Salut à toutes ! Tout d'abord, merci pour toutes ces reviews, vous avez été nombreuses à découvrir l'identité de mlle-je-me-fais-embrasser-par-Edward-Cullen.
J'ai remarqué que beaucoup d'entre vous plaignent la pauvre Bella, je sais que je suis méchante avec elle mais comme on dit, c'est un mal pour un bien.
Je voudrais aussi dire que je ne posterai sûrement pas avant deux semaines car je suis en pleine révision du bac -_-.
Réponse aux anonymes :
PatiewSnow : Merci pour ta review. Copine ou relation par défaut ? Hum tu verras bien dans ce chapitre. Non, d'autres personnages vont faire leur apparition. A bientôt !
Sandrine : Heureusement que Jasper est là sinon la pauvre Bella aurait sûrement craqué. Je sais qu'il est dur mais il n'est peut-être pas comme ça, enfin je sais pas… ). Merci pour ta review.
flo1359 : Merci pour ta review. Je sais, je sais que ce n'est pas bien et que je suis vilaine. Mais bon, ce cher Edward a ses raisons… ou pas ^^.
Ju' : ça me fait bien rire que quand je parle de blondasse, tout le monde pense à Tanya ou Lauren. Oui, Jasper admire sa petite Alice de loin, peut être va-t-il passer à l'action ? Le lemon, bonne question. Je ne sais pas quand il va arriver mais je ne vais pas trop vous faire tarder. Peut-être que…non rien. Sinon je te laisse mener ton enquête ^^. Merci pour cette review miss.
[^^]: Non, non je t'assure que ce n'est pas elle ! Quant à la comparaison avec Chuck Bass, je vais le prendre comme un compliment =). Merci d'avoir laissé une trace !
xenia : Que Bella le rende jaloux ? Hum, tu verras bien… Merci pour ta review !
twilight-2-tentation021 : Merci du compliment =)
marion : Merci beaucoup, je suis contente que ça te plaise.
Lou : Thank you miss, la suite c'est par là.
Lolo : Hé oui, Bella ne se laisse pas marcher sur les pieds. Edward sexy ? Merci ^^. Jaloux or not ? Tu verras ! Merci de ta review.
Voilà, maintenant : Embarquement immédiat à bord de l'avion en direction de NYC. Attachez vos ceintures car il risque d'y avoir de l'orage dans l'air.
Désillusion à NYC
Chapitre 5: Uprising
Bella POV
Une semaine était passée depuis « l'incident » comme j'aimais l'appeler et bizarrement, quelque chose en moi avait changé, et je n'aimais pas du tout ça.
J'avais passé mon week-end à broyer du noir, à me repasser la scène en boucle et je savais que ce n'était pas normal que je fasse une fixette dessus. Bon ok, il l'avait embrassé, et alors ? Qu'est-ce que je pensais ? Qu'il serait célibataire, sublime comme il était ?
Bah, s'il la traite comme il te traite toi…
Je n'avais besoin de personne, je m'étais toujours débrouillée toute seule, et surtout, je ne voulais pas me faire avoir de nouveau, comme avec Paul il y 3 ans. Etre dépendante, tomber de haut, souffrir…c'était du passé.
Au fond de moi, je savais ce que je ressentais. Il me plaisait plus que de raison.
Ah, ah ! Je te l'avais dit ! Tu as enfin arrêté de faire l'autruche.
Ferme-là, c'est pas le moment !
Pfff, quel caractère !
Seulement, ce n'était pas une bonne chose. C'était même mal. J'allais donner dans cette histoire et y laisser ma peau.
Tu devrais écrire des tragédies ! Voici la Racine du XXI ème siècle !
Tu me fatigues avec tes sarcasmes à deux sous !
Bah quoi ? C'est une bonne chose non ?
Je me pris la tête entre les mains pour essayer de faire taire cette conscience de malheur puis la levai quand j'entendis quelqu'un approcher.
- ça n'a pas l'air d'aller fort, je me trompe ? me dit Jasper en déposant un verre de café sur mon bureau.
- Pas vraiment, soupirai-je.
- Quel est le problème Bella ?
- Je ne sais pas moi-même.
- Cullen est parti depuis une semaine, tu devrais être soulagée au contraire.
