Coucou à toutes ! Désolée pour ce retard, surtout après une fin pareille, mais j'ai eu une baisse de régime. Ce chapitre va être source de révélations que vous attendez avec impatience je pense, et de plus, il est super looong. Une partie du voile est donc levé. Mais pas entièrement, sinon ça ne serait plus drôle (pour moi) :p.
Maintenant, place aux remerciements :
CamilleSaskiaMarius76 : Tu as raison, en tout cas, ce ne sera pas tout beau, tout mielleux. J'ai improvisé pour cette fin, ce n'était pas du tout prévu comme ça au début, alors contente que ça t'ait plu . C'est sûr que Bella n'a pas été cool raoul, et tant mieux. Et tu ne m'embêtes pas, t'inquiètes. Merci pour ta review. Bisous miss !
Virginie-de-TN : LOL, c'est le moins qu'on puisse dire ! Merci à toi, bisous.
COCOTTE 56 : Merci beaucoup, ça me fait plaisir que tu apprécies ma fic'. C'est cool alors que tu aies laissé une review cette fois-ci. Bah au moins, même si tu n'en laisses pas tout le temps, je sais quand même que tu suis l'histoire . Bisous la miss !
Max : LOL, merci frérot, même si je sais que tu as lu en diagonale sale fourbe :p. Bisous à toi, ou pas… ^^.
Sandry : Ahaha, eh bien les réponses à tes interrogations se trouvent dans ce chapitre. Oui, je me suis bien marrée en écrivant la scène de la télécommande. Merci pour ta review, bisous !
Lolo : Eh bien, tu nages dans le vrai, c'est à peu près ce qui va se passer. Oui, les réponses sur l'histoire qui lie Emmett et Edward seront dans ce chapitre. Fan ? Eh bien je suis touchée ! Merci de ton passage. Bisous !
Bellaeva : Oui, j'avoue avoir été sadique, lol. Merci pour ta review, et aussi pour ta mise en alert . Bisous.
Lucile : Eh oui, son visage va en prendre un coup, j'en ai bien peur. Mais ne t'en fais pas, je vais limiter les dégâts :p. Oui je sais, j'ai voulu innover. Pour les raisons du chantage, ce n'est pas pour tout de suite. Merci à toi ! Bisous.
Carole : Oui, c'est sûr qu'elle est mal, mais c'est surtout Edward qui l'est. Si Emmett va le taper ? ça m'étonnerait qu'il ne le fasse pas. C'est clair qu'il fait vraiment n'importe quoi cet Edward, je comprends ton désespoir. Bella s'est gavée pour la vengeance, non ? Et non, en effet, la guerre est définitivement ouverte entre eux, encore plus après ce chapitre… Merci pour ce compliment, ça me fait très plaisir . Et de même pour ta review. Bisous !
Estelle: Bienvenue à toi puisque tu viens de découvrir la fic'. Merci beaucoup, tes compliments m'ont beaucoup touchés! Pour ma part, je suis ravie que ça te plaise. Tu n'auras pas eu à attendre longtemps puisque la suite vient tout de suite :). Encore merci. Bisous!
Je vous laisse maintenant à la lecture de ce chapitre qui sera mouvementé. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que vous n'allez vraiment pas m'aimer à la fin… Enjoy !
Désillusion à NYC
Chapitre 11 : Hysteria
Bella POV
- Emmett, attends ! Emmett ?
Bip, bip, bip…..
- Merde ! Emmett, chuchotai-je.
Tout ce que je savais à ce moment là, c'était que cette tonalité était de mauvais augure.
~~~ooo~~~
Parfois dans la vie, il arrive que la roue tourne en notre faveur.
Parfois non…
Mais l'important est de tomber sur des personnes qui nous sont bénéfiques.
Car ainsi, on trouve la force de tout affronter.
La peine, la douleur, le chagrin, la solitude…
Je ne savais pas à cet instant dans quelle catégorie me situer.
Et parfois, l'ignorance est bien meilleure que la certitude.
~~~ooo~~~
Je ne pus me résoudre à décoller ma main du téléphone, espérant peut être que mon réveil allait sonner d'un instant à l'autre et que j'allais tomber de mon lit. Mais je savais pertinemment que je n'étais pas dans ma chambre, et que je vivais bel et bien un cauchemar éveillé.
Ce que je craignais le plus était arrivé. A cet instant, je me maudis de n'avoir pas pris mon courage à deux mains et de lui avoir caché la vérité. Après tout, ne dit-on pas que celle-ci finit toujours par éclater ?
Je crus vaguement entendre la présentatrice remercier Cullen de lui avoir accordé cette interview et lui donner rendez-vous plus tard, ce que je ne compris pas, mais je n'en avais cure. Tout le monde applaudissait, mais tout ce que je pouvais entendre était le « bip » incessant qui résonnait dans ma tête.
Les journalistes s'activaient, discutant entre eux de l'interview, tandis que je restai cachée dans la pénombre, seule et immobile.
Je me décidai enfin à réagir, alors que la panique s'insuffla en moi.
Et s'il venait ici ?
Cependant, ce feu d'affolement s'atténua lorsque je pris conscience que le journal allait fermer, et que Cullen était à cet instant à l'autre bout de la ville.
Seulement, la bombe menaçait de m'exploser au visage à tout bout de champ, car je savais que ce n'était qu'une question de temps avant qu'Emmett ne fasse un scandale.
Mue par une force inconnue, je courus rassembler mes affaires, bousculant mes collègues au passage, et me dirigeai vers l'ascenseur. Si je pouvais limiter les dégâts, autant ne pas perdre de temps.
Alors que j'appuyai frénétiquement sur le bouton d'appel, j'entendis Jasper m'interpeller, et me retournai.
- Bella, qu'est-ce que tu….
- J'ai pas le temps Jasper ! m'exclamai-je avec urgence tandis que je m'engouffrai dans la cabine.
- Mais avec toute l'équipe on a décidé de fêter l'événement au dernier étage et Cullen va…
- C'est cool Jasper mais je ne peux vraiment pas venir. A demain !
Tandis qu'il voulut rajouter quelque chose, les portes se refermèrent et je m'appuyai contre la paroi froide en soufflant.
Est-ce que ce putain d'ascenseur ne peut pas descendre plus vite ?
Évidemment, celui-ci s'arrêta à presque chaque étage, et je maudis ces gens de ne pas être assez sportifs pour utiliser les escaliers.
Après un moment qui me parut interminable, les portes s'ouvrirent au rez-de-chaussée et je me faufilai entre les personnes bien trop lentes pour sortir à mon goût, passant devant une masse inhabituelle regroupée dans le hall et discutant gaiement, apercevant au passage une troupe importante montant dans l'ascenseur, et sortis enfin dans l'air froid de ce début novembre.
Bien entendu, pour rajouter un obstacle à ma course contre la montre, aucun taxi n'arrivait à l'horizon. Lorsqu'enfin un yellow cab se gara devant le journal, je montai dedans avec empressement.
- Désolé mademoiselle mais pour venir ici, ça a été le parcours du combattant. Il y a des bouchons monstres ce soir, me dit le chauffeur.
- Ce n'est rien, balayai-je d'un signe de la main. W85th Street s'il-vous-plait.
Le taxi s'engagea dans les rues bondées de la grosse pomme et en effet je pus constater que des embouteillages se profilaient sur le chemin menant au journal.
Arrivant enfin chez moi en un temps convenable, je sortis prestement de l'habitacle, oubliant presque de payer le chauffeur et m'élançai dans les escaliers menant à mon appartement.
