Coucou tout le monde ! J'espère n'avoir perdu personne en cours de route et que vous allez bien. Bon ça commence à devenir une habitude avec moi donc je ne vais pas m'attarder plus longtemps. J'ai eu pas mal de boulot ces derniers temps et j'ai été malade en plus de cela donc grosse fatigue pour résumer.

Quoi qu'il en soit, merci pour vos reviews, car même un simple mot fait toujours chaud au cœur.

Je ne pense pas poster avant les vacances vu que j'ai le bac blanc dans une semaine, mais je peux vous dire qu'un certain chapitre que vous attendez avec impatience approche ).

J'ai été contente de voir que le lemon a plu à la majorité. Certaines ont trouvé que Bella avait craqué trop vite, eh bien je vous laisse en découvrir plus. Si le Edward connard vous a manqué, vous n'allez pas être déçues.

Je remercie les anonymes :

Anykim : Merci pour ce compliment . Tu verras bien s'il reconnait l'écriture. Bisous.

Auredronya : Je suis contente que la fin t'ait tellement plue ! Je ne pense pas que ce soit le cas pour cette fin. Merci en tout cas . Biz.

M : Merci, ça me touche beaucoup ! Bisous.

Em3y : Merci beaucoup ! Biz.

Eris59 : Je suis heureuse que tu aies aimé ! En effet, Bella n'a vraiment pas de chance. Merci et bisous à toi.

SaskiaMariusCamille76 : Merci . Oui, Bella s'est encore foutue dans une situation impossible, tu verras comment elle va s'en sortir. Biz.

Carole : Oui, c'est vrai que ça va finir par lui retomber dessus à Bella dans tous les cas ! Oui, Alec a fait sa petite crise, mais bon, qui sait elle aura son importance plus tard ? Merci pour le lemon, je voulais pas m'étendre en longueurs pour un début mais la prochaine fois, il sera plus long. Edward va changer ? Hum…pas tout de suite ! Merci en tout cas ! Bisous.

Voilà, maintenant bonne lecture !


Désillusion à NYC

Chapitre 9: Cut

Bella POV

- Mais attends ! Cette écriture me dit quelque chose !

