Et coucou tout le monde ! Vous remarquerez que j'ai mis moins de temps à poster cette fois-ci le chapitre, vous ayant abandonné sur une fin pas très sympa, je dois l'avouer. Un grand merci pour vos nombreuses reviews ! Je peux aussi constater que la majorité s'est bien défoulée sur Edward, le traitant de tous les noms d'oiseaux. Je précise qu'il a ses raisons qui seront dévoilées…un jour. Eh bien je pense que ce chapitre va calmer vos esprits en colère en quelque sorte.
La plupart ont également dit que la fiancée d'Edward était Tanya, mais rappelez-vous, Bella l'a déjà vue dans le chapitre 4 à Central Park, elle l'aurait donc reconnue. Qui est-elle alors ?
Pour la fin du chapitre, personne n'a trouvé ce qui allait exactement se passer, certaines s'en sont quand même approchées. Alors non, ce n'est pas la confrontation Edward/Emmett puisqu'elle se déroulera…dans le prochain chapitre ! Ce chapitre est donc une transition en quelque sorte avant un chapitré clé de l'histoire, qui fera la transition avec la deuxième partie de l'histoire.
Bref, je ne m'attarde pas plus longtemps.
Place aux remerciements aux anonymes :
Edwardxbelle : Oh mais si tu le trucides, quelqu'un n'aura plus le loisir de le faire :p. Merci pour ta review ! Bises.
Jazz : Héhé, désolée mais Bella n'usera d'aucune violence dans ce chapitre. Mais elle ne se laissera pas faire pour autant. Merci à toi ! Bises.
Alice : Mdrr, tu me fais bien rire. Tu as le droit de me détester pour cette fin, je ne t'en tiendrais pas rigueur. En plus je vais le faire épouser une autre qui n'est pas Tanya au passage, non mais vraiment, quelle tarée cette auteur ! lol. Tu n'es pas au bout de tes surprises… Merci pour ta review ! Bisous.
Eris59 : Oui, tout s'abat sur la pauvre Bella, je l'avoue. Mais bon, elle n'est pas du genre à se laisser aller, c'est une battante ma Bella lol. Merci pour tes encouragements . Bisous.
Sandry : Eh oui, ce n'était pas prévu au départ, mais bon, ça m'est venu sur un coup de tête. Je me suis dit : pourquoi pas ? En tout cas tu es très proche de la vérité ! Merci et bises !
fan de twa : Je suis ravie que ça t'ait plu . Bah écoute, j'ai posté à intervalles d'un mois ces derniers temps, donc je sais pas… Merci à toi en tout cas ! Biz.
CamilleSaskiaMarius76 : Merci pour ta review, et ne t'en fais pas, même si elle n'est pas plus longue ça fait quand même plaisir ! Bisous.
Sophie : Mdr, c'est dans la logique des choses de ce point de vue, en effet ! Beaucoup de questions non résolues mais je sème des indices un peu dans les premiers chapitres. Et une partie du voile sera levé au prochain chapitre. C'est vrai qu'Edward change de comportement comme de chemise, mais il a ses raisons :p. Bref, je suis vraiment heureuse que ça te plaise, ça me touche beaucoup ! Merci pour cette review. Bisous.
LILIA68 : Oui, je comprends ce que tu ressens. L'explication arrive dans le prochain chapitre, mais tout ne sera pas expliqué. Merci à toi ! Biz.
Lyry : Hum, si tu me tues, tu n'auras jamais la suite lol ! Je suis ravie que ma fic soit un échappatoire pour toi en quelque sorte, surtout que le travail nocturne ne doit pas être facile tous les jours, car c'est le but initial de toute création. Merci pour ta review ! Bisous.
Lucile : C'est vrai qu'il était légèrement jaloux d'Alec. Peut être sa jalousie va-t-elle se manifester encore à l'avenir. C'est sûr que l'arrivée de Jacob ne va pas arranger les choses pour ce « pauvre » Edward. Et non, la fin n'est pas tout à fait ça. Merci à toi ! Bisous.
Olivia : Lol, un beau programme en perspective. Il y aura du mouvement à NY. Merci pour ta review ! Bises.
Sur ce, bonne lecture !
Désillusion à NYC
Chapitre 10 : Down
Bella POV
- Notre mariage est planifié depuis deux semaines. Je suis la future madame Cullen.
C'en était fini de moi…
~~~ooo~~~
La musique continuait de retentir en fond sonore mais je ne l'entendais pas.
Alice s'agitait frénétiquement en criant au scandale mais je ne l'écoutais pas.
Jasper, tout en essayant de la calmer, lançait un regard noir à Cullen, mais je n'en avais cure.
Le décor s'était comme dissipé autour de moi, me laissant enveloppée dans une brume épaisse de confusion et d'incompréhension. La bulle protectrice que je m'étais formée contre lui avait éclaté, de même que la terrible vérité se présentant à moi.
Fiancés depuis deux semaines.
C'était la seule chose concrète qui me venait à l'esprit, et je ne sus par quel moyen je réussis à rester assez lucide pour me rendre compte qu'il était fiancé lors de notre étreinte charnelle.