Après avoir bataillé avec mon portable et mon ipod dans mon sac pour chercher mes clés, je les sortis enfin et réfléchissant en même temps à l'explication que j'allais fournir à mon frère, j'ouvris la porte.
Seulement, alors que je pensais entendre cris et exclamations, aucune voix ne se fit entendre.
- Emmett ? Jacob ? appelai-je avec crainte.
Rien, juste, la télé qui continuait à brailler.
Je m'avançai dans le salon, et ce que je constatai me choqua.
Un capharnaüm se dessinait devant mes yeux ébahis. La télécommande était en morceaux sur le sol, la table basse du salon renversée, le paquet de chips gisant par terre. On aurait dit un vrai champ de bataille.
J'enjambai avec crainte les débris divers et variés en me mordant la lèvre. Je devinai qu'Emmett avait dû péter un câble.
La porte de ma chambre ouverte m'interpella car je l'avais fermée ce matin. Je pénétrai dans mon antre et écarquillai les yeux.
Tous mes tiroirs étaient ouverts comme si mon frère avait cherché quelque chose, et lorsque je vis mon dossier contenant les papiers relatant mon admission au NY Daily ouvert, je pris peur.
Sur la première page était marqué en grandes lettres le nom de mon patron, de même que l'adresse du journal et aucun doute n'était maintenant possible.
Emmett comptait y débarquer.
Je m'assis sur mon lit en prenant ma tête dans mes mains, et me demandai où lui et Jacob avaient bien pu passer. Emmett ne pouvait pas être au journal maintenant puisqu'il savait bien que Cullen n'y était pas.
Inquiète, je décidai de retourner au salon pour tenter de l'appeler. Mais quel ne fut pas mon désespoir quand je vis que son portable était posé sur le meuble de l'entrée, tout comme celui de Jacob.
Putain, mais je suis maudite ou quoi ?
Je secouai la tête dépitée devant ma malchance accrue, et fis les cent pas dans le salon, me demandant où ils avaient bien pu aller.
Mon portable sonna et j'eus l'espoir que ce soit Jacob avant de me rappeler que son téléphone était ici. Ce fut le nom de Jasper qui s'afficha sur l'écran.
N'étant pas d'humeur à lui parler, j'ignorai son appel, constatant par la même occasion qu'il avait essayé de me joindre cinq fois, tout comme Alice. Pensant qu'ils s'inquiétaient juste pour moi après que je sois partie précipitamment, je leur répondis: « Je ne suis pas morte, ne vous inquiétez… A demain », avant de me mettre mon portable en mode silencieux.
Souhaitant m'occuper l'esprit, je ramassai le fouillis alors qu'une information me fit relever la tête de ma tâche.
Info minute : de nombreux bouchons sur New York City. Ceci est en effet dû à l'afflux de monde en direction du NY Daily Paper, où, comme l'a annoncé tout à l'heure Nina Walters, une petite soirée improvisée en l'honneur du patron de ce fameux journal, Edward Cullen, se prépare. Nous venons d'ailleurs d'apprendre que la star de la soirée vient d'arriver pour fêter comme il se doit le succès récolté par le Quotidien, malgré son jeune âge qui a au début fait jaser les mauvaises langues. Une partie de notre équipe sera d'ailleurs sur place pour cet événement.
Cullen…soirée…au journal…
MERDE !
Si je suivais la logique dessinée devant mes yeux, Emmett avait dû entendre l'info balancée par cette Nina machin chose, autrement dit l'intervieweuse de Cullen tout à l'heure. Il savait donc que celui-ci se rendrait au journal ce soir. Or, il n'était pas à l'appart, et le connaissant, il ne devait pas être en train de faire une balade de santé dans NY. Je ne voyais donc qu'un seul endroit plausible, et cela accentua ma crainte.
Autant en être sûre… Pour ce faire, je pris le chemin inverse à celui emprunté il y a quelques minutes et dévalai les escaliers en trombe.
Bien sûr, je me souvins que les embouteillages bloquaient la ville dans la direction du NYDP, et je priai donc pour qu'Emmett soit retardé ainsi. Heureusement, un taxi passa au moment où je sortis de mon immeuble et j'indiquai l'adresse au chauffeur, lui demandant de m'arrêter sur la 8th avenue, là où les bouchons se faisaient les plus importants. Je me rongeai les ongles nerveusement, me maudissant pour ma lâcheté et priant pour que les dégâts ne soient pas irréversibles.
L'habitacle jaune commença son avancée dans la ville géante, doublant voitures et camions. A l'horizon, je pouvais distinguer l'enseigne du journal, tandis que la circulation commença à ralentir, signe que j'approchais de ma destination. La 8th avenue se dessina devant mes yeux alors que le véhicule ralentit sa course, m'annonçant la fin de mon trajet.
Je remerciai le chauffeur pour l'exception faite à mon égard en me déposant ici, et claquai la portière, m'élançant sur le trottoir et commençant une course effrénée.
Les gens me regardaient singulièrement, se demandant sûrement qui était cette folle qui les bousculait et fusait entre eux à cette heure peu propice aux bousculades et à l'empressement. Mais seul m'importait d'arriver à arrêter mon frère avant qu'il ne passe les portes de mon lieu de travail, chose délicate puisque la circulation commençait à se débloquer.
Invoquant toutes les divinités que je connaissais, je courus aussi vite que ma maladresse me le permettait, celle-ci ne se manifestant toutefois pas en cet instant crucial. Bientôt, je vis les lettres géantes de ma destination se rapprocher, de plus en plus vite, au fur et à mesure que j'accélérai, soufflant comme un train à vapeur.
J'ai réussi ! me sourit ma conscience.
Je freinai quelque peu le rythme tandis que les lettres grandissaient à vue d'œil, mais ce que je ne vis pas tout de suite fut le taxi qui freina devant le bâtiment, et les deux immenses carrures qui en sortaient, l'une s'agitant en de grands gestes tandis que l'autre tentait désespérément de la tenir par le bras.
OH NON ! Non, Non, NON !
Je me giflai mentalement devant ma naïveté passagère. Évidemment, pourquoi la malchance m'aurait-elle abandonnée si facilement, surtout quand c'était la dernière chose dont j'avais besoin ?
Je repris ma course, criant désespérément les prénoms de mon frère et de mon meilleur ami, bien que je sache qu'ils ne m'entendraient pas, le son de ma voix couvert par le bruit des klaxons. Je ne me rappelai pas avoir couru aussi vite depuis mes cours de sport au lycée, et je regrettai aujourd'hui de ne m'être pas entraînée depuis. Alors que je m'apprêtai à traverser la route me séparant de mon objectif, le regard fixé sur Emmett, une voiture passa, manquant de me renverser, tandis qu'en un clin d'œil, mon frère et Jacob avaient disparu, et les portes d'entrée tournantes du journal en mouvement m'indiquèrent que j'étais fichue.
~~~ooo~~~
-Allez, allez, sifflai-je entre mes dents.
Les deux personnes à côté de moi me regardèrent curieusement, tandis que je leur rendis un coup d'oeil glacial, signifiant que ce n'était pas le moment.
Je n'avais jamais autant eu l'impression de perdre mon temps. Ce maudit ascenseur allait à la vitesse d'un escargot handicapé et la seule chose dont j'avais envie était de posséder les pouvoirs de Spiderman.
Tu deviens complètement frappée Bella. Voilà que maintenant tu fais des comparaisons douteuses avec un escargot handicapé et Spiderman...