Il te manque ! Comme c'est mignon !
N'importe quoi !
- Je sais, répondis-je en prenant une gorgée de café. Mais je sais pas.
- Hum, c'est très clair tout ça, sourit Jasper.
- Pour dire vrai, je ne sais pas ce que j'ai. Je dois juste être fatiguée.
Jasper me regarda d'un œil sceptique puis sourit mystérieusement.
- Quoi ? demandai-je.
- A mon avis, tu deviens accro.
Hein ?
Qu'est-ce que j'avais dit ?
- Non mais ça va pas ! m'exclamai-je. C'est le type le plus exécrable que je n'aie jamais rencontré de toute ma vie et tu veux que je devienne accro à lui ?
- Bah, il te plaît, exécrable ou pas, répondit-il nonchalamment.
- Oui, mais c'est juste physique.
- Si tu le dis…
- Bon, de toute façon j'ai du travail. Démétri m'a donné un nouvel article à traiter.
- Ok, quel sujet ?
- Le droit de la femme au boulot.
Bah tiens, prends-en de la graine !
- Intéressant… Tu bosses avec qui ?
- Félix va m'aider.
- Ok, on se voit au déjeuner alors ?
- Ouais à tout' !
Je me dirigeai vers l'autre aile de l'étage où se trouvaient les rédacteurs et saluai Félix.
- Hey Bella, tu as une petite mine dis moi.
Ça se voyait tant que ça ?
- Hum, oui, j'ai eu un sommeil agité. Bon, et si on commençait ?
Tu manies l'art de l'esquive maintenant ?
Tais-toi ou je te jure que je te bâillonne !
Et comment tu comptes t'y prendre ? Je suis toi.
Eh ben je m'assommerai comme ça je ne t'entendrai plus !
Bah dis donc, quand il est pas là tu pètes vraiment les plombs !
Bla bla bla. C'est toi qui me fait péter les plombs !
Très bien, si c'est comme ça je m'en vais ! Débrouille toi !
Bon débarras !
- Ok, je t'en prie assieds-toi, me dit-il en désignant une chaise. Alors, tu as déjà étudié des sujets juridiques à Columbia ?
- On a juste abordé la méthode.
- Ok, l'important dans ces cas-là est de t'appuyer sur des faits réels, des chiffres. Il faut que tu fasses un historique des lois passées et qu'on te sente engagée dans ce sujet. Penses-tu en être capable ?
- Euh, oui je suppose.
- Parfait, dans ce cas, voici les documents sur les lois votées auparavant et l'évolution des droits de la femme.
Quand on voit comment il te traite, j'ai envie de dire évolution de mes fesses.
Bah je croyais que t'étais partie ?
Oui, mais j'exprime juste ce que je pense.
Eh ben exprime ça en silence !
- Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas surtout.
- Ok, merci.
- Tu peux rester là, ça sera plus pratique pour toi.
Je commençai à lire les documents alors que Félix était allé faire des photocopies.
Respect de la femme, égalité, reconnaissance des aptitudes…
Enregistré Bella ? D'après toi, est-ce que Cullen respecte tout ça ?
Définitivement non !
Ma conscience avait raison. J'en avais marre de me faire traiter comme une moins que rien par cet idiot.
Je me concentrai sur l'article, ne voulant pas donner une raison à monsieur-je-pense-être-parfait de me tomber dessus à son retour de Chicago qui était prévu pour…
Demain !
Et merde !
En effet ! Quand tu vas le voir, toutes tes résolutions vont encore fondre comme neige au soleil ! Tu perds tous tes moyens devant lui !
Je l'ai déjà envoyé promener je te signale.
Ouais, avec des répliques de chaton en colère. Tu as vachement dû l'effrayer. N'oublie pas que la dernière fois, il t'a clairement fait comprendre que tu devais t'écraser devant lui.
Oui bah, je n'en ai pas l'intention.
Heureusement d'ailleurs ! N'empêche, c'est à voir vu que…
Ne me ressors pas le coup du : « il te plaît » !
Bien. On verra de toute manière !
Bon, en l'occurrence, il revenait demain et je n'en étais pas vraiment réjouie. Quoique la partie maso de mon cerveau ne pouvait s'empêcher de se languir de son retour.
