Salut, salut ! Je suis de retour avec une semaine de retard et je vous prie de m'en excuser, mais moi et l'organisation ça fait deux ^^. Quoi qu'il en soit, merci à toutes celles qui ont pris le temps de me laisser des reviews et toutes celles qui m'ont mise en alert ou en favorite.

Maintenant réponse aux anonymes :

bichou85 : Oui, en effet elle va morfler comme tu dis^^. Merci d'avoir laissé une petite trace de ton passage =)

Amanda : Merci, je suis contente que le début te plaise ! J'espère qu'il en sera de même pour la suite =D.

PatiewSnow : Et oui, jeudi c'est loin, mais samedi ça l'est encore plus lol ! Désolée pour l'attente ! C'est moi qui te remercie pour ta review et j'espère que tu aimeras la suite ^^.

sandrine : Ecoute, ça me fait plaisir que tu aimes ma fiction. Merci pour ce message et la suite, c'est juste en bas ;)

jenny : Je ne peux pas te promettre qu'Edward va ménager Bella, ça serait un mensonge ^^. Enfin, je dis ça, je dis rien =p. Merci pour ta gentille review, j'espère que la suite te plaira.

Ju' : Merci pour cette review ! Je vais te dire quelque chose, moi aussi j'aime quand Edward n'est pas tout gentil, tout beau, d'où le Edward de ma fiction. Je suis contente que tu ais trouvé ton bonheur en tout cas^^. Eh bien pour Edward, je pense que tu ne seras pas déçue. Je t'invite à lire la suite =) !

Et on continue en direct de NYC ! C'est maintenant, alors bonne lecture !

Disclaimer : Twilight ainsi que tous les personnages de cette fiction appartiennent à Stephenie Meyer.


Désillusion à NYC

Chapitre 3: Hard

Bella POV

Je me passai de l'eau sur le visage frénétiquement alors que je me maudissais intérieurement d'avoir encore une fois ouvert ma bouche. Ma mère m'avait toujours dit de garder mon calme en toute situation et surtout, on m'avait maintes et maintes fois répété de toujours partir sur de bonnes bases avec mon patron. Autant vous dire que je m'étais plantée en beauté puisque je n'avais respecté aucune de ces deux règles.

J'observai en soupirant la tâche marron de café sur mon chemisier dont la couleur beige la rendait bien voyante puis relevai ma tête et observai mon reflet dans le miroir.

Non seulement j'étais d'une banalité effarante avec mon 1m67, mes cheveux bruns, mes yeux marrons et ma peau pâle mais en plus j'étais maladroite, bornée et grande gueule tout en étant timide et réservée. Tout ça pour dire que le caractère ne compensait pas le physique

Ça y est, la Bella masochiste est de retour ! Génial !

En plus de cela, j'étais lâche. Après avoir appris la nouvelle fracassante, je n'avais rien trouvé de mieux à faire que de courir aux toilettes. Avant même d'avoir commencé la bataille, j'avais déclaré forfait. J'étais lâche.

Maintenant, Cullen doit jubiler de sa petite victoire ! J'espère que tu es fière de toi !

Seulement j'étais ainsi. A toujours choisir la facilité à la difficulté. Au lieu de rompre avec Mike, j'étais restée avec lui alors que je ne l'aimais pas. Je m'étais voilée la face parce que j'avais mon petit confort avec lui.

Du coup, tu as offert ta virginité à un simple « copain ». Malin !

Ma voix intérieure qu'on appelait conscience avait raison, force était de l'admettre.

Soudain, je fus prise d'une motivation infaillible. J'en avais marre de m'apitoyer sur mon sort, il fallait que je conserve ma dignité après tout.

Enfin une bonne résolution ! Je commençais à penser que le café t'avait ramolli le cerveau ! Tu devenais guimauve !

Si Cullen, enfin mon patron attaquait, je serais prête à contrer l'offensive, en essayant de l'ignorer, ou du moins en prenant soin cette fois-ci de ne pas le traiter de prétentieux. Après tout, peut-être qu'il allait me ficher la paix. Je me faisais sûrement des films. Je l'avais juste bousculé, pas de quoi déclarer la guerre.

Sur cette pensée, je me décidai à sortir de ma cachette, je n'allais pas camper là non plus. C'était mon premier jour alors si je commençais à m'enfermer dans les toilettes, ça n'allait pas jouer en ma faveur, surtout avec l'autre crétin diablement sexy.