Non seulement il m'avait fait espérer un changement d'attitude de sa part tout en sachant depuis le début que ce n'était qu'un leurre, mais j'avais aussi été sa maîtresse l'espace de quelques heures, et ce sans le savoir.
Je posai mon regard sur cet être qui avait su toucher mon cœur par son côté humain que j'avais au l'occasion d'apercevoir, mais qui aujourd'hui ne m'inspirait que du dégoût. L'envie de démissionner sur place après lui avoir envoyé un coup dans une partie stratégique de son anatomie fut la plus tentante, mais celle de vengeance fut la plus forte. A cet instant, toute l'empathie dont j'étais dotée avait disparu et je ne pensais qu'à une chose, lui rendre la monnaie de sa pièce.
Je fixai mon regard dans le sien, sans faire attention à la lueur de résignation dans ses yeux, puis le reportai sur la blonde à ses côtés.
A la lueur de l'entrée, je pouvais maintenant distinguer clairement ses traits. Blonde platine aux yeux bleus, grande, mince avec une taille de guêpe et perchée sur des talons de 12 cm, cette fille, représentant le stéréotype hollywoodien me rappelait vaguement quelqu'un.
Ce quelqu'un est sûrement Barbie.
Elle croisa mon regard, renifla dédaigneusement, et mon envie de lui faire bouffer ses cheveux se fit violente.
- Tu ne nous présentes pas chéri ? demanda-t-elle en me jaugeant d'un air moqueur, s'adressant à Cullen.
Celui-ci hésita et finit par déclarer, mal à l'aise :
- Isabella Swan, notre nouvelle stagiaire. Isabella, Irina Denali, ma… fiancée, finit-il avec difficulté, comme si cela lui écorchait la bouche.
Elle haussa un sourcil dans ma direction, attendant sûrement que je prenne la parole et lui cire les bottes, mais je n'allais pas lui donner ce plaisir. A la place, une idée vicieuse émergea dans mon esprit, et un sourire diabolique se dessina lentement sur mon visage.
Jasper me lança un regard interrogateur, tandis qu'Alice, dont la crise était passée, me fixa, accrochée à mes lèvres.
- Je vois, la fameuse Isabella, se moqua-t-elle ouvertement. Je ne vois vraiment pas pourquoi on a fait tout un buzz sur son arrivée.
Toute envie, aussi petite soit-elle d'épargner cette pauvre fille s'envola à ces mots.
- Oui, c'est bien elle. Et pour ce qui est de la question que vous vous posez, je pense qu'on devrait demander à Edward. C'est vrai, qu'est-ce que j'ai de si spécial ? demandai-je en me tournant vers lui.
Le fait d'avoir le dessus sur lui pour une fois me fit jubiler, ce dont je ne me cachai pas en le regardant perdre le contrôle pour la première fois depuis que je le connaissais.
- Je… Elle est très talentueuse, fit-il en me lançant un avertissement silencieux.
Oh mais je vais me gêner, tiens!
- Talentueuse, vraiment ? C'est déjà ça, reprit la garce.
Je vis Alice prête à bondir sur cette Irina, tandis que Jasper l'en empêcha.
- Je pense qu'Edward me trouve autre chose, sans vouloir vous offenser, répondis-je d'un ton détaché.
Je crus que si celui-ci avait eu l'occasion de se terrer dans un trou à 6000 km de profondeur, il l'aurait fait sans hésiter.
- Ah bon, et j'aimerais bien savoir quoi, questionna-t-elle du regard son futur époux.
On entendait les gens dans le salon faire la fête, ce qui contrastait avec la tension régnant dans le hall d'entrée.
- Je ne vois pas de quoi elle parle, grinça-t-il en me fusillant du regard.
Je sus que si je continuais sur cette lancée, j'allais le regretter mais plus rien n'avait d'importance à cet instant que mon petit moment de gloire.
- C'est vrai, j'ai dit ça comme ça. Je ne sais même pas pourquoi, lançai-je brusquement.
Tandis que Irina-machin-chose, Alice et Jasper me regardèrent comme si j'étais folle face à mon changement soudain d'attitude, Cullen me remercia implicitement.
Je peux savoir ce que tu fais Swan ? Pourquoi avoir renoncé ?
Oh mais je ne renonce pas. Attention les yeux !
- Mais en fait, je suis surprise, je dois l'avouer. Je pensais que vous étiez fiancé à…comment s'appelle-t-elle déjà ?...Tanya, fis-je en plantant mon regard dans ses émeraudes.
Le soulagement laissa place à la panique, tandis que j'étais la spectatrice privilégiée de ce futur scandale.
- Quoi, mais qu'est-ce qu'elle raconte ? Tanya comme Tanya ma sœur ? Ah ah ah, c'est la meilleure celle-là, s'esclaffa Barbie
Je compris que les traits familiers que j'avais distingués chez elle étaient ceux que j'avais aperçus chez la fille de Central Park, sa sœur.
Il n'avait donc aucune morale, tromper sa futur femme avec sa propre sœur ! Alors que je pensais que son cas était déjà désespéré, je m'étais visiblement trompée.
- Ah bon ? Votre sœur ? Je comprends mieux la ressemblance.
- Mais d'où la connaissez-vous au juste ?
- Oh, eh bien…
- Irina chérie, je pense qu'on devrait y aller, m'interrompit Edward.