Bella Swan ou comment se foutre dans la merde en moins d'une minute…

~~~ooo~~~

Je crus en cet instant que toute trace de sang avait déserté mon être et je n'aurais pas été étonnée de me réveiller dans une chambre d'hôpital. Malgré l'immobilité de mon corps, mon cerveau fonctionnait à une allure encore jamais atteinte afin de trouver un moyen quelconque de m'en sortir. Cependant, les idées s'embrouillaient, se transformant en énorme toile d'araignée aux mille et une issues sans pour autant trouver la bonne.

Je décidai finalement de tenter une remarque désespérée, espérant m'en sortir par une pirouette.

- Ce…ça m'étonnerait… Tu ne connais personne ici, débitai-je d'une voix étonnamment aigüe.

Emmett me regarda en fronçant les sourcils, puis ses yeux se reposèrent sur le papier qu'il fixa avec un air de concentration extrême.

- Tu as sûrement raison. Pourtant, je suis sûr de connaître cette écriture ! Mais je ne rappelle plus d'où ! s'écria-t-il de frustration. Bordel, je savais que j'aurais dû manger plus de carottes !

- Pourquoi plus de carottes ?

- ça stimule la mémoire !

- Euh…tu dois confondre avec le poisson Emmett…

- Ouais, c'est la même chose ! Tout ça pour dire que j'ai Alzheimer avant l'âge !

- Ce n'est pas la mort après tout ! ça n'a aucune importance. Des écritures peuvent se ressembler! Déclarai-je avec entrain.

- Pas celle-ci. Elle est particulière… Et d'abord, de qui est ce mot ? s'écria-t-il brusquement.

Je déglutis lentement. J'avais tellement essayé de trouver une diversion que j'en avais oublié le contenu du mot.

Et quel mot !

Je secouai la tête afin de ne pas replonger dans ces souvenirs et revins à l'instant présent.

Invente un truc, Bella ! C'est le moment ou jamais !

- Eh bien, vois-tu… C'est juste Jasper ! répondis-je sans contrôler les mots sortant de ma bouche.

T'avais pas mieux en stock ?

- Jasper ? Celui qui s'occupe de toi pendant ton stage et accessoirement ton ami dont tu n'arrêtes pas de me rabâcher l'existence ? s'exclama-t-il, sa voix partant en crescendo.

Bien joué, il va se pointer là-bas et refaire le portrait de ce pauvre Jasper pour rien, et peut-être aussi celui de Cullen s'il le voit. Deux pour le prix d'un !

C'est vrai que j'étais en train de provoquer un futur massacre, ce que je voulais éviter à tout prix. Je savais que Jasper allait sûrement m'en vouloir par la suite mais il finirait par me remercier de lui avoir ainsi sauvé la vie.

- Hum oui, lui-même !

- TU COUCHES AVEC CE JASPER ? ATTENDS QUE JE LE VOIE POUR LUI ARRANGER SA …

C'est le moment de mettre tes piètres talents de comédienne en jeu !

Un rire voulu détendu mais ressemblant plus à un miaulement étranglé sortit de ma gorge.

- Emmett, calme-toi s'il te plaît. Tu ne comprends pas…

- Je ne comprends pas QUOI ? Que tu t'envoies en l'air avec cet espèce de…

- Il ne s'est jamais rien passé entre Jasper et moi !

- Alors pourquoi tu as dit qu'il t'avait écrit ce mot ?

- Je pense que tu devrais t'asseoir.

Il hésita un moment puis finalement abdiqua non sans adopter une posture rigide, prêt à bondir au moindre mot de travers.

- Comme je te l'ai dit, je ne couche pas avec Jasper… même si c'est ce qu'il croit.

- Comment ça ? s'étonna-t-il.

- Ecoute, soufflai-je d'un air que je voulus embêté. Jasper est célibataire depuis longtemps et il paraitrait…qu'il ait un problème à discerner ses fantasmes de la réalité.

Mon frère me regarda d'un air choqué, attendant que je poursuive.

- Bon, en fait, il rêve de coucher avec moi et… il croit qu'on a vraiment une relation.

- Mais c'est un malade !

- Emmett, le réprimandai-je. Non, disons que ça peut faire ça à certaines personnes qui supportent mal le célibat.

Ses yeux s'écarquillèrent.

- Donc ça peut m'arriver à moi ? paniqua-t-il.

- Oui, enfin non ! Il faut déjà être instable dans sa tête. Son psy dit que ce n'est pas très grave, il faut juste qu'il prenne ses médicaments.

J'avais honte de raconter ces blasphèmes à l'encontre de ce pauvre Jasper mais je ne voyais aucune autre solution.

- Mais alors, s'il se soigne, comment tu expliques le mot ?

- Eh bien, il avait juste oublié ses médicaments. On s'est retrouvé tous les deux seuls dans la salle des photocopies et il n'en a pas fallu plus pour alimenter son imagination.

- Mais c'est un hystérique ! Je refuse que tu continues à travailler avec ce fou.

- Mais non ne t'en fais pas. Cumulé à la fatigue, il s'est juste trop impliqué dans son rôle. Mais sinon, il est tout à fait normal quand il prend ses médocs, il n'y a aucun risque. Regarde, je n'avais rien remarqué jusqu'à ces derniers temps.

- Tu ne veux pas que j'aille le voir pour… ?

- Non, surtout pas ! Un excès de colère envers lui risque de…provoquer un…transfert de sentiments…envers toi. Et le fait que tu sois mon frère ne va pas arranger les choses !

Il écarquilla les yeux, puis se leva.

- Ok, ok, je laisse tomber. Mais s'il recommence, tiens-moi au courant… ou pas. Je n'ai pas vraiment envie qu'il me laisse des petits messages dans mes poches, grimaça-t-il.

- Je comprends, souris-je.

Voyant qu'il quittait la cuisine, je l'interpellai.

- Tu ne manges pas ? demandai-je.

- Pas vraiment, cette histoire m'a coupée l'appétit. Je grignoterai un truc dans quelques heures. Bonne nuit sœurette !

J'eus juste le temps de l'entendre marmonner quelque chose comme : « monde de fous…complètement dingue…flippé » avant qu'il ne ferme la porte de sa chambre.

Je pris ma tête entre mes mains et soufflai de soulagement, toute pression quittant mon corps. Je n'arrivais pas encore à croire qu'il avait cru une histoire aussi saugrenue. D'ailleurs, je me demandais comment elle m'était venue à l'esprit.

Je reposai mon regard sur le mot et un sourire se dessina sur mes lèvres, pensant à la journée de demain. Toute appréhension de le voir avait diminué de moitié, au contraire j'étais plutôt impatiente. Mon sourire disparut cependant bien vite en pensant à mon récit farfelu.

Jasper va me trucider !

