Bonjour à toutes, me revoilà avec un nouveau chapitre contenant la fameuse rencontre! Désolée de ne poster que maintenant mais je n'ai vraiment pas pu trouver un moment. Je voulais préciser que je ne posterai sûrement que les week-end parce que j'ai vraiment des semaines chargées! Merci à toutes celles qui m'ont laissé des reviews.

Aux anonymes :

lili26 : Merci pour ta review, je suis contente que ce début te plaise et j'espère qu'il en sera de même pour la suite =)

Ava023 : Merci pour ton soutien, la confrontation est juste en bas^^

jenny : Hum, tu verras si Edward est dur avec Bella ou non, mais je pense que tu seras déçue si tu espères qu'il ne le sera pas ;) Mais ne t'inquiètes pas, ma Bella est pleine de ressources et de répartie comme tu l'as vu ! Merci pour ta review =)

xenia : Je suis contente que ma fiction te plaise. C'est gentil d'avoir laissé une trace de ton passage ! La suite est maintenant ^^ !

J'espère que ce chapitre vous plaira. On se retrouve en bas.

Disclaimer : Twilight ainsi que tous les personnages de cette fiction appartiennent à Stephenie Meyer.


Désillusion à NYC

Chapitre 2: Keep it simple

Bella POV

Mon stage commençait dans 72 heures et 12 minutes exactement, autrement dit dans trois jours et je n'étais plus bien sûre de mes aptitudes à intégrer le journal. Le New York Times m'avait également envoyé un courrier un jour après celui du NY Daily Paper et j'avais aussi été acceptée. Cependant, mon choix s'était porté naturellement sur le NYDP, ayant une préférence pour celui-ci. C'est ainsi que je me retrouvais dans mon lit en ce vendredi matin, mon réveil affichant 8h18.

Je soupirai, me retournant sur le dos. De toute évidence, je n'arriverais pas à retrouver le sommeil alors je décidai de me lever. Cet après-midi, j'avais rendez-vous au journal à 15h pour visiter les lieux et m'y accommoder, vous comprendrez donc mon état d'esprit proche de la catatonie. J'avais toujours du mal à croire que j'allais être stagiaire là-bas et j'en prenais vraiment conscience à cet instant.

Les jours qui avaient suivi l'annonce de la nouvelle avaient été tout simplement parfaits. J'avais tout d'abord appelé Angela et nous étions sortis au restaurant pour fêter ça. J'avais aussi appelé monsieur Davis qui m'avait grandement félicitée en disant ne pas être surpris. Au café, comme le destin était avec moi, je n'avais pas eu de clients casse-pieds et j'eus le plaisir de voir Jessica s'occuper d'eux à ma place. D'ailleurs, celle-ci était encore plus désagréable avec moi depuis qu'elle avait appris mon prochain lieu de stage.

Elle n'avait jamais vraiment bien digéré le fait que je sois sortie avec son « Miky d'amour », alias Mike Newton. A vrai dire, je n'avais jamais apprécié Jessica, trouvant qu'elle suintait l'hypocrisie. C'était l'une des premières à être venu vers moi à mon arrivée à Forks mais je me suis rendue compte bien vite qu'elle faisait ça avec tous le nouveaux élèves. Enfin, elle s'était vite lassée de moi, et de pseudo meilleure amie, j'étais devenue une simple camarade. J'avais tout de suite noué des liens forts avec Angela. Plutôt timides, toutes les deux, nous nous étions vite trouvées. J'aimais sa gentillesse, sa simplicité, tout l'inverse de Jessica qui faisait dans la démesure et les commérages. Néanmoins, on mangeait souvent ensemble car Angela faisait partie de la bande de miss Stanley, bien qu'elle ne l'appréciait pas beaucoup.

Mike Newton faisait partie de ce petit groupe. C'était le genre de garçon gentil et souriant qui vous mettait tout de suite à l'aise, bien que parfois collant. Il avait une sorte de béguin pour moi, au grand dam de Jessica qui le convoitait assidûment. Au début, je ne voulais pas vraiment sortir avec lui mais j'ai finalement cédé lorsqu'il m'a déclaré sa flamme alors qu'il m'avait invité au cinéma à Port Angeles. Après tout, je n'avais rien à perdre.

