur lui et l'embrassa à pleine bouche en commençant à bouger son bassin. Très rapidement Legolas vint y ajouter ses propres mouvements de hanches et la fièvre s'empara d'eux à nouveau. Leur rythme devint pressé, passionné, urgent. Tous deux retenaient difficilement leurs gémissements qui finissaient dans la bouche de l'autre ou sur sa peau. Après une ultime accélération, un dernier profond mouvement, Legolas se libéra dans l'antre chaude. Ni l'un, ni l'autre ne pouvait dire si leur étreinte avait durée deux minutes ou deux heures mais peu leur importait, ils étaient repus. Tauriel libéra le sexe de Legolas et s'allongea à ses côtés. Il l'attira contre lui et ils s'endormirent ainsi.

Les enfants regardaient Thranduil avec curiosité, sauf Tilda qui avait un grand sourire. Thranduil était assez mal à l'aise quoiqu'il ne le montrait pas. Au bout d'un certain temps à se jauger du regard Sigrid prit la parole.

Arrêtez de vous creuser la tête. Oui, Tilda nous a dit pour notre père et vous.

Effectivement Thranduil était au moins fixé sur ce point, mais toujours mal à l'aise, il aurait préféré avoir cette conversation en présence de Bard.

Et vous le prenez comment ?

Pour l'instant on n'en pense pas grand-chose. Répondit Baïn pensivement. On ne vous connaît pas.

Tout ce qu'on veut c'est son bonheur, s'il est heureux avec vous alors on est heureux que vous soyez ensemble. Précisa Sigrid avec un sourire. Thranduil se détendit mais il lisait entre les lignes le « s'il ne l'est pas on sera vos ennemis » il préféra changer de sujet.

Est-ce que vous savez qui occupe les autres chambres ?

Dans celle à gauche de la notre il y a Bilbon avec un nain. Ensuite il y a Kili, avec… Fili je crois. Puis Dwalin et Ori. Répondit Baïn en désignant les portes de la main. Hilda, Oïn, Bombur et Balin sont descendus aider Haldir et les rescapés.

Ils furent coupés dans leur conversation par Haldir, portant Bifur comme il le pouvait, suivit par Nori. Bifur était inconscient et ensanglanté. A ce moment-là Galadriel sortit de la chambre de Bard à toute vitesse.

C'est bon pour Bard, vous pouvez aller le retrouver. Dit-elle sans les regarder, ses yeux étaient fixés sur Bifur.

Excusez-moi, est-ce que mon frère, Ori, est ici ? Demanda Nori avant que Galadriel n'ait disparu dans la chambre où Haldir allait déposer le blessé. Elle s'arrêta et se tourna vers lui.

Oui. Répondit-elle en parlant directement dans la tête du nain. Mais il est grièvement blessé. C'est encore trop tôt pour dire s'il s'en sortira. Il est dans la première chambre à droite des fenêtres. Puis elle partie s'occuper de Bifur, laissant sur place un Nori décomposé.

Pendant ce temps-là Thranduil et les enfants étaient partis rejoindre Bard, laissant seuls Thorin et Nori. Thorin se détourna des fenêtres pour regarder Nori. La tension entre les deux nains était palpable.

Que s'est-il passé ? Demanda Nori, presque agressivement.

J'en sais rien. Dwalin est arrivé ici avec lui il y a plus d'une heure. Il est avec lui depuis. La frustration de voir son amant au chevet d'Ori sans lui adresser un mot s'entendait dans la voix de Thorin. Il était allé voir Dwalin pendant que Galadriel s'occupait d'Ori mais son amant lui avait juste dit « Pas maintenant s'il te plaît. On discutera après. » Thorin avait été peiné mais il avait compris. Depuis il attendait le cœur peiné, frustré et apeuré.

Nori planta-là Thorin et entra dans la chambre sans faire de bruit. Il s'assit en face de Dwalin, de l'autre côté du lit. Il regarda d'abord Dwalin. Son visage était défait, baigné de larmes. Ce dernier remonta les yeux vers le nouvel arrivant et ne put endiguer de nouvelles larmes emplies de peine et de culpabilité.

Je suis désolé Nori, je n'ai pas su le protéger. Chuchota Dwalin. Nori sentit une partie de sa colère se muer en tristesse. Il tourna la tête vers son frère. Il ne voulait pas voir la tristesse de Dwalin, il préférait être en colère contre lui mais c'était difficile vu son état.

Nori comprit les mots de Galadriel au moment où il posa les yeux sur son petit frère. Ori était pâle comme un mort, le souffle très faible, si faible qu'il était difficile de le distinguer. Des bandages recouvraient son torse et se tintaient lentement de rouge. L'oreiller sous sa tête était tacheté de rouge ainsi que les draps.

Que s'est-il passé ? Demanda Nori en retenant difficilement ses larmes. Il prit la main d'Ori dans la sienne avec délicatesse et continua de le fixer.

Il s'est interposé. Il a prit une lance qui m'était destinée. La voix de Dwalin était cassée, coupable mais ça n'empêcha pas la colère de revenir. Il tourna son regard chargé de reproches vers Dwalin.

Ca ne serait pas arrivé si tu ne l'avais pas laissé tomber amoureux de toi.

Je le sais… crois-moi, je sais bien que je suis responsable de son état. Dwalin marqua une pause, laissant couler ses larmes. Si je le pouvais, je changerais les choses. Il ne mérite pas ça. Sa voix se baissa tellement à la fin de sa phrase que Nori dû tendre l'oreille pour l'entendre. C'était si étrange de voir Dwalin les yeux et la tête baissés, rongé par la culpabilité. Après une pause un peu plus longue, il releva la tête et reprit la parole. Je vais te laisser avec lui, je repasserai plus tard si tu es d'accord.

