Bonjour à vous !
Comme d'habitude je déconseille aux âmes sensibles et homophobes de lire plus loin. Dans cette histoire vous trouverez des histoires d'amour entre hommes, des relations sexuelles explicites, consentantes ou non. Il y sera aussi fait mention de violences et de tortures.
Sinon je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à JRR TOLKIEN.
C'est le dernier chapitre de cette histoire, j'espère qu'elle vous aura plu.
Je remercie Sukky pour ses corrections.
Bonne lecture
Smaug Snaga Games
Chapitre 17 : Retrouvailles
Cela faisait deux jours que la grande bataille avait prit fin et libérait le royaume du joug de Smaug. Thorin, Bard et Thranduil avaient temporairement prit les rênes du royaume de manière collective. Dans quelques jours un référendum allait avoir lieu pour savoir si le peuple voulait rester uni avec une quo-gouvernance (avec un représentant des trois peuples) ou que chaque peuple retrouve son propre royaume.
Galadriel et Haldir étaient repartis la veille avec leur armée et Legolas. Le jeune elfe avait été peiné de devoir quitter son père et Tauriel mais ses genoux demandaient des soins spécifiques que Galadriel ne pouvait lui donner qu'en Lotlorien. Tauriel l'aurait bien accompagné mais Thranduil lui avait demandé de rester pour l'assister dans la reconstruction du royaume. Legolas avait insisté pour qu'elle accepte.
Le matin même l'armée d'Elrond était repartie sous les directives d'un certain Aragorn, apparemment gendre d'Elrond.
Depuis deux jours Fili ne quittait pas le chevet de son amour endormi. Il ne s'était absenté que le premier jour pour faire soigner ses blessures et se laver, retrouvant au passage le blond de ses cheveux. Bofur et Bilbon passaient lui apporter ses repas et des nouvelles du royaume. Les autres passaient de temps en temps mais moins que le couple. Fili avait été très heureux pour Bofur en voyant son bras fermement accroché à la taille de Bilbon. Il avait ensuite été très peiné quand son ami lui avait appris le décès de Bifur et d'Ori.
Thorin et Dwalin étaient aussi passés. Dwalin n'était resté que quelques instants en silence, se contentant de prendre la main de Kili dans la sienne. Puis il était parti quand Thorin était entré dans la pièce. Thorin l'avait regardé passer avec tristesse mais sans faire de geste vers lui. Il avait ensuite confié à Fili que Dwalin et lui ne s'étaient pas encore retrouvés. Thorin en était clairement affecté mais il n'avait pas voulu s'épancher d'avantage à son neveux.
Cet après-midi là, Fili fut tiré de son sommeil par des gémissements plaintifs. Tout de suite sur le qui-vive, il vit que Kili était en proie à un cauchemar. Avec délicatesse, Fili caressa les joues de Kili en l'appelant, espérant le voir enfin se réveiller.
Non, arrêtez, laissez-moi ! Hurla Kili en ouvrant les yeux. Fili, surpris par son cri, retira ses mains à la hâte et alla s'asseoir à califourchon sur les hanches de son aimé pour essayer de recentrer son attention sur lui et non sur son cauchemar.
Kili, c'est fini, tu n'es plus là-bas.
Tu n'es qu'une illusion, laisse-moi… Dit Kili d'une voix apeurée en posant ses mains sur le torse de Fili pour le repousser. Au moment où il les posa une lueur de doute s'installa dans son regard.
Mon amour, c'est moi Fili, c'est fini, ils ne te feront plus jamais de mal. A la mention du nom du blond le doute se fit plus présent.
Prouve-le moi.
Avec un sourire gourmand Fili se pencha vers le brun et posa délicatement ses lèvres sur celles de Kili. Ce baiser fut très chaste mais quand il se releva Kili noua ses bras dans son dos et l'attira dans un baiser passionné. Ils se séparèrent à bout de souffle… et très excités.
Fais-moi l'amour. Le supplia Kili en se redressant légèrement avec une grimace de douleur pour réclamer un autre baiser. Fili le lui donna bien volontiers en le forçant à se rallonger. Prouve moi que tu es bien toi… aime-moi. Supplia le brun à nouveau.
Laisse-moi juste un instant. Lui répondit Fili après un autre baiser, tous ses sens enflammés par les mots et les lèvres de Kili. Ses neurones étaient en train de prendre la fuite pour se loger dans son bas-ventre mais quelques uns lui rappelèrent avant de descendre que c'était bientôt l'heure du repas et que Bilbon et Bofur risquaient de débarquer.