Cette idylle n'avait pas plu à Jessica qui s'amusait à m'envoyer des piques avec son acolyte Lauren dès qu'elle me voyait. Bien sûr, je ne me laissais pas faire et ce petit jeu m'amusait plus qu'autre chose. Depuis ce jour, j'étais devenue l'ennemie n°1 de Jessica.

Cependant, deux autres personnes voyaient cela d'un mauvais œil. Premièrement, il y avait Charlie qui voyait toujours en moi sa petite fille. Si je l'avais écouté, j'aurais eu mon premier petit copain à 21 ans. La première fois que Mike était venu chez moi, Charlie l'avait accueilli en mettant son arme de service en valeur. La tête de Mike donnait l'impression qu'il allait être attaqué par un vampire, autrement dit, ça valait le coup. Charlie avait néanmoins fini par s'y faire, voyant que j'étais heureuse.

L'autre personne, en revanche, n'avait pas bien digéré la nouvelle. Jacob Black, mon meilleur ami habitant la réserve Quileute de la Push, et accessoirement fils du meilleur ami de Charlie, Billy Black, avait eu du mal à accepter mon nouveau statut sentimental, d'ailleurs j'ignore toujours pourquoi.

Flash-back 5 ans plus tôt

C'était un samedi après-midi et je le passais chez Jacob comme d'habitude. Nous étions dans son garage, lui à réparer une vieille Mustang de 1974 et moi à l'observer dans son travail. J'hésitai à perturber sa concentration pour lui parler de Mike mais finalement, je me lançai.

- Jake, j'ai une nouvelle à t'annoncer !

- Je t'écoute, lança-t-il le nez dans le moteur de la voiture, à trafiquer je ne sais quoi .

- Voilà, j'ai unpeticopain ! récitai-je à toute vitesse.

- Bella, je n'ai strictement rien compris à ce que tu m'as dit ! Si tu pouvais articuler, ça me ferait plaisir vois-tu ! dit-il toujours sans me regarder.

- J'ai dit que j'avais un petit copain.

Il se releva brusquement et sa tête cogna le capot relevé de la voiture. J'esquissai un mouvement pour voir s'il allait bien ou non mais le regard qu'il me lança m'en dissuada.

- Est-ce que tu as dit ce que je pense que tu as dit ?

- Si ce que tu penses que j'ai dit est que je sortais avec quelqu'un, alors oui c'est bien ça.

- Qui ? Quand ? Où? Pourquoi ?

- Mike Newton, depuis une semaine, à Port Angeles, simple faiblesse de ma part.

- Tu sors avec ce crétin de Mike Newton ? répliqua-t-il furieux.

- Ce n'est pas un crétin Jacob, si tu avais pris le temps de le connaître, tu le saurais !

- Oh comme c'est mignon, Juliette défend son Roméo ! Désolé mais ce que j'en ai vu la dernière fois où je suis venu te chercher en moto au lycée m'a suffit. Permets- moi de te dire qu'il n'avait pas l'air très intéressant ! Je ne savais pas que tu aimais les mecs puérils et lourds Bella !

- Arrête tes sarcasmes Jacob, et justement, je ne te permets pas de le critiquer alors que tu ne l'as vu qu'une minute. Et moi je ne savais pas que tu étais le genre qui jugeait les gens au premier regard.

- Tu l'aimes ? demanda-t-il brusquement.

- Je suis bien avec lui, c'est ce qui compte.

- Tu n'as pas répondu à ma question!

- Oui, comme un ami. Je ne suis pas amoureuse de lui si c'est ce que tu veux savoir, mais en soit, je ne vois pas ce que ça change !

- Donc, tu te sers de ce pauvre garçon comme petit copain parce que tu n'as pas trouvé mieux, c'est ça ?