Ok Bella, si tu commences à penser à lui de cette manière, t'es mal barrée ! C'est ton patron alors tu te fais toute petite ! Claro ?

Une main sur la poignée, je me rappelai soudain d'un détail qui n'en était pas un. Mon chemisier !

Nom d'un dieu diabolique aux yeux verts ! J'étais doublement fichue !

Super, maintenant je jurai en son nom ! De mieux en mieux ! Toujours est-il que je n'allais pas sortir comme ça !

J'étais inconditionnellement et irrévocablement maudite !*

Soudain, deux petits coups durent frappés à la porte et celle-ci s'ouvrit sur la secrétaire qui m'avait reçue.

- Excusez moi mlle Swan mais j'ai vu tout à l'heure que votre chemisier était tâché, et j'en ai toujours un de rechange sur moi alors je pensais que vous en auriez besoin.

- Oh merci, euh…

- Kate, répondit-elle.

- Merci Kate, vous me sauvez la vie ! Je ne sais pas comment j'aurais fait sans vous, dis-je en attrapant le chemisier bleu nuit qu'elle me tendait.

- Je vous en prie mlle…

- Oh, appelez moi Bella, la coupai-je.

- Bella, sourit-elle. Vous avez eu du cran de tenir tête au patron en tout cas !

- Oh, en fait, je ne savais pas que c'était lui lorsque j'ai piqué ma crise, sinon je me serais abstenue. Est-ce que vous pensez que j'aurai droit à des représailles

- Eh bien, je sais que monsieur Cullen n'aime pas qu'on lui tienne tête. Mais bon, vous êtes stagiaire alors il va peut être être plus indulgent.

- Je l'espère, soupirai-je.

- Ne vous inquiétez pas Bella, tout se passera bien. Bon je dois vous laisser, si vous avez besoin d'aide, je suis là au cas où. Bonne chance !

- Merci !

Une fois la porte refermée, je soufflai de soulagement. Je n'étais peut être pas si maudite que ça !

Ne parle pas trop vite !

Au moins, j'étais soulagée de voir qu'il y avait des gens sur qui je pouvais compter. Par contre, j'avais l'impression que Cullen était assez craint ici.

Bizarre, pourtant il n'est pas plus vieux que Jasper !

C'est vrai, n'était-il pas trop jeune pour être patron ? Il fallait que je demande à Jasper !

Je me décidai enfin à changer de chemisier. Alors que j'avais enlevé le blanc, la porte s'ouvrit soudainement.

- Bella, il faut que tu…..

Jasper se figea soudainement lorsqu'il me vit en soutien-gorge. Yeux et bouche grands ouverts, la situation aurait pu être comique si je n'étais pas la cause de cet air effaré. Le sang me monta aux joues et j'étais sûre que je devais ressembler à un feu rouge. Mon cerveau était en arrêt momentané mais je retrouvai bien vite l'usage de mes bras et me cachai comme je pus avec la chemise.

- Non mais t'es pas bien Jasper, éclatai-je, ce qui le fit réagir. Qu'est ce qui te prends de débouler comme ça dans les toilettes des dames ? Et ferme la porte nom de Dieu !

- Je, tu enfin nous…, bégaya-t-il en s'exécutant.

- Tu comptes me citer tous les pronoms personnels ? fis-je sarcastique.

- Oui, enfin non, ce que je veux dire c'est que je voulais te prévenir que Cullen commence à se demander où tu es passée et ce n'est pas bon pour toi parce que…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la porte s'ouvrit de nouveau à la volée cette fois et mon pire cauchemar apparut.

- Swan, qu'est ce que….

Je n'osai plus bouger ni même respirer tandis que Jasper et Cullen étaient devenus des statues.

Oh c'est pas vrai ! Que quelqu'un me donne une petite cuillère que je creuse un trou pour sortir d'ici !

Mon patron m'observait avec la même tête que Jasper quelques instants plus tôt en fixant avec insistance ma poitrine tandis que Jasper me regardait avec un air désolé. Quant à moi, je lui demandai de l'aide silencieusement. Il se racla alors la gorge ce qui ramena l'autre sur terre. Je regrettai aussitôt qu'il l'ait fait car à l'ahurissement se succéda la colère.