~~~oo~~~

- TU LUI AS RACONTE QUOI? s'étrangla mon futur ex ami avec des yeux révulsés.

A cet instant, il me faisait assez peur, et je décidai de me faire toute petite.

- Si je résume bien, tu m'as fait passer pour un taré aux yeux de ton frère pour protéger ton cher et tendre, lança-t-il ironiquement.

- Je ne voulais pas le protéger, mais je ne peux pas dire la vérité à Emmett, pas maintenant ! Tu imagines les conséquences ?

- Et donc tu m'as mis dans l'histoire ?

- Tu es le seul nom qui me soit venu sur le coup. Je suis désolée Jasper, mais si je n'avais pas inventé cette histoire, mon frère se serait ramené avec sa batte de baseball pour te tabasser.

- Et surtout, il aurait refait le portrait à l'autre…

- Je t'en prie, ne le prends pas comme ça. Je suis vraiment désolée Jazz, l'implorai-je.

Il me regarda puis soupira et reprit d'une voix plus calme.

- Il faudra bien qu'il l'apprenne un jour.

- Je sais, soupirai-je. Mais j'attends le bon moment pour lui dire. Et je veux aussi savoir ce qu'il s'est passé ente eux.

- Tu sais bien qu'il n'y a jamais de bon moment pour ça. Plus tu attendras, plus les conséquences seront mauvaises. Elles risquent déjà de l'être vu que tu as couché avec ton patron.

Je me demandai pourquoi Jasper avait toujours raison quand moi je prenais les mauvaises décisions.

- Hey, c'était ton idée à la base je te signale. Et puis…je lui dirai bientôt, promis ! soufflai-je.

Mon regard fut soudain attiré par une silhouette passant entre les bureaux, lançant quelques directives tout en saluant les gens qui se trouvaient sur son passage. Cette même silhouette s'approcha de Jasper et moi, et je souris inconsciemment.

- Whitlock, Swan, toujours en train de faire la causette à ce que je vois. Si vous continuez comme ça Isabella, votre avenir dans cette boîte se fera en tant que standardiste, suis-je clair ? lança-t-il sans même s'arrêter et surtout sans me lancer un seul regard.

Mon sourire se figea en un rictus, tandis que Jasper me lança un regard perplexe, ne s'attendant sûrement pas à ce comportement.

Après quelques secondes où je restai abasourdie, la colère prit soudain place dans mes veines et c'est furieuse et sous le regard paniqué de Jasper que je me dirigeai vers le bureau de mon amant d'un soir.

Je ne pris même pas la peine de frapper et entrai en claquant la porte derrière moi, vérifiant au passage que personne ne m'avait vue.

- Cette porte est faite de bois extrêmement coûteux alors s'il se trouve qu'elle est abîmée… commença-t-il en lisant un dossier ?

- Rien à foutre de ta porte ! m'écriai-je furieuse et bénissant le seigneur que cette pièce soit insonorisée. C'était quoi ça tout à l'heure ?

- De quoi est-ce que vous parlez ? demanda-t-il froidement.

Je restai un instant interdite devant son emploi du vouvoiement mais ne me laissai pas démonter pour autant.