- Je pense que c'est mieux, en effet, répliqua Alice froidement. Et vous n'avez pas intérêt à ce qu'on se croise d'ici les prochaines semaines.
- Alice…
- Non, pas de Alice qui tienne ! Tu m'as menti depuis tout ce temps ! Attends, ça fait combien de temps, dis moi ?
Il baissa la tête comme un garçon pris en faute.
- ça fait cinq mois, répondit l'ex-future-mariée à sa place.
Alice ouvrit la bouche de stupeur, semblant sur le point de s'évanouir, tandis que je digérai moi aussi l'information.
- Cinq mois ? répéta-t-elle, sa voix montant dans les aigües. Tu m'as caché que…DEHORS ! hurla-t-elle le visage rouge de colère.
- Alice, je peux t'expliquer…
- Hors de ma vue Edward, sinon ça risque de voler très haut, je te le dis !
Alors qu'il commençait à entraîner sa fiancée vers la sortie en soupirant, je lançai.
- Oh mais Alice, tu n'es pas la seule à qui Edward ici présent a menti.
Il se figea tandis qu'Irina se retourna.
- C'est quoi votre problème à la fin ! s'énerva-t-elle. Arrêtez ces allusions ! Et toi, tu ne dis rien, tu te laisses marcher sur les pieds par une vulgaire stagiaire venant d'un trou paumé et qui se prend pour ce qu'elle n'est pas ? s'adressa-t-elle à Cullen.
Là c'en était trop, ma patience avait des limites.
- Oh mais si monsieur Cullen ne parle pas, c'est qu'il a du perdre sa langue pendant qu'il léchait les amygdales de Tanya, lançai-je avec sarcasme.
A cet instant, la musique cessa, pendant que les invités protestaient, et la tension atteignit son summum. Nul ne bougeait, nul ne parlait, seules les voix râlant après la musique absente résonnèrent.
La musique reprit au même moment où Irina dit :
- Qu'est-ce qu'elle raconte Edward ?
Celui-ci se retourna lentement, son visage impassible et répliqua.
- Je pense qu'on devrait en parler en privé.
Elle écarquilla les yeux de stupeur.
- Parce que tu m'as trompé avec ma sœur, ma pathétique frangine ? Dis-moi que tu n'es pas tombé aussi bas !
Je restai interdite devant le fait qu'elle parlait de sa sœur de manière aussi dégradante, mais aussi devant le fait qu'il ne semblait pas si perturbé que ça devant mes paroles, comme s'il se fichait de perdre sa fiancée par ma faute.
- Bon écoute, que veux-tu que je te dise à la fin ? demanda-t-il, agacé.
- Que ce n'est pas vrai voyons ! s'exclama-t-elle outrée.
- Eh bien si, ça l'est ! Voilà, contente ? fit-il en passant sa main dans ses cheveux. On peut rentrer maintenant ? Je suis fatigué !
- Non mais je rêve ! C'est tout ce que tu as à me dire ? Tu ne regrettes donc pas ce que tu as fait ?
Il me regarda dans les yeux, son regard me transperçant de toutes parts, et répondit :
- S'il y a beaucoup de choses que je regrette dans ma vie, celle-ci n'en fait pas partie.
Alice s'écroula dans le fauteuil derrière elle, Jasper ouvrit la bouche de stupeur, Irina écarquilla ses yeux remplis de larmes, quant à moi, j'étais tout simplement soufflée.
- Mais je…je croyais…
- Je ne t'ai jamais rien promis Irina, dit-il, comme oubliant partiellement notre présence.
Les questions envahirent mon esprit. Il avait trompé sa fiancée mais n'en éprouvai aucun remord, on aurait même dit que ça le soulageait. Mais pourquoi ?
Et puis après tout, je m'en fichais. La dernière chose que je voulais était de me mêler de sa vie.
Je ne remarquai pas tout de suite le changement de comportement de Barbie puisque, mue d'une détermination nouvelle, elle répondit :
- A moi peut-être que non, mais à quelqu'un d'autre si. Et si je lui raconte ce que tu m'as fait, tu risquerais d'avoir de gros ennuis.
Le détachement dont il avait fait preuve s'effaça à ces paroles, le figeant et lui insufflant un vent de panique que je ne compris pas. D'ailleurs, je ne comprenais rien à ce qu'ils se disaient, on aurait dit un message codé.
- Je pense qu'on devrait y aller, dit-il froidement.
Elle sourit, comme fière de sa victoire et prit le bras d'un Edward résigné et vide.
- J'ai été ravie de faire votre connaissance, fit-elle souriante. A tous, rajouta-t-elle en me narguant.
Sur ce, ils disparurent, et le courant d'air que la porte provoqua fit s'envoler tout sentiment jubilatoire éprouvé, ne me laissant qu'avec encore plus de questions que je tentais d'oublier.
~~~oo~~~
- Cinq mois ! Cinq, pas deux ni trois mais cinq !
- Mon cœur, calme toi !