Il descendit du lit pour aller fermer la porte à clé sous le regard inquiet de Kili. En revenant vers le lit, Fili fit tomber tous ses vêtements, révélant son sexe tendu. Le regard maintenant gourmand de Kili ne le quittait plus.
De retour près du lit, le blond prit les couvertures et les retira de manière à ce que seules les jambes du brun soient couvertes. Fili découvrit avec plaisir que Kili était nu sous les couvertures et visiblement autant excité que lui. Il essaya de ne pas regarder les bandages, les cicatrices ou les os trop apparents et alla donner un baiser passionné à Kili. Il fit ensuite descendre sa bouche le long de ce corps qu'il aimait tant, embrassant chaque parcelle de peau non douloureuse. Kili, les yeux fermés se laissait porter par le plaisir, heureux de réaliser, au fur et à mesure qu'il n'était pas dans une illusion. Soudain la bouche de Fili se referma sur son érection le faisant se cambrer et retenir sa respiration. Fili débuta un lent va et vient qui fit gémir Kili de bonheur.
Fili était excité au plus haut point. Son inquiétude première avait été vite remplacée par un désir violent. Son amant lui manquait depuis trop longtemps pour qu'il puisse refréner ses envies, d'autant plus quand il entendait les sons délicieux qu'il provoquait. Avec gourmandise il goûtait à nouveau le goût de Kili.
Fili lâcha un grognement étouffé en sentant la main de Kili se poser sur son membre dur. La poigne du brun était très faible mais peu lui importait alors que son plaisir augmentait à vitesse grand V. Sans cesser de sucer avidement le membre dans sa bouche, Fili présenta trois doigts à Kili qui les lécha consciencieusement. Fili crut qu'il allait venir sur le champ tant la situation était érotique mais il parvint à se retenir et récupéra ses doigts pour se préparer lui-même.
Fili avait de plus en plus de mal à coordonner ses mouvements. Entre ses propres doigts en lui, le sexe dans sa bouche qu'il souhaitait introduire ailleurs et la main de Kili qui caressait son érection douloureuse, le besoin de sentir Kili en lui devint urgent. Il retira ses doigts de son intimité et libéra le sexe de son amant, le faisant gémir de frustration. Il vint s'agenouiller au dessus de Kili.
Les deux nains se regardaient dans les yeux alors que lentement Fili faisait entrer en lui la virilité dressée du brun. Tous deux laissèrent échapper un soupir de satisfaction et restèrent un instant sans bouger, ils ne voulaient pas prendre le risque de jouir instantanément… ça faisait trop longtemps, la sensation était trop bonne. Ils ne purent se retenir de bouger très longtemps, ils en avaient trop besoin.
Fili débuta des va-et-vient langoureux qui, très rapidement, devinrent passionnels. Leurs cris de plaisir emplirent la pièce. Des « Oh oui », « Oh putain », « C'est bon » ou « Continue » résonnèrent autour d'eux.
Finalement Kili vint prendre, d'une poigne toujours très faible, aérienne, le sexe du blond dans sa main . Quelques mouvements de hanches plus tard Fili se laissa emporté par la jouissance dans un râle rauque. Kili stimulé par les chairs de son amant se contractant autour de lui vint à son tour, explosant dans un cri d'abandon.
Avec douceur, Fili se releva et s'allongea aux côtés de son amant.
Je t'aime… lui chuchota-t-il en le regardant intensément.
Je t'aime aussi Fili, lui répondit Kili en bougeant légèrement pour se lover un peu plus dans les bras de son amour.
Kili, je suis tellement… commença Fili, mais il fut coupé par le brun.
Je sais, n'en parles pas, je n'ai pas besoin de ça.
Et de quoi as-tu besoin ? Demanda Fili, un peu anxieux.
Que tu m'aides à être heureux chaque jour, à ne plus y penser.
La voix de Kili s'était terminée dans un murmure douloureux. Fili resserra son étreinte autour de lui et commença à lui faire des petits câlins du bout des doigts, les calmant tous les deux par son geste.
Je te promets de m'y atteler chaque jour à venir. Lui souffla-t-il avant de lui voler un baiser.
Dans le couloir, un hobbit cramoisi avec un plateau repas dans les mains et un nain hilare n'avaient rien loupé des cris de volupté qui s'étaient élevés dans la chambre de Kili. Bilbon était figé, ne sachant clairement pas quoi faire de sa peau et horrifié par l'idée que Bofur ne se rende compte que ces cris l'excitaient. Bofur, lui, avait bien perçu le trouble de son hobbit. Il ressentait le même et n'en était pas gêné le moins du monde.