- Pourquoi cette agressivité gratuite ?

- Je ne disais juste que la vérité mademoiselle Swan.

- Arrête avec ce ton solennel ! m'énervai-je. Hier tu me prenais sur la photocopie et…

- Et quoi ? Sous prétexte qu'on n'a couché ensemble une malheureuse fois je devrais vous faire un traitement de faveur ? lança-t-il de manière acerbe en me foudroyant de son regard sombre.

Je restai interdite devant tant de désinvolture. La manière dont il avait formulé ça était telle que j'avais l'impression que cela ne voulait rien dire pour lui.

- Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, c'est tout ! J'ai été contrainte de dîner avec vous, puis j'ai…répliquai-je, utilisant le vouvoiement à mon tour de manière automatique tellement le mur se présentait à nouveau entre nous.

- Je ne vous ai jamais forcé à dîner avec moi à ce que je sache, dit-il avec un sourire moqueur. Si vous ne vouliez vraiment pas, vous n'aviez qu'à refuser et à aller dîner avec Alec, cracha-t-il son nom comme s'il n'était qu'un moins que rien. De même, si vous n'en aviez pas eu envie, vous n'auriez répondu à mon baiser hier. Alors ne venez pas me parler de contrainte Isabella.

- Pourquoi m'avoir embrassé alors ? Si ça ne représentait rien pour vous, pourquoi si ce n'est pour me pervertir ?

Il haussa les épaules en s'appuyant sur son dossier.

- Peut être que ça m'amusait. Je n'ai aucune morale et mon loisir favori est de voler l'innocence des petites stagiaires innocentes, lança-t-il avec un sourire carnassier.

- Parce que je ne suis pas la première ? m'exclamai-je choquée.

- Et certainement pas la dernière, répondit-il.

Je restai sans voix, totalement défaite devant tant de détachement. Je réalisai alors que je m'étais faite avoir sur toute la ligne.

- Comment est-ce que vous pouvez être ainsi ? Jouer avec les sentiments des gens sans se préoccuper de les blesser, n'avoir aucune foi ni loi, être aussi tordu ? Tout ce que vous avez dit, c'était des mensonges ? Le fait de repartir sur de bonnes bases et tout ce qui va avec ? Vous n'avez jamais eu l'intention de me rendre les choses plus faciles ?

Il ne répondit pas, mais son silence parlait pour lui.

- J'arrive pas à croire que j'aie pu être aussi conne ! Je comprends mieux pourquoi tout le monde m'a dit de me méfier de vous. Mon frère, jusqu'à votre propre sœur. C'est vraiment triste d'être aussi peu estimé par un membre de sa famille, ricanai-je.

Son regard se fit noir et menaçant, et à cet instant, il ressemblait à un prédateur voulant chasser sa proie, moi en l'occurrence.

- Sortez, tout de suite, susurra-t-il entre ses dents.

- Pourquoi ? le provoquai-je. Ça fait mal d'entendre la vérité ? De voir qu'on est considéré comme un manipulateur, un menteur. Je plains votre future femme. Il faudra que vous la choisissiez folle si voulez qu'elle reste avec vous et…

Il se leva en faisant valdinguer tout ce qui se trouvait sur son bureau, me lançant un regard incendiaire, tremblant de tous ses membres.

- Pauvre petite sotte. Que connais-tu de moi, hein ? Tu n'es qu'une petite campagnarde qui est venue dans la grande ville en espérant que le monde serait beau, qu'elle deviendrait une princesse. Tu as beaucoup à apprendre de la vie, ricana-t-il. Qu'espérais-tu ? Que je te demanderais en mariage après t'avoir baisée, que je voudrais faire ma vie avec une fille comme toi ? Dans la vie, les gens se servent d'autres personnes pour satisfaire leurs désirs, pour atteindre leurs buts. Tu n'es qu'une gamine qui croit encore aux contes de fée alors ne viens pas me parler de ce que tu ne comprends pas. Maintenant, je ne le redirai pas deux fois. Sors tout de suite, mets toi au boulot si tu ne veux pas finir dehors à te faire bouffer par les requins qui existent, termina-t-il d'une voix tranchante et dénuée d'émotion.

