Jusqu'où vont tes mensonges Malefoy ?
Que ce serait-il passer si c'était HERMIONE qui avait surpris la conversation entre Drago et Rogue en 6ème année ( à la place de HARRY) alors que la gryffondor sortait avec le serpentard à l'abri des regards ?
Happy end
Disclaimer : Tout l'univers, les personnages, lieux et autres accessoires magiques appartiennent à JKR.
Chapitre 2 : La Révélation
Hermione resta sur le sol, cachée sous la cape, accroupie contre le mur, son esprit rempli par ce qu'elle venait d'entendre et d'un coup elle éclata en sanglots.
Puis elle pleura un temps qui sembla infini. Elle avait voulu savoir, maintenant elle savait et le regrettait amèrement, sa voix continuerai de la torturer encore longtemps. Et Harry aussi. Car oui, ils avaient, à son plus grand regret, tous les deux raisons.
Elle pleurait car tout ce en quoi elle croyait –dont Malefoy et ses belles paroles- éclatèrent en éclats. Il n'y avait plus d'amour, ni même d'espoir, elle qui s'était attendue à ce que le guerre arrive vite , elle mis du temps à réaliser qu'en réalité, elle était belle et bien là, présente, dure et dévastatrice et elle faisais déjà ravage. Ravage sur elle, son cœur, sa passion, il lui semblait qu'elle s'était perdue elle-même et que rien ne sera jamais pareil, perdu pour toujours, sans retour possible. Elle ne retrouvera jamais cette innocence qui lui fut arraché si soudainement.
Elle pleurait et aurais voulu trouvé une épaule consolatrice ou une oreille attentive, quelqu'un qui lui aurait dit le nécessaire pour la réconforter et faire naitre un sourire sur son doux visage .Malheureusement, elle n'avait personne à qui se confier pendant cet instant difficile. Les conséquences auraient été terribles si elle avait dû raconter ce qui c'était passé entre elle et lui à Harry ou pire à Ron. Les autres n'étaient pas des amis d'Hermione à proprement parler et ils n'auraient été d'aucune aide vu l'état déplorable de la Gryffondor. Elle était terriblement seule et ne savais à qui se confier. Mais elle avait besoin d'en parler, c'était certain.
Elle se leva, hotta la cape, la rangea et se décida enfin à marcher un peu. Sans qu'elle s'en rende compte c'est dans la direction que le beau blond avait emprunté quelques instants auparavant qu'elle fila.
Elle alla où ses pas la menais, elle errait dans le château. Sans but, sans envies, sans motivations.
Sans vraiment réfléchir elle traversa plusieurs couloirs et descendit des escaliers. Marcha encore et encore, elle ne savait pas où elle finirait, ni quand elle s'arrêtera de marcher inutilement et se décidera enfin de retourner dans la tour de gryffondor pour se blottir dans son lit et pleurer encore jusqu'à ce que son cœur explose, que sa tête soit douloureuse et son corps à sec.
Pour l'instant elle marcha, c'est ce qui lui permettait de ne pas trop cogiter mais elle savait qu'il lui fallait passer par la souffrance au moins cette journée, pour parvenir à oublier ou du moins que a lui fasse moins mal quand elle y pense.
Mais elle marchait, et soudainement une voix l'arrêta net dans sa démarche. Une voix qui l'appela derrière elle. « Granger » disais la voix. Mais elle ne voulait pas se retourner, pas voir cette personne, encore moins soutenir son regard et lui mentir en disant que tout allais bien. Alors elle ne se retourna pas. Cela ne l'empêcha pas de sentir la personne se rapprocher petit-à-petit d'elle. Ils étaient seuls dans ce couloir. Alors il la prit dans ces bras et commença à l'embrasser tendrement dans le cou comme il le faisait à chaque fois qu'ils se retrouvaient seuls. Et une larme sortit des yeux de la jeune femme, une seule goutte. Il prit la main d'Hermione et la fit pivoter jusqu'à lui comme ils l'auraient fait en dansant. Et alors, leurs yeux se croisèrent. Et Hermione se retient de lui crier dessus. Pourtant ce n'est pas l'envie qui lui manquait A ce moment-là elle aurait pu faire un million de chose : le frapper, le gifler, partir en courant, lui jeter un sort, lui expliquer qu'elle savait, s'excuser de l'avoir espionner, lui crier qu'il était un menteur et manipulateur ou s'énerver simplement. Malgré tous les choix qui s'offraient à elle, elle ne fit rien, rien du tout. Il remarqua la larme qui coulait sur sa joue droite. Il ne s'y attendait pas et montra sa surprise par l'expression de son visage, ce qui était assez rare chez lui, cet homme, celui dont elle était amoureuse et pour qui elle aurait tout donné. Même si elle doutait que ce soit réciproque vu ce qu'elle avait découvert. Un mangemort ne pourrai jamais aimé une sang de bourbe, elle en était persuadé : voilà pourquoi elle n'a jamais cru que son amoureux était dans les rangs du seigneur des ténèbres mais elle avais surpris la conversation et tout avais changé : ce n'est plus de son intégrité qu'elle doutais mais de son amour pour elle et elle ne savais pas ce qui était le plus douloureux pour elle. Ainsi plusieurs questions défilèrent dans sa tête, elle se sentit mal de nouveau et c'est alors qu'elle blottit sa tête au creux de l'épaule de l'homme qui se tenait en face d'elle pour pleurer encore d'avantage.
