Salut, salut ! Je sais que je me répète à chaque fois mais je suis encore désolée d'avoir mis du temps à poster. Seulement, il faut que vous sachiez que j'écris au feeling si je puis dire et donc je n'ai aucun chapitre d'avance. Mais en ce moment, je me sens d'humeur créative alors je vais essayer de m'avancer un peu, cependant, je ne promets rien.
Vous m'avez gâtée en review sur le chapitre précédent ! J'ai halluciné, je peux vous l'assurer ! Merci du fond du cœur !
Je voudrais aussi préciser pour en rassurer certaines que quoi qu'il arrive, je terminerai cette fiction ! Même si ça me prend des mois et des mois, elle aura une fin. J'espère quand même que j'arriverai à la boucler avant 2 ans, ce qui n'est pas sûr vu le rythme que je prends (je rigole évidemment).
Habituels remerciements aux anonymes
PatiewSnow : En effet tu as vu juste, c'est bien Alec ! Merci pour ta review
Butterfly3000 : Désolée mais ce n'est pas Emmett ! Peut être dans quelques chapitres mais pas maintenant… Il faudra prendre ton mal en patience :p.
Majea : En effet, tu m'as bien cernée ! Je n'opte jamais pour la facilité, conseil à retenir pour la suite ^^. C'est vrai que le coup du « pas de questions trop personnelles » n'a pas aidé Bella à en savoir plus sur ce qui s'est passé avec son frère, ce qui était son but premier soit dit en passant. Merci à toi !
KM : Hé oui, le lemon arrive ! Merci, je suis ravie que le chapitre t'ait plu . Désolée mais tu t'es trompée pour la personne mystère. Biz.
Anykim : Merci beaucoup pour ce compliment, ça me va droit au cœur ! Non, ce n'est pas la personne mystère,). J'espère que ce chapitre te plaira.
Fraisee : Le secret ne sera pas dévoilé dans ce chapitre, je ne sais pas encore quand à vrai dire. Merci à toi !
Carole : Non, ce n'est pas Emmett, mais ils sont quand même mal barrés si l'autre ouvre sa bouche. Merci de me rassurer pour le lemon, j'espère qu'il sera assez réussi. Et je voudrais te rassurer, je n'ai pas l'intention d'arrêter cette fic ' ! Bises !
Xenia : Merci, ravie que ça te plaise ! Oui c'est bien lui, tu as raison ^^. Bisous.
Olivia : Merci beaucoup, je suis ravie que tu apprécies ma fic'. Tu aimes Edward, vraiment ? Hé bien je pense que ça ne va pas durer très longtemps ^^. Pour le lemon, je te laisse juger par toi-même. Biz.
Pour la personne mystère, vous avez été nombreuses à trouver. Ça se jouait entre Emmett et Alec bien sûr. Je pense que vous commencez à me connaître pour savoir que je n'allais pas écrire la confrontation maintenant. ^^.
Ce chapitre marque l'arrivée du fameux lemon que je vous avais annoncé. Le rating M sera enfin justifié. *J'entends de là des cris de joie :p*. C'est la première fois que j'en écris un alors je compte sur vous pour me dire ce que vous en pensez.
Bon, je vais arrêter là mes bavardages et je vous laisse lire !
Désillusion à NYC
Chapitre 8: Guilty pleasure
Bella POV
- Alors c'était ça ton « quelque chose de prévu » ? demanda-t-il visiblement furieux.
Et merde !
C'est vraiment fou comme une journée peut changer le cours des choses…
~~~oo~~~
Je me retournai paniquée vers Edward mais celui-ci avait déjà remis son masque de façade et ne daigna même pas me lancer un coup d'œil.
Connard !
Les dents serrées car comprenant qu'il ne me viendrait pas en aide, je soufflai afin de faire face au visage jadis enfantin maintenant assombri par quelque chose qui me serra le cœur : la déception.
J'ouvris la bouche mais les mots restèrent bloqués dans ma gorge.