Je voulus dire quelque chose, n'importe quoi mais je ne pus même sortir un son tellement j'étais pétrifiée part tant de mépris. Jamais personne ne m'avait rabaissé ainsi. En même temps, je prenais conscience de son point de vue. Il n'avait confiance en personne. En le regardant, je ne pus daigner rester plus longtemps tellement il me dégoûtait, et je me dirigeai vers la porte.

- Il existe néanmoins des personnes biens sur Terre, contrairement à ce que vous pensez. Et mon seul regret est de vous avoir un jour mis dans cette catégorie, lançai-je froidement en ouvrant la porte, puis la refermant sur cet être sinistre, laissant couler mes larmes.

~~~oo~~~

-Non Jacob, tu ne feras pas ça ! répétai-je pour la dixième fois en une minute.

- Tu ne m'en empêcheras pas Bella ! Non mais de quel droit est-ce que cet enfoiré te parle ainsi ! fulmina mon meilleur ami.

Nous étions samedi, soit plusieurs jours après l'incident, et Jacob m'avait appelé depuis une heure maintenant, traitant mon patron de tous les noms d'oiseaux et menaçant de débarquer dans l'heure pour lui refaire le portrait.

- Bon, déjà tu vas te calmer. Cette histoire est entre lui et moi et je ne veux pas que tu t'en mêles, suis-je bien claire ?déclarai-je d'une voix sévère.

Il était hors de question que Jacob vienne fourrer son nez dans mes affaires. Emmett était de plus en plus suspicieux face à mon comportement, soupçonnant que je lui cachais quelque chose, Angela me disait sans cesse de démissionner, Jasper se retenait de balancer ses quatre vérités à Cullen et Alice se demandait la raison de tout ce chamboulement tant de raisons me dissuadant de mêler Jacob à l'histoire.

- Mais enfin, Bella…

- Non, il n'y a pas de Bella qui tienne. Je ne suis plus une gamine dont il faut prendre la défense à la moindre difficulté alors tu restes en dehors de ça !

Le silence prit place quelques instants à l'autre bout du fil, puis Jacob reprit d'une voix plus calme.

- Très bien, je te fais confiance. Mais ne te laisse pas faire par ce crétin Bell's, tu sais bien ce que tu vaux.

- Je sais, répondis-je la gorge nouée malgré moi.

- Au fait, je vais peut-être venir te rendre visite la semaine prochaine.

- Jacob, je t'ai dit que…

- Non, rien à voir, me coupa-t-il. C'est juste que je dois rencontrer le gars dont je t'ai parlé qui est concessionnaire d'autos à Manhattan.

- Ah oui, ça m'était sorti de la tête, répondis-je, culpabilisant d'avoir effacé de ma mémoire cette nouvelle au profit de mon patron totalement irrécupérable. C'est génial ! J'ai hâte de te revoir Jake !

- Moi aussi ! Et au moins, je te servirai de garde du corps contre l'adversité du monde.

Je pouffai de rire. Jacob avait toujours eu le don de me remonter le moral.

- Je sens que ça ne va pas être de tout repos. Déjà avec Emmett, c'est animé, alors avec toi en plus. Je vais devoir acheter double dose de nourriture.

- Eh bien je comptais loger à l'hôtel mais si tu m'invites si gentiment chez toi. N'oublies pas le beurre de cacahuète surtout !

- Je pense que je vais finalement t'envoyer à l'hôtel.

- Mais tu as trop besoin de moi pour ça Bella, ne le nie pas ! Bon je vais y aller, le match commence bientôt.

- Ok, de toute façon, je dois y aller aussi. J'ai une espèce de soirée chez la sœur de mon patron, grimaçai-je en voyant que j'étais légèrement pressée par le temps.

- Tiens tiens, tu vas aux soirées mondaines maintenant. Champagne, caviar…

- Ne rêve pas trop Jake, c'est juste un brunch.

- Chez une styliste super célèbre. Mais attends, tu vas te retrouver avec Cullen ça veut dire !

- Doux Jésus non ! Il a un empêchement. Tu crois vraiment que j'y serais allée sinon ?

- Hum, poule mouillée comme tu es, je dirais non.

- Héééé !

- Je rigole Bell's. Pense à moi pendant que tu boiras ton champagne, tandis que je serais avec une bière à la main.

- Compte sur moi, rigolai-je en raccrochant.

Je soupirai en constatant qu'il était déjà 21h23 et qu'Alice habitait m'attendait à 21h30. J'aurai au moins cinq bonnes minutes de retard. Alice allait sûrement me tuer.

Ce n'est pas l'envie qui me motiva à me lever, mais plutôt l'envie d'oublier mon connard de patron dont je feignais d'ignorer l'existence depuis 4 jours, ce qui était réciproque de son côté.

Je pris les clés, mon manteau, puis quittai le cocon protecteur de mon appartement pour affronter le froid glacial de New York.