- Swan ! Je peux savoir ce que vous faites à moitié à poil dans les toilettes avec un de mes employés ! hurla-t-il.

Qu'il est sexy quand il est en colère !

J'avais définitivement un problème. Je fantasmais sur lui alors qu'il me passait un savon.

Attendez , marche-arrière . Est-ce que crétin-diaboliquement-divin venait de sous-entendre que je m'étais envoyée en l'air avec Jasper dans les toilettes ?

Alerte rouge ! Alerte rouge !

D'ailleurs, Jasper avait un air choqué sur le visage qui me fit comprendre que l'allusion était la bonne.

- Quoi ? Mais non, ce n'est pas ce que vous croyez ! m'exclamai-je.

- Ce n'est pas un club de striptease ici ! Apparemment, vous avez raté votre carrière ! dit-il avec un sourire narquois.

QUOI ?!!! Alors là, il commençait à m'énerver !

Ok, calme toi Bella, ne t'enfonce pas !

- Je changeais juste de chemisier puisque une certaine personne a renversé son café sur moi, annonçai-je le plus calmement possible.

- Vraiment ? Et qui est cette personne ? me nargua-t-il.

A cet instant, j'avais envie de coller mon poing dans la jolie petite gueule d'ange du connard qui me servait de patron. Mais je décidais de rentrer dans son jeu.

- Un crétin prétentieux et arrogant qui a un ego de la taille de Central Park, souris-je.

En l'occurrence, le sien disparut bien vite.

Ça ne s'annonçait pas bon pour moi. Il avait encore fallut que je l'ouvre. Jasper était toujours figé, seuls ses yeux faisaient l'aller-retour entre Cullen et moi.

D'ailleurs un sourire mystérieux se dessina sur le visage de l'Adonis et il annonça d'une voix étrangement calme qui n'en était pas moins effrayante.

- De toute manière, le fait que ce crétin, comme vous dites ait renversé son café sur votre chemisier ne change rien. Que vous ayez un chemisier propre ne vous rend pas plus attrayante.

Jasper ouvrit la bouche de stupeur quant à moi, j'étais partagée entre la peine et la colère. Pourquoi ce qu'il disait me touchait à ce point ?

Peut-être parce qu'il a raison !

Et ça y est, le come-back de maso Bella ! Tu ne vas quand même pas laisser cet idiot te rabaisser !

- Edward…, commença Jasper

- Je veux vous voir dehors dans cinq minutes Swan si vous ne voulez pas retourner dans votre petite bourgade de Washington.

Voyant que je ne réagissais pas, il sortit en affichant un sourire moqueur avant que je n'aie pu répliquer quoi que ce soit.

Cullen 2-0 Swan

J'étais définitivement pathétique !

Jasper, dont j'avais oublié la présence, s'approcha de moi prudemment comme s'il avait peur que je ne fonde en larmes d'une minute à l'autre.

- Bella, est-ce que ça va ?

Je viens de me faire humilier par mon patron mais sinon tout va bien !

- Euh, ouais, t'en fais pas ! J'ai connu pire ! répondis-je avec un faux sourire.

Pire que de te faire surprendre en soutien-gorge par ton patron et de te faire traiter comme un pauvre déchet ?

Il n'eut pas l'air de me croire mais ne rajouta rien.

- Je suis désolé, il est allé trop loin ! Il n'est pas aussi odieux d'habitude. Je vais aller lui parler !

- Non ! répliquai-je vivement. Ça ne sert à rien, laisse tomber ok ?

- Ok, soupira-t-il après réflexion. Tu as raison, ça ne ferait qu'empirer les choses. Mais Bella, ne crois pas ce qu'il t'a dit, d'accord ? C'est faux !

- Ouais, ouais, dis-je sans grande conviction.

- Bon, euh, je te laisse t'habiller. Fais vite !

Je baissai les yeux sur ma poitrine et soupirai.

J'étais restée dix minutes avec Jasper et Cullen seulement en soutien-gorge ! Vraiment super !

Je m'empressai d'enfiler la chemise de Kate, ramassai la chemise sale et me décidai à sortir avant que l'autre ne revienne à la charge.

Tout le monde m'observait et je n'en étais que plus mal à l'aise.

Premier jour et je me faisais déjà remarquer !