- Arrête de déformer mes propos, je n'ai jamais dit ça ! criai-je. De toute façon, je ne t'ai pas demandé ton avis, je suis seulement venu te tenir au courant c'est tout ! Je pensais que tu serais content pour moi, mais je me suis trompée visiblement ! Et puis laisse moi te dire que tu es un bel hypocrite parce qu'en soit, même si je me servais de lui, tu n'en aurais rien à faire, alors cesse d'utiliser ce ton condescendant ! Maintenant, je vais aller retrouver mon Roméo comme tu dis, et je l'embrasserai tellement longtemps qu'il sera au bord de l'asphyxie ! répliquai-je furieuse en tournant les talons, mais durant l'instant où je croisai son regard, je crus y déceler une lueur de tristesse.

Fin flash-back

Finalement, une semaine plus tard, Jacob est venu me présenter des excuses bien que n'adhérant pas totalement à mon choix. Au fil du temps, il a cependant fait avec et on a retrouvé notre complicité d'avant ce petit accrochage, tout en évitant de parler de Mike.

Contre toute attente, je suis restée avec celui-ci pendant un an. Nous nous sommes séparés en bons termes à la fin de l'année de terminale, lui allant à Seattle et moi à New York et estimant qu'une relation à distance serait trop compliquée. Je n'avais jamais vraiment été amoureuse de Mike, du moins je ne le ressentais pas comme ça. Je n'avais pas le cœur qui s'emballait quand il était près de moi, ni des papillons dans le ventre. Je me sentais bien avec lui, mais il manquait un je ne sais quoi. Je ressentais un peu plus que de l'amitié pour lui mais ce n'était pas de l'amour. Il m'avait quand même offert toutes mes premières fois.

Enfin, à part Jessica, il n'y avait aucune ombre au tableau et je comptais bien profiter de cette chance momentanée.

En effet, depuis toute petite, j'étais ce qu'on pouvait appeler un aimant à malchances en tout genre, maladroite de surcroît. Je me rappelle de ce jour au lycée de Forks, une semaine après être arrivée de Floride, préférant vivre avec mon père pour laisser ma mère « partir à l'aventure » comme elle se plaisait à le dire avec son nouveau mari, Phil.

C'était le jour où on avait sport. A la mi-temps du match de volley, j'étais allée boire au robinet du vestiaire des filles et par je ne sais quelle malchance, le robinet était cassé et l'eau a giclé sur moi. Evidemment, je portais un t-shirt blanc ce jour-là et je n'en avais pas de rechange. Du coup, je me suis attirée les regards lubriques des garçons qui louchaient sur mon soutien gorge et les foudres du professeur qui était de mauvaise humeur et qui s'est donc défoulé sur moi, critiquant ma maladresse et ma tenue.

Evidemment, je me suis prise la honte devant toute la classe et certains comme Lauren Mallory en riaient bien à mes dépends.

En me remémorant ces souvenirs, je filai à la douche afin de tâcher de me détendre, ce qui ne fonctionna pas. Je me lavai les cheveux un moment et l'odeur de mon shampoing à la fraise m'apaisa quelque peu. Je sortis de ma chambre en serviette puis m'habillai d'une veste de tailleur noire, d'une jupe de la même couleur et d'un chemisier blanc. Autant faire bonne impression ! Je séchai ensuite mes cheveux et accentuai mes boucles avec un fer à friser. Je les coiffai en un chignon d'où quelques mèches retombaient parfaitement ondulées, et me maquillai légèrement, une touche de mascara et de crayon et me voilà fin prête.

Il était maintenant 9 heures et comme je ne travaillais pas au café exceptionnellement car je finissais mon service à 15h, heure de mon rendez-vous, je décidai de prendre un petit déjeuner tranquillement. Seulement, je n'arrivais à rien avaler, je me contentai donc d'un café et d'un jus d'orange.

Je soupirai lourdement, ne sachant pas quoi faire. J'allai alors dans ma chambre décidai d'appeler Jacob. Il décrocha au bout d'une tonalité.