Oh ça va, hein !
Après tout, qu'est-ce que tu peux faire maintenant ? Emmett doit déjà être en train de casser la jolie gueule de Cullen. Je ne vois pas en quoi ça te pose un problème...
Je ne veux juste pas qu'il y ait son nom en tête d'affiche dans le journal demain, ou pire que je sois obligée de lui apporter des oranges ces cinq prochaines années.
Mais pourquoi diable veux-tu qu'il se retrouve en prison ? Il va secouer Cullen, l'insulter et ça sera fini.
Mouais...
Mes deux compagnons de cabine me regardèrent une nouvelle fois comme si j'étais sortie de l'asile, et je répliquai agacée :
- Bah quoi, je suis en réflexion intérieure intense avec moi-même ! Ça vous arrive jamais ?
En réponse, ils secouèrent la tête affligés et le ding se fit entendre, signe qu'on était arrivés. Ils sortirent comme s'ils avaient le diable aux trousses alors que je me figeai devant ce qu'il se passait.
- Monsieur, vous n'êtes pas d'ici alors je vous demanderais de bien vouloir quitter les lieux. Et je ne le répéterai pas deux fois, dit le réceptionniste, la main sur le téléphone posé sur le comptoir.
- Pas avant que je ne vois ce connard de Cullen. Et lâchez ce putain de téléphone ! Hurla-t-il.
Son pauvre interlocuteur sursauta effrayé mais ne se démonta pas pour autant.
- Très bien, vous ne me laissez pas le choix. Je vais appeler la sécurité.
Mon frère lui lança un regard qui me fit frémir, même à 5m de lui tandis qu'il recouvrit la main du réceptionniste sur le téléphone de sa grosse paluche.
- Je vous ai dit de po-ser-ce-té-lé-phone, articula-t-il lentement.
L'homme déglutit face au ton menaçant de mon frère, et Jacob, que je n'avais pas remarqué jusqu'à présent, lui fit un regard d'excuse.
- Bon mec, je sais qu'il mérite qu'on le bastonne mais t'as pensé à Bella un peu ? Elle risque de perdre son stage à cause de toi, dit Jake.
-Et alors ? Je préfère qu'elle finisse vendeuse de hot-dogs plutôt que de fréquenter cette racaille, ragea Emmett.
J'écarquillai les yeux face à ces paroles et décidai enfin de faire part de ma présence.
- De quel droit est-ce que tu décides pour moi ? fis-je en m'approchant.
Je vis les gens qui étaient à l'intérieur du restaurant se tourner vers nous, d'autres se rapprocher curieusement, se demandant pourquoi on faisait un tel raffut.
Mon frère me lança un regard furieux.
- Je décide pour toi parce que tu es incapable de prendre les bonnes décisions. Si tu avais un tant soit peu de bon sens, tu serais partie depuis longtemps !
- Eh bien justement, si je ne me suis pas barrée, c'est que je gère la situation.
- Euh, les gars, tout le monde nous regarde, intervint Jacob.
- Ah oui, tu gères ? Tu gères tellement bien que tu n'as pas jugé utile de me dire que cette ordure était ton patron.
- Je voulais justement éviter ta réaction disproportionnée, et je peux dire que je suis bien servie. Quoi qu'il se soit passé entre vous par le passé, ça ne me regarde pas, alors ne me mêle pas à votre futile histoire.
- Euh, je pense qu'on doit vraiment partir, fit Jacob en regardant un point derrière nous.
- Il a raison, ajouta le réceptionniste.
- Toi la ferme ! le morigéna Emmett. Et bien sûr que ça te regarde ! Je suis même persuadé que cet abruti ne s'est pas contenté de ce que tu m'as raconté.
- C'est faux ! Mentis-je.
- Alors pourquoi m'avoir caché la vérité ?
- Bon, c'est bien cool ce que vous dites mais si on y allait pour discuter calmement de tout ça ? Dit Jacob en nous prenant le bras à chacun.
- Oui, vous devriez rentrer chez vous. Vous avez visiblement besoin de vous calmer et...
- Je t'ai dit de te la boucler ! hurla Emmett, si bien que l'homme en costume de pingouin se cacha derrière Jacob.
- Bon ça suffit, on y va, siffla précipitamment Jacob en nous poussant presque.
- Pas avant que je lui ai parlé.
- Lui parler ou lui casser la figure ? Raillai-je.
- On s'en fout, s'énerva Jacob, qui fixait un point derrière nous.
- Pas moi, fit le pingouin. J'ai sorti mes porcelaines spéciales de France pour l'occasion et je serais malade de voir qu'il y a de la casse.
- Voilà, partons pour éviter à monsieur une crise cardiaque, dit Jake.
- Mais qu'est-ce que t'as ? répliqua mon frère.
- Personnellement, je préfère l'option « discuter », dit une voix que j'aurais reconnu parmi mille.
Oh fuck*** not possible !
Mon frère se figea tandis que je me retournai lentement. Mon cauchemar personnel se dressait devant nous dans toute sa splendeur, dans sa chemise blanche et son costume noir. Les membres du NYDP formaient un arc autour de lui, et je pus distinguer certaines têtes connues dont Jasper qui me fit les gros yeux et Alice qui essayait de s'approcher, retenue par son petit ami.
Emmett se retourna également, et le regard meurtrier qu'il lui lança aurait sûrement pu faire déguerpir n'importe quel psychopathe. N'importe lequel mais pas Edward Cullen, qui sourit narquoisement.
Quand je disais que ce type était complètement taré !
- Edward, susurra Emmett, les poings serrés.
- Emmett, sourit l'autre.
- Bella, Emmett !fit Alice qui s'était finalement rapprochée.
- Alice, dit Emmett, visiblement content de la voir.
- Bella, ton téléphone, me dit Jasper.
- Désolée Jas'.
- C'est toi Jasper ? demanda mon frère.
- Le seul et l'unique.
- Il a pas l'air trop fou le gars à la culotte, me murmura Emmett, mais assez fort pour que Jasper l'entende.
- C'est qu'une apparence.
- Quelle culotte ? s'étonna Jake.
- C'est pas le moment, marmonnai-je.
- Isabella, me sourit Cullen.
Je lui rendis un regard made-in-Emmett, mais il ne fut guère plus impressionné.
- Ne parle pas à ma sœur ! s'énerva Emmett.
- Pourquoi ? Ah mais oui, j'avais oublié que tu aimais jouer au chevalier servant, au risque de te mêler de ce qui ne te regarde pas.
Mon frère s'apprêta à bondir sur mon patron, mais Jacob l'en empêcha.
- Quand les personnes qui me sont chères sont en cause, alors oui je n'hésite pas.
Mais de quoi parlaient-ils ?
Jacob devait se demander la même chose que moi car il m'interrogea du regard. Les personnes les plus proches de nous, soit Jasper, Alice et le réceptionniste n'étaient visiblement pas en reste.
- Parce que Jane t'était chère peut-être ?ricana Cullen.
- Plus qu'à toi, siffla Emmett.
Le regard de mon patron changea, et à cet instant c'est lui qui aurait pu faire crier un serial killer comme une fillette.
Tu te crois dans Dexter ou quoi avec tes histoires de serial killer?
Euh...si tu ne te tais pas c'est moi qui risque de devenir une serial killeuse
Perdue dans mes divagations, je n'avais pas vu que Cullen était à seulement 2 mètres d'Emmett maintenant, moi au milieu plantée comme un baobab.