On est mal barré !
- Ton frère a vraiment fait ça Bella ? rigola Kate.
Nous étions tous réunis au restau et tous les regards étaient portés sur moi, ce qui me fit rougir naturellement.
L'équipe voulait me connaître un peu plus et m'avait demandé de raconter une anecdote sur moi qui m'avait marquée.
- Oui, j'étais encore petite, je devais avoir huit ans, alors quand il m'a dit qu'on pouvait gagner beaucoup d'argent en faisant de « gros calins » aux gens, ça m'a emballé.
- Et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? s'enquit Alec.
- Eh ben je suis allée voir mon père et je lui ai dit toute contente : « Papa, je sais ce que je voudrai être plus tard ». Il m'a sourit et m'a demandé ce que c'était et là, je lui ai répondu : « une prostituée ». Je ne vous raconte pas la tête qu'il a faite. Il est devenu tout blanc et ensuite, il s'est transformé en écrevisse en me demandant qui m'avait mis ces idées dans la tête.
Tout le monde était plié en deux à la table.
- Et ensuite ? demanda Jasper.
- Bah quand il a vu Emmett se marrer comme un phacochère derrière, il a tout de suite compris. Il a passé un sale quart d'heure, rigolai-je en me rappelant de la mine déconfite de mon frère. Il a été privé de dessert et je peux vous dire que quand on empêche Emmett Swan de manger, il devient aussi docile qu'un agneau. Il n'a plus jamais recommencé.
- Tu as dû te rappeler de ces vacances chez ton père ! s'exclama Jas'.
- C'est sûr ! En plus, je n'ai pas compris sur le coup pourquoi Emmett était puni alors j'ai demandé : « papa, c'est quoi une prostituée ? ». Il ne savait plus où se mettre et il m'a répondu que j'étais trop petite pour savoir.
- Ton frère était déjà un sacré numéro ! Il est toujours ainsi ? demanda Félix.
- Oh oui ! En pire…marmonnai-je.
- Je suis bien pressé de le rencontrer alors !
- Tu risques de le regretter !
D'habitude, je n'aimais pas vraiment parler de moi mais avec eux, je me sentais à l'aise.
- Demain, c'est le retour aux choses sérieuses les gars, le patron revient, s'exclama Alec.
- Ouais, j'espère qu'il sera de meilleure humeur que la dernière fois où je l'ai vu, dit Tyler.
- Pourquoi ? demanda Jasper.
- La veille de son départ pour Chicago, il était d'une humeur massacrante. Je lui ai demandé un conseil et il m'a envoyé chier comme une merde.
La veille de son départ ? Soit le jour où Jasper et moi l'avions vu embrasser Barbie.
Bizarre !
Jasper dût se dire la même chose que moi car il me jeta un coup d'œil équivoque.
- C'est vrai, ajouta Alec, qu'il n'était pas très commode.
Ce type était un goujat ! C'est moi qui avait dû supporter la vision de Monsieur en train de lécher les amygdales de l'autre blondasse et c'est lui qui faisait sa petite crise existentielle ! Non mais je rêve !
De toute façon, avait-il déjà été commode dans sa vie ?
Tout le monde me fixa étrangement.
Merde ! Je viens de penser ça à voix haute ?
- Pourquoi tu demandes ça Bella ? Il n'est pas correct avec toi ?demanda Félix.
Ok ! Donc le problème venait de moi apparemment!
- Hum si, enfin, je disais juste ça comme ça. Je veux dire, ce n'est pas le plus laxiste des patrons.
- Oui c'est sûr mais là, il a été particulièrement désagréable, s'exclama Tyler.
Jasper me questionna silencieusement du regard tandis que je haussai les épaules.
Ce type était une vraie énigme.
Je rentrai enfin chez moi, épuisée après tous ces questionnements sur ce cher Cullen.
Je découvris Emmett sur le canapé, une cannette de bière à la main en train de mater un match de baseball à la télé.
- Hey Bella ! Bien travaillé ?
- Ouais, j'ai rédigé de nouveaux articles. Emmett, enlève tes pieds de la table basse !
Il soupira mais s'exécuta néanmoins.
- Oui maman !