- Hey, Bella ? Comment ça va ?

- ça va, soupirai-je vaguement.

- Mais encore ?

- J'ai rendez-vous au journal cet après-midi pour visiter les lieux et tout le toutim et…j'ai peur, soufflai-je.

- De quoi as-tu peur ?

- De ne pas être à la hauteur, de faire mauvaise impression, de déchirer ma jupe en m'accrochant à un objet quelconque, de passer pour une débile, de trébucher sur mes pieds et de me ramasser devant tout le monde, de…

- Oulà ok, calme-toi, m'interrompis Jake. Bella, il ne t'arrivera rien de tout cela, fais moi confiance. Tu as été élue major de ta promotion, tu es loin d'être débile, tu ne comptes pas y aller en mini short en décolleté donc il n'y a aucune raison pour que tu fasses mauvaise impression et tu feras attention à ne pas t'accrocher quelque part pour ne pas déchirer ta jupe. Pour ce qui est de ta maladresse, tu n'as qu'à te concentrer sur tes pas, ajouta-t-il en pouffant légèrement. Aie confiance en toi Bella !

- Plus facile à dire qu'à faire !

- Ecoute, tu vas respirer, écouter de la musique et te calmer, ou bien tu veux que je vienne te border ?

- Ah ah, très drôle Jacob ! Sinon, comment marchent les affaires à Seattle ?

- C'est tranquille, on a un peu moins de clients en ce moment. Je vais sûrement passer à New York bientôt. Un client m'a conseillé à son oncle qui est concessionnaire de vieilles voitures à Manhattan et il veut que je m'associe à lui. Je réparerais et lui vendrait les voitures.

- Mais c'est génial Jacob ! m'exclamai-je. C'est une grande opportunité !

- Je sais, c'est pour ça que je veux d'abord le rencontrer avant de donner une réponse.

- Ok. Tu me tiendras au courant ?

- Pas de problème, et toi dis moi comment s'est passé ton premier jour. N'oublie pas, compte tes pas ! rigola-t-il. Au fait, tu sais que le patron a changé. L'autre a été muté à Los Angeles apparemment. Il paraît qu'il était cool.

- Oui, monsieur Davis me l'a dit. C'est lui qui a accepté ma demande de stage justement. Il m'a même envoyé une lettre qui disait qu'il aurait bien voulu me rencontrer et il me souhaitait bonne chance. J'espère que le nouveau patron sera aussi sympa, il manquerait plus que je tombe sur un connard.

- J'avoue, rigola-t-il, mais tu as tellement de chance aussi que ça ne m'étonnerait pas.

- Merci Jacob pour ton soutien ! répondis-je sarcastique. Bon je vais te laisser, je dois me préparer psychologiquement. Bisous et à bientôt !

- Ouais, bonne chance !

Je me sentais déjà un peu mieux après avoir raccroché mais j'avais toujours l'estomac dans les talons. Ayant encore du temps à tuer, je m'emparai de mon livre Orgueil et Préjugés dont la couverture était totalement défraîchie et me plongeai dans ma lecture.

&&&

Je n'avais pas vu l'heure passer et c'est ainsi que je sursautai lorque je découvris qu'il était déjà 12h45. Je filai à la cuisine pour me préparer une salade, estimant qu'il était inconcevable que je m'évanouisse là-bas. Après avoir mangé et ayant encore une heure à tuer, je sortis de chez moi après avoir pris mon sac et enfilé mes escarpins noirs et me rendis à Central Park qui se trouvait à 15 minutes de chez moi à pied.

Je marchai en observant les enfants qui jouaient, insouciants, les mamans qui leur disaient de faire attention lorsqu'ils s'approchaient trop de l'eau, les couples qui se tenaient la main ou s'embrassaient. C'est dans ces instants que je me sentais de trop, ayant l'impression de briser la quiétude de leurs instants de bonheur. C'est aussi dans ces moments-là que j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose à ma vie, seulement je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.