Nori ne répondit rien. Il était et voulait être en colère contre Dwalin, celui pour qui Ori s'était sacrifié…

Ne lui en veux pas s'il te plaît, chuchota avec peine Ori après le départ de Dwalin.

Ne parles pas, économise toi, le supplia Nori, paniqué à l'idée de le perdre.

Je vais mourir… que je parle… ou non… la voix d'Ori était très faible, tous les trois mots il devait faire une pause pour reprendre sa respiration. Dwalin… je l'aimais… déjà… bien avant… les jeux. Ori fut prit d'une quinte de toux qui laissa du sang autour de lui et sur ses lèvres. Nori prit un linge à côté du lit et lui nettoya tendrement le sang qu'il avait sur le visage puis il attendit patiemment qu'Ori reprenne la parole. Les moments… que… j'ai eu… dans ses… bras… sont plus… que ce… que j'ai… jamais… espéré. Tu… tu… lui diras… Il fut à nouveau coupé par une quinte de toux… si je… n'en ai… pas… l'occasion ?

Je vais lui demander de revenir, dit Nori, ses larmes coulant sur ses joues. Il voulut se lever mais fut retenu par Ori.

Dis à … Dori… que… je l'aime… Les larmes de Nori se mirent à couler de plus belle mais il ne se voyait pas à ce moment-là annoncer la mort de leur aîné à son plus jeune frère. Je vous… aime… tous les… deux… Il eut une nouvelle quinte de toux, crachant à chacune d'elle un peu plus de sang qu'à la précédente. Merci… de… m'avoir… élevé. Finit-il en s'évanouissant. Paniqué, Nori se leva et alla chercher la dame Galadriel dans la chambre de Bifur.

Je vais aller m'occuper d'Ori. Dwalin est sur les murailles ouest.

Nori n'attendit pas plus longtemps pour partir chercher Dwalin. Galadriel posa un regard désolé sur Bifur avant de s'adresser à Haldir qui lui avait prêté main forte. Veux-tu bien prévenir Bofur et Bombur ?

Haldir acquiesça et alla frapper à la porte de Bilbon et Bofur. Un « Oui » endormit lui répondit et il entra. Bofur était à moitié allongé sur le lit, le haut du dos appuyé contre le mur derrière lui, et Bilbon bien installé entre ses jambes, emprisonné dans les bras du nain, lové contre son torse, semblait dormir.

Puis-je vous parler en privé ? Demanda Haldir en chuchotant.

J'ai peur de ne pas pouvoir bouger sans le réveiller. Lui répondit Bofur, ne voulant plus lâcher Bilbon maintenant qu'il était vraiment à lui.

J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer… Bofur se redressa légèrement, tendu. Nous avons fait tout notre possible mais nous n'avons pas réussi à sauver votre cousin Bifur. Bofur se retrouva sans voix, choqué. Je vais vous laisser digérer la nouvelle. Ajouta Haldir en sortant pour aller prévenir Bombur.

Bilbon se détacha de Bofur pour pouvoir le regarder dans les yeux.

Si je peux faire quoique ce soit pour toi, dis-le moi Dit Bilbon, enfin Bofur sembla réaliser ce qu'Haldir venait de lui annoncer, une larme, puis deux, puis un torrent de larmes se mirent à dévaler ses joues. Il serra son hobbit contre lui pour pouvoir enfouir sa tête dans ses cheveux.

Reste contre moi. Dit-il simplement en resserrant sa prise. Bilbon passa ses bras autour de son nain et lui caressa doucement la peau qu'il atteignait.

Dwalin s'était assis sur les remparts pour pleurer. Il s'en voulait tellement. Il s'en voulait d'avoir trahi Thorin et de lui avoir certainement brisé le cœur. Et si ce n'était pas encore le cas, si Thorin ne voulait pas déjà tirer un trait sur leur histoire, il n'allait pas tarder à le vouloir. Il s'en voulait d'avoir laissé Ori tomber amoureux de lui et il s'en voulait de ne pas avoir su le protéger. S'il ne s'était pas rapproché d'Ori rien de tout cela ne serait arrivé et Ori ne serait pas à deux doigts de mourir… par sa faute.

Il sentit deux bras forts encercler sa taille et le torse puissant de Thorin _ il pourrait le reconnaître entre mille _ se coller à son dos. L'étreinte fit du bien à Dwalin mais elle renforça son mal aise et son sentiment d'avoir trahi Thorin.

Tu l'aimes ? Demanda Thorin dans un chuchotement quand il sentit Dwalin se tendre dans ses bras. Tension que sa question accentua.

Pas autant que toi… tenta Dwalin, ne sachant pas vraiment s'il disait ça pour Thorin ou pour lui-même.

Mais tu l'aimes. Il n'y avait pas de colère dans la voix de Thorin, seulement de la résignation.

Oui mais je… Dawlin fut coupé par l'arrivée de Nori et souhaita ne plus être dans les bras de Thorin.

Prends ton temps. Viens me voir quand tu seras prêt. Lui souffla Thorin avant de s'écarter de lui et de le regarder partir avec Nori.

Préférant penser à autre chose, Thorin alla retrouver Gandalf pour s'atteler à la reconstruction du royaume.

Fin du chapitre pour aujourd'hui.

Le prochain sera le dernier de cette histoire.

A bientôt,

Lyla0ï