- T'as fais les courses comme je te l'ai demandé ? le questionnai-je en me dirigeant vers la cuisine.
- Euh…ouais, hésita-t-il.
Son attitude m'interpella et j'ouvris la porte du frigo. Ce que je découvris me stupéfia.
- Emmett ! hurlai-je.
Il apparut dans l'encadrement de la porte.
- Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Bah à manger, répondit-il nonchalamment.
- Je t'avais fait une liste et ce que je vois c'est des pizzas, hamburgers, frites, tacos et tout ça pour un bataillon ! Non mais tu te fous de moi ?
- Mais Bella, tu sais que j'ai besoin de calories. Tes carottes et salades ne rempliraient même pas le quart de mon estomac ! Et puis, je t'en ai pris.
- Oui, mais je vais même pas tenir une semaine avec ça ! Et le poisson, la viande ?
- Bah j'ai pris des hamburgers au filet de colin et au steak, sourit-il.
- Aaaarrrrrghhhh ! C'est pas vrai, criai-je en claquant la porte du frigo.
- Tu devrais arrêter de crier comme ça Bell's, c'est mauvais pour tes nerfs !
- Emmett, je vais te….. Ok, tu sais ce que tu vas faire, demain, tu vas m'acheter ce qu'il me manque, dis-je extrêmement calme.
- Mais, j'ai dépensé tout l'argent des courses !
- Ah ah ! Alors là, tu te débrouilles mon vieux, j'en ai rien à cirer. Tu trouves l'argent où tu veux mais tu m'achètes mes légumes et tout ce qu'il y a sur la liste sinon je balance tes cochonneries par la fenêtre !
- Tu ferais pas ça Bella, s'exclama-t-il avec des yeux comme des soucoupes.
- Tu en doutes ?
- Tu es la plus diabolique des sœurs de l'univers Isabella Swan !
- Et tu es le plus énervant des frères de la galaxie Emmett Swan !
- Parfait, mais si je braque une banque pour trouver ton fric et que je me retrouve en prison, tu auras ce délit sur la conscience.
- C'est ça, répondis-je en levant les yeux au ciel.
Il ne changerait donc jamais !
Je fouillai dans les placards à la recherche de quoi faire un repas digne de ce nom et décidai finalement de préparer des sandwichs avec le peu de salade et de tomates que j'avais, faute d'avoir trouvé mieux.
J'apportai les sandwichs au salon et les posai sur la table.
- Désolé Bell's, je voulais pas t'énerver, me dit Emmett.
Je levai les yeux vers lui et vis qu'il affichait sa mine de chien battu.
- C'est bon, je t'en veux pas, soupirai-je.
- Je veux pas te fâcher mais t'as l'air un peu à cran en ce moment. C'est vrai, t'as affiché une mine de constipée tout le week-end.
Emmett ou l'art et la manière de dire les choses avec douceur.
- Mais non, ça va, j'étais juste fatiguée.
- Ouais, à d'autres ! Je ne suis peut être pas ingénieur aéronautique mais je sais quand quelque chose ne va pas. Tu sais que tu peux tout me dire !
Je soupirai. Il ne comprendrait pas puisque je ne comprends pas moi-même.
- C'est ton patron c'est ça ? Putain, qu'est-ce que cet enfoiré t'a encore fait ? Je te jure que si je le croise, je lui ferai ravaler ses c….
- Ok Emmett, t'emballe pas ! ça n'a rien à voir avec lui !
Bien sûr !
- Mouais. Ecoute Bella, je sais que t'es une grande fille mais si je peux te donner un conseil, c'est de ne pas te laisser faire par cet enfoiré.
- Je sais, mais d'un côté, je suis un peu coincée. C'est mon patron !
- Oui mais si tu te fais pas respecter maintenant, il te traitera toujours comme une looseuse. N'oublie pas qu'il y a des chances qu'il te garde dans la boîte au bout de ta période d'essai. Tu te vois travailler tous les jours pour lui ?
Emmett est mon idole ! J'espère que tu l'écouteras plus que moi !
C'est vrai qu'il avait raison. S'il me gardait, ce dont je doutais fortement, ça allait être l'enfer.
- Tu as raison ! Merci Emmett ! souris-je.
- De rien soeurette ! Bon, c'est pas tout mais te faire la morale m'a donné faim !