Je pouvais sentir son parfum entêtant et la pièce me semblait tout à coup faire office de sauna.
Pathétique Swan...
- Tu crois que j'ai voulu ce qui est arrivé ? ragea Cullen, le visage en proie à un tourment intérieur.
- On ne va pas dire que tu aies vraiment tout fait pour l'éviter.
- Euh, excusez-moi, mais est-ce que je suis le seul à me demander de quoi ils parlent? Intervint Jacob.
- A mon avis, ça parle d'une fille, fit le réceptionniste.
- Non ! On n'avait pas deviné ! C'est sûr que Jane n'est pas le prénom d'une licorne, répondit Jasper.
- Mais qu'est ce que tu voulais que je fasse ? Je n'allais pas l'applaudir à ce que je sache alors qu'elle m'avait trompé, et de plus avec toi ! cria Cullen.
- Quoi ? Emmett, tu as couché avec sa petite amie ? m'insurgeai-je.
- Apparemment oui, dit le réceptionniste.
Tout le monde lui lança un regard noir, auquel il répondit en haussant les épaules.
- Si tu ne lui avais pas balancé ces horreurs aussi, rien ne serait arrivé. Et puis tu n'étais pas obligé de lui parler de cette façon, elle a été une véritable loque après ça ! Et qui c'est qui a ramassé les morceaux ? C'est Bibi !
- Oh, je t'en prie, ne fais pas la victime Emmett ! Tu as ruiné ma vie, et tu le sais très bien ! A cause de toi, mon avenir est gâché. Je suis coincé, tu comprends ça ?
- Personnellement, je ne comprends pas, rétorqua je pingouin alors que je claquai la langue contre mon palais d'agacement.
- C'est pour ton bien que je t'ai dénoncé à tes parents Edward ! Tu ne pouvais pas continuer comme ça. Tu étais comme un fantôme. A cause de ta merde, tu devenais violent, séchais les cours... Je ne pouvais pas te laisser te détruire. En tant que meilleur ami, je ne pouvais pas. Et en plus, tu as amené ta petite amie à en prendre aussi, je ne pouvais tolérer ça.
- Mais bien sûr, quel meilleur ami exemplaire ! Tu aurais mieux fait de te taire Emmett, et aujourd'hui je ne dirigerais pas ce putain de journal à la con. Volturi ne ferait pas de mon existence un enfer et je pourrais avoir la vie dont j'ai toujours rêvé !
Alors là, j'étais soufflée. Les personnes alentour n'avaient pas entendu ça et tant mieux, sinon je doutais que ce serait sans conséquences. Mon cerveau n'arrivait pas à trier toutes les informations englouties ces 5 dernières minutes et notre petit cercle avait aussi du mal à encaisser.
- Mais de quoi tu parles Edward ? Demanda Alice. Je croyais que t'en voulais à Emmett parce qu'il t'avait volé ta copine. Qu'est-ce que Volturi a à voir là-dedans ?
Mais Cullen était à mille lieues d'ici, se plongeant sûrement dans des souvenirs douloureux.
- Quoi ? fit Emmett. Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Laisse tomber, répliqua acidement mon patron. Je n'ai plus envie de parler de ça.
- N'essaie pas de te défiler Cullen. Je n'en ai pas fini avec toi, dit Emmett après un long silence perplexe. Je ne sais pas ce que tu me chantes comme conneries mais tout ce que je te demande, c'est de laisser Bella tranquille. Je sais que tu m'en veux mais ne la mets pas dans cette histoire, ok ? Si j'apprends que tu lui as fait une crasse, que tu l'as regardée de travers, que tu lui as encore dit un mot plus haut que l'autre, rien ne pourra m'empêcher de te cogner, c'est clair ?
Cullen posa son regard sur moi, et ricana.
- Mais bien sûr.
Ils s'affrontèrent du regard quelques instant avant que Jacob n'intervienne.
- On peut y aller maintenant ? Je n'ai rien compris à cette conversation mais bon...
Mon frère marcha à reculons, puis se détourna, alors que je restai abasourdie à ma place. J'entendis le réceptionniste dire que tout était fini, alors que les journalistes, et les membres de Fox News se dissipaient peu à peu, chacun allant de son commentaire.
C'était quoi ce bordel ?
Alors qu'Emmett avait fait deux pas, Cullen s'adressa à moi.
- Au fait, tu n'es toujours pas revenue chercher ta culotte, Isabella.
Un ange passa.
J'écarquillai les yeux de panique, tandis que que je vis la scène comme au ralenti. Alice ouvrit la bouche d'appréhension, Jasper secoua la tête de désespoir, Jacob se figea dans sa marche et Emmett se retourna, le visage déformé par la fureur.
- Tu as quoi ?
- Emmett ! Et si on allait acheter des donuts ? Fit Jacob.
- Pourquoi est-ce que tu as la culotte de ma sœur ?
- Il plaisante Emmett, fis-je nerveusement. Pas vrai Edward ?
- Edward ? Tu l'appelles Edward ?
- Des donuts et des bières Em', rajouta Jacob.
Emmett me regarda fixement, puis écarquilla les yeux.
- Tu as couché avec Bella ? hurla-t-il.
- C'est moi qui t'invite mec, dit Jake en lui prenant le bras.
Cullen haussa les sourcils de défi, et ajouta :
- Tu n'as jamais mentionné la fait que tu me casserais la gueule si je touchais à ta sœur. Après tout, tu m'as dit de ne pas lui faire de mal, et je ne lui ai fait que du bien.
Foutu enfoiré suicidaire et con comme une planche à repasser !
-JE VAIS TE TUER ! hurla Emmett en se dégageant de Jacob et fonçant comme une fusée droit sur sa proie. J'eus juste le temps de me pousser de la trajectoire avant d'entendre le bruit de deux corps qui s'entrechoquaient.
Des cris de surprise retentirent alors que je n'osai même pas me retourner pour voir le carnage. Jacob me dépassa en criant après mon frère, des bruits de lutte et de verre brisé envahissaient le restaurant. Je fermai les yeux fermement, espérant faire cesser les bruitages dignes de films de karaté retentissant.
Je me résolus enfin à me retourner, observant mon œuvre et restai un instant interdite. Cullen était à moitié allongé sur une table, mon frère au dessus de lui le malmenant fermement, envoyant coups de poing sur son visage déjà marqué. Bien vite cependant, mon patron lui envoya un coup de pied dans le genou, profitant de cet instant de faiblesse pour le traîner jusqu'à une autre table et le cogner à son tour.
Les gens essayaient de s'approcher afin de les séparer mais ils se déplaçaient si vite qu'il était impossible de faire un geste. Jacob courait après eux mais sans succès.
- Il faut faire quelque chose ! cria Alice près de moi.
Jasper se lança aussi à leur poursuite alors qu'ils brisaient tous les verres, fracassaient les tables superbement dressées au sol.
- Arrêtez ! criai-je en allant dans leur direction.
J'attrapai le bras de mon frère qui maintenait Cullen au sol, l'œil gonflé, le rouant de coups plus vifs les uns que les autres en le tenant par la gorge. Emmett se dégagea vivement de ma prise, si bien que je vacillai sous le choc en reculant dangereusement, heureusement retenue par Jasper.
- Emmett, enfin ! Calme toi ! fit Jacob.
Mais mon frère, dont je remarquai maintenant les coupures sur le visage, semblait pris dans une sorte de frénésie.