Tu devrais poser le plateau. Dit-il avec une voix chaude, collant son torse contre le dos de Bilbon, appuyant son sexe contre ses fesses qu'il savait fermes et accueillantes pour lui, et posant sa main sur le sexe à demi-érigé de son amant. Il prit l'oreille de Bilbon dans sa bouche, commença à le masturber en même temps qu'il se frottait lascivement contre ses fesses.
Arrêtes, le supplia Bilbon dans un gémissement trahissant son excitation et le plaisir qu'il prenait déjà. Il n'avait pas vraiment envie que ça s'arrête mais la situation n'était pas convenable.
Pourquoi veux-tu que j'arrête ? Souffla le nain dans son oreille en faisant de sa main une caresse un peu plus appuyée.
On vient de le faire… Protesta Bilon sans conviction.
Comme ça tu es déjà prêt à me recevoir, répondit Bofur, sa voix devenant rauque, Tu es déjà ouvert pour moi et lubrifié par mon sperme… c'est parfait !
On est au milieu du salon… Bilbon était rouge aussi bien de gêne que d'excitation.
Pose le plateau et allons dans notre chambre alors.
Bilbon s'abandonna à l'envie de sentir à nouveau son nain en lui et fit ce qu'il lui demandait. Bofur l'entraîna dans leur chambre. A peine la porte fermée, il fit se pencher son hobbit sur le lit, dos à lui, le visage dans les couvertures, le cul tendu vers lui, offert. Bofur déglutit difficilement, Bilbon avait beau s'être déjà offert à lui, il le désirait toujours aussi violemment.
Bofur défit son pantalon et celui de Bilbon avec empressement. Il prit une seconde pour admirer les fesses de son amant tendues vers lui, semblant l'attendre. Il posa ses mains dessus avec dévotion et du bout de ses doigts alla vérifier que Bilbon était déjà bel et bien prêt à l'accueillir.
Prends moi Bofur, ne me fais pas attendre.
La supplique de Bilbon fit comme un électrochoc de plaisir à Bofur . Sans attendre davantage il s'enfonça jusqu'à le garde dans l'intimité de son amant avec un grognement de plaisir auquel Bilbon fit échos. Bilbon fit presque immédiatement rouler ses hanches pour que Bofur se mette en mouvement. Le nain comprit le message et entama un va-et-vient passionné, bestial. Leur chambre fut rapidement remplie des cris de plaisir étouffés de Bilbon, des grognements érotiques de Bofur et des claquements dans hanches du nain sur les fesses de son amant.
Plus aucun d'eux ne pensait, se perdant dans l'autre et dans les lymbes du plaisir. Après un temps indéterminé, Bofur enroula sa main autour du sexe de Bilbon, le masturbant au rythme de ses coups de hanches. Il ne fallu que quelques mouvements supplémentaires au hobbit pour venir dans un cri. Bofur crocheta les hanches de son amant de ses doigts, l'empêchant de s'écrouler sur le lit. Il accéléra le rythme et très rapidement cria sa délivrance, laissant son sperme envahir à nouveau l'intimité de Bilbon. Ils tombèrent ensemble sur le lit, épuisés.
Assis à son bureau, dans ses appartements Thorin travaillait sur les plans de reconstruction d'Erebor et plus particulièrement du palais. Depuis un mois que la population avait décidé de la quo-gouvernance de Tranduil, Bard et Thorin, ce dernier se noyait dans le travail… pour oublier. Oublier l'absence de son aimé à ses côtés alors qu'il était si proche. Il en était même venu à éviter Dwalin tant son désir de le prendre dans ses bras et de l'embrasser étaient devenus douloureux. Il voyait bien les regards que son ancien amant lui lançait, à la fois désireux de le rejoindre et désolé de ne pas être prêt à le faire. Thorin lui avait dit de prendre son temps, de venir le retrouver quand il serait prêt, qu'il l'attendrait sans chercher à le presser mais cette attente le rendait fou. D'autant plus que Thranduil et Bard filaient le parfait amour devant lui.
Parfois alors qu'il passait la nuit devant la chambre de Dwalin, il lui arrivait d'entendre l'ex prisonnier crier ou pleurer dans son sommeil. Il devait se retenir d'entrer, souhaitant plus que tout dans ses moment-là entrer, le prendre dans ses bras et lui rappeler que c'était fini. Mais il se retenait.