Je me posai sur un banc et respirai l'air chaud et profitant de la légère brise qui fouettait mon visage. Je me sentais sereine, enfin. J'aimais ces instants de solitude à seulement profiter du calme qui régnait au parc, loin du stress et du boucan new-yorkais. Ça m'apaisait, tout simplement.

Je jetai un coup d'œil à ma montre et découvris avec regret qu'il était temps d'y aller. A l'inquiétude se mêlait maintenant l'impatience de pénétrer les fameux bureaux du NYDP.

Je marchai jusqu'à apercevoir un taxi que je hélai.

- Bonjour. 259 West 53rd Street, indiquai-je au chauffeur.

Il acquiesça tout en démarrant et je regardai les rues et les avenues se succéder à un rythme effréné.

&&&

Une demi-heure plus tard, nous arrivions devant un bâtiment qui contrastait par sa grandeur avec les immeubles alentour.

- Nous y sommes mademoiselle.

J'acquiesçai avec raideur puis payai la course et m'extirpai du taxi en le remerciant. Je le regardai s'éloigner puis me tournai vers l'immense building à la façade de verre et de fer où était marqué en toute lettre : THE NEW YORK DAILY PAPER. Je déglutis puis poussai finalement la porte tournante. Maintenant, je ne pouvais plus faire marche arrière. C'était trop tard.

Je découvris une salle spacieuse aux murs beiges où au fond se trouvait un guichet. Des fauteuils rouges et noirs où quelques personnes étaient assises, discutant tranquillement étaient disposés en cercle autour d'une table basse en verre. Des néons étaient accrochés au plafond qui donnaient à la pièce une salle une ambiance agréable. Tout était très classe sans tomber dans la démesure. Je repérai deux ascenseurs au fond de la salle d'accueil et me dirigeai vers ceux-ci en prenant soin de regarder mes pieds pour ne pas tomber. Je sentis le regard de l'hôtesse d'accueil dans mon dos et j'accélérai le pas. L'ascenseur s'ouvrit et des messieurs en veste de costume et chemises en sortirent en me détaillant des pieds à la tête. Il me saluèrent d'un hochement rapide tandis que j'entrai et appuyai sur le bouton 26.

Tandis que l'ascenseur amorçait sa montée, je ne pus m'empêcher de stresser.

Respire Bella, respire, il serait mal venu que tu fasses de l'hyperventilation pour ton premier jour. Pour qui va-t-on te prendre sinon ? Tu veux vraiment passer pour une chochotte ?

Bien sûr, il en était hors de question. Tandis que je stoppai la voix dans ma tête, les portes s'ouvrirent. Ma montre indiquait 14h55.

Pile à l'heure !

Je bloquai devant la vision sui s'offrait à moi. Quelques marches étaient présentes et de là où j'étais, j'avais une vue d'ensemble. Des personnes avec des dossiers à la main et des feuilles de papier couraient dans tous les sens.

Qu'est ce que c'est que ce bazar ?

Un véritable boucan régnait dans la pièce et je me sentais suffoquer.

Chochotte !

Je me décidai à descendre les marches et me fis pratiquement bousculer. Le calme de l'accueil contrastait violemment avec l'atmosphère de cette salle. J'observai l'immense étage qui lui aussi avait des murs beiges. Les néons au plafond donnaient une teinte orangée à la pièce, comme si celle-ci était éclairée par un feu de cheminée. L'agitation qui y régnait la rendait l'ambiance moins chaleureuse que celle de l'accueil. Le sol était d'un beige laqué et brillant plus clair que celui des murs. Devant moi se dressait un couloir avec des portes de chaque côté qui renfermaient des bureaux qu'on voyait à travers les fenêtres en verre. Au bout de ce couloir, il y avait une porte en bois sombre.

A ma droite se trouvait un autre couloir constitué de la même façon que le premier. Mais autour de ces couloirs se trouvait une immense pièce centrale avec des bureaux en bois sur lesquels étaient disposés de nombreuses feuilles et des ordinateurs ultramodernes. Ceux-ci étaient situés à une distance raisonnable les uns des autres, de sorte que l'espace soit suffisamment important pour qu'on puisse circuler. Je repérais des photocopieuses ci et là où certaines personnes de précipitaient.