Il secoua la tête, ses yeux me transperçant tant l'incompréhension en émanait puis fit demi tour sans dire un mot.
A cet instant, mon cerveau se remit en marche, puis suivit mon corps qui s'élança de lui-même dans la direction d'Alec.
- Attends ! criai-je, ma voix sonnant désespérée à mes oreilles.
Il continua sa marche comme si de rien n'était, accélérant même le pas.
- S'il te plaît Alec, laisse moi t'expliquer ! tentai-je dans un dernier effort. Ce n'est pas ce que tu crois !
- Pas ce que je crois ? tonna-t-il furieux en faisant demi-tour brusquement, si bien qu'il me fit sursauter. Ah oui ? Alors qu'est-ce que c'est Bella ? J'ai eu une hallucination ? C'est le sosie de Cullen que j'ai vu là-bas peut-être ? Dis moi !
Je baissai la tête, me sentant coupable de l'avoir blessé.
Oh, et puis vous n'êtes pas mariés à ce que je sache ! Envoie le bouler !
- C'est bien ce que je pensais, ricana-t'il.
Alors qu'il allait partir, je posai ma main sur son bras.
- Ecoute, tu ne comprends pas ! Je…c'est compliqué.
- Alors explique moi ! répondit-il sèchement.
Comment lui expliquer que j'étais sortie avec lui pour lui soutirer des informations sans passer pour une garce de première ? Avec le recul, je me rendis compte de mes intentions peu glorieuses, et la honte se propagea en moi telle un venin de vipère.
- Je… En fait, il voulait qu'on reparte sur de bonnes bases tous les deux… Alors il m'a invité à dîner.
Cette excuse sortie par Cullen quelques heures auparavant me sembla tout à coup bancale et dénuée de sens à mes propres oreilles. Alec dut sentir le peu de conviction qui m'animait car il répliqua :
- Tu te fous de moi là ?
- Non, non, je t'assure, mentis-je à moitié.
- Tu m'as toi-même dit que tu ne pouvais pas le blairer, et voilà que je te vois accrochée à son bras avec un sourire immense. Tu me prends vraiment pour le roi des cons !
Je grimaçai. C'est vrai que pour quelqu'un qui était sensée le détester, la situation portait à confusion.
- Oui, je sais. Mais au début je ne voulais pas, j'allais accepter de sortir avec toi, et puis il m'a sorti l'argument de repartir sur de bonnes bases, alors j'ai…je voulais juste avoir la paix pour les mois qu'il me reste.
Il me regarda interdit quelques instants.
- Tu vas me dire qu'il t'a forcé !
- Non ! Mais j'espérais qu'il me laisse tranquille après. Je te jure qu'il ne se passe rien entre nous.
- Mais tu ne comprends pas qu'il te manipule ! s'exclama-t-il soudain avec véhémence. Repartir sur de bonnes bases… Et puis quoi encore ! Il se fiche de toi, tout ce qu'il veut c'est t'avoir dans son lit, ensuite il te jettera comme un vieille chaussette ! Ce mec est un coureur Bella, un séducteur ! Il aime les défis ! Tu es la nouvelle petite stagiaire mignonne qu'il traque exprès pour ensuite te faire baisser ta garde ! Qu'est-ce que tu crois ? Qu'il se préoccupe vraiment de vos relations ? Tu es bien trop naïve !
Chaque mot qu'il prononçait me serra un peu plus le cœur. Intérieurement, je n'avais jamais cru à cette excuse, mais le fait que quelqu'un me confirme qu'elle était fausse me fit sentir minable.
- Ecoute, je suis une grande fille, et je n'ai aucunement l'intention de coucher avec lui, même s'il le veut !
- Et quand il te mettra la pression pour que tu gardes ta place au journal, hein ? Tu feras quoi ?
- Tu me crois capable de coucher pour garder mon poste ? m'énervai-je. Je vois que tu as une bien basse estime de moi, sifflai-je.