~~~oo~~~

Comme je l'avais prévu, j'arrivai avec exactement 6 minutes de retard chez Alice. Elle habitait dans un appartement de l'Upper East Side, soit l'un des quartiers les plus luxueux de la ville. Je pénétrai dans le bâtiment qu'elle m'avait indiqué, puis attendis l'ascenseur afin de commencer mon ascension.

Je foulai le sol du grand couloir où s'alignaient des portes puis me dirigeai vers celle du fond, où on pouvait entendre de la musique.

Je n'eus pas le temps de frapper que la porte s'ouvrit sur une Alice visiblement furieuse dans sa robe bustier noire qui faisait tâche à côté de ma petite robe de la même couleur qui devait coûter la moitié de la sienne.

- 21h37 Bella ! Non mais je peux savoir ce que tu as fait ? Ne me dis pas que tu t'es maquillée, je ne vois qu'un trait de crayon sur ton visage ! Et puis tu…

- Je suis désolée Alice, j'étais au téléphone avec Jacob et je n'ai pas eu la notion du temps, mentis-je.

- C'est ça, ce qu'il te disait devait être tellement trépidant. Bon eh bien ne reste pas plantée là ! fit-elle en me laissant passer.

Je restai interdite devant la déco. On se croyait dans un film des années 50 et en même temps, tout était tellement moderne et design. Les coloris des murs étaient vifs, tirant vers le rouge ou l'orange, et tout cela était loin du luxe des couloirs ou du quartier. C'était juste du Alice.

- Je sais ce que tu te dis. C'est magnifique blablabla… Bref, suis-moi !

Je marchai derrière elle non sans crainte avant de pénétrer dans le salon bondé de monde. On s'arrêta au niveau de Jasper adossé au bar aux côtés d'une sublime blonde.

- Hey Bella, me salua mon ami. On pensait que tu n'allais plus venir !

- Je tiens toujours mes promesses, marmonnai-je.

- Bella, je te présente Rosalie, une de mes mannequins. Rose, Bella, fit une Alice enjouée.

La blonde me darda des pieds à la tête puis sembla trouver le contenu de son verre cent fois plus intéressant que moi.

- Bonsoir, déclara-t-elle d'une voix froide.

- Euh, je, bonsoir, bafouillai-je. Enchantée de…

- Inutile de s'étendre en fausses politesses, me coupa-t-elle d'une voix tranchante. Je déteste les faux semblants, rajouta-t-elle en s'éloignant.

Je restai un instant interdite, puis regardai Alice confuse.

- Ne t'en fais pas, elle est toujours comme ça avec les gens qu'elle ne connaît pas. Mais sinon elle n'est pas méchante.

Je commençai à me demander dans quelle ville de fou j'étais tombée avant d'entendre un son strident.

- Tiens, qui ça peut être ? s'étonna Alice. Je reviens.

Je m'installai sur le tabouret à côté de Jasper en soufflant.

- Un verre peut-être ?

- Oui, un truc fort de préférence.

