Jusqu'où vont tes mensonges Malefoy ?
Que ce serait-il passer si c'était HERMIONE qui avait surpris la conversation entre Drago et Rogue en 6ème année ( à la place de HARRY) alors que la gryffondor sortait avec le serpentard à l'abri des regards ?
Happy end
Disclaimer : Tout l'univers, les personnages, lieux et autres accessoires magiques appartiennent à JKR.
Chapitre 20 : Le paquet
Ron sortit de l'infirmerie deux jours après et pendant tout ce temps, Hermione n'avais pas adressé la parole à Drago, elle ne l'avait même pas beaucoup vu, car il arrivait en retard en cours et repartais en avance et il ne venait pas du tout lors des dîners.
Elle en avait discuté avec Harry qui lui avait dit de ne pas trop attendre, la fin des cours approchant à grands pas car elle pourrait regretter de ne pas avoir pris le temps d'écouter ce que son copain avait à lui dire. Et il lui conseilla grandement de ne plus attendre pour ouvrir le paquet car il se pourrait qu'il soit la clé de tout et attendre serais donc prolonger sa douleur. Tout en le remerciant, elle prit congé et s'en alla dans sa chambre retrouver le paquet en question. Elle s'interrogea vaguement et la curiosité pris le dessus, elle l'ouvra. Et ce fus le choc pour elle. Dans le paquet se trouvais une photo, une lettre courte et un petit flacon contenant une substance argenté et blanchâtre qu'elle connaissait bien. La pensine. Elle laissa la photo et la lettre sans s'y attarder plus longtemps et fila dans la salle sur demande pour voir ce que pouvais bien contenir cette fiole. Lorsqu'elle se trouva devant la pensine, un sentiment d'appréhension se fit sentir mais elle continua tout de même et versa le liquide dedans. Et s'y plongea.
Elle se retrouva dans le manoir des Malefoy, et vit plusieurs étapes de l'enfance et d'adolescence de son copain, le tableau de plus en plus effrayant avec les années qui passent et le pouvoir de Voldemort qui augmentait après sa renaissance.
Elle entendit quelques bribes de conversation que Drago surprenais quand il était petit et que personne ne prêtais attention à lui. Des conversations parfois entre ses parents, parfois avec sa tante Bellatrix et même une, plus tardive, avec Voldemort lui-même.
Elle vit des choses atroces, immorales. C'était de la barbarie. Des actes de torture. Toutes ses souffrances, ces morts parfois. Tous, de la faute au Mage Noir en personne.
Parfois, Drago allais dans le bureau de son père et aimais fouiller, comme dans les films d'espionnage qu'il regardait. Il découvrait des choses dont il avait été incapable de comprendre la signification ni l'importance. Pourtant cela apparaissais à Hermione comme un puzzle qu'il suffirait d'assembler, même si quelques pièces manquèrent encore.
En ressortant, elle comprit ce qu'il avait voulu lui faire comprendre. Il lui avais montré tout ce qu'il savais sur Voldemort. Et elle fit un lien avec quelque chose. Quelque chose que Harry lui avait déjà parlé quelques fois. C'étaient les Horcruxes. Et il était prêt à livrer bataille à ses côtés. Même s'il ne connaissait sûrement pas ce terme là, ni ce que ça impliquait.
Elle retourna voir la lettre et la photo, mais elle savait qu'elle devait en parler avec Harry et Ron avant d'accepter l'aide de Malefoy. Elle hésitait encore mais pas pour longtemps.
La photo était une photo d'eux deux s'embrassant. Elle trouva ça touchant avant de se rappeler qu'ils n'avaient jamais fais de photo ensemble car c'était trop dangereux si quelqu'un venais à la trouver. Et le fond paraissait être un endroit dont elle ne se souvenait pas non plus. C'est alors qu'elle vit en contour de la photo une grosse pierre grise avec écrit en haut « Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej», elle comprit que c'était le miroir du rised. En s'attardant un peu, elle remarqua qu'ils avaient l'air plus âgés qu'à l'heure actuelle. Ainsi voulait-il passer sa vie avec elle ? Si la photo montrait cela, cela ne pouvais que être vrai. Personne ne pouvais tromper le miroir. En tournant la photo il avait réécrit à l'endroit l'inscription « Je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir », il avait simplement rajouté « La preuve que tu attendais est là sous tes yeux, je ne te lâcherai jamais. »
Enfin elle déplia la lettre, qu'elle pensait être écrite de Drago pour elle. Mais elle lu :
« Cher Drago, mon fils,
Ton père ne voulait pas que je t'en parle mais je n'approuve pas sa décision, tu me connais, je sais lui désobéir quand mon cœur et mon instinct me le dictent.
Il pense que tu auras le temps de le voir de tes propres yeux lorsque tu rentreras de Poudlard. Mais tu dois t'y préparer, et c'est mon devoir de mère de t'en avertir pour te protéger de cela.
Alors voilà, au manoir, il se passe beaucoup de choses en ce moment. Le seigneur des ténèbres utilise nos cachots pour enfermer ses prisonniers et notre grande propriété pour entrainer ses soldats, dont la plupart logent dans nos chambres d'amis. Ta tante Bella aime se vanter de vivre au « QG du seigneur des ténèbres », elle en est heureuse. Moi ça ne plais guère. Ce terme m'horripile au plus haut point, on me déloge de chez moi et ma sœur ne s'en inquiète guère.
J'aurai préféré l'éviter, mais hélas avec les erreurs de ton père je suis impuissante et vraiment navrée de ne pas pouvoir t'accueillir chez toi comme un petit garçon mériterait de rentré chez soi, auprès de sa famille après une année difficile.
Ici, il ne se passe pas un jour sans que des cris de souffrance soient lancés, sans que du sang soit versé, ou que les sortilèges impardonnables soient utilisés. Sachant que tu rentres bientôt, je ne veux pas que tu découvres cela sans y être préparé mentalement. Mon fils je sais que tu es fort, autant que moi, mais ce qui se passe ici est loin d'être un jeu amusant.
Profites donc bien de tes derniers jours avec tes amis et si jamais tu voulais rentrer quelques jours plus tard pour fuir ceci, je te donne ma bénédiction. Tu pourrais aller chez les Parkinson ou Zabini. Je te couvrirai face à ton père. Je te protégerais jusqu'au bout.
Tendrement,
Narcissa »
La lettre datait du jour même où Hermione l'a su par Ron. Il ne lui a donc jamais menti, lui-même avait été manipulé par son père qui lui cachait la vérité. Une larme glissa sur la joue d'Hermione, c'était peut-être la culpabilité de ne pas l'avoir soutenu, de l'avoir blessé en passant du temps avec Ron, mais à la fois apeuré par ce qui pourrait se produire. Une guerre n'annonçais dehors, des plus dangereuse et plus que jamais, ils étaient impliqués. Ils ne pouvaient plus reculer. Ça leur tombera dessus, indéniablement.
