Je pense que beaucoup attendaient ce chapitre avec impatience par pour le chapitre en lui-même mais pour ce qu'ils vont découvrir dedans. J'espère que ça vous plaira et je peux déjà dire que l'on arrivera bientôt vers la fin de l'histoire. Je ne pense pas mettre (beaucoup) de nouveaux drames en route. Mon esprit est déjà en marche pour de nouvelles histoires (qui avancent étonnamment bien). Mais je penche pour arriver jusqu'à au moins 30 chapitres.
Chapitre court mais je l'aimais bien comme ça et il reste beaucoup à faire pour la suite.
Mxelle Juuw : je pense que tu trouveras ce que tu attends de ce chapitre.
Bakachan : On peut dire ça oui ... Sans doute que le lion Quinn fera une apparition dans le prochain chapitre ...
Vingar : aussi étonnant que ça soit, tu m'en vois ravie.J'avais peur que tu n'aimes pas. Ouf.
Santana : Aie ... pas la réponse dans ce chapitre mais dans le suivant.
Ines : Rachel n'est pas au bout de ses peines ... malgré ce qu'on va pouvoir penser.
Dimanche :
Quinn POV :
Je regarde encore une fois à l'horloge de la voiture : 11:35. Rach m'a dit que Beth n'arriverait pas avant quatorze heures mais que je suis libre de venir plus tôt si je le souhaite et je le veux. Je veux prendre le temps de discuter avec elle et de voir ce que l'on va faire. Est-ce que je ne devrai pas attendre encore un peu ? Mon regard cherche l'heure à nouveau et remarque qu'il n'y a même pas une minute qui est passée. Mais peut-être qu'être là deux heures trente à l'avance est un peu trop tôt. J'atteins mes clés, prête à mettre le contact et à repartir.
Mais mon corps semble avoir une autre pensée, ma main enlève la clé et subitement sans que je comprenne comment, je suis dehors prête à toquer. Je soupire, plus vraiment temps de faire demi-tour. Contournant la voiture dans l'allée, je me dirige vers la porte et sonne effectivement avant de définitivement changer d'avis.
Je n'ai pas le temps de regretter mon choix qu'une bondissante Rachel Berry fait son apparition sur le seuil. « Quinn ? » elle semble surprise de me voir et cela me met mal à l'aise. « Hey, Tu avais dit que je pouvais venir plus tôt mais si je dérange ou … » Elle me sourit et me fait entrer.
« Tu ne me déranges pas du tout, j'étais occupée à préparer le diner, tu veux te joindre à moi ? » Mon estomac grogne et je lui rends un faible sourire. « J'ignorais que tu savais cuisiner. » Elle est fière d'elle lorsqu'elle m'entraine vers la cuisine. « Ne dis pas ça avant d'avoir goûté. » Et soudain, je ne me sens plus aussi confiante dans ses talents de cuisinière. Elle s'attend vraiment à ce que je goûte ?
Je m'installe sur un tabouret devant le comptoir et l'observe remettre son tablier et s'atteler à couper quelques fruits. Je proposerai bien mon aide mais la voir cuisiner est quelque chose d'étonnant sexy. Je détourne mes yeux sur mes mains jointes et me dis que c'est le moment idéal pour avoir cette discussion.
« Donc, euh … Il y a quelque chose que j'aimerai discuter avec toi. » Elle lève les yeux brièvement mais je les évite, fixement un point devant moi. Elle répond prudemment, d'une voix calme et mesurée. « Ok, veux-tu que j'arrête pour écouter ? » Ma pensée déraille et je secoue la tête négativement. « Non, non, ce n'est pas grave. » Elle fronce les sourcils et je me doute qu'elle doit avoir un peu de mal à me déchiffrer. J'atteins dans mon sac et en tire le paquet de lettres ficelé. Ses yeux suivent mes mouvements tout en continuant à peler les carottes. Je dépose le paquet de lettres devant elle et elle abandonne toute prétention à couper/peler quoique ce soit. Elle prend la parole avant que je ne puisse dire ce que j'ai en tête.
« Si j'ai dépassé les limites, je m'en excuse profondément. Je ne pensais pas que tu le prendrai mal et je m'en veux que ça t'aie contrariée. Je vais arrêter et … » Je secoue la tête, essayant de la faire taire pour que je puisse expliquer. Mais elle est comme une machine qui débite tout son discours sans s'arrêter. Je peux même voir qu'elle commence à paniquer. Décidant de la couper, j'hésite entre me lever et l'embrasser ou juste crier.