Heureusement, Jasper arriva à ma rescousse et m'emmena loin des murmures qui commençaient à se propager. Je rougis en pensant qu'il m'avait vu à moitié dévêtue mais le malaise s'évapora aussitôt.

Une fois que j'eus atteint mon bureau, je me laissais tomber sur ma chaise en soupirant. Je me rendais soudainement compte que j'avais oublié d'apporter de quoi aménager mon espace personnel.

- Ne t'en fais pas, tu apporteras ça demain, sourit-il.

- Serais-tu télépathe ?

- Non, juste observateur. C'est nécessaire pour un reporter.

J'observai la pièce autour de moi et remarquai que l'atmosphère était bien différente de celle d'il y a deux jours. Les gens marchaient tranquillement et prenaient même le temps de discuter entre eux. C'était tellement différent que la pièce en était méconnaissable.

Jasper me coupa dans mes réflexions.

- Aujourd'hui, tu vas plus travailler avec Démétri. Il va peut-être te donner un sujet, tu verras bien.

- D'accord. Au fait, Jasper, je peux te poser une question ?

- Je t'écoute.

- En fait, ça n'a rien à voir avec le travail, enfin si en quelque sorte, mais… C'est à propos de Cullen.

- Que veux-tu savoir ?

- Est-ce qu'il n'est pas trop jeune pour diriger cette boîte ? Enfin, ce que je veux dire, c'est qu'il a ton âge alors que l'ancien patron avait la quarantaine.

Jasper soupira et chercha ses mots.

- C'est vrai qu'il n'est pas plus âgé que moi et que monsieur Simons l'était beaucoup plus, mais en fait… Disons que Cullen a été pistonné.

- Pistonné ?

- Ouais, par Anthony Masen. T'en as déjà entendu parler ?

- Oui, répondis-je perplexe. C'était un homme d'affaires réputé et puissant. Mais il est mort il y a cinq ans, non ?

- Exact. D'ailleurs, les circonstances de sa mort sont assez floues.

- Je ne comprends pas, quel est le rapport entre Anthony Masen et Cullen ?

- Eh bien…

- Jasper ! Tu peux venir s'il te plaît ? Oh salut Bella ! me salua celui que je reconnaissais comme étant un des photographes, Alec

Il était d'ailleurs très mignon avec ses cheveux noirs et ses yeux bleus qui soulignaient sa bouille enfantine.

- Salut Alec !

- Alors, tu te plais ici ?

- Oui, je commence à me sentir à l'aise, souris-je.

- J'ai vu comment tu as parlé à Cullen. Impressionnant ! Tu n'as pas eu d'ennuis ?

Génial, tout le monde avait assisté à la scène ! Moi qui n'aimais pas attirer les regards !

- Disons que ça aurait pu être pire !

- Tant mieux, il aurait été dommage que tu sois renvoyée ! Bon, travaille bien Bella !

- Merci toi aussi !

Il s'éloigna avec Jasper qui se retourna.

- On se voit au restau à midi ! N'oublie pas, dernier étage ! Et Démétri est dans son bureau.

- Ok.

Il me fit un clin d'œil puis disparut dans un couloir.

Je décidai de me rendre au bureau de Démétri, priant pour ne pas croiser Cullen en route, vu que son bureau était dans le même couloir. A son propos, je réfléchissais au lien qu'il y avait entre lui et Anthony Masen. J'arrivai vite à destination et frappai timidement à la porte. Une voix étouffée par l'épaisseur du bois ombre me donna la permission d'entrer .

La pièce était dans les tons marron chocolat, pas très grande. Un bureau en acajou trônait fièrement au fond de la pièce sur lequel des dossiers en tout genre et un ordinateur portable étaient installés. A la droite du bureau se tenait une étagère avec divers dossiers rangés par date. Démétri se tenait assis sur un fauteuil noir et leva les yeux vers moi.

- Ah Isabella, je vous attendais. Avancez donc !

Je m'exécutais, intimidée. Il dégageait un charisme impressionnant, tout comme Cullen d'ailleurs qui imposait le respect. Il devait avoir la trentaine et je devais reconnaître qu'il était pas mal du tout. Sa chemise noire moulait son torse musclé. Ses cheveux blonds coiffés impeccablement le rendaient classe et sexy. Il m'observa de ses yeux verts et sourit lorsqu'il vit que je le dévisageais sans vergogne. Je rougis alors.