- Non mais tu te rends compte Jazz ? Mon frère a une double vie depuis cinq mois, il allait se marier et il ne comptait même pas me le dire ! Et en plus de ça, il se marie avec une espèce de garce siliconée au bout de si peu de temps de relation, et il la trompe déjà, avec sa sœur en plus. Non mais je crois que je rêve ! Et c'était quoi ces « Si je lui dis tu vas le regretter » ? Il ne s'est même pas défendu. En plus…
- Alice, ça suffit ! coupai-je mon amie qui était allongée sur son lit, déblatérant à toute vitesse le résumé de ce qu'il s'était passé.
- Et toi ! fit-elle en se relevant vivement. C'était quoi tout ce cinéma ?
Je n'avais pas pensé à préparer une explication devant mon comportement audacieux, et je me félicitai de ne pas avoir balancé que j'avais couché avec Cullen, bien que cela m'ait démangé à un moment.
- C'est juste que je trouve dégueulasse ce qu'il a fait à sa fiancée en la trompant avec sa sœur.
Jasper secoua la tête discrètement, et Alice me regarda avec des yeux rétrécis par le doute.
- Menteuse ! clama-t-elle. On dirait que tu réglais tes comptes avec lui. Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Sa perspicacité me coupa l'herbe sous le pied et tandis que je cogitai, Jasper prit la parole.
- Disons que Bella et ton frère ont toujours eu des rapports tendus. Il faut dire qu'il ne s'est pas toujours bien comporté avec elle.
Je fis les gros yeux à Jasper, lui intimant de se taire.
- C'est vrai Bella ? Mais pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ? Je t'avais pourtant dit de me prévenir si jamais il te malmenait, fit-elle, sa voix plus douce.
Je compris que j'avais blessé Alice et je m'en voulus instantanément.
- Je suis désolée Alice, mais je ne voulais juste pas te mêler à ça. C'est ton frère et c'était assez délicat, je ne voulais pas corrompre vos rapports.
Elle soupira.
- Tu as couché avec lui, pas vrai ?
A cet instant, j'étais tellement lessivée que la simple idée de trouver une excuse me semblait insurmontable.
- Oui, répondis-je, laissant couler mes larmes après toute la tension accumulée.
Jasper nous fit signe qu'il s'éclipsait, préférant nous laisser entre filles, non sans m'avoir essuyé mes larmes avant comme le ferait un grand frère. Une fois la porte refermée, Alice me prit dans ses bras.
- Oh Bella, je suis tellement désolée !
- Pourquoi ? Ce n'est pas de ta faute, répondis-je en reniflant disgracieusement, me laissant bercer. C'est moi qui suis stupide. Il s'est moqué de moi depuis le début Alice, et moi comme une conne je n'ai rien vu venir. Pourtant j'aurais dû, j'aurais dû savoir qu'il n'était pas sincère, qu'il voulait seulement l'humilier. Mais qu'est-ce que je lui ai fait à la fin ? pleurai-je, mes nerfs lâchant.
Je me trouvai pathétique de pleurer à cause de cet enfoiré, mais toute la foi que j'avais un jour éprouvée envers lui avait éclaté comme un nuage de fumée. Je craquai car il m'avait prise pour une bille depuis le début, et je n'avais rien vu. Je m'étais laissée éblouir par sa beauté presque irréelle, son sourire ravageur, son regard profond, m'étais laissée aller dans son étreinte alors que je m'étais promise de mettre le plus de distances entre nous. J'étais même sûre que comme pour avoir blessé sa fiancée, il se moquait de m'avoir fait du mal, seulement parce que ma tête ne lui revenait pas.
- Tu n'es pas stupide. Je pense qu'il nous a tous bernés dans cette histoire. Toi, moi, même sa pouffe. Tu n'as rien à te reprocher Bella, d'accord ? Tu n'y es pour rien.
J'avais la sensation que cela avait un rapport avec le secret entre mon frère et lui, mais je préférais oublier cela pour le moment.
- Tu mérites mieux que lui ! Même si je suis persuadée qu'il manque une pièce du puzzle, il n'avait pas à se comporter de la sorte. Je ne reconnais plus mon frère, soupira-t-elle.
Je me redressai et la colère que j'éprouvai envers mon patron se fit plus violente lorsque je vis le visage défait de sa sœur.
- Je suis désolée…
- C'est rien. C'est juste qu'avant, on se disait tout, il n'y avait aucun secret entre nous. Il a tellement changé, il n'était pas ce goujat il y a quelques années, même si ça peut être dur à croire, sourit-elle tristement.
Le silence se fit quelques instants durant lesquels ont était juste assises sur le lit côte à côte perdues dans non pensées.
- Au fait, tu m'as impressionnée tout à l'heure face à l'autre garce. Je ne te connaissais pas si machiavélique.
Un sourire sur mes lèvres se dessina à cette pensée. Moi non plus je ne me connaissais pas ce côté garce.
- J'ai hésité à balancer qu'on avait couché ensemble, mais j'ai préféré l'option Tanya quand j'ai su qu'elle était sa sœur.
- Tu as bien fait, je n'ai jamais vu Edward aussi mal à l'aise de toute sa vie. J'ai même cru à un moment qu'il allait s'évanouir.
Nous rigolâmes.
- Et la tête de sa Barbie était à mourir de rire. J'ai cru qu'elle allait perdre ses yeux tellement ils étaient écarquillés.