- Ordure ! Tu as osé poser tes sales pattes sur ma petite sœur ! Décidément, tu détruis tout ce que tu touches, dit Emmett rageusement, ponctuant chaque phrase de coups.
- Emmett, ça suffit, tu vas le blesser ! criai-je en me débattant de l'emprise de Jasper.
Celui-ci me regarda furieusement.
- Ahaha ! Maintenant tu le défends ! C'était un si bon coup que ça ?
Je me statufiai devant tant de venin sortant de sa voix, puis écarquillai les yeux lorsque je vis Cullen le pousser, passant au dessus de lui, faisant tomber une autre table au passage. La porcelaine se déversa autour d'eux dans un bruit aigu.
- Ma porcelaine de France ! se lamenta le réceptionniste, manquant de s'évanouir.
- Oh oui, et tu n'imagines pas à quel point ! répondit mon patron, frappant Emmett en retour avec virulence.
Jacob essayait de les séparer, mais leur véhémence ne lui fit qu'essuyer des échecs cuisants. J'essayai toujours d'échapper à la poigne forte de Jasper, qui me défendait de m'approcher. Les gens autour de nous parlaient d'appeler la police, tandis que je voyais Alice les menacer de ne pas le faire, sous peine d'avoir de sérieux ennuis. Et je pouvais assurer qu'elle n'avait pas l'air commode.
- Mais arrêtez les bon sang ! Mes assiettes ! s'époumona l'obsédé de la verrerie en s'approchant, inconscient.
Emmett, se releva, mue d'une force herculéenne, et se tourna vers le pauvre homme.
- Tu m'emmerdes avec ta putain de porcelaine ! Je vais te la faire bouffer moi.
Il essaya de s'approcher du réceptionniste terrifié mais fut retenu par Jacob, dont le tee shirt était en lambeaux, tout comme celui de mon frère et la chemise de Cullen.
- Bon ça suffit Emmett ! J'en ai marre là ! Le remake de catch, ça commence à bien faire, ok ?
Ils se regardèrent un moment, alors que je trouvais que quelque chose clochait.
Mais c'est qu'on n'entend plus ton cher amant d'un soir !
Je courus presque vers mon patron, allongé sur le sol, immobile.
Oh non, non, non !
Je le secouais, lui tapotant les joues.
- Monsieur ? Monsieur, vous m'entendez ?
Il tressaillit à mon contact, ouvrant doucement les yeux, du moins le droit puisque son œil gauche était à moitié fermé.
- Isabella, fit-il faiblement.
- Bella, mais qu'est-ce que tu fais ? s'insurgea Emmett.
Je le regardai sévèrement.
- Regarde ce que tu as fait Emmett !
- Non mais je rêve ! Tu vas quand même pas le plaindre ? Je te venge et c'est comme ça que tu me remercies.
- Je m'en étais déjà chargé figure toi, je ne suis plus une gamine! Et c'était pas la peine de le frapper à mort non plus!hurlai-je.
- Eh ! Non mais tu vois pas qu'il fait son cinéma pour que tu le plaignes. Et puis, s'il est aussi résistant qu'un moustique, j'y peux rien...
Je soufflai fortement, alors que tout le monde s'agitait autour de moi. Alice s'approcha, suivie de Jasper.
- Oh mon dieu ! Murmura-t-elle.
- On a appelé une ambulance, dit Jasper.
- Non, c'est bon. Je vais bien, dit Cullen en se relevant difficilement, vacillant dangereusement.
Je le soutins du mieux que je pus, avec l'aide de sa sœur.
- Sécurité ! Que s'est-il passé ici ?
Oh non, manquait plus que ça !
Un homme en noir s'approcha de nous, et écarquilla les yeux en voyant l'état d'Edward.
- Monsieur ? Mais que vous est-il arrivé ?
C'est vrai qu'il était sérieusement amoché avec son œil à moitié clos, sa lèvre fendue, les coupures sur ses poings, et sa chemise déchirée.
- Rien, rien Peter. Une petite divergence d'opinion, c'est tout.
Celui-ci se tourna vers Emmett, qui le défia du regard. On aurait dit un boxeur avec son arcade coupée et sa lèvre gonflée.
- Mais monsieur... voulut intervenir un des journalistes de Fox News.
- Ecoutez, ça va. C'est fini maintenant.
Je regardai Cullen bizarrement. Il avait dû recevoir un plus gros choc sur la tête que je ne le pensais pour minimiser la situation ainsi.
- Bon, quelqu'un peut nous faire part de la situation ? dit un autre membre de la sécurité en s'approchant.
- Il ont cassé ma porcelaine, pleurnicha le réceptionniste. Et il a voulu me frapper, lança-t-il en désignant Emmett du doigt, qui lui retourna un regard noir.
- Peut-on savoir qui vous êtes ? demanda le dénommé Peter en se tournant vers mon frère et Jake.
- Euh...nous ne sommes personne, répondit Jake.
- Je suis le responsable de l'état de monsieur que voilà, dit Emmett dédaigneusement en montrant- Cullen.
- Jim appelle les flics !
L'autre membre de la sécurité sortit son portable, et alors que j'allais répliquer, Cullen le fit à ma place, articulant douloureusement chaque mot.
- Non, non, c'est bon. Je ne crois pas que ce soit nécessaire.
- Mais enfin, monsieur...
- Je vous ai dit que ça va. C'est toujours moi qui commande ici, non ?
Je restai soufflée devant sa réaction.
A mon avis, regarde par terre pour voir s'il n'y a pas une partie de son cerveau.
Tout le monde à mon avis s'attendait à tout sauf à ça au vu de leur mines perplexes. Même Emmett n'avait pas l'air d'en croire ses oreilles, puisqu'il regarda Edward curieusement, avant de renifler avec dédain.
Parce que c'est Edward maintenant ?
Bah c'est bien son prénom, non ?
- Très bien...Suivez-nous messieurs, dit le Jim, quelque peu dépité de s'être déplacé pour rien.
Emmett lança un dernier regard mauvais à Cullen, puis fixa longuement son bras placé autour de mes épaules pour se soutenir. Finalement, Jacob le poussa vers la sortie, me faisant signe de venir les rejoindre aussi vite que possible.
Bientôt, les conversations reprirent, chacun s'approchant de Cullen pour lui demander comment il allait. Alice, elle, s'évertuait à les faire quitter les lieux, parlant aussi d'aller chercher une trousse de secours, avec l'aide de Jasper. Bientôt, il ne resta plus que nous au milieu des débris. Je le fis asseoir sur une chaise miraculeusement intacte
- Il faudrait mieux que vous alliez consulter un médecin, on se sait jamais.
- Oui oui, je le ferai, sourit-il avant de grimacer. Je ne dois pas être très beau à voir.
- Je dois avouer que...mentis-je à moiti é. Vous avez très mal ? demandai-je en touchant légèrement sa joue.
- J'ai connu pire, ne vous inquiétez pas.
Je voulus enlever ma main mais il la retint.
- Et puis, la situation pourrait être plus désagréable.
Se pouvait-il que même amoché je le trouve toujours séduisant ?
Je rougis sous son regard qui pour une fois n'était ni moqueur, ni arrogant, mais authentique.
- Alors, avec mon frère vous vous connaissiez bien d'avant ?
Il lâcha soudainement ma main, et un air sombre prit place sur son visage.
- Vous le saviez déjà de toute façon, je me trompe ?
- Oui, je m'en doutais. Et pourquoi avoir dit qu'il avait gâché votre avenir ? Je croyais que c'était votre père qui vous aviez confié le journal.
