Encore un chapitre ! La tension monte d'un cran !


Chapitre 6

«Bonjour Emerys.»

Elle n'en revenait pas. Emerys ne s'attendait pas à le voir ici, pas après toutes ses années.

«Lord Varys.» Dit-elle respectueusement en se détendant enfin. Elle était à la fois soulagée qu'il ne s'agissait que de lui et à la fois énervée parce qu'elle ne voulait plus le voir de sitôt, pas à Port-Réal en tout cas.

«Oh non ma chère, ne me faites pas cette tête-là. Je sais ce que vous pensez mais je suis ici en tant qu'ami !» Dit rapidement l'eunuque en penchant la tête sur le côté, les mains dans ses grandes manches. Il ferma lentement la porte derrière lui puis vint se mettre au milieu de la cellule.

«Qu'est-ce que vous me voulez, lord Varys !» Cracha soudainement Emerys en tirant ses genoux à sa poitrine pour un peu plus de confort.

«Dès que j'ai eu vent de votre venue à Port-Réal, j'ai immédiatement voulu vous rencontrez Emerys, afin de voir de mes propres yeux ce que mes petits oiseaux me chantaient.» Varys sourit doucement.

«Et me voilà.» Répondit sarcastiquement Emerys en levant les sourcils. Elle prenait un peu du caractère du Chien semblerait-il.

«Et vous voilà en effet. Je suis heureux de vous voir en vie même si j'espérais une rencontre dans de meilleures circonstances que celles-ci.» Dit-il en allant s'assoir sur une caisse dans le coin gauche de la cellule.

«Ça ne m'explique pas pourquoi vous venez me voir.» Emerys soupira en levant les yeux au ciel. Cela suscita un petit rire de Varys.

«Vous n'avez pas changé durant toutes ses années ma chère, peut-être qu'un jour vous aurez à nouveau confiance en moi ? J'ai entendu dire que vous avez voyagé avec Arya Stark et l'ancien bouclier juré de Joffrey, pourquoi cela Emerys ? Que cherchez-vous à accomplir ?» Varys fronça doucement les sourcils en scrutant soigneusement le visage de la femme platine.

«J'en avais assez de rester dans l'ombre je suppose. Vous saviez que je venais à Port-Réal donc vous saviez qui m'emmenait ici. Pourquoi ne venez-vous que maintenant Varys ?» Accusa Emerys en détournant le sujet de conversation. Elle n'avait pas envie de parler d'Arya ni du Chien et de plus quelqu'un écoutait à côté.

«J'ai dû attendre le moment opportun pour venir à votre rencontre ici mon enfant. J'ai beau être l'araignée et avoir des toiles partout cela n'empêche pas que la Reine a des oreilles !» Varys se redressa contre la caisse puis sortit ses mains de ses manches.

«Vous n'avez pas changé non plus Varys, toujours ce manque de courage cruel. Vous préférez vous tapir dans la tanière du lion et d'obéir bien sagement plutôt que de risquer une fois votre vie pour la bonne cause.» Siffla Emerys avec haine à peine dissimulée.

«Je vous en prie, ne soyez pas comme ça avec moi. J'ai un rôle à jouer, vous avez un rôle à jouer, nous avons tous un rôle dans cette guerre ! Je ne servirais plus à rien si ma tête se séparait de mon corps.» Dit-il rapidement en levant les sourcils, un peu déçu du manque de confiance qu'elle avait pour lui.

«Vous pouvez toujours m'appeler mon enfant si ça vous chante !» S'agaça-t-elle en le regardant furieusement. Elle plissa la bouche en ligne mince puis couvrit ses avant-bras avec ses mains sous le regard pesant de Varys.

«Vous préférez vous apitoyer sur votre sort plutôt que d'essayer de sortir d'ici. Je vous croyais un peu plus forte que cela mais apparemment je me suis tromper sur vous.» Il se leva mais au lieu de se retourner pour partir, il prit un pas en avant «vous ne devez pas laisser tomber Emerys ! Vous et moi savons parfaitement de quoi vous êtes capables et ce que vous devez faire !»