- J'en avais une haute de toi avant ce soir. Parce que malgré ce que tu me dis, si tu n'avais pas voulu sortir avec lui, tu aurais refusé. Et je suis sûr qu'au fond de toi, tu connaissais ses véritables motivations. Bonne soirée, ajouta-t-il acide en s'éloignant.
Ses mots me firent l'effet d'une douche froide tandis que je réalisai qu'il n'avait pas tout à fait tort.
Je me retournai, le cœur gros et mes yeux en croisèrent d'autres. Seule la lumière du réverbère éclairait son visage, ne le rendant que plus magnifique. Cinq mètres nous séparaient et pourtant, contrastant avec l'éclat de la lune se reflétant sur lui, son regard sombre, océan glacé et froid me dardait comme si je n'étais qu'une inconnue, comme si nous n'avions pas passé une soirée ensemble.
Le peu de chaleur qu'il restait dans mon corps s'évapora quand je compris qu' Edward Cullen le patron despotique et arrogant était de retour, quand je compris qu'à partir de cet instant, il considérerait que cette soirée n'avait jamais eu lieu… Quand je compris qu'on était revenus à la case départ…
~~~oo~~~
Cinq jours étaient passés depuis le fameux dîner. Quand j'y repensais, mon cœur ne pouvait s'empêcher de se serrer. Le retour chez moi s'était fait dans le silence total, et alors que j'avais espéré qu'il me dise quelque chose une fois arrivés chez moi, il s'était contenté de me lâcher un froid : « Bonne nuit Isabella » qui avait fini de m'achever.
Depuis, monsieur était parti en voyage d'affaires je ne sais où, à vrai dire, personne ne le savait vraiment et mon humeur maussade n'allais pas en s'améliorant.
Je me trouvais pitoyable à me morfondre alors que je n'attendais rien de lui. Cependant, la face cachée de son âme qu'il m'avait montrée ce soir là m'avait conquise malgré moi, et j'espérais la revoir à nouveau.
Alec se contentait de m'ignorer et tout le monde se demandait ce qu'il se passait sans toutefois oser le demander.
Jasper avait invité Alice à dîner deux jours plus tôt et depuis, ils étaient officiellement en couple. Mon ami m'avait proposé à plusieurs reprises de venir déjeuner avec eux mais le trop plein d'amour qu'ils dégageaient me filait la nausée. Malgré tout, j'étais heureuse pour eux.
Au moins, tout roule pour certains !
Alice était une fille bien et j'étais contente qu'elle et Jasper se soient trouvés. Ils se complétaient parfaitement et c'est dans ces moments là que je les enviais d'avoir trouvé leur moitié.
J'avais eu à plusieurs reprises l'occasion de questionner Alice sur Emmett mais elle n'avait pas l'air de vouloir m'en dire plus que son frère.
Flash-back 4 jours plus tôt.
Alice était encore une fois descendue voir Jasper car elle admirait soi disant ce qu'il faisait et elle s'était installée au bureau de ce dernier, soit à côté du mien.
- Alors Bella, j'ai entendu dire que tu as dîné avec mon frère hier, demanda-t-elle innocemment. C'était comment ?
Je levai mon visage fatigué de ma troisième tasse de café pour la regarder.
- Disons que c'est passé, rétorquai-je lasse.
Elle fronça les sourcils, ne s'attendant sûrement pas à cette réponse.
- Est-ce qu'il t'a fait quelque chose ? questionna-t-elle prudemment en se penchant vers moi.
Son brusque changement de ton m'interpella.
- Euh non, mais en fait, on a croisé Alec.
- Oh ! s'exclama-t-elle. Ça a dû plomber l'ambiance.
- Pas qu'un peu, soupirai-je en pensant à son comportement plus que distant.
Elle me serra doucement la main en un geste de réconfort.
- Je sais qu'on ne se connaît pas beaucoup mais si tu as besoin de parler, je suis là.
Je souris faiblement en me demandant comment une si adorable personne pouvait avoir un frangin comme Cullen.
- Merci, répondis-je.
Le silence se fit quelques instants jusqu'à ce que je décide de me lancer.