Il fronça les sourcils.
- Comment savez-vous ça ?
- Peu importe, vous ne répondez pas à ma question.
Il soupira, et garda le silence un long moment, si bien que je crus qu'il ne me répondrait jamais.
- Anthony Masen n'était pas mon père. Je le qualifierais plutôt de géniteur.
Je restai ébahie par tant de haine émanant de lui en parlant de son père.
- Il m'a abandonné quand j'avais 4 ans, soit disant car il en avait marre de cette vie de beauf. Il rêvait de la grande vie de Chicago, celle des PDG, des ministres. Ma mère, Elizabeth, ne s'en est jamais remise. Elle a plongé dans l'alcool, la drogue. Bref, un jour, quand j'avais 6 ans, elle a pris le volant avec moi sous l'effet d'un de ces mélanges. Elle a perdu le contrôle de la voiture, du moins d'après les résultats de l'enquête, et elle est morte sur le coup en fonçant dans un arbre.
Je le regardai fixement, soufflée par ce qu'il me racontait. Je comprenais mieux son ressentiment à l'égard de ce Masen. A cet instant, j'avais envie de le prendre dans mes bras tellement il me semblait fragile.
Achète toi une poupée Bella pour calmer tes instincts maternels.
- Je suis désolée, murmurai-je
- C'est la vie, je suppose...sourit-il tristement.
- J'ai été dans le coma pendant deux semaines, reprit-il. C'est Carlisle qui était mon médecin à l'époque. Quand je me suis réveillé, j'étais en état de choc. A partir de cet instant, il m'a pris sous son aile. Comme je n'avais aucune famille dans les environs, et que Masen avait disparu de la surface de la Terre, il a décidé de m'adopter, avec sa femme Esmée.
- Carlisle et Esmée Cullen...murmurai-je. Les célèbres médecin et décoratrice d'intérieur. Mon père les apprécie beaucoup.
- Charlie Swan. Je lui en ai fait voir de toutes les couleurs...
- Vraiment ? M'étonnai-je.
- Oh ça oui...Il ne sait pas que tu travailles pour moi ?
- Non, je ne lui ai pas mentionné de nom, répondis-je en tiltant devant le tutoiement employé. Bref, et ensuite ? demandai-je avec curiosité.
- Ils ont tous été très gentils avec moi. Je me rappelle d'Alice qui venait tout le temps vers moi en bondissant du haut de ses 5 ans avec ses robes de poupée pour que je joue avec elle. On s'est tout de suite bien entendus tous les deux. Ce n'est peut-être pas ma sœur de sang mais pour moi, c'est tout comme.
Je souris devant l'image d'une mini Alice branchée sur 400 volts.
- Et tu avais quel âge à ton adoption?
- 7 ans.
- Eh ben, tu en avais vécu des choses à cet âge là !
- Oui, c'est sûr, sourit-il.
Je me sentais troublée à cet instant. Si je m'attendais à ça !
- Et ensuite ?
- Curieuse ?
- Je ne veux pas devenir journaliste pour rien, souris-je.
- C'est vrai. Je disais donc que tout allait bien, jusqu'à ce que Carlisle ne soit muté à Forks à mes 16 ans. C'est là que tout s'est dégradé.
Je restai suspendue à ses lèvres, attendant aussi patiemment que possible la suite.
- Masen a essayé de reprendre contact avec moi. Il m'envoyait des mails, me disant que je devais me méfier.
- De quoi ?
- Je ne savais pas. Enfin , tout ça pour dire que cette période a été difficile pour moi. C'est là aussi que j'ai rencontré Emmett en seconde. Personne ne savait que mon père biologique avait cherché à me contacter, même pas mes parents. Avec ton frère, on est bientôt devenus inséparables, les meilleurs amis du monde.
- Et ensuite, il y a eu cette fille...Jane c'est ça ?
- Ouais, Jane Volturi..marmonna-t-il. On est sortis ensemble à la fin de l'année de seconde. Masen m'avait un peu lâché la grappe pendant cette période, tout allait bien quoi...Jusqu'en rentrée de terminale. Masen m'a recontacté, et c'est là qu'il m'a mis au courant du contrat qui planait au dessus de ma tête.
- Quel contrat ?
- Celui attestant qu'au départ à la retraite du patron actuel du NYDP, soit monsieur Simons, je devrais reprendre les rênes du journal, dit-il avec dégoût.
- Quoi ? Mais enfin, pourquoi ?
- Oh mais la raison est très simple. Il se trouve qu'il y a 34 ans, mon père a été l'actionnaire majoritaire du journal avec Aro Volturi. Il a dilapidé toute sa fortune dedans, puis après la faillite de son entreprise, s'est retrouvé ruiné. Il s'est rendu compte que s'il ne pouvait plus investir, Volturi allait devenir le seul actionnaire et donc se remplir les poches. C'est là que j'interviens. Lorsqu'il a appris que ma mère était enceinte d'un garçon, il a trouvé le moyen de ne pas perdre le contrôle de la situation. Il a signé ce contrat, pour que quoi qu'il arrive, une partie de lui subsiste aux rangs de la société. Il ne voulait pas laisser le journal aux mains de ce magouilleur de Volturi. Bien sûr, je n'avais pas mon mot à dire dessus, alors quand j'ai appris à mes 18 ans que mon avenir était tracé d'avance par mon père qui m'avait en plus abandonné, j'ai pété un câble.
Alors si je m'attendais à ça ! Aro Volturi, célèbre homme d'affaire et père de Démétri et Félix...Cette histoire était totalement surréaliste.
- Mais enfin, comment un père peut faire ça à son enfant ? m'insurgeai-je.
- Faut croire que le pouvoir comptait plus que tout le reste...
- Qu'as-tu fait ensuite ? Et ta Jane, elle porte le même nom que cet Aro. Mais je ne comprends pas, qu'est-ce qu'Emmett vient faire dans cette histoire de journal ?
Son visage devint impassible.
- Oui, Jane est la fille d'Aro, issue de son deuxième mariage, donc la demi sœur de Démétri et Félix.. Eux habitaient à New York, avec leur mère. Bref, après ça, j'ai enchaîné les conneries. Personne n'était au courant de ce qui se passait. J'ai commencé à prendre...disons des substances illictes.
- De la drogue ?
- Ouais, fit-il gêné. Et ce n'était pas que des joints, si tu vois ce que je veux dire, fit-il gêné.
Bah je comprends mieux son comportement maintenant. Ça a dû lui détruire quelques dizaines de neurones !
Tu es obligée de te manifester maintenant ?Pour une fois qu'il n'est pas fermé comme une huître...
C'est clair...il a vraiment dû recevoir un sacré coup sur la tête.
- Oh...je vois...
- Bon, donc, cela ne m'a pas réussi. Je séchais les cours, je me réveillais dans des endroits inconnus, je passais mes nuits dehors en prétendant être chez des copains. Je suis devenu violent, d'où le fait que ton père me connaisse.
- Tu as été arrêté ?
- Oui, plusieurs fois même. Mais je n'avais que de l'alcool dans le sang, donc mes parents pensaient juste que j'étais en pleine crise d'ado. Pour me punir, ils m'ont empêché de sortir, mais ils ne se doutaient pas de la vérité.
- Et Emmett ? Il a couché avec ta copine, c'est ça ?