Emerys sentit son menton trembler sous le poids de l'émotion mais ne céda pas face aux larmes. Elle détourna les yeux de Varys et regarda un coin de sa cellule.

«Il n'y a plus rien à faire. J'ai refusée l'offre de Tywin Lannister et maintenant je suis condamnée à mort pour avoir aidé Arya Stark.» Se découragea-t-elle en laissant un soupir tremblant sortir de sa gorge.

«En effet cela semble être une impasse. Et pourtant, alors que nous débattons tous les deux, l'aide est déjà en route pour vous.» Répondit l'eunuque. Lorsqu'il dit cela, les yeux de la femme se fixèrent sur lui.

Varys rit un peu puis se rapprocha d'elle pour venir se mettre à ses côtés, les mains à nouveau dans les manches. Il attendit quelques secondes avant de lui révéler la vérité sur ce qui se disait au-delà des murs de Port-Réal.

«Mes petits oiseaux m'ont dit que le Limier, Sandor Clegane, voyageait rapidement vers Port-Réal et qu'il venait pour vous, Emerys.» Les yeux d'Emerys se fixèrent dans les siens et d'un coup, son expression froide changea en stupeur.

Elle ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit, seules les larmes témoignaient d'elle. Emerys sentit sa tête tournée aux nouvelles de Varys et pendant un moment, elle n'arrivait plus à respirer. Sandor se dirigeait vers la capitale … Pour elle. Pourquoi risquait-il une chose pareille !

«J'en conclu donc que ce qui se dit sur vous et cet homme est véridique.» Finit Varys en levant les sourcils, attristé par la réaction d'Emerys.

«Empêchez-le.» Coupa soudainement Emerys en refermant la bouche, déglutissent doucement alors que plus de larmes silencieuses traçaient leur chemin sur ses joues. Ne recevant aucunes réponses, elle leva furieusement ses yeux noirs dans ceux de Varys «j'ai dit, empêchez-le ! Ne le laissez pas s'approcher de Port-Réal !» Elle haussa la voix à la fin de sa phrase, désespérée.

Cette fois-ci se fut au tour de Varys de ne plus trouver les mots. Il ne pouvait que regarder la femme en conflit en face de lui avec de grands yeux. Maintenant, il savait, il l'avait vu de ses propres yeux ce qu'était devenue Emerys Raven et l'amour qu'elle portait en elle.

«Vous avez des oiseaux un peu partout dans le monde, non ? Alors dites leurs de faire obstacle à sa route mais ne le laissez pas venir ici, pitié Varys !» Emerys se leva du mieux qu'elle pouvait en mettant un bras contre le mur derrière elle pour le soutien.

«Les nouvelles sont déjà arrivées aux oreilles de la Reine et de la main du Roi. Le prix de sa tête à doubler.» Répondit doucement Varys en penchant la tête vers l'avant, examinant la réaction d'Emerys.

Elle leva la tête au ciel et plus de larmes s'écoulèrent de ses yeux et sur ses joues meurtris. Elle pinça les lèvres entre elles alors qu'elle étouffait un gémissement. Il allait mourir s'il venait ici … Sa tête rejoindra la sienne sur une pique.

«S'il vous plaît.» Murmura-t-elle entre deux sanglots qu'elle essayait fort d'étouffer. Elle fixa Varys et l'implora du regard, le corps tremblant par la maladie et le manque de nourriture sans compter l'horrible nouvelle qui l'accablait.

«Je ferais de mon mieux, vous pouvez compter sur moi ma chère. En attendant, je pense que nous nous reverrons pour votre jugement. Je ne vous laisserais pas mourir Emerys.» Dit à voix basse Varys en posant une main réconfortante sur l'épaule de la femme effondrée.