Emmett resterait toujours Emmett !
Nous passâmes un bon moment à rire et à parler puis j'allais dormir pensant à la journée du lendemain.
Bella la warrior allait sortir les griffes !
J'arrivai au journal avec cinq minutes d'avance, la tête haute, me remémorant mes nouvelles résolutions. Je saluai tout le monde puis m'installai à mon bureau.
- Salut Jazz, le saluai-je.
Celui-ci me regarda, étonné de mon changement d'attitude par rapport à la veille.
- Hé bien, tu as l'air en forme !
- Je le suis !
- Et à qui dois-je ce sourire ?
- A mon frère. J'ai décidé de ne plus me laisser faire par Cullen.
- Comment tu comptes t'y prendre ?
- Tu verras bien, souris-je mystérieusement. Il est arrivé ?
- Pas encore. Tu es sûre que c'est une bonne idée ?
- Mais oui, t'inquiètes !
Je me levai et allai voir Félix.
- Bonjour Félix !
- Salut Bella ! En forme ?
- Parfaitement, puis-je te demander quelque chose ?
- Je t'écoute.
- Pourrais-tu faire passer mon article sur les droits de la femme à monsieur Cullen, j'aimerais qu'il m'éclaire sur certaines choses plus…techniques, demandai-je en le lui tendant.
- Euh, ouais ok, acquiesça-t-il surpris, je lui ferai passer dès qu'il arrivera.
- Ok merci, souris-je.
Que mijotes-tu ?
Tu verras !
Je rejoignis Jasper qui m'observa perplexe et je lui fis un clin d'œil. Il m'expliqua un peu sur quoi il travaillait en ce moment. Je ne pouvais m'empêcher de fixer les escaliers pour voir débarquer Cullen.
Au moment où j'étais concentrée dans mon les photos que Jasper me montraient, le bruit de l'ascenseur se fit entendre. Je le vis enfin et mon souvenir n'avait pas rendu justice à sa beauté.
Il était sublime dans son blazer bleu qui faisait ressortir sa peau pâle. Ses cheveux savamment désordonnés brillaient à la lueur du néon lui donnant l'air d'un mannequin sorti d'une pub de parfum.
Ça y est, t'es déjà perdue !
Il salua les employés puis Jasper. Alors qu'il continuait à faire comme si je n'existais pas, je me raclai la gorge.
Il me dévisagea surpris, autant que Jasper, puis, il leva un sourcil dans ma direction.
Je lui fis mon plus beau sourire hypocrite et déclarai :
- Bonjour monsieur Cullen.
Je suis que je l'avais déstabilisé à cet instant mais il se ressaisit vite et remis son masque d'arrogance.
- Bonjour mademoiselle Swan.
Jasper me regarda incrédule tandis que je me détournai vers mon ordinateur, sentant le regard de Cullen peser sur moi. Du coin de l'œil, je le vis secouer la tête puis partir vers son bureau. J'aperçus aussi Félix remettre mon article à Cullen et je jubilai.
Que la fête commence !
- Bella, étais-ce de la provocation ? me questionna Jasper.
- Possible.
Cullen s'était enfermé dans son bureau depuis une heure et j'attendais patiemment sa réaction à mon petit cadeau.
- C'est quoi l'histoire avec le dossier ?
- Compte jusqu'à 5 et tu verras.
1…2…3…4…5
La porte de son bureau claqua et Cullen débarqua furieux.
- Swan, dans mon bureau immédiatement !
Je souris fière de moi et restai à ma place.
Il se retourna et je vis la fureur danser dans ses yeux.
- Swan, j'ai dit maintenant ! susurra-t-il dangereusement.
- Un problème monsieur ? souris-je.
Il me toisa quelques secondes puis souffla pour se calmer, voyant que tout le monde nous regardait.
- Exact, alors je vous attends, tout de suite, insista-t-il.
Je décidai finalement de me lever nonchalamment, le suivant paresseusement.
Une fois dans la pièce, je fermai la porte et restai devant tandis que lui s'asseyait derrière son bureau.
- Vous vouliez me parler ?
Mon calme l'énerva sûrement car il se leva brusquement.
- J'ai lu votre article.