Nous éclatâmes de rire, ce qui détendit l'atmosphère.
- N'empêche, il a vraiment été bizarre. Il semblait soulagé de se débarrasser d'elle. Et quand elle l'a menacé de tout raconter à je ne sais qui, il s'est tu.
C'est vrai que cela m'avait interpellé, mais je ne voulais plus penser à lui.
- Hum oui, j'avoue…
- Bref, parlons d'autre chose. En tout cas, il n'a pas intérêt à me contacter d'ici les jours à venir, je suis furieuse après lui. Je sens qu'il va se retrouver sans sa famille à son mariage, cracha-t-elle.
Cette pensée me serra le cœur mais je n'y fis pas attention.
- J'espère que tu ne penses pas à démissionner ! Je te jure que si tu fais ça, je te poursuivrai jusqu'à Forks et te traînerai jusqu'ici par la peau des fesses s'il le faut !
- Ne t'en fais pas Alice, je n'ai pas l'intention de partir. C'est une trop belle opportunité et je n'ai pas envie de la gâcher à cause de lui. Et puis, sincèrement j'adore New York !
Elle me sourit puis se leva.
- Alors allons fêter ça ! Retournons danser, après tout c'est moi la vedette de la soirée ! Allez hop hop hop !
Je la suivis jusqu'à la porte lorsqu'elle l'entrouvrit et se retourna vers moi.
- Mais attention, si tu restes, tu as intérêt à le faire tourner en bourrique. Et deux fois plus, de ma part également !
Je rigolai devant ce phénomène tandis qu'elle m'entraînait vers le salon.
- Oh mais ne t'en fais pas Alice, je n'y manquerai pas ! répondis-je en me laissant engloutir par la foule.
~~~oo~~~
- J'adore déjà New York !
- Mais enfin Jacob, on a vient seulement de quitter l'aéroport!
- Et alors ? J'ai déjà le feeling, que veux-tu ?
Nous étions mercredi et j'étais allé chercher Jacob qui était arrivé de Forks. Nous étions présentement dans un taxi nous ramenant chez moi, mon ami regardant par la vitre les gratte-ciels plus grands les uns que les autres se succéder.
Nous arrivâmes enfin à mon appartement et sortîmes les valises du coffre avant de les porter à la porte.
- Mais tu as emporté toute ta maison avec toi ou quoi ?
- Il fallait bien que j'emmène toute ma garde robe, il paraît que le temps varie énormément ici !
- Comme si tu avais une tonne d'habits. Tu es pire qu'une fille !
- Je pourrais dire la même chose de toi. Ah mais non, j'avais oublié que t'étais une fille !
Je le frappai en lui tirant la langue.
- Aïe !
- Tais-toi ou tu devras dormir à l'hôtel, m'exclamai-je en lui intimant de me suivre dans le bâtiment.
- Ne m'aide pas à porter les valises surtout !
- Hum, non ne t'inquiètes pas, je te laisse accomplir ton rôle de mâle. Tu devrais me remercier.
J'ouvris la porte et le fis entrer avant moi tandis qu'il secoua la tête. Il regarda les murs beiges, la déco dans les tons marrons, simple à mon image.
- Eh bien, pour une petite stagiaire, c'est pas mal ! Bon, trop bien rangé à mon goût mais bon…
- C'est ce que je me disais aussi, s'exclama la grosse voix d'Emmett du salon. Eh mon vieux, tu es enfin sorti de ton tipi !
Jake et mon frère se saluèrent avec leur façon typiquement masculine de le faire, et un coup d'épaules et deux tcheks plus tard, ils discutaient déjà de comment rendre mon appart plus masculin, après que mon frère se soit étonné comme je l'avais fait des cheveux désormais courts de mon ami, qui lui allaient très bien d'ailleurs, ce à quoi il lui fournit la même réponse qu'à moi : « Il faut bien que je me la joue New- Yorkais ».
- Bon c'est quand qu'on mange ? hurla Emmett, tandis que Jacob se marrait.
- Quand vous aurez préparé le repas, répondis-je en souriant, tandis que le rire de mon ami mourut dans sa gorge.
~~~oo~~~
Grâce aux talents culinaires de Jacob, on avait réussi à éviter le carnage qu'Emmett avait failli provoquer en croyant que tourner le thermostat du four suffisait à l'allumer, laissant ainsi le poulet cuire dans le vide.
Les garçons chahutaient en commentant le baseball pendant que je faisais la vaisselle, et j'entendis des pas dans la cuisine.
- Alors ça va Cendrillon ?
- Et si tu m'aidais plutôt au lieu de me charrier ?
- Je ne me consacre qu'à des activités masculines, tu te rappelles ?
- Macho, lançai-je.
Il prit les assiettes et les essuya.
- Bon alors, quand est-ce que je vais péter la gueule de ton patron ?
- Tu ne vas pas recommencer avec ça !
- Hé, personne ne fait du mal à ma Belli bello ! Et je suis sûr qu'Emmett serait d'accord.
- Oui mais tu ne lui diras rien, pas vrai ?
- Je n'ai qu'une parole, soupira-t-il. Mais le jour où il le découvrira Bella, ça va mal se passer.
- Je lui dirai d'ici là, j'attends juste le bon moment.