A ma gauche, dans une partie un peu reculée se trouvait un bureau ou était marqué SECRETARIAT sur une plaque dorée. Je m'y dirigeais et me retrouvais devant une jolie blonde à la peau pâle et aux yeux bleus qui lisait un magazine et semblait totalement indifférente à l'effervescence régnante. Elle leva les yeux vers moi et m'offrit un sourire fatigué.

- Bonjour, en que puis-je pour vous ?

- Bonjour, je m'appelle Isabella Swan et je suis la nouvelle stagiaire.

- Ah oui, bienvenue mademoiselle. J'ai entendu parler de votre arrivée. Vous allez être prise en charge par monsieur Whitlock. Je vais le chercher. Ah ben tiens, le voilà ! Monsieur ! l'interpella-t-elle.

Je me retournai vers le concerné et découvris un homme de pas plus de 25 ans, dans les1m75, aux cheveux légèrement longs et d'un blond cendré et aux yeux bleus mers. Il portait une chemise bleue foncée remontée aux coudes et un pantalon en toile noir.

Mais il n'a que des mannequins ici ou quoi ?

Il s'arrêta à quelques centimètres de moi et je me perdis dans l'azur de ses yeux. Une aura de calme m'enveloppa instantanément tandis qu'un léger sourire apparut sur son visage et qu'il me tendit la main.

- Vous devez être Isabella Swan. Je me présente, Jasper Whitlock, c'est moi qui vous encadrerai durant votre stage.

- Oui c'est bien moi. Ravie de vous rencontrer, monsieur.

- Oh, non, pas de monsieur, j'ai l'impression d'avoir quarante ans, alors qu'on doit avoir quatre ans de différence, sourit-il. Appelez moi Jasper et tutoyez moi je vous prie. Après tout, nous allons nous côtoyer quotidiennement.

- Très bien, dis-je en rougissant légèrement. Dans ce cas, tutoie moi aussi et je préfère Bella.

- Alors Bella, je t'invite à me suivre.

Je le suivis dans le premier couloir.

- J'ai lu ton dossier, j'avoue que tu m'impressionnes. Quelle branche du journalisme t'intéresse ?

- La rédaction.

- Je le pressentais. Une littéraire, hein ? Moi je suis reporter. J'aime bouger, voyager…

- ça doit être intéressant, non ?

- Oui, ça l'est. Enfin ça dépend des personnes mais c'est ce que j'aime.

Le stress s'était envolé depuis que j'avais rencontré Jasper. Il dégageait une sorte de sérénité contagieuse. Il faisait tout pour me mettre à l'aise et ça marchait.

- Alors là, dit-il en montrant une porte du couloir, c'est la salle de réunion. Lorsqu'il y a de grandes décisions à prendre où de grands projets, on se réunit ici. En face, c'est la salle de détente. On prend le café, on discute. Très utile en résumé, sourit-il. A côté, c'est la salle à photocopieuses, scanners… Et au fond, tu as le bureau du boss.

- Il n'est pas là ? hésitai-je.

- Non, il est à Los Angeles pour une réunion entre grands patrons. Il revient dans deux jours.

- Autrement dit, il sera là pour mon premier jour.

- C'est exact !

- Tu travailles ici depuis longtemps ?

- Trois ans, moi aussi j'étais à Columbia. J'avais 22 ans à l'époque. Tu connais monsieur Davis ?

- Bien sûr ! C'était mon professeur !

- Vraiment ?! Le mien aussi ! Un super prof, même si je lui en faisais voir de toutes les couleurs ! dit-il avec malice.

- Toi ? m'étonnai-je. Tu m'as pourtant l'air sérieux.

- Je sais, mais j'aimais bien la taquiner. Rien de bien méchant, rassure-toi !