- Quelque chose vous a-t-il déplu ?
Il se pinça l'arrête du nez et souffla fortement.
- Ne jouez pas à la maligne avec moi Swan !
Sur ce, il me tendit un bout de papier.
- Lisez, je vous prie.
Je m'avançai lentement puis me saisit de la feuille et lisai à voix haute.
« En espérant que vous en prendrez de la graine. Peine condamnable si non respect de ces droits. A vos risques et périls. Bonne lecture. Bella Swan »
Il me fixa d'un regard noir qui me fit frissonner tandis que je reposai délicatement la feuille.
Oh non, t'as pas fait ça ?
Provocation.
- Vous n'avez pas aimé cette attention de ma part ?
- Je vous conseille de vous faire petite Swan !
- Sinon ?
- Sinon, vous ne pourrez plus mettre les pieds dans un journal new yorkais sans qu'on ne vous jette dehors.
- Une menace ? C'est contre les droits de la femme, monsieur. Après tout, je dis ça pour vous rendre service, votre petite amie n'apprécierait sûrement pas que vous la traitiez ainsi.
- Tanya n'est pas ma…., il souffla fortement tandis que je savais que j'avais dépassé les bornes.
Il fit le tour de son bureau et m'empoigna le poignet en m'attirant vers lui. Son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du mien tandis qu'il me dit :
- Ne joue pas à ça Isabella, tu risques de te brûler les ailes. Tu me sous-estimes peut-être mais je suis plus puissant que tu ne le crois.
- On se tutoie maintenant monsieur ? Ah oui j'oubliais, on se croit tout permis grâce à papa Masen.
Sa prise sur mon poignet se fit plus forte et la lueur que je vis dans ses yeux me fit peur.
J'essayai de me dégager mais il était plus fort. Son regard se dirigea vers mes lèvres plusieurs fois. Celles-ci s'approchèrent lentement des miennes. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine et au moment où je m'attendais au contact voulu, il me relâcha comme si je l'avais brûlé.
Je manquai de tomber tellement cela avait été rapide.
Il se passa la main dans les cheveux nerveusement, puis m'annonça d'une voix glaciale.
- Sortez. Maintenant.
Je restai bêtement plantée quelques secondes, puis, tandis qu'il s'était rassis et ne me portait plus aucune attention, je sortis de la pièce.
.Dieu !
Je mis quelques instants à me remettre.
Apparemment, j'avais touché un point sensible. J'avais conscience de jouer à un jeu dangereux mais c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour me défendre.
Je retournai dans la pièce principale où criait une voix inconnue carillonnante.
- Où est mon crétin de frère ?
Je vis une femme, petite, aux cheveux noirs corbeaux partant en pique dans tous les sens maintenus par un serre tête noir et aux yeux bleus gris chaleureux, se tenir en plein de milieu de la pièce.
Sa robe noire impeccable la seyait parfaitement et elle tapait de son pied chaussé de talons dont je ne pourrai certainement jamais envisager le prix fermement.
Mon regard se dirigea vers Jasper qui bavait littéralement devant elle.
Alice Cullen.
Son regard croisa le mien et elle marcha de son pas dansant jusqu'à moi.
- Eh bien, on ne m'avait pas dit qu'il y avait une nouvelle venue ! s'exclama-t-elle. Alice Cullen, sourit-elle en me serrant dans ses bras alors que je ne m'y attendais pas, ravie de te rencontrer.
- Euh, Isabella Swan, souris-je en retour quand elle m'eut relâchée. Nouvelle stagiaire.
Ses yeux s'agrandirant de stupeur tandis qu'elle s'exclama.
- Swan, comme Emmett Swan ?
- Euh oui, c'est mon frère, répondis-je perplexe.
Et sans que je ne m'y attende, elle se dirigea fermement vers le bureau de son frère et cria :
- EDWARD ANTHONY CULLEN, JE CROIS QUE TU AS DES CHOSES A M'EXPLIQUER !
Voilà, vos hypothèses ? Comment Alice connaît-elle Emmett, pourquoi est-elle en colère contre Edward ? Que pensez-vous du plan de Bella ? Voilà, cliquez sur le petit bouton bleu qui ne demande que ça.
Review = teaser
Bisous à toutes !