Emerys le suivit du regard alors qu'il repassa par la porte et partit, la laissant seule face à ses pensées. Sandor Clegane venait à Port-Réal pour lui venir en aide, s'était une mission suicide. Elle était condamnée et s'il venait lui aussi le sera.

Elle attendit quelques minutes de plus debout contre le mur en essayant de calmer sa panique grandissante. Finalement, elle s'aida du mur pour aller s'assoir à sa place en face de la porte. Ses jambes tremblaient beaucoup trop et si elle ne se mettait pas sur le sol elle risquait de basculer.

La cellule retomba dans un silence pesant, le bruit de l'armure du garde à sa porte lui rappelant qu'elle était constamment surveillée. Elle avala doucement puis ferma les yeux en posant la tête en arrière contre le mur humide, patientant encore et encore sous le Donjon Rouge.

Elle était tout de même heureuse d'avoir revu Varys, même si elle ne le dirait pas à voix haute et encore moins face à lui. Après tout, qui aimait l'araignée de Port-Réal ?

«Alors c'est de lui que vous êtes amoureuse.» Tyrion dit soudainement en brisant le lourd silence. Bien-sûr qu'il avait tout entendu de la petite conversation entre l'eunuque et Emerys mais il avait décidé de rester silencieux.

«Je l'avais vu dans vos yeux que votre cœur était déjà pris par quelqu'un d'autre.» Tyrion renifla d'amusement puis baissa la tête sur ses mains «j'espère que le Chien se rends compte de la chance qu'il a. Jamais je n'aurais cru entendre ça un jour, que l'homme Clegane serait amoureux d'une femme au point de venir défier les Lannister.»

«Il ne m'aime pas.» Répondit catégoriquement Emerys, les yeux fixant un point dans le vide. Ses larmes avaient finalement séchées sur ses joues.

«Alors pour quelle stupide raison ferait-il cela ? Le Limier de toutes les personnes ! Celui qui a pris d'innombrables vies innocentes et servi les Lannister comme le bon Chien qu'il était. Même un homme comme lui peut éprouver autre chose que de la rage et de la haine ? C'est assez surprenant vous me direz.» Tyrion rit amèrement puis cligna des yeux.

«Il n'y a que l'amour pour pousser un homme à faire ça, croyez-moi Emerys, je sais de quoi je parle. C'est peut-être difficile à croire et je dois admettre que moi aussi j'ai du mal mais je ne vois que cette hypothèse pour pousser le Chien à revenir ici.» Continua rapidement Tyrion en se penchant vers le trou pour tenter de regarder Emerys dans les yeux.

«Qu'est-ce que ça change après tout.» Souffla Emerys en sentant de nouvelles larmes lui venir. Elle était fatiguée, désespérée et une peur immense lui rongeait le ventre.

«Emerys, je crois que vous ne comprenez pas ! Il s'agit là de votre chance pour sortir d'ici vivante !» S'empressa d'expliquer Tyrion. Il se lécha les lèvres puis poursuivit une fois qu'il eut l'attention de la femme sur lui «J'ai longuement côtoyé le Limier pour savoir que cet homme n'abandonne pas aussi facilement ! Il viendra ici pour vous, quoi qu'il arrives !»

«Je sais qui il est et de quoi il est capable. Je sais aussi qu'il a déserté la Baie de la Néra alors que la ville avait besoin d'homme comme lui.» Emerys ferma les yeux, le cœur lourd.

«Je sais tout ça, je lui avais parlé et même ordonner de revenir sur le champ de bataille mais il a préféré renier sa fidélité au Roi Joffrey parce qu'il le haïssait comme tout le monde dans cette foutue cité !» Tyrion commençait à perdre patience mais il ne se laissa pas faire.