- Assieds-toi, dit-il en m'indiquant le siège en cuir noir en face de lui.

Le silence s'installa quelques minutes puis il reprit la parole.

- Isabella Swan, major de sa promotion. Vous voulez être rédactrice, c'est bien ça ?

- C'est exact monsieur Volturi.

- Allons Isabella, ne soyez pas si formelle. Appelez moi Démétri.

- D'accord, Démétri.

- Vous avez appris comment rédiger un article il me semble à Columbia ?

- Oui, en effet, les articles de base.

- Très bien, dans ce cas, je vais vous donner un sujet simple tout d'abord pour évaluer votre niveau, bien que je ne doute absolument pas de vos capacités. Cela vous convient-il ?

- Oui, c'est parfait, souris-je enthousiaste.

- Bien, j'apprécie votre motivation. Je lirai donc votre article et nous travaillerons ensuite sur ce qu'il y a à améliorer etc… Vous pourrez ensuite rédiger des articles sur des sujets plus importants en fonction de cet essai .Mais bon, rien ne presse, après tout, votre stage dure cinq mois. Pour les articles, vous travaillerez aussi en collaboration avec certains de nos rédacteurs. Des questions ?

- Non, je pense avoir tout assimilé.

- Parfait, vous allez rédiger un papier sur la hausse de l'obésité ces dernières années. Les causes, les solutions… Il ne sera pas publié, c'est juste un essai. Je vous laisse jusqu'à ce soir dernier délai.

- Bien, Démétri, répondis-je en me levant.

Je lui souris, puis me levai. Au moment où j'allais ouvrir la porte, sa voix s'éleva.

- Au fait, Isabella, jolie scène avec monsieur Cullen tout à l'heure.

Je me figeai, rouge comme une tomate, puis quittai précipitamment le bureau tandis que son rire s'élevait dans la pièce.

&&&

Il était déjà l'heure du déjeuner et j'avais presque bouclé mon article. Je décidai alors de monter au restaurant. Je pris mon sac et me dirigeai vers l'ascenseur, en remarquant au passage que Kate n'était pas là. J'appuyai sur le bouton 32 et soufflai soulagée de ne pas voir Cullen débarquer. D'ailleurs, je ne l'avais plus revu depuis l'incident des toilettes.

Tu es déçue ?

Certainement pas ! Tant mieux au contraire !

Les portes s'ouvrirent enfin sur le dernier étage. Un large couloir s'étendait avec sur les côtés deux restaurants et en face un bar. Je repérai Jasper qui m'attendait devant celui de gauche.

- Alors, comment ça s'est passé ?

- Bien, j'ai rédigé un papier sur l'obésité, c'est un essai. Je l'ai bientôt terminé d'ailleurs. Et toi, tu as fait quoi ?

- Je préparais un reportage sur les Lakers. Il fallait qu'on mette tout ça au point avec Alec.

- Tu as déjà fait des reportages sportifs avant ?

- Hum, non, mais Cullen a voulu que je m'en charge. Bon, ce n'est pas tout mais si on rentrait ? Je meurs de faim.

- Moi aussi, avouai-je.

Le restaurant avait des murs blancs écrus. Un lustre en cristal était suspendu au plafond, rendant le tout prestigieux. Je n'avais pas vraiment l'habitude de venir dans ce genre de lieux et j'étais assez impressionnée. Des tables recouvertes de nappes blanches se dressaient sur mon chemin tandis que nous avancions. Des sièges en cuir noirs entouraient les tables. Au fond de la salle, je distinguais un magnifique piano à queue noir, juste à côté de la table où se trouvaient la majorité des personnes travaillant à notre étage.

Jasper me conduisit jusqu'à eux et tous nous saluèrent gaiement. Je m'installais à côté d'Alec qui me sourit et Jasper prit place à mes côtés. Je commandais ensuite tandis que les discussions allaient bon train.

- Tu as fait une entrée remarquée Bella en tout cas ! s'exclama Tyler, un des rédacteurs.

- Ce n'était pas volontaire, répondis-je gênée alors que je rougissais.

- Oui mais n'empêche, t'as fait fort !

- Oh ! Laissez-la tranquille un peu, me défendit Jasper voyant que j'étais mal à l'aise.