- Hé, c'est quoi ces messes basses là ? Qu'est-ce que vous faites ? demanda mon frère en entrant dans la cuisine.
- Jake m'aide à faire la vaisselle puisque tu as si peur de mouiller tes mains. Je te préviens, demain c'est toi qui t'y colles !
- Ouais, ouais, mais si j'ai des mains fripées et qu'aucune fille ne veut de moi à cause de ça, tu me le paieras très cher.
- Crois moi, si aucune fille ne veut de toi, ça ne sera pas uniquement à cause de ça, rigolai-je.
- Dit la fille qui est sortie avec Mike Newton.
- ça va, on a compris Emmett !
- Je sens que je vais bien m'amuser ici ! s'exclama Jacob.
Je lui tirai la langue et gagnai le salon où les garçons me suivirent.
- Et sinon, quelles sont les nouvelles à Forks ? Tout le monde va bien ? demandai-je.
- Ouais, nickel. La routine écoute ! Ton père te dit juste de l'appeler.
- Bah et moi alors ? Il s'en fiche ? s'offensa Emmett.
- Toi il te demande juste d'être sage et de ne pas embêter ta sœur. Ah oui, et de te trouver du boulot.
- Bah voyons ! fit-il en roulant des yeux.
- C'est vrai, faudrait peut-être que t'y penses !
- Mais je travaille déjà sœurette, tu as oublié ?
- Ah bon, et quoi donc ? s'étonna Jake.
- Il est stripteaseur dans une boîte gay.
Jake explosa de rire.
- Quoi ? Oh quand je vais le dire à ton père !
- Mec, t'as intérêt à te taire ou sinon tu seras obligé de manger de la bouillie pour le restant de tes jours.
- Je prends le risque, c'est tellement drôle !
Je rejoignis mon ami dans son hilarité tandis que mon frère boudait en croisant les bras sur son torse.
- Tout le monde est contre moi, marmonna-t-il.
Et c'est comme cela que je dormis tard cette nuit-là, d'un sommeil totalement apaisé.
~~~oo~~~
Depuis le début de la semaine, la guerre était déclarée entre Cullen et moi. Il avait d'abord essayé de me parler de cette histoire de mariage, mais voyant que je ne voulais avoir aucun contact avec lui et que je feignais l'indifférence, il avait abandonné. Je prenais donc un malin plaisir à suivre la recommandation d'Alice.
Le mardi, j'avais fait exprès de renverser du café sur lui alors qu'il avait une réunion importante, et en repassant la chemise, je l'avais trouée. La veille, les joutes verbales avaient été le mot d'ordre et on n'y allait pas de main morte. Je lui apportai du café sans sucre, ce qu'il détestait et je prenais plaisir à arriver une minute en retard pour l'énerver. Je ne tenais plus compte de ce qu'il me disait, je faisais l'inverse de ce qu'il me commandait, et bizarrement alors que je le voyais sur le point d'exploser, il se contenait.
Tout le monde voyait que quelque chose clochait. J'avais pourtant essayé de ne pas mélanger le professionnel et le personnel mais c'était plus fort que moi. Quand je l'avais vu le lundi, d'humeur morose, des cernes sous les yeux, les traits fatigués, j'avais presque eu pitié de lui, mais la rancune et la colère étaient revenues à la charge. Car oui, ça je lui en voulais, et mon seul but maintenant était de lui faire péter un câble permanent afin de me venger.
Je pense qu'il avait d'ailleurs compris que j'étais hermétique à toute discussion avec lui et qu'il avait vu avec ma petite vengeance personnelle de la soirée d'Alice que je n'étais pas une fille qui se laissait marcher sur les pieds. Bref, il la ramenait moins maintenant car j'avais pris le contrôle de la situation.
Aujourd'hui, tout le journal était en effervescence. En effet, le lendemain, Cullen était interviewé sur Fox News car les médias voulaient en savoir plus sur le nouveau dirigeant du célèbre NY Daily.
J'étais avec Charlotte en train de discuter quand Cullen passa à côté de moi. Depuis ce qu'il s'était passé, il prenait soin de ne pas me croiser, à vrai dire j'étais la seule à chercher la petite bête. Si ma première option avait été de l'ignorer, je ne voulais pas le laisser croire que la situation m'atteignait, alors je faisais comme s'il avait seulement blessé mon ego.
Comme si ce n'était que ça…
C'est pour cela que je fus surprise lorsqu'il s'adressa à moi d'un air gêné, presque craintif.
- Swan, pourrais-je vous voir dans mon bureau une minute ?
Je fis mine de réfléchir à sa proposition comme si j'avais le choix, lui lançant un regard en coin, puis haussai les épaules.
- D'accord mais vite, j'ai du travail, répondis-je en passant devant lui.
J'entendis ses pas claquant sur le sol brillant, passant devant la salle de nos ébats en m'empêchant d'y repenser, puis m'arrêtai devant son immense porte. Je me décalai légèrement histoire de le laisser l'ouvrir, ce qu'il fit, me laissant entrer la première.
Je me sentis mal à l'aise dès que la porte se referma. Je ne l'entendis pas bouger et afin de ne pas perdre la face, je pris la parole.