«Avec vous, c'est différent ! Il a une raison pour se battre contre nous, vous Emerys ! Et vous devez prendre cette chance en or pour sortir d'ici !» Il claqua ses mains sur le mur de pierre. Emerys secoua la tête dans la négation.

«Je ne veux pas qu'il vienne ici. Je ne veux pas le voir mourir, je ne le supporterais pas …» Le poids de sa souffrance résonnait en travers ses mots. Tyrion grogna puis se rassit sur sa caissette, les pieds pendant dans le vide.

«Varys à raison, vous vous apitoyer sur votre sort ! Parfois, la meilleure victoire représente les pires sacrifices. Je ne pense pas que c'est la fin pour vous, pas encore !» Soupira Tyrion, la colère montante en lui. Elle avait si peu d'estime pour elle et pour sa vie !

Emerys se glissa loin du trou pour aller se mettre contre le mur voisin, ne voulant plus parler au nain de l'autre côté. Elle savait qu'il avait raison et que Sandor allait être un moyen pour elle de sortir.

Mais à quel prix …

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Les heures interminables passaient et l'ennuie profond que ressentait Tyrion et Emerys devenait de plus en plus insoutenable. Le nain n'avait plus prononcé un seul mot depuis leur petit différent au sujet du Chien et de sa venue à Port-Réal.

Emerys regardait pensivement le plafond de sa prison, les mains jointes sur sa poitrine et les jambes croisés. Elle commençait à s'y faire à l'odeur épouvantable et au silence morbide de sa prison. De temps en temps le garde à la porte jetait des regards pour voir si elle vivait et heureusement que ce n'était plus Ser Meryn Trant.

Elle n'avait pas voulu énerver Tyrion mais le petit homme ne souhaitait plus parler avec elle et elle commençait vraiment à manquer ses conversations avec lui. Au moins le temps passait moins longuement que maintenant …

Emerys prit une profonde inspiration par le nez puis expira par la bouche, les yeux sur une pierre noirci au-dessus d'elle. Le manteau que la jeune servante lui avait donné était troué et déchirer à certains endroits, tout comme le reste de ses habits.

Elle voulait se changer et laver sa peau de tout le sang et autres substances écœurantes. Manger un bon repas et surtout dormir dans un lit confortable avec des couvertures autour d'elle pour la réchauffer.

Soudain, une idée lui vint. Elle ouvrit lentement la bouche puis commença à chanter.

Le Roi et ses pairs, ont enfermé la Reine,

Elle s'arrêta, tendit l'oreille mais n'entendit rien alors elle poursuivit.

A bord d'un bateau de plomb …

Nous naviguerons, et par ses pouvoirs,

Moi et mes frères vogueront !

Un petit bruissement de l'autre côté du mur retentit et Emerys savait à cet instant que Tyrion l'écoutait chanter.

Yo ho, sur l'heure,

Hissons nos couleurs !

Hissez ho, l'âme des pirates,

Jamais ne mourra !

Yo ho ! Quand sonne l'heure,

Hissons nos couleurs !

Hissez ho, l'âme des pirates,

Jamais ne mourra !*

Elle termina lentement. Soudain, elle entendit Tyrion soupirer de l'autre côté du mur suivit par un petit reniflement amusé.

«Je ne connaissais pas cette chanson. D'où provient-elle ?» Demanda-t-il, vraiment intéressé. Emerys cligna des yeux puis tapota ses doigts sur son ventre, les yeux glissant le long des pierres.

«C'est très ancien. Des gens sont morts en la chantant.» Dit-elle avec un petit sourire nostalgique.

«Pourtant vous la chantez et vous n'êtes pas encore morte.» Tyrion sourit de l'autre côté, dans la même position qu'elle.

«J'en ai une autre si vous voulez l'entendre …» Dit Emerys après un petit moment silencieux entre les deux. Tyrion acquit mais se souvint qu'elle ne pouvait pas le voir alors il lui demanda gentiment de chanter pour lui.