- Et le nouveau patron, comment tu le trouves ?

- Eh bien, très différent de monsieur Simons, il était génial. On va dire qu'il est… facilement irritable et… autoritaire.

- Génial ! marmonnai-je.

- Ne t'inquiètes pas, il ne va pas te manger, il n'est pas méchant. Sinon, il fait du bon boulot, ajouta-t-il devant mon expression.

Je mettais cette information dans un coin de mon cerveau alors que nous retournions vers la pièce centrale.

- C'est toujours aussi agité ici ?

- Non, rigola-t-il, c'est juste que le patron n'est pas là, alors on bosse pour ne pas accumuler de retard. L'organisation n'est juste pas terrible, grimaça-t-il.

Il me conduisit vers un bureau légèrement éloigné des autres.

- Voilà mon bureau. Un peu désordonné mais bon, dit-il en écartant les divers papiers… Et voici le tien, désigna-t-il du doigt un bureau identique au sien à la différence qu'il n'y avait qu'un ordinateur dessus. J'ai gratté pour qu'on t'installe à côté de moi, ça sera plus pratique. A la base, tu étais près de la photocopieuse, et je peux te dire que c'est pas super.

- Merci, c'est très attentionné de ta part.

J'étais ravie de l'intérêt de Jasper à mon égard. Je me sentais déjà bien ici, et ce grâce à lui.

- As-tu des questions ? Surtout n'hésite pas à me demander quoi que ce soit. Normalement, tu vas commencer par rédiger de petites rubriques, tu seras quelques fois avec Démétri, le rédacteur en chef que je vais te présenter, et sinon, si ça t'intéresse, tu pourras m'accompagner dans mes voyages pour mes reportages.

- C'est vrai ? Bien sûr que ça me ferait plaisir !

- Génial, maintenant, continuons la visite !

Il me montra le bureau de Démétri que je rencontrai et qui s'était montré très accueillant. Il m'expliqua que cet étage comportait le patron, le rédacteur en chef, quelques rédacteurs, deux photographes un autre reporter et un grand reporter. Une dizaine de personnes en somme, seulement, les journalistes des autres étages venaient souvent ici pour demander conseil au patron. Il m'expliqua qu'il y avait une salle de sport à l'avant dernier étage ainsi qu'un bar et deux restaurants où ils déjeunaient au dernier.

Il me présenta aux personnes qu'on croisait qui m'accueillirent gentiment et me questionnèrent longuement. Je ne retins pas tous les noms cependant .Jasper remarqua je ne n'aimais pas être le centre d'attention et me sauva à plusieurs reprises .

- Si tu n'as pas d'autres questions, je ne te retiens pas. Tu dois être fatiguée d'avoir tout visité. A lundi, 8h et ramène des affaires pour ton nouveau bureau.

Je le saluai et me dirigeai vers l'ascenseur. En effet, j'étais exténuée. Il était maintenant 17h30. Je sortis du bâtiment, m'engouffrai dans un taxi et n'eus conscience du fait que j'étais chez moi que lorsque le chauffeur m'appela, inquiet. Je ne perdis pas plus de temps, le payai et montai les marches quatre à quatre pour finalement me laisser tomber lourdement sur mon lit.

J'avais survécu.

&&&

Les deux jours suivants s'étaient passés sans encombre. J'avais appelé Jacob qui s'était moqué du fait que j'avais un patron « facilement irritable et autoritaire » et ne s'était pas gêné pour me rappeler ma malchance légendaire.

Le lundi matin était arrivé rapidement et je me préparai tranquillement. Je me vêtis d'une chemise beige, d'un pantalon en toile noir et de ma veste de tailleur noire. Je laissai mes cheveux libres dans mon dos et je me maquillai légèrement. Je mis des escarpins noirs et sortis affronter le dragon.

&&&

J'arrivai rapidement au bureau et à ce moment, je me rendis compte que je ne connaissais pas le nom du nouveau patron.

Génial, tu es bien avancée.