- Pourquoi est-ce que ton frère ne reconnaît pas connaître Emmett ?
Elle me regarda longuement, hésitant sûrement à me dire la vérité, puis tandis que je pensais qu'elle allait le faire elle rétorqua :
- Je suis désolée Bella, crois moi quand je te dis que j'aurais aimé de répondre, mais ce n'est pas à moi de le faire.
Je soupirai longuement, résignée à ce qu'on me cache des choses de tous les côtés, alors que Jasper arriva à ce moment là.
- Eh bah, bonjour l'ambiance ici ! Quand je ne suis pas là, ce n'est vraiment pas la fête. Je savais que j'étais indispensable mais je ne savais pas que c'était à ce point !
Alice éclata de rire en marmonnant un « idiot » et leur bonne humeur m'atteint bientôt alors que je riais à mon tour.
- Toi, si tu n'existais pas, il faudrait t'inventer ! s'exclama Alice.
Et elle avait bien raison.
Sacré Jasper !
Fin du flash-back
D'ailleurs, mon ami, après que je lui ai raconté ma soirée, s'était appliqué à insulter notre cher patron en toutes les langues qu'il connaissait. Il avait aussi maudit Alec pour s'être trouvé à cet endroit à ce moment.
Il était vrai que la poisse me poursuivait, et elle prenait un malin plaisir à redoubler d'effort depuis mon arrivée à New York.
Je craignais qu'Alec ait raconté à tout le monde ce qu'il avait vu mais apparemment, il s'était tu, ce dont je lui étais reconnaissante. Je soupçonnai cependant Jasper d'être allé lui en toucher deux mots.
Cullen devait arriver demain matin et je me préparais psychologiquement à son arrivée. En ce moment, j'avais plus la tête à ma soirée ratée qu'au travail et j'oubliais parfois pourquoi j'étais ici.
Je me forçai donc à regarder l'écran sur lequel je tapais mon nouveau rapport sur les OGM sans grande conviction. J'enregistrai mon fichier quand une tornade brune débarqua.
- Hey Bella !
- Salut Alice !
- Encore en train de bosser ? s'exclama-t-elle enjouée.
- Que veux-tu ? Je suis ici pour ça !
- Ah la la ! Ma petite studieuse et sérieuse Bella ! Mon frère n'est pas là alors profites-en !
- Hum oui, je vais me mettre à danser la Macarena à poil sur la table Alice ! Bonne idée ! répliquai-je sarcastique.
- Oh la la, ce que tu peux être rabat-joie toi alors ! J'ai ici ce qu'il te faut pour te remonter le moral !
- Une bouteille de Vodka ?
- Hum non ! A part te retrouver avec une mine encore plus affreuse que celle que tu as en ce moment, ça ne t'aiderait en rien. Non, non, devine !
- Merci pour la mine affreuse et, je ne sais pas moi, j'ai oublié ma boule de cristal.
- Ok, tu n'es vraiment pas d'humeur aujourd'hui ! Alors voilà, j'organise une soirée samedi et tu es évidemment invitée ! ça va être génial, on va te choisir une tenue, j'ai des idées superbes et…
- D'accord Alice ! Je n'irai pas.
Elle s'arrêta de sautiller tout à coup puis me fis un regard larmoyant.
- Pourquoi ?
- Parce que, je ne suis pas d'humeur.
Elle me regarda pensivement pendant quelques secondes.
- ça n'aurait pas un rapport avec mon frère par hasard ?
- Pas du tout, qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? ricanai-je.
- Ecoute Bella, je ne sais pas ce qu'il se passe exactement avec lui mais je vois bien que tu l'évites depuis votre soirée.
- Je…
- ça ne sert à rien de contester Bella. Alice Cullen voit tout, lança-t-elle en me faisant un clin d'œil.
Je râlai un instant devant sa perspicacité.
- Et de toute façon, il ne peut pas venir, ajouta-t-elle, un air innocent collé sur le visage.