Emerys reprit une bonne position sur le sol puis commença sa nouvelle chanson.

Et qui êtes-vous, dit le fier Lord

Devant lequel dois-je m'incliner si bas ?

Seulement un chat de fourrure différente

C'est là la seule vérité que je connaisse

Dans une fourrure d'or ou une fourrure de rouge

Un lion a toujours des griffes

La gorge de Tyrion se serra lorsqu'il se rendit compte qu'elle chantait une chanson qui impliquait sa famille.

Et les miennes sont aussi longues et acérées, mon Lord,

Longues et acérées comme les vôtres,

Et ainsi il parla, et ainsi il parla

Ce Lord de Castamere

Mais maintenant les pluies tombent sur son château,

Et personne n'est en ce lieu pour l'entendre

Oui, maintenant les pluies tombent sur son château,

Et il n'y a pas une âme pour l'entendre …

Comme tout à l'heure, elle s'arrêta doucement de chanter puis tendit l'oreille pour savoir ce qu'allait dire Tyrion. Cette chanson n'avait pas été chantée par hasard et les larmes recouvraient bientôt sa vision avec les images de ce terrible soir.

«Vous étiez là-bas … Aux Noces Pourpres n'est-ce pas ?» Questionna lentement Tyrion en réalisant ce qu'elle venait de chanter. Il se sentait honteux et attrister car il n'avait jamais voulu cela.

«Oui. J'ai vu ce qu'ils ont faits, nous avions tous vus.» Dit-elle simplement en déglutissant. Tyrion savait de qui elle parlait quand elle disait «nous». Arya Stark et Sandor Clegane avaient donc été là lors de ce terrible drame … Pauvre enfant.

«Je suis désolé. J'aurais aimé que les choses aient étés différentes.» Expliqua Tyrion en fermant les yeux, une pointe de douleur dans sa poitrine. Quelque fois, il se haïssait de ne pas avoir plus de pouvoir sur son père pour lui faire changer d'avis. Mais têtu comme il l'était, rien ne pouvait le faire changer d'avis.

«La mort est une chose curieuse. Qu'y a-t-il de l'autre côté à votre avis ? Des Dieux pour nous accueillir ou les ténèbres ?» Demanda Emerys en fronçant les sourcils.

«Je ne sais pas mais je pense que je ne vais pas tarder à le savoir.» Répondit abruptement Tyrion qui se redressa sur la caisse pour fixer la porte du cachot. Des gardes se rapprochaient pour venir le prendre et l'emmener à la deuxième cession de son procès.

L'un des gardes ouvrit brutalement la porte de son cachot puis le second s'approcha de lui avec une paire de menotte en main. Il accrocha les poignets de Tyrion puis le tira à ses pieds vers la sortie et vers son destin. A contre cœur, il suivit les gardes hors de sa prison temporaire en espérant que ce n'était pas la dernière fois qu'il parlerait à Emerys.

«Bonne chance, Tyrion Lannister.» Chuchota la femme de l'autre côté du trou. Il sourit malgré qu'elle ne pouvait pas le voir puis suivit calmement les gardes dans le couloir. A chaque pas, son cœur courrait plus vite dans sa poitrine.

Qu'est-ce qui allait ressortir de cette seconde partie du jugement ? Son père allait le faire pendre, le décapité ou l'empoisonner pour le meurtre de Joffrey ? Ce fut à cet instant précis que Tyrion su qu'il n'était pas prêt à mourir, pas pour un meurtre qu'il n'avait pas commis.

«Que les Dieux soient avec moi pour une fois.» Marmonna-t-il alors qu'il approchait des grandes portes, la boule au ventre.

De son côté, Emerys ferma les yeux et murmura une longue prière pour la vie de Tyrion Lannister ainsi que celle de Sandor Clegane.

A suivre …


*Je vous mets au défi de trouver d'où vient cette chanson ! :) C'est assez simple.

VP