- Vous vouliez me voir ? demandai-je solennellement.
Il ne répondit pas tout de suite, se contentant de faire le tour de son bureau et de me faire signe de m'asseoir.
Cela me fit drôle car jamais je ne m'étais assise ici du temps que je m'en souvienne. Cela fit tout à coup beaucoup plus officiel.
Je tortillai mes doigts, signe que j'étais nerveuse sous son regard inquisiteur. Lorsque je relevai enfin la tête, je me perdis dans ses prunelles que je trouvai fatiguées depuis la soirée, presque lasses.
- En fait je…voudrais vous demander quelque chose, si vous le voulez bien.
Son ton courtois me surprit, lui qui d'habitude usait de sarcasme et de froideur à mon égard.
- Je vous écoute, fis-je, imperturbable.
Il se pencha légèrement, son parfum envoûtant me fouettant de plein fouet, et je reculai dans mon siège.
Ne craque pas, Bella, pense à ce qu'il t'a fait.
Je haussai un sourcil, signe que je n'avais pas que ça à faire.
- Vous savez que je passe demain à la télé…
Je hochai la tête.
- J'aimerais que ce soit vous qui prépariez ce que j'ai à dire.
Je restai un instant interdite, ne m'attendant certainement pas à ce qu'il ne me demande un truc pareil.
- Pourquoi accéderais-je à votre requête ? Ce n'est pas mon job. Et comment je peux savoir ce qu'il se passe dans votre tête d'abord ?
Il soupira en se passant la main dans les cheveux.
- Je vous fais confiance, il faut que je dise des phrases toutes faites de toute façon. Ecoutez, je sais que je vous ai…
- D'accord. Je vais m'y mettre, dis-je en me levant.
Je ne lui laissai pas le temps de répondre que je me dirigeai déjà vers la sortie.
- Je regrette que ça se soit passé ainsi.
Je me figeai à deux pas de la porte et me tournai piquée au vif.
- Qu'est ce que je suis censée comprendre ?
- Rien, juste que je suis désolé. Je n'aurais pas dû jouer à ce jeu avec vous. C'était une erreur.
- Vous regrettez parce que ce que vous avez fait n'est pas moral, ou parce que vous ne voulez pas que ça se sache ?
- Je sais que vous n'en direz rien à personne.
- J'avais raison, ce n'est donc que cela qui vous importe : votre popularité, crachai-je.
- Vraiment ? Alors vous ne croyez pas que si ce n'était que cela qui m'importait, je vous aurais déjà virée ?
- Pourquoi ne pas l'avoir fait alors ?
- Comme je l'ai déjà répété, vous avez votre place dans ce journal Isabella. Je ne veux pas que cet…incident nuise à votre parcours.
- Je me moque de mon parcours ! criai-je. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je serais déjà partie, et ce rien que parce que j'ai honte d'avoir un patron aussi vil que vous. Arrêtez de faire comme si vous en aviez quelque chose à faire que moi parce que tout ce qui vous tient à cœur, ce sont vos propres intérêts. Seulement, je ne veux pas vous faire le plaisir de vous faciliter la vie en partant, bien au contraire.
Son visage autrefois courtois prit une allure menaçante.
- Ne cherchez pas à vous frotter à moi, Isabella ou sinon je vous renverrai dans votre petite bourgade.
- Ha ha, je le savais ! Lorsque monsieur se sent en danger, il préfère fuir les problèmes. Vous craignez une petite stagiaire comme moi ?
- Je dis ça pour votre bien, tout simplement. Vous ne savez pas tout, car sinon vous partiriez de votre plein gré, croyez-moi, dit-il avec une pointe de tristesse dans le regard.
Son attitude me désarçonna, mais je ne fis comme si de rien n'était.
A ce moment quelqu'un frappa à la porte et celle si s'ouvrit sur Démétri.
- Excuse-moi Edward mais une certaine Irina demande à te voir, et elle est en train de faire un scandale.
Il soupira avec agacement, puis finalement répondit :
- Merci, j'arrive tout de suite.
Une fois la porte refermée, il s'adressa à moi :
- Je dois vraiment y aller, soupira-t-il. Ecoutez, je propose qu'on n'entretienne que des rapports strictement professionnels.
- C'était mon intention, ripostai-je avec dédain.
- Parfait, donc vous me déposez ce que je vous ai demandé ce soir ?
- Pas de soucis, fis-je en sortant précipitamment du bureau, où j'avais l'impression d'étouffer.
Jasper était parti il y a deux jours à Philadelphie pour un reportage et sa présence rassurante me manquait. Je me languissais son retour de demain, me sentant dépassée par tous les événements.
Je décidai de me mettre à mon bureau pour commencer à taper ce qu'il allait dire, et ce à contrecœur, je dois bien l'avouer. J'aperçus sa blondasse discuter vivement avec certains journalistes qui essayaient de la calmer, et je soupirai.
Je vis son futur époux la rejoindre, lui glisser quelques mots à l'oreille qui la firent taire instantanément. Bizarrement, en les regardant, je n'avais pas l'impression de voir un jeune couple de futurs mariés. Ses gestes à lui étaient machinaux, dénués de passion, ce qui était le contraire pour elle. Mais je fis taire ces observations, ayant décidé de ne même plus me préoccuper de la couleur de ses chemises.