- J'y viens. Un soir, j'étais totalement stone. Jane est venue me voir car je la négligeais totalement. Là, je lui ai balancé des horreurs en lui reprochant d'avoir été au courant pour le contrat depuis le début. Bien sûr, j'avais dit tout ça sous le coup de la colère mais ensuite j'ai vu qu'elle avait l'air résigné. La vérité, c'est qu'elle était vraiment au courant, et qu'elle ne m'avait rien dit. Bref, elle a fini par partir en larmes de chez moi, alors qu'Emmett lui, était venu me voir et avait tout entendu. Il avait juste suivi la partie où je parlais d'Aro, et est venu me reprocher mon comportement avec Jane. C'est là qu'il a découvert que je me droguais, ce qu'il avait plus ou moins soupçonné. Après une nuit dehors, lorsque je suis rentré chez moi, j'ai découvert mes parents avec le visage fermé, empreint de déception. Emmett avait la tête baissé. Là j'ai compris qu'il m'avait balancé.
Il semblait tellement dégoûté à cet instant que je ne savais pas quoi faire pour le dérider. Il me surprit cependant en prenant ma main dans sa grande paume.
- Je pense que le pire fut de voir ma mère en larmes et la déception dans leurs yeux. Je m'étais promis de ne jamais les décevoir, en l'honneur de tout ce qu'ils avaient fait pour moi, et voilà que je n'ai pas tenu cette promesse. Plus que contre Emmett, c'est contre moi que j'étais en colère. Bien sûr, Carlisle a tout fait pour me sortir de cette situation. Il m'a d'abord envoyé en cure de désintox à Seattle. Ensuite, il a cherché à déposer une plainte contre Masen, à briser le contrat, mais il n'y avait aucune faille. Il est allé voir Volturi, mais celui-ci ne voulait en aucune façon se mouiller. Bientôt, l'histoire a pris des proportions énormes, et Volturi s'est fait convoquer au commissariat. Cela a fait du bruit dans la presse, même si ça s'est vite tassé et ça ne lui a pas plu. Quand je suis rentré de cure, j'étais prêt à m'excuser auprès de Jane et d'Emmett pour mon comportement. Je suis allé le voir chez vous, et c'est là que je l'ai surpris avec Jane.
Je grimaçai, peu fière du comportement de mon frère, mais aussi à cause de la prise qu'il avait raffermie sur ma main.
- J'ai littéralement pété un câble. Mon premier réflexe a été de vouloir prendre une dose mais je me suis retenu. Jane a voulu me parler quelques heures après, me disant qu'elle m'aimait. Toute la rage que je contenais, eh bien je l'ai déversée sur elle. Les mots ont dépassé ma pensée. Emmett est venu me voir quelques jours après l'incident, furieux. Au début, je ne comprenais pas ce qu'il avait à me reprocher. Puis il m'a appris que Jane avait aussi plongé dans la drogue après mon départ, et qu'il avait tout fait pour l'aider à s'en sortir, puisqu'il n'avait pas réussi avec moi. Il m'a aussi avoué être amoureux d'elle. Enfin il m'a dit qu'elle était à l'hôpital pour avoir fait une overdose après que je l'ai quittée. On s'est violemment disputés, lui me tenant pour responsable de sa rechute, moi lui en voulant de m'avoir trahi . C'en était trop pour moi, alors, après la remise des diplômes, je me suis résigné à diriger cette putain d'entreprise et je suis parti à NY. Je voulais oublier toute ma vie d'avant. Et voilà comment aujourd'hui je dirige ce journal, alors que je voulais devenir musicien, débita-t-il, grimaçant à cause de l'effort fourni dû à sa mâchoire blessée.
J'ouvris la bouche de stupeur, ne sachant pas quoi dire devant cette déferlante d'informations. Eh bien, si je m'attendais à ce qu'Edward soit un ancien toxico, l'ex meilleur ami d'Emmett, et un passionné de musique.
- Musicien, hein?
- Oui, pianiste, sourit-il amusé. Après tout ce que je t'ai dit, c'est tout ce que tu as retenu ? rigola-t-il
.- Oui, enfin non, mais je veux dire, c'est Ouahh !
Il rit doucement.
- C'est vrai qu'on pourrait écrire un livre.
- Mais, si je me souviens bien, il y a une histoire de chantage avec Volturi.
Son sourire disparut.
- Oui, c'est vrai, soupira-t-il. Disons que qu'Aro n'a pas apprécié de voir son nom dans un journal après son arrestation ni le fait que sa fille soit en cure de désintox. Il m'a tenu pour responsable de tout et a voulu se venger. Quand je suis arrivé à NY, j'ai réfléchi et je me suis dit que ce n'était finalement pas le vie dont je voulais. J'ai donc cherché à trouver un moyen de ne pas diriger le journal. Là, Aro a trouvé une faille, et la solution pour me faire payer.
- Comment ça ?
- Disons qu'il veut me faire la vie impossible. Il me menace de balancer dans la presse mon ancien passé de toxico et mes différents accès de violence, dit-il sombrement.
- Mais enfin...Si tu renonces au journal, ce sera dans son intérêt puisqu'il aura le champ libre.
- Oui, mais Aro Volturi favorise toujours la vengeance...Et puis ce n'est pas plus mal, je n'ai pas envie de voir cette ordure gagner.
J'ouvris la bouche mais n'émit aucun son.
- ça alors ! En tout cas si je m'attendais à tout ça ! Et cette Irina alors ?
Il se ferma brusquement.
- Je pense que tu en sais assez Isabella, dit-il en lâchant ma main. Et le moins tu sauras, le mieux ce sera. Il n'est pas nécessaire que je te dise de garder tout ça pour toi.
Je clignai des yeux devant ce revirement soudain de comportement, mais continuai, imperturbable.
Monsieur a repris ses esprits on dirait.
- Et donc, tu tiens Emmett pour responsable de tout cela ?
- S'il n'avait rien dit à mes parents, la situation n'aurait pas autant dégénéré. Et Volturi n'aurait pas cherché à se venger.
- Mais si tu lui disais ce que tu m'as raconté...
- J'ai pas envie de revenir là-dessus, et surtout pas avec lui, me coupa-t-il sèchement.
- Mais il n'y est pour rien ! m'exclamai-je. Je veux dire, ce n'est pas directement de sa faute.
- Peu importe...ça n'empêche pas qu'il m'a trahi.
Je le regardai alors qu'il tournait la tête, se massant la mâchoire.
- Pourquoi ne pas l'avoir dénoncé à la sécurité ?
Il sembla surpris de m'entendre puisqu'il me dévisagea quelques secondes en haussant les sourcils.
- On va dire que c'est en l'honneur...de notre ancienne amitié, grimaça-t-il.
- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que tu mens ?
Il haussa les épaules.
- Je pense t'avoir attiré assez de problèmes pour toute une vie. Alors, si je peux t'en éviter un de plus...
Je l'observai, surprise, puis me raclai la gorge.
- Eh bien...merci, affirmai-je, le remerciant aussi implicitement pour la confiance qu'il m'avait accordé.
Il me fit son sourire en coin, nonchalant.
- Et puis, c'est aussi en souvenir de notre nuit passée ensemble, ajouta-t-il en me faisant un clin d'œil.
Je levai les yeux au ciel en lui tapant la mâchoire.
- Aïe ! Déjà que j'ai mal à force d'avoir trop parlé...
- Pauvre petite chose...
- Petite chose qui sait sacrément bien se battre.
- Mouais, si on veut. Mais je ne cautionne pas la violence donc je ne ferai aucun commentaire.
- Des vautours je te dis ! entendis-je une voix aiguë dire.