- Ah bon ? m'étonnai-je.
- Oui, il a un empêchement. Donc tu n'as plus d'excuse maintenant !
Refusant de passer pour une trouillarde, je cherchai une excuse plausible à lui fournir.
- Mais je ne peux vraiment pas Alice ! J'ai un empêchement !
- Qui est ?
- Je…dois voir un ami.
- Tssstttt ! J'ai un détecteur de mensonge intégré dans mon cerveau et je peux dire que tu me balades complètement ! 21h30, je t'envoie l'adresse par texto ! cria-t-elle en s'éloignant.
Je soupirai en prenant ma tête dans mes mains.
Cette semaine va être très longue !
~~~oo~~~
J'arrivai au journal la boule au ventre ce matin là, regardant à droite et à gauche pour voir si je ne l'apercevais pas.
Ouf ! Sauvée !
Alors que ce dîner était censé nous réconcilier en quelque sorte, j'appréhendais encore plus de le voir qu'avant. Je ne savais pas si je devais faire comme si de rien n'était, l'engueuler ou pleurer.
Alors que le soulagement laissait place à l'angoisse, Charlotte s'approcha de moi.
- Salut Bella !
- Ah, Charlotte ! m'exclamai-je surprise. Comment vas-tu ?
- Bien, bien merci, répondit-elle gênée.
Sa réaction me surprit. Elle semblait mal à l'aise alors qu'elle était d'habitude une sorte d'Alice n°2.
- Il y a un problème ? demandai-je.
- Euh, en fait…Le patron t'appelle dans son bureau.
Aïe ! J'aurais dû m'en douter ! Même pas fichu de m'appeler lui-même !
Je déglutis péniblement, paniquée à l'idée de me retrouver seule avec lui.
Allez Bella, ne te laisse pas déstabiliser !
- Il était comment ?
Sa grimace confirma ce que je pensais.
- Tu veux vraiment savoir ?
- Finalement non !
Elle me souffla un « bonne chance »qui ne fit qu'accentuer la panique que j'éprouvais.
Je me dirigeai vers la grande porte au fond du couloir puis frappai timidement tandis qu'il me répondit d'entrer.
Il était dos à moi, dans une chemise blanche dont les manches étaient retroussées, et je pouvais voir l'expression impassible de son visage grâce à la baie vitrée qui me renvoyait son reflet.
La tension dans l'air était palpable. Je triturai mes mains en attendant qu'il prenne la parole.
- Remise de vos émotions Isabella ?
Son ton impersonnel me fit frissonner, mais je décidai de jouer la carte de l'ignorance.
- Quelles émotions ?
Il se retourna enfin vers moi et me jaugea des pieds à la tête. Je me surpris à penser qu'il était encore plus beau que la dernière fois que je l'avais vu.
Un sourire en coin se forma au coin de ses lèvres.
- De mercredi.
- Je ne vois pas de quelles émotions vous voulez parler, soufflai-je.
- Eh bien, Alec n'avait pas l'air ravi de vous voir avec moi, sourit-il.
Son petit air suffisant m'énerva au plus haut point.
- En effet, au fait merci de m'avoir laissé tomber, répliquai-je.
- Je pensais qu'il était mieux de vous laisser régler vos différents…seuls à seuls.
- Bien sûr…Vous l'avez fait par bonté d'âme alors !
- Exactement !
- J'aurais pensé par pure lâcheté !
- Le chaton sort ses griffes, ricana-t-il.
- Je n'aime juste pas que l'on joue avec moi.
Il s'assit dans son fauteuil et répondit nonchalamment :
- Personne ne joue avec vous, Bella, souffla-t-il.
Il sourit, fier de l'effet qu'il avait sur moi.
- Quoi qu'il en soit, j'espère qu'il ne vous a pas posé trop de problèmes, rajouta-t-il brusquement, d'un ton solennel.
Comment pouvait-il changer d'attitude si rapidement ?
- Euh…non…
- J'espère également pour lui qu'il a su tenir sa langue.