Draco hésita à demander ce qui lui était arrivé, cela devait être grave puisqu'il ne l'avait jamais vu dans cet état. Mais se résigna en pensant qu'elle ne voudrait pas en parler car cela était tôt et encore trop douloureux, et puis il savait qu'elle finirait par se confier. Il ne se cachait rien. Rien sauf l'existence du tatouage en forme de serpent sur son bras mais s'il lui avait caché cela c'était pour son bien, car elle essayera de le protéger de son maître et tous ceux qui se sont mis au travers de son chemin on finit par y laisser la vie.
Au bout de quelques instants, elle releva la tête, regroupa tout son courage, et le regarda dans les yeux, puis elle prit la parole, une seule phrase courte mais claire : « Jusqu'où vont tes mensonges Malefoy ? »
Il ne s'y attendait pas, il ne pensait pas être la source du malheur de sa bien-aimée.
Il ne comprit pas. Ou fit semblant de ne pas comprendre du moins, car il n'y avait eu qu'un seul mensonge impliquant lui-même des sous-mensonges. «Que ce passe-t-il Hermione chérie ? De quoi parles-tu ? Pourquoi m'appelles-tu par mon nom ? »
« -Tu sais de quoi je parle.
-nan je ne vois pas, je suis occlumans et non pas legilimiens je te rappel mademoiselle !
- Je te parle de TU-SAIS-QUI, tu m'as menti, il est ton maître »
-« Mione d'où sort tu cela ? Je t'ai déjà dit que non ! Je ne suis pas partisan de Voldemort ! »
Etait-il sérieux ? il n'avait même pas eu le courage de lui avouer et en plus il niait ! Quel lâche ! La pauvre se sentait trahi et tombait de vraiment très haut.
-Ne me ment pas Drago ! Je sais Tout !
-Arête tu te fais du mal
-Nan, TU me fais du mal, Cette Relation me fais du mal, ne confonds pas tout. Et puisque tu n'as rien à te reprocher tu ne voies pas d'inconvénients à relever ta manche gauche. Maintenant. Vas-y je t'attends. »
Drago ne bougea plus, il était dans une impasse. Il ne savait pas comment réagir, devait-il dire la vérité en essayant de la convaincre qu'il la lui cachait pour son bien ? Ou continuer de nier ? Il ne dit rien et, silencieusement, remonta sa manche pour lui dévoiler ce que personne n'avait jamais vu sur lui, pas même ses parents, puis il remit sa manche en place et pour la première fois baissa les yeux, incapable de soutenir le regard brisée et pleins de colère de celle qu'il aime.
« -Voilà je ne peux pas te faire confiance vu que tu m'as menti sur ça et tout ce que cela implique. Tu sais quoi j'en ai marre de toi, de tes mensonges ! Je ne peux pas rester avec toi alors que tu me mens constamment ! Nous deux c'est fini. Tu peux me remplacer en te tapant toute les filles de Poudlard pas de problème mais moi tu m'oublies ! Et ne reviens jamais me parler, tu me dégoutes.
-Hermione attend bien sûr que si tu peux me faire confiance, essaya –t-il pour la retenir.
-Je ne vois pas comment. J'ai fait de mon mieux, j'ai vraiment essayé mais les sentiments ne suffisent pas. Ça m'attriste énormément mais je ne peux plus rien pour nous deux. »
Et elle s'enfuit pour reprendre le programme prévu avant cette rencontre :son lit, ses larmes, mouchoirs par milliers et douleur atroce jusqu'au petit matin.