« Rach, tais-toi ! » Ma voix la fait sursauter et heureusement, elle se conforme. Elle m'observe avec des yeux écarquillés comme si j'allais lui faire du mal. « Merci, j'allais dire que j'ai vraiment apprécié tes lettres et que j'adorerai que tu n'arrêtes pas. » Sa bouche s'ouvre mais je lui fais signe que je n'ai pas terminé encore. « Et si tu es d'accord, je pense qu'il est temps que l'on parle de nous. » Je grimace dès que je termine ma phrase car elle se met à sauter partout dans la cuisine en poussant des cris stridents. Je reste bouche bée à la regarder tout en étant incapable de l'arrêter.
Finalement, elle finit par se calmer et se plante à côté de moi. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'elle veut faire qu'elle m'engloutit dans un immense câlin. Je ne veux pas briser son enthousiaste mais je ne peux m'empêcher de préciser.
« Nous allons juste en parler, Rach. » Elle desserre son emprise sur moi et s'écarte, visiblement déçue. Son sourire tombe un peu et ses yeux fixent le sol quand elle bredouille. « Oh, désolée. Je me suis laissé emporter. » Je regrette qu'elle soit si loin de moi mais nous devons passer par cette discussion. Je ne peux pas lui abandonner mon cœur sans savoir si elle ne me le retournera pas comme la dernière fois. Je sais qu'il y a des limites au nombre de rejets que je peux prendre.
Je me tourne à nouveau vers le comptoir, lui présentant mon profil avant de me remettre à parler. « Donc euh … je pense être prête à nous donner une chance. » Je m'arrête là, prête à contenir tout débordement d'enthousiasme encore une fois mais elle ne dit qu'un mot. « Mais ? » Je soupire et fixe mes doigts. « Mais, je ne suis pas totalement sûre que je peux te faire confiance. »
Elle se décompose. « Oh, je comprends. » Aucune de nous deux ne dit rien pendant plusieurs minutes. Elle reprend la découpe des légumes et les dépose au fond d'un plat neuf avant de préparer une poêle. « Quinn ? » Sa voix est hésitante et vraiment tendue.
« Ouais ? » elle se mord la lèvre et hésite visiblement à continuer. « Je … J'aimerai te parler de l'été dernier. » Cette fois, c'est moi qui me tends et appréhende la suite mais je ne proteste pas la laissant continuer. « A la fête, quand tu … » Je baisse la tête et la coupe, « je suis désolée, Rach. Je ne pourrai jamais assez présenter d'excuses pour mon comportement mais j'ai eu peur et j'ai réagi comme je le fais toujours lorsqu'on m'attaque. Je t'ai fait du mal et je le regrette tous les jours. » Elle hoche la tête et ne me contredit pas.
« Je comprends maintenant. Quand nous sommes rentrées ce soir-là, j'avais ma tête pleine de feux d'artifices. Je me sentais tellement bien et tout ça c'était grâce à toi. » Je comprends qu'elle ne parle plus de cet été mais de la soirée où elle m'a brisé le cœur. « Je n'étais pas prête pour ça. Tu me faisais me sentir si bien. J'ai eu peur alors je t'ai poussée loin mais … » Elle pleure un peu et je me lève pour essuyer ses larmes. Elle me repousse pour regarder dans mes yeux avant de poursuivre. « Mais maintenant, je sais que c'était une erreur et que je t'ai fait aussi mal, sinon plus. J'ai voulu revenir dès le lendemain mais ils m'ont obligée à prendre un peu de recul et à réfléchir à ce que je voulais. » Elle baisse les yeux, incapable de soutenir mon regard. Je lui relève le menton et la force à me regarder quand je prends la parole à mon tour.
« Sais-tu ce que j'ai dit à Santana, le jour où elle est venue te chercher ? » Elle secoue la tête et me laisse continuer. « Je lui ai dit que je me battrai pour toi, peu importe ce que je dois surmonter du moment que tu es à mon côté. » Je baisse les yeux et la relâche, allant jusqu'à me détourner d'elle pour appuyer mes mains contre le plan de travail. « Mais à la première difficulté, j'ai juste abandonné. Et pour ça, je suis en colère contre moi. Je ne te mérite pas. »
Je sens ses mains, écarter mes bras et me serrer contre elle. Elle se presse dans mon dos et pose sa tête sur mon épaule. Je la laisse faire, consciente que j'aime trop être dans ses bras et que cela me fera toujours fondre. Elle ne dit rien d'abord, comme si elle réfléchissait. Puis, je la sens se grandir derrière moi et ses lèvres sont proches de mon oreille lorsqu'elle murmure.
« Laisse-moi t'emmener sur un rendez-vous. » Je veux dire non et puis oui et puis je ne sais pas mais les mots restent coincés dans ma gorge. « Juste un et on prendra les choses lentement, » supplie-t-elle devant mon manque de réaction. Je pense pour me rendre compte qu'il n'y a qu'une réponse que je peux donner. Je me tourne dans ses bras et observe son expression.