Son ton s'était fait cette fois plus menaçant.
- ça vous poserait problème que ça se sache ?
- Isabella, j'ai une réputation à tenir. Je ne veux pas qu'on me prenne pour un coureur qui drague ses stagiaires.
Sa réputation, c'était ça le problème…
- Et s'il n'avait pas tenu sa langue, qu'auriez-vous fait ?
Il me regarda en haussant un sourcil.
- A votre avis ?
La réponse m'apparut comme une évidence.
- Vous l'auriez renvoyé ?
Il haussa les épaules.
- Je vais d'ailleurs le convoquer pour lui faire part de cette supposition.
Je secouai la tête, accablée.
- ça ne vous fait donc rien de renvoyer les gens comme ça, sans scrupule, sans remord ?
- Pour réussir, il faut savoir se débarrasser de la vermine, répliqua-t-il.
- Vous me dégoûtez, crachai-je.
Je m'empressai de sortir avant de dire des choses encore plus regrettables.
La façade avait entièrement repris sa place, recouvrant l'once d'humanité que j'avais réussi à apercevoir.
~~~oo~~~
- Bella, je m'en vais ! Tu devrais en faire autant !
Jasper était devant moi, affaires en main, tandis que je tapais frénétiquement sur mon clavier pour évacuer la tension qui m'habitait.
- J'ai presque fini, ne t'en fais pas. Je dois juste imprimer ça et je file !
Le journal s'était vidé. Il était près de 20h et à cause de mon état d'énervement de cet après-midi, j'avais pris du retard dans mon rapport. Il ne restait plus que Cullen, Jasper et moi, ce dernier justement prêt à partir.
- Ok ! On se voit demain ! Et repose toi bien !
- Ouais, bonne soirée !
Je relevai la tête lorsque j'entendis les portes de l'ascenseur se refermer sur lui, observant les locaux vides.
Je tapai la dernière phrase puis me rendis dans la salle des imprimantes rapidement, voulant partir le plus vite possible d'ici.
Je tapotai frénétiquement sur la machine, espérant peut-être qu'elle allait redoubler de vitesse. Lorsque la dernière feuille sortit, je soupirai de soulagement et me retournai.
- AAAAAHH ! criai-je.
Cullen était juste devant moi, un dossier à la main.
- Désolé, s'excusa-t-il platement.
- C'est rien, marmonnai-je.
Il s'approcha de la machine où j'étais, tandis que je me décalai légèrement de sa trajectoire.
Il me tendit le dossier.
- Votre article. Joli travail.
Je mis un instant à réagir, puis le saisis finalement.
- Pas de remarques désobligeantes ? demandai-je.
- Je reconnais quand du travail est bien fait ou pas, Swan. Il n'y a rien à ajouter.
- Votre soi-disant bonne foi me fait bien rire, ricanai-je en me dirigeant vers la sortie.
Je n'eus pas fait deux pas qu'il m'attrapa brusquement par le bras pour me retourner face à lui.
- Pourquoi résister Swan ? demanda-t-il suavement.
Je déglutis devant son regard intense.
- Résister à quoi ?
- A ça, répondit-il en m'embrassant.
Je restai d'abord dans bouger tandis que ses lèvres se mouvaient sur les miennes.
A cet instant, j'aurais dû le repousser.
J'aurais dû le gifler.
J'aurais dû lui hurler des insanités.
Mais la seule chose que je n'aurais pas dû faire, et que je fis, fut de répondre à son baiser.
Je laissai tomber le dossier au sol et l'embrassai comme si ma vie en dépendait, alors qu'un frisson de plaisir parcourut mon corps.
Edward passa sa langue sur mes lèvres me quémandant l'accès à ma bouche, que j'entrouvris. Le baiser devint vite si passionné que je manquais de mourir de syncope. Je m'agrippai à ses cheveux et passai ma main dans cette matière douce et soyeuse.
Il descendit sa bouche sur mon cou tout en me collant brusquement contre la photocopieuse, le mordillant, aspirant la peau tandis que je gémissais de plaisir.