Le stress commençait à monter, je m'imaginais un homme aigri aux cheveux grisonnants, un peu comme le patron de Peter Parker dans Spider Man.

THE référence !

J'espérais juste qu'il n'allait pas me rendre la vie trop insupportable.

J'étais tellement plongée dans mes pensées durant la montée de l'ascenseur que quand les portes s'ouvrirent et que j'en sortis, je ne remarquai pas l'homme arrivant par ma droite qui me percuta de plein fouet si bien que je tombai à la renverse et que son café qu'il tenait à la main se renversa sur mon chemisier.

- Mais ce n'est pas vrai, vous ne pouvez pas faire attention où vous mettez les pieds ! m'énervai-je en me relevant vivement alors que le café me brûlait le torse.

- Je vous signale que c'est vous qui étiez en train de rêvasser, je n'y suis pour rien ! me répondit un beau ténor.

Cette voix était tellement mélodieuse que je relevais la tête et ce que je découvris me coupa le souffle.

Il devait avoir 25 ans. Il était un peu plus grand que Jasper, fin mais musclé, des cheveux d'une incroyable couleur bronze, désordonnés ce qui le rendait incroyablement sexy. Un visage digne d'une sculpture grecque avec un nez droit, des lèvres pleines et enfin, des yeux d'un vert émeraude brillant où on pouvait y déceler de la fureur.

J'oubliais un instant l'incident qui s'était produit jusqu'à ce que sa voix me ramène sur Terre.

- Eh bien, vous avez perdu votre langue ? Maintenant, je vais devoir me préparer un autre café, ce qui ne serait pas arrivé si vous n'étiez pas aussi empotée !

- Empotée, moi ! Mais allez vous acheter des lunettes ! En plus d'être aveugle, vous êtes complètement débile ! La politesse, ça vous dit quelque chose peut-être ? fulminai-je.

- Si vous ne savez pas marcher avec des talons, il ne faut pas en mettre. Maintenant, si vous pouviez vous pousser, ça me ferait plaisir, merci !

- Oh désolé, je ne laisse pas assez d'espace pour vous et votre ego surdimensionné !

Il m'envoya un regard qui me donna des frissons avant de descendre les marches.

Mais d'où est-ce qu'il sortait celui-là ? J'étais sûre de ne pas l'avoir vu vendredi ! Quel crétin, beau mais préentieux ! Il devait sûrement venir d'un autre étage ! Tant mieux d'ailleurs !

Furieuse, je le repérais parlant avec Jasper. Ce dernier me regarda étrangement, avec un mélange d'admiration et de crainte. L'autre ange démoniaque me fixait avec un étrange sourire qui ne me disait rien qui vaille. Ils s'approchèrent tous les deux de moi. Je fusillai l'autre du regard.

- Bella, comment vas-tu ? me demanda Jasper d'un air gêné.

- Eh bien , j'ai du café collant à ma chemise mais sinon, tout va bien, répondis-je en vrillant mon regard à celui de l'autre crétin qui me regardait de haut avec un sourcil relevé.

- Ah, euh, oui, c'est fâcheux.

Je trouvais Jasper vraiment bizarre.

- Eh bien, Jasper, tu ne nous présentes pas ? demanda l'autre idiot avec un sourire en coin.

- Si, si, bien sûr. Edward, Isabella Swan, notre nouvelle stagiaire. Bella, je te présente Edward Cullen, notre patron.

Patron ? Attendez, il a bien dit patron, comme le nouveau patron ?

Je déglutis difficilement tandis que je décelai une lueur démoniaque dans les yeux de…mon patron. A ce moment-là, je savais qu'il n'allait pas me rendre la vie difficile, non, il allait faire de ma vie un enfer ! J'étais définitivement maudite !

Que la foudre m'achève !


Voilà, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? J'espère que vous allez aimer. J'ai mis du temps à le publier mais j'ai finalement réussi ! Laissez moi vos avis en cliquant sur le bouton ci-dessous. Prochain chapitre jeudi ou le week-end prochain !

Bisous

Christelle.