Je lui lançai un regard reconnaissant. Alec me serra le bras en signe de réconfort et je rougissais sous le regard de mes collègues qui avaient perçu le geste.

Je repérai Kate en bout de table qui me sourit gentiment. L'ambiance était très conviviale et j'appris à faire connaissance avec chacun. Je m'entendais bien avec tout le monde, en particulier avec Alec, Kate, Charlotte l'autre reporter, Félix qui était en fait le frère de Démétri et l'un des rédacteurs, et bien entendu Jasper. Je notai l'absence de Démétri et me demandais secrètement où était Cullen, malgré mon aversion à son égard. De plus, il fallait que je continue ma conversation avec Jasper, mais je n'en avais pas eu l'occasion.

Les tables autour de nous se remplirent successivement et je fis la connaissance de certaines personnes travaillant à d'autres étages. Beaucoup avaient entendu parler de ma venue ce qui m'étonna et ils me posèrent des questions. Je ne m'attendais pas à rencontrer une ambiance si chaleureuse en venant ici et j'en étais d'abord surprise. Mais la bonne humeur régnante m'atteignit très vite. Finalement, à 14h, nous regagnâmes tous nos postes.

&&&

Il était maintenant 17h et j'étais en train d'imprimer mon article dont j'étais assez fière. Il ne restait pas grand monde. Jasper était monté à l'étage supérieur et je galérais avec l'imprimante qui me jouait des tours. Après plusieurs bricolages, je réussis enfin.

Je sortais tout en me dirigeant vers le bureau de Démétri mais Alec m'intercepta.

- Eh, Bella ! Démétri a appelé. Il s'est absenté cet après-midi car sa mère est à l'hôpital et m'a chargé de te dire de rendre l'article à Cullen, lui le lira demain. Et aussi, que tu pouvais partir quand tu aurais fini.

A Cullen ! Et merde !

- Euh, d'accord, dis-je en essayant de maquer mon trouble. Mais ce n'est pas trop grave pour sa mère ?

- Apparemment, elle est tombée dans les escaliers. Elle s'est cassée une jambe mais sinon rien de grave.

- Ok, bon ben j'y vais alors !

- Bonne chance Bella !

Oui, de la chance, j'en aurais besoin !

Je me dirigeai à pas lents vers le bureau de mon patron, pas pressée du tout d'y arriver. Je stoppai net devant la porte en bois massif. Alors que j'allais taper, la porte s'ouvrit sur mon pire cauchemar.

Il se figea en me voyant et on se dévisagea quelques secondes.

- Swan, vous comptez rester plantée là longtemps ? Vous me bloquez le passage, fit-il acide.

Je m'empressai de m'écarter et je me rendis compte qu'il s'éloignait. Je le suivis malgré moi alors que j'aurais voulu courir loin, très loin. Il se dirigea vers la salle des photocopieuses et m'observa par-dessus son épaule.

- Vous voulez quelque chose ? demanda-t-il sans me regarder.

Bien sûr que je veux quelque chose sinon je ne t'aurais pas suivi jusqu'ici crétin !

- Je…en fait, Démétri m'a demandé d'écrire un article d'essai et il n'est pas là alors il m'a demandé que je vous le donne, récitai-je en regardant le sol.

Il m'intimidait autant qu'il m'insupportait.

Il ne parla pas pendant quelques secondes si bien que je dus relever la tête pour voir s'il ne m'avait pas plantée là.

Ça serait bien son genre tiens !

Je rencontrai son regard vert et me perdis dedans. Le temps s'était suspendu. Seulement son raclement de gorge me ramena à la dure réalité.

- Et quel est le sujet de votre article ? demanda-t-il en me tournant le dos.

- L'obésité.

- Vraiment ? Et si vous êtes si douée que ça, pourquoi Démétri veut-il vous tester ?

Il me provoquait.

- Pour voir ce qu'il faut améliorer dans mes écrits.

- Il n'y a rien à améliorer si vous êtes parfaite Isabella, dit-il en se retournant en accentuant bien le Isabella.

Je tiquai à l'entente de mon prénom. Il m'appelait toujours Swan.

- Je n'ai jamais prétendu que j'étais parfaite, monsieur.

- C'est pourtant ce que votre professeur a sous-entendu dans sa lettre de recommandation.

- Je sais que j'ai mes défauts et mes qualités, comme tout le monde. Monsieur Davis le sait lui-même.