Perdu dans ses réflexions de reconstruction, Thorin releva la tête avec l'impression d'avoir loupé quelque chose. Il allait retourner étudier ses plans quand il entendit, cette fois, distinctement des coups frappés à sa porte. Il se demanda qui pouvait bien venir à cette heure tardive.
Il se figea de surprise quand il découvrit Dwalin derrière la porte. L'ancien prisonnier avait reprit un peu de poids et de muscles _ il faut dire qu'il passait presque toutes ses journées dans la salle d'entraînement _ depuis sa sortie des jeux mais son visage semblait encore plus défait, comme si son esprit dérivait dans un océan de désespoir.
Thorin… est-ce que je peux entrer ? Demanda-t-il visiblement mal à l'aise.
Thorin s'effaça, le laissant passer sans un mot, pas encore vraiment remis de sa surprise et curieux de la suite des événements, plein d'espoir.
Nori est partit. Annonça Dwalin de but en blanc en lui tendant un morceau de papier. Je l'ai trouvé sur mon lit en rentrant du dîner.
« Dwalin, je quitte Erebor, je ne peux rester ici où tout me rappelle qu'Ori et Dori ne sont plus parmi nous. Avant de mourir, Ori m'avait confié quelques mots pour toi, je ne pense pas qu'il ait eu le temps de te les dire. Il t'aimait, mais il t'aimait bien avant les jeux. Sache qu'il ne t'en voulait pas de t'être rapproché de lui sans espoir d'avenir, il te remerciait d'avoir pu goûter ces moments avec toi qu'il n'aurait jamais pu avoir dans un autre contexte. Il m'a demandé de ne pas t'en vouloir et je vais te demander la même chose. Smaug a détruit suffisamment de vies pour que nous détruisions les nôtres alors cesse de t'en vouloir. Je pars d'ici pour essayer de me reconstruire et je te souhaite de faire de même. Nori »
Thorin rendit le papier à Dwalin et le regarda intensément, cherchant à savoir pourquoi il était venu le voir.
Dwalin lui tourna le dos et alla se placer devant le feu de cheminée, perdant son regard dans les flammes. Thorin ne bougea pas. Il sentait le mal être de Dwalin et voulait le laisser faire à son rythme et à sa manière.
Je suis désolé de ne pas être revenu vers toi… commença Dwalin en cherchant ses mots, le regard toujours dans les flammes. Ce… ce n'est pas que je ne t'aimais plus, bien au contraire. Mais à chaque fois que je pensais à te rejoindre, l'image d'Ori se sacrifiant pour moi s'imposait à mon esprit. Alors je ne pouvais pas, mais… Il fit une grand pause, son corps se tendit davantage comme si la suite l'effrayait plus encore. Mais après avoir lu le message de Nori, j'ai eu besoin de toi comme si jusqu'à présent je faisais de l'apnée et que seul toi pouvait m'aider à respirer.
Dwalin se retourna et regarda Thorin qui lui fit un petit sourire.
J'ai besoin d'être à nouveau dans tes bras, de me confier sur ce que j'ai vécu là-bas, de me sentir soutenu… sa voix se brisa dans un sanglot.
Thorin parcouru la distance qui les séparait en deux pas et referma ses bras autour de Dwalin. D'une main il l'invita à caler sa tête dans son cou, de l'autre il lui fit des petits câlins dans le dos. Embrassant son crâne de tendres baisers de temps en temps, il attendit de Dwalin se calme.
Que dirais-tu d'aller nous allonger et que tu me dise ce que tu as sur le cœur en profitant de la chaleur des draps et d'un câlin ?
Dwalin opina avec soulagement de se voir accueillit ainsi et Thorin était heureux que Dwalin revienne ainsi vers lui. Tous deux se déshabillèrent, ne gardant que leurs sous-vêtements pour se mettre au lit. Thorin sentit son cœur se réchauffer quand Dwalin lui déposa un rapide baiser au coin des lèvres et s'installa ensuite dans ses bras.
Puis Dwalin commença à raconter tout ce qu'il avait subit ces deux dernières années.
La nuit fut longue pour les deux nains et il en faudrait beaucoup d'autres pour que Dwalin se sente mieux mais tous les deux savaient qu'en prenant leur temps leurs cœurs allaient se réparer et leur relation pourrait repartir.
FIN
Et voilà c'est fini pour cette fic. J'espère qu'elle vous a plu. N'hésitez pas à laisser un commentaire.
A bientôt
Lyla0ï