Je continuais de taper sur mon ordinateur, et je fus surprise de toujours les voir près de l'ascenseur, dix minutes après. La Barbie me repéra à mon grand damne et me fit un sourire aussi faux que ses cheveux, que je lui rendis tout aussi hypocritement. Pour marquer son territoire, elle l'embrassa de manière totalement lubrique, et je crus bien qu'elle allait lui enlever ses vêtements ici même.
Je secouai la tête, sujette à une nouvelle résolution et une citation l'illustrant me revint en tête, citation que je glissai dans le rapport que j'avais composé pour lui.
« Le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance ».
~~~oo~~~
Nous étions le jour de l'interview de Cullen et tout le monde attendait sa diffusion qui allait commencer dans une minute devant le grand écran plat de la salle principale.
Au moment où mon patron apparut à l'écran, mon portable vibra
Je fronçai les sourcils en voyant le nom de l'appelant, et m'éclipsai discrètement vers le couloir menant au bureau de la vedette de la journée, d'où j'apercevais toujours la télé.
- Emmett ?
- Bella, tu rentres quand ?
- Euh, dans une heure, pourquoi ?
- Jacob et moi avons…comment dire, vidé le stock de bière donc on se demandait…
TU te demandais, entendis-je Jacob en arrière fond, de même que le bruit de la télé braillant à fond.
- Bref, si tu pouvais passer en acheter.
Je soupirai devant les gamineries de mon aîné.
- Et pourquoi tu n'y vas pas toi ?
- Bah…j'ai pas d'argent sur moi…
- Et pourquoi tu demandes pas à Jake ?
- Cet enfoiré refuse parce que j'ai fini le beurre de cacahuètes…
Comment tu m'as appelé ? demanda Jacob.
- Bref, alors ?
- Je sais pas Emmett, si j'ai le temps je passerai au supermarché.
- Cool, merci Bells ! Espèce de crétin, rends moi cette putain de télécommande ! hurla tout à coup mon frère au moment où le générique de pub retentit dans la salle principale.
Rêve mec ! répondit Jake.
- Mon match de baseball ! entendis-je mon frère, courant après Jake tandis que je pouvais distinguer des voix changeantes provenant de la télé.
Je distinguai des pas, des bruits de lutte, puis un objet qui tombait.
- Regarde ce que tu as fait cramé du cerveau ! Je te jure que si elle est cassée…
- Qu'est ce qui se passe là bas ? demandai-je en secouant la tête de désespoir.
- C'est ton imbécile de meilleur ami. Il a eu la bonne idée de changer pendant que je regardais les Lakers et maintenant on est bloqué sur une chaîne à la con parce que monsieur a fait tomber la télécommande et qu'elle marche plus !
TU as fait tomber la télécommande ! hurla Jake
- Oh la ferme ! Si je t'attrape toi, je te fais bouffer tes…
- Bon ok, je vais vous laisser je pense.
Alors que j'allais raccrocher, j'entendis la fin de la pub et l'annonce de la reprise de l'interview. La chose bizarre qui se produisit fut que la voix de la présentatrice résonnant dans la salle où tout le monde était rassemblé m'arriva en écho du téléphone.
Oh . Mon . Dieu!
- Non mais Fox News quoi mec ! T'aurais pas pu nous bloquer sur autre chose ?
- Emmett ! paniquai-je. Refais marcher cette télécommande !
- Bah c'est ce que j'essaie de faire, figure-toi. Hé mais ils parlent du journal où tu travailles Bella !
- Emmett, change tout de suite !
Seul le silence me répondit, tandis que j'entendis Jacob pester contre la télécommande et essayer de faire diversion.
Malheureusement, la voix de la présentatrice résonna toujours à mes deux oreilles:
Pour ceux et celles qui viennent de nous rejoindre, nous sommes en direct avec le nouveau patron du NY Daily Edward Cullen. Alors monsieur Cullen, que répondez-vous à ceux qui critiquent votre âge ?
Je ne répondrai que cela : comme une de nos stagiaires me l'a dit « Le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance ».
Une stagiaire dite vous ?
Oui, une fille très talentueuse, Isabella Swan…
- Mais c'est quoi ce bordel ? hurla mon frère.
- Emmett !
- C'est pas vrai…, fit Emmett avec Jacob qui s'agitait en fond sonore.
- Emmett, attends ! Emmett ?
Bip...bip...bip…..
- Merde ! Emmett, chuchotai-je.
Tout ce que je savais à ce moment là, c'était que cette tonalité était de mauvais augure.
Tadam ! Alors verdict ? Je ne suis pas pleinement satisfaite de ce chapitre mais j'espère néanmoins qu'il vous plaira. C'est drôle parce qu'à la base je le prévoyais plus court et puis finalement…
Vous vous attendiez à cette fin ? Comment voyez-vous la fameuse confrontation ? Violente ? Sanglante ? Pacifique ?
Bref, j'attends vos théories et je compte sur vous pour encore une fois saturer ma boîte mail.
Prochain chapitre…le plus vite possible…
Je vous embrasse !
Bonne fin de vacances aux concerné(e)s!
Christelle.