« D'accord. » Je l'empêche de s'éloigner pour, ce que j'imagine être, sauter partout et poursuis en la fixant droit dans les yeux, « Et on le prend lent. » Ses yeux s'arrondissent et elle lèche doucement ses lèvres quand elle hoche doucement de la tête. Il n'est pas difficile de se rendre compte où son esprit va alors je me penche doucement vers elle.
Nos lèvres ne sont plus qu'à quelques millimètres et je la vois fermer les yeux. Je dévie et lui plante un baiser sur la joue avant de lui murmurer à l'oreille « Et je vais te tenir à ce baiser de fin de rendez-vous. » Elle halète et me repousse mécontente. « C'était méchant, Quinn. »
Je rigole jusqu'à ce qu'elle retourne cuisiner et me tourne le dos. « Oooh, Rach … Je ne veux pas gâcher notre premier. » Elle ne répond pas et continue à transvaser quelques légumes à gauche et à droite. Je vais m'avancer pour briser le silence et m'excuser mais elle semble prendre une décision avant moi. Elle pose ses mains sur le comptoir derrière elle et me regarde curieusement.
« Très bien, tu veux prendre lentement. Quelles sont les règles ? » Mes sourcils se froncent. Les règles ? Je ne suis pas sûre de comprendre. « Tu veux garder notre premier vrai baiser pour après le rendez-vous. Ok, je peux me le procurer. Y a-t-il autre chose que je dois savoir ? » Cette fille me surprendra toujours. « Non, pas d'autres règles, juste lent. » Elle semble réfléchir deux minutes puis s'approche de moi et la lueur dans ses yeux me fait tout simplement peur. Son regard est rivé au mien et je me sens comme un de ses papillons que l'on a cloué sur une feuille pour le montrer partout.
« Rach ? » Elle envahit mon espace personnel et se colle tout contre moi, ses bras autour de mon cou, avant de murmurer « donc je peux faire ceci ? » Je déglutis mais hoche la tête affirmativement. Ses mains dansent contre ma peau, traçant des motifs dans mon cou. « Et ça ? » Je ne dis rien mais cela ne la décourage pas. « Puis-je t'embrasser ? » Je me mords la lèvre, tout juste capable de retenir le oui qui veut s'échapper. Elle doit voir que je suis à ma limite car elle commence à embrasser mon cou, laissant trainer sa langue, jusqu'à mon oreille. « Quelques regrets ? »
Heureusement, je suis sauvée d'une réponse par la sonnerie de la porte d'entrée. Elle me laisse haletante dans la cuisine. J'ai juste du mal à rester sur mes jambes et mon cœur bat encore à un rythme inhumain. Quand elle revient, elle porte la plus belle chose au monde dans ses bras. Beth. Rach lui parle comme si la pauvre enfant comprenait tous ses mots et cela me fait tomber encore plus pour elle.
Deux choses importantes s'imposent alors à moi : je veux passer le maximum de mon temps avec eux et j'aurai vraiment dû mettre plus de règles dans le prendre lent. Le reste de l'après-midi se déroule comme dans un conte de fées jusqu'au départ de Beth. Après que Shelby soit venue la reprendre, je ne peux manquer l'éclat dans les yeux de Rachel quand elle s'approche de moi. « Rach, lent. Ok ? » Elle soupire, baisse les yeux et acquiesce. Elle me fait instantanément regretter. Un compromis, un compromis, pense Q.
« Peut-être que l'on peut regarder un film ? » Ses yeux s'illuminent et elle me tire presque tout le long du trajet jusqu'au salon. Là, elle me pousse dans le canapé et commence à chercher un film acceptable. « Rach … » Elle se tourne vers moi, indécise. « Je n'ai jamais vu Funny girl. » Ses yeux s'agrandissent de surprise, d'incrédulité et de joie. Sa bouche s'ouvre.
« Si tu te lances dans quelque chose maintenant, je ne le regarderai pas, » menacé-je ludique mais cela suffit à ce qu'elle mette le film en route et revienne près de moi … pour s'asseoir à l'autre bout du canapé. J'attrape une couverture et quelques coussins et les jette sur et derrière moi. « Rach ? » J'ouvre les bras dans une invitation et elle vient se blottir contre moi. Je pose mon menton sur ses cheveux alors que l'histoire commence.
Au quart du film, je remarque que je suis plus attentive aux mouvements qu'elle fait et à ses chuchotements des dialogues qu'au film en lui-même. Ca ne m'ennuie pas, parce que je suis sûre que je le reverrai sans doute plus d'une fois.
J'ai plusieurs pistes pour la suite mais vous en saurez plus dimanche. En espérant que ça vous plaise toujours et si vous avez des idées (même si elles vous semblent improbables) n'hésitez pas. Cela pourrait donner de drôles de situations.