- Et quels sont vos qualités et défauts ? demanda-t-il moqueur.

- Je suis têtue, maladroite, quelque peu tête en l'air, grande gueule mais je suis aussi déterminée, concentrée dans mon travail, honnête et plutôt gentille.

- Vous avez oublié exhibitionniste et insolente dans vos défauts. Sinon, vous êtes assez réaliste.

- Vous ne dites pas que je ne suis pas attrayante ? répondis-je irritée par son air sûr de lui.

- Oh, cela est physique et ne vient pas de votre caractère, vous n'y pouvez rien, se moqua-t-il.

- Eh bien je préfère encore ne pas être attrayante que d'être comme vous avec votre fichu caractère. Je peux encore me regarder dans une glace au moins.

- Vraiment, elle ne se brise pas quand vous vous regardez dedans ?

Ma mine se décomposa sûrement puisqu'il sourit, fier de son coup. Je me retenais de ne pas lui dire ses quatre vérités en face mais il ne valait mieux pas.

- Je lirai votre article, Swan. On verra bien ce que vous valez, dit-il en s'emparant du dossier dans ma main et en sortant.

J'avais envie de hurler, de frapper quelqu'un.

T'aurais dû le frapper lui, mais encore une fois, tu as été lâche !

J'en avais déjà assez de ce connard de patron à la noix de pécan. Je me demandais si je tiendrais encore longtemps.

Ne lui fais pas le plaisir de partir Bella ! Il veut te pousser à bout

Et puis, je n'allais pas me laisser humilier par cet espèce de canon de pacotille. Ce n'était pas dans l'esprit des Swan. Sur cette pensée, je sortis de la salle et croisai Jasper.

- Hey Bella, t'en fais une tête !

Bon apparemment, je n'avais pas l'air si forte que ça.

- Euh, c'est rien, je suis juste fatiguée. Je vais rentrer.

Il me regarda, sceptique durant quelques secondes puis laissa tomber. C'est ce que j'aimais chez Jasper, il savait quand il fallait insister ou non.

- Ok. Au fait, Alec t'a dit de donner ton article à Cullen ?

Au moment où j'oubliais ce crétin, il fallait qu'il m'en reparle.

- Euh oui, c'est fait !

- Il n'y a pas eu de problèmes ?

- Non, je lui ai juste remis mon article et je suis partie.

Je savais que je mentais très mal et qu'il avait très bien repéré que je ne disais pas la vérité mais il ne fit aucun commentaire.

- D'accord. On se voit demain Bella ! Repose toi bien !

- Ouais, à demain Jasper !

Je m'empressai d'aller chercher mon sac, pris ma chemise sale et allai voir Kate.

- Kate, je te rapporte ta chemise demain. Merci encore !

- Ok pas de soucis Bella, c'est pas pressé de toute façon. A demain et repose toi, t'as l'air crevée !

- Ouais je le suis. Bye !

Je me dirigeai vers l'ascenseur et m'engouffrai dedans dès que les portes s'ouvrirent.

&&&

J'étais en pyjama devant ma télé avec un pot de crème glacé à me remémorer cette journée poisseuse. Je n'avais vraiment pas de chance. Alors que je regardais l'écran sans le voir, quelqu'un sonna à la porte. Je restai assise, n'ayant pas la foi de bouger. La sonnette se fit plus insistante alors je me dirigeai en traînant des pieds vers la porte en maudissant cet intrus.

Je ne pris même pas la peine de regarder dans l'œil de bœuf et ouvrit.

- Oula, c'est quoi cette mine de zombie que je vois là ? dit la personne en face de moi.

- Emmett ?! Mais qu'est ce que tu fais là ?


Voili voilou pour ce chapitre, qui j'espère vous a plu. Alors d'après vous, qui est Emmett pour Bella ? Et quel est le lien entre Anthony Masen et Edward ? Allez, je suis sûre que vous allez trouver !

Vous voulez rendre heureuse une personne sur cette Terre ? Alors cliquez sur le bouton vert ! Une review aussi courte soit-elle fait toujours plaisir. Et puis ça me permet de connaître vos avis, ce que vous aimeriez qu'il se passe…

Je ne suis pas sûre de poster le week-end prochain alors à dans deux semaines sûrement !

Je vous embrasse

Christelle.