La raison m'avait quitté, je n'étais plus qu'un brasier ardent qui se consumait un peu plus à chaque seconde.
Il passa sa main sous mon chemisier, caressant mon ventre, puis remontant progressivement jusqu'à la bordure de mon soutien gorge. Je haletai quand je sentis sa main empaumer mon sein droit, et le masser avidement. Il déboutonna mon chemisier avec empressement, puis tira soudain dessus d'un coup sec, faisant voler quelques boutons en éclat.
Je me retrouvai en soutien gorge devant lui, son regard devenu noir me scannant avec gourmandise. Sa bouche descendit au creux de ma poitrine tandis que je me mordais la lèvre, le plaisir grandissant. Il dégrafa mon sous vêtement, et prit mon téton gauche dans sa bouche, le suçant, passant sa langue dessus tandis que l'autre durcissait, attendait qu'il lui inflige le même traitement.
Trouvant qu'il était trop habillé, j'entrepris de lui enlever sa chemise. J'observai avec admiration son corps d'Apollon, ses muscles dessinés avec précision Je commençai à embrasser son torse, tandis qu'il avait les yeux fermés. Je suivis du regard la ligne de poil descendant vers l'objet convoité, puis la traçai avec mon doigt.
J'observai son érection plus qu'évidente, puis posai ma main dessus, le massant à travers le tissu de son pantalon alors qu'il grognait.
Mon audace me surprit, alors tandis que l'adrénaline coulait dans mes veines, je débouclai sa ceinture, baissant son pantalon et son boxer en même temps.
Je restai un instant interdite devant la taille de son sexe et entrepris de le caresser. Le plaisir qu'il ressentait se lisait sur son visage et j'en étais fière.
Tout à coup, il me souleva par les fesses et me posa sur la photocopieuse. Il remonta ma jupe jusqu'à ma taille et enleva prestement ma culotte trempée.
Il passa ses doigts sur mon intimité, la caressant, tandis que mes gémissements résonnaient dans la pièce. Alors que j'étais près de la délivrance, il s'arrêta et lécha ses doigts en me regardant dans les yeux.
Cette image m'excita au plus haut point.
- S'il te plait, suppliai-je, la voie rauque.
- Que veux-tu Isabella ? Je veux t'entendre le dire.
Il accompagna sa parole d'une pression sur mon clitoris.
- Je veux te sentir.
Il sortit un préservatif de son pantalon et le déroula sur sa verge tendue. Il m'attrapa par les hanches et me pénétra d'un coup sec. Il bougea lentement en moi tandis que je roulai des hanches, puis redoubla ses assauts, s'enfonçant plus profondément, plus violemment.
Il grognait dans mon cou alors que je gémissais de plus en plus fort. Son rythme devint vite effréné, nos peaux claquant, mes jambes enroulées autour de lui, les gémissements de plus en plus sonores.
Notre étreinte n'avait rien de douce, nous étions juste deux personnes assouvissant un besoin viscéral, de manière bestiale.
Alors que la délivrance était proche, il dessina des cercles sur mon clitoris, et j'explosai, mes parois intimes se resserrant violemment autour de sa verge alors qu'il grogna puissamment au moment de sa délivrance.
Nous restâmes quelques instant sans bouger, puis il se retira enfin de moi, m'aidant à descendre de la photocopieuse.
- Je n'utiliserai plus jamais celle-ci, dis-je en désignant la photocopieuse.
Il rigola en passant sa main dans ses cheveux.
- Je crois bien que moi non plus.
Nous nous rhabillâmes en vitesse, et je remarquai bien vite que ma culotte avait disparu.
- Tu cherches quelque chose ? demanda-t-il malicieusement.
- Ma culotte, répondis-je en rougissant.
Il s'approcha de moi, remit une mèche de mes cheveux en place puis souffla à mon oreille.
- Je m'en chargerai. Et puis personnellement, je te préfère sans.