- Calme toi ma puce ! Ah, ben tu es toujours là Bella ?
- Mais évidemment qu'elle est toujours là Jazz ! dit Alice ne me faisant un clin d'œil.
Je soupirai en secouant la tête. Fin de l'instant magique !
- Alors, comment ça s'est passé ? Demandai-je . Vous avez trouvé une trousse de secours ?
- Oh bah tu sais, ces foutus journalistes...Et oui, j'ai de quoi jouer les infirmières.
- Bébé, je suis journaliste, répliqua Jasper. Et toi aussi d'ailleurs.
- Oui mais ce n'est pas la même chose. Eux on dirait qu'ils travaillent pour un magazine de potins. Tu parles d'une chaîne d'informations !
- Bon, c'est pas tout mais il faut que j'y aille moi. Je vais essayer d'arranger les choses avec Emmett.
- D'accord, tu me raconteras tout demain !
- Alice, tu parlais pas de vautours tout à l'heure ? Parce que tu es pire qu'eux.
- Oh ça va Jasper, c'est juste de la simple curiosité, c'est tout...
- Ouais, c'est ça. Bon, bonne soirée !
- Bonne chance ! me lança Jasper.
De loin j'entendis Alice enguirlander son frère pour son numéro de lutte, tandis qu'au lieu d'avoir son regard posé sur elle, je pouvais sentir ses yeux me suivre jusqu'à l'ascenseur.
~~~ooo~~~
Trois jours s'étaient écoulés depuis la rixe et Cullen était aux abonnés absents.
Sûrement en convalescence...
Je voyais bien que tout le monde au journal se retenait de me demander le pourquoi de la bagarre, mais ils voyaient que je n'étais toujours pas très encline à en parler.
Avec Emmett, toute tentative de discussion était pour l'instant vouée à l'échec. En rentrant, je lui avais reproché le fait de s'être comporté comme un homme des cavernes, alors que lui m'avait envoyé bouler en me disant que si ça n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais limite soigné moi-même. Bref, tout avait dégénéré, Jacob en médiateur au milieu. J'avais tenté de m'expliquer auprès d'Emmett pour mon dérapage avec Cullen, mais aucune excuse n'était valable selon lui pour : « aller vendre son âme au diable ». Évidemment, je pensais qu'il exagérait, surtout après avoir écouté l'histoire de mon patron, qui m'avait donné et me donnait toujours matière à réflexion.
C'était le week-end et pour une fois, mon frère n'était pas dehors avec Jacob à m'éviter. Je trouvais cette situation invivable, bien que j'aie conscience de ne pas avoir arrangé les choses avec mes mensonges. Tentant une approche directe, je me dirigeai donc vers le salon, où il regardait la télé avec Jake.
- Bon Emmett, ça suffit maintenant ! Laisse moi t'expliquer au moins !
- M'expliquer quoi ? Dans quelle position vous l'avez fait ?
Je préférais encaisser sans broncher au risque d'envenimer encore plus la situation.
- Bon écoute, ok j'ai eu un moment d'égarement, mais ça ne se reproduira plus, je te le promets.
- Oh mais fais ce que tu veux, puisque de toute façon tu te fiches de mon avis.
- Je suis désolée, d'accord ? Mais je savais que si je te l'avais dit, tu aurais...
- Eh bien parfait ! Je vois que la confiance règne entre nous...répliqua-t-il acidement.
- Ce que Bella essaie de te dire Em', c'est que...
- Bon ça va. J'ai compris ce qu'elle essaie de me dire. Je sais même pas pourquoi je suis toujours ici d'ailleurs. Je préfère retourner à Forks, si c'est pour que ma propre sœur me baratine.
Sur ce, il se leva et fila dans sa chambre en claquant la porte fortement.
- Emmett !
- Laisse lui le temps de digérer tout ça, me fit Jacob en s'avançant vers moi.
- Si tu savais comme je m'en veux...Le pire c'est que tu m'avais dit de ne pas attendre.
- ça s'arrangera, répondit-il en me prenant dans ses bras.
Je soupirai, profitant de son étreinte rassurante, bien vite brisée par la sonnette de la porte.
- Tiens...Qui ça peut être ? m'étonnai-je en me dirigeant vers la porte.
Jacob me suivit tandis que j'ouvris à mon visiteur.
Parfois dans la vie, il arrive que la roue tourne en notre faveur.
Deux policiers se tenaient devant moi, l'air sérieux.
Parfois non…
- Miss Isabella Swan ?
- Oui ? m'étonnai-je, commençant à avoir peur.
Encore faut-il tomber sur des personnes qui nous seront bénéfiques.
- Est-ce que nous pouvons voir monsieur Emmett Swan s'il vous plaît ?
- Euh...qu'est-ce que vous lui voulez ?
- Vous le saurez bien assez tôt, dit le deuxième flic.
Malheureusement, je suis tombée sur les mauvaises...
Je me tournai vers Jacob qui, aussi perplexe que moi, appela mon frère, qui arriva en traînant des pieds au bout de quelques secondes.
- Quoi encore ? s'agaça-t-il.
qui, au lieu de me donner la force de tout affronter, me font tout affronter de force.
- Emmett Swan ?
- En chair et en os, fit Emmett blasé. C'est mon père qui vous envoie de Forks pour me ramener ?
Et si je ne savais pas dans quelle catégorie de personne me situer : les chanceuses ou non...
- Hum non. Veuillez nous suivre s'il vous plaît.
- Oula, c'est si grave que ça ? rit-il avec défiance.
- Assez, en effet.
Mon rythme cardiaque s'accéléra quand une idée surgit dans ma tête.
maintenant, je le savais.
- Et de quoi suis-je accusé au juste ?
- Bon, nous avons assez perdu de temps comme ça.
Un des policiers sortit des menottes de je ne sais où, alors que j'écarquillai les yeux et que mon frère fronça les sourcils.
-Vous êtes en état d'arrestation pour agression et coups et blessures sur la personne d'Edward Cullen. Vous avez le droit de garder le silence, ou d'appeler un avocat à partir de maintenant, lui dit le policier en le tirant par le bras, lui passant des menottes, alors que mon frère se débattait, criant au complot.
Et je pouvais définitivement affirmer que l'ignorance est meilleure que la certitude.
Oui, j'aurais aimé rester dans l'ignorance. L'ignorance de ma malchance accrue, l'ignorance de l'existence de la peine, du chagrin, mais surtout l'ignorance de l'existence d'une personne, d'une seule dont le nom apparut dans mon esprit semé par le chaos:
Edward Cullen.
Et tadaaaaaaamm ! Bon, alors je voudrais vous dire une chose. J'ai longtemps hésité sur ce chapitre, j'ai voulu le recommencer au moins cinquante mille fois, mais je me suis dit qu'il fallait bien que je le poste un jour. Donc, vos avis compteront énormément pour moi, car je ne suis pas entièrement satisfaite.
Voilà, alors je vous entends de là : « Il n'a pas osé faire ça ? ». Vous ne croyiez tout de même pas qu'il serait devenu tout gentil, tout mignon maintenant ? Qui y a cru ? Ahaha ! Bon voilà, vous connaissez l'histoire de ce cher Edward. Alors, on en est à peu près à la moitié de la fic pour ceux ou celles que ça intéresse.
Pour la suite, je ne vous promets rien mais j'essaie de me dépêcher, même si le bac approche:/.
Voilà, bonne fin de vacances à celles et (ceux) qui sont concernés et aux autres, bon courage !
Je vous embrasse,
Christelle.