Le barman, que je n'avais pas remarqué jusqu'à présent, déposa devant moi un verre rempli en me faisant un clin d'œil.

Je le pris, puis toussai après avoir avalé la première gorgée.

- Qu'est-ce que c'est ? demandai-je.

- Margharita ! Bienvenue à NYC bébé ! me sourit-il.

La sensation de brûlure étant passée, je finis mon verre avant d'en redemander un autre.

- La soirée va être longue, m'adressai-je au barman qui me lança un regard amusé.

Jasper me regarda, désapprobateur mais je m'en fichais, du moment que je sois détendue.

- Je vais voir Alice, dit-il enfin.

J'acquiesçai, tandis que je sentais le regard du barman sur moi.

- Quel est votre nom jolie demoiselle ?

- Bella. Vous ?

- Jessy. Vous n'êtes pas vraiment contente d'être là, pas vrai ?

- Je suis pas vraiment habituée à ce genre de soirée, rétorquai-je en m'attardant sur son physique avantageux.

Brun aux yeux verts, grand, musclé, sourire éclatant.

Charmant !

Mais moins que Cullen…

Je chassai cette pensée avant de continuer.

- Je viens de Forks.

- D'où ?

- Etat de Washington. Totalement paumé.

- Je vois, sourit-il. Et qu'est-ce qui vous amène ici ?

- Je fais un stage au NYDP.

- Tiens tiens. Vous êtes sous les ordres de Cullen alors ?

- Oui, soupirai-je.

- Il ne vous mène pas la vie facile je suppose.

- Vous supposez bien.

Une fille blonde à côté de moi s'assit et demanda sèchement à Jessy un verre. Celui-ci me fit un regard d'excuses puis alla chercher la commande, tandis que je levai les yeux au ciel devant le manque de courtoisie de la fille en question qui ne m'accorda même pas un regard.

Me retrouvant seule, je décidai de partir à la recherche de visages connus. Je me dirigeai vers l'entrée, m'étonnant de ne plus voir Alice et me figeai devant ce qui se jouait.

Mon pire cauchemar discutait vivement avec sa sœur, et il n'avait pas encore remarqué ma présence. Jasper était aux côtés d'Alice, la main sur son épaule tandis qu'elle s'agitait. Des bribes me parvinrent.

- Tu te pointes ici comme une fleur sans me prévenir, et en plus tu viens avec ta pute.

- Ne parle pas d'elle comme ça !

- Ah oui, et qu'est-ce qu'elle est ? Une fille de plus sur ton tableau de chasse voilà tout.

- C'est plus sérieux que ça ! Et ça fait aussi plus longtemps…

- Que vous vous envoyez en l'air ? le coupa-t-elle.

Mon cœur battait la chamade tandis que je comprenais qu'il couchait aussi avec cette fille, en plus d'avoir couché avec moi.

- Non, tu ne comprends pas…

- Que quoi ? Ecoute, rentre avec ton plan cul mais qu'elle sorte de chez moi !

La blonde de tout à l'heure passa devant moi l'air de rien, se postant à côté d'Edward, si bien que celui-ci me remarqua enfin.

- Je ne suis pas son plan cul comme tu le dis si bien chère Alice !

Cullen posa un regard craintif sur moi, presque désolé, que je ne compris pas tout de suite, du moins jusqu'à ce que je n'entende cette phrase qui m'acheva.

- Notre mariage est planifié depuis deux semaines. Je suis la future madame Cullen.

C'en est fini de moi…


Tadam ! Alors verdict ?Vous avez envie de tuer Edward? Je compte sur vous pour faire exploser ma boîte mail ! J'ai déjà en tête la fin du prochain chapitre et je sens que vous allez apprécier. Et pour cause, la personne qui trouve comment se terminera le chapitre aura droit à la fin exclusive. Ahaha, dur dur le défi ! Petit indice, c'est quelque chose que vous attendez.

Je vous souhaite de bonnes vacances en avance pour ceux qui sont concernés prochainement, et je vous dis à bientôt !

Bisous

Christelle.