~~~oo~~~
Je me dépêchai de ranger mes affaires, réalisant que j'aurais dû rentrer il y a de cela deux heures déjà. J'en avais oublié Emmett qui devait sûrement essayer de se faire cuire un oeuf sans succès, et j'espérais juste ne pas retrouver l'appartement en feu.
Je sentais sa présence derrière moi, son regard me scannant et je préférai partir avant de me jeter sur lui une nouvelle fois.
- Tu as oublié ça, dit-il en me tendant le dossier.
Je l'attrapai fébrilement, avant de lui glisser un merci timide.
- Je pense que…
- Qu'il faut que tu rentres, me coupa-t-il.
Je le regardai, sa chemise à moitié ouverte, les cheveux en bataille, l'incarnation parfaite de la tentation.
- Oui, tu as raison. On se voit demain.
Il se contenta d'hocher la tête, tandis que je fuyais presque les lieux, le laissant derrière moi. Quelque chose ne me quitta cependant pas alors que je regardais mon reflet dans le miroir de l'ascenseur, les yeux brillants, les joues rougies, quelque chose que j'aurais cependant voulu laisser derrière moi tant la prise de conscience fut violente : la honte d'avoir cédé.
~~~oo~~~
Je rentrai enfin épuisée, espérant qu'Emmett ne remarquerait pas mon allure assez équivoque.
- Bella ! cria-t-il.
Je soupirai et me dirigeai vers la cuisine.
Je le regardai essayant de faire cuire des pâtes, celles-ci ressemblant plus à un tas gluant qu'autre chose. La vue me fit sourire.
- C'est pas trop tôt ! s'exclama-t-il. Où étais-tu passé ? Tu as vu l'heure ?
- Désolée papa. J'ai été retenue au journal, répondis-je en posant mon dossier sur la table.
S'il savait comment…
- Mouais, je devrais aller les voir pour leur en toucher deux mots. Ils te font trop bosser. A cause d'eux, j'ai failli mourir de faim !
Emmett resterait toujours Emmett !
- Non ! m'exclamai-je vivement, si bien qu'il me regarda bizarrement. Je veux dire, c'était exceptionnel.
Il me regarda sceptiquement, les yeux plissés, puis haussa les épaules.
- Je vais prendre une douche !
- Ouais, en attendant, je vais arrêter de touiller des pâtes, je pense que c'est peine perdue !
~~~oo~~~
Après vingt minutes de relaxation dans mon bain, j'entrai dans la cuisine, en jogging et débardeur, enfin relaxée.
- Alors, tu as abandonné ton rôle de cuistot ? demandai-je à Emmett en souriant.
Sa réaction m'interpella. Il était debout devant mon dossier ouvert, une expression choquée sur le visage. Je ne comprenais pas ce qui était la cause de son attitude.
- Ce que j'ai écrit est si mauvais que ça ? plaisantai-je pour détendre l'atmosphère.
Mais le regard qu'il me lança me fit passer l'envie de blaguer. Il tenait dans sa main droite une petite feuille de papier, ses yeux me lançant des éclairs.
- Tu peux me dire ce que c'est que ça ! lança-t-il sèchement.
Je fronçai les sourcils, le cœur commençant à battre la chamade.
- Qu'est-ce que c'est ? demandai-je, ne sachant pas de quoi il s'agissait.
- Tu ne sais pas ? Vraiment ? « Si tu veux revenir chercher ta culotte, tu sais où me trouver »
Je déglutis difficilement.
Et merde !
Et alors que je pensais que la situation ne pouvait s'empirer, il reporta son attention sur le mot et s'exclama.
- Mais attends ! Cette écriture me dit quelque chose !
Bella Swan ou comment se foutre dans la merde en moins d'une minute…
Voilà, j'espère que ça vous a plu. Dites moi ce que vous en avez pensé. D'après vous, Emmett a-t-il vraiment reconnu l'auteur de ce mot ? J'attends vos théories.
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année, et que l'année 2011 soit encore meilleure que celle-ci !
Bisous
Christelle.
