Hola everybody ! Y'a encore quelqu'un j'espère ! Me revoilà plus de deux mois après, et encore une fois je m'excuse de cet énorme retard, mais avec le bac j'ai vraiment pas eu le temps ni l'inspiration pour écrire. Mais ça y est, c'est enfin fini, je l'ai eu, (avec mention de surcroît) donc tout roule j'en envie de dire !
Bon, petit problème : je pars en vacances fin juillet pendant un mois me dorer sur les plages de Madagascar et donc je n'aurai sûrement pas le temps d'écrire. Cependant vu que j'aurai internet (je crois),je ferai tout mon possible pour pondre un chapitre. Autre problème : je vais en médecine l'an prochain et durant cette année, je n'aurai absolument pas le temps de poster. Donc résultat, je vais essayer de m'avancer au maximum avant septembre, ce qui s'avère compliqué ! Mais je veux finir cette fiction, donc je ferai mon possible !
Je n'ai pas eu le temps de répondre à toutes les reviews et j'en suis sincèrement désolée. Mais sachez que toutes m'ont apporté un plaisir immense et chaque petit mot de votre part, vos encouragements, vos compliments, votre exaltation me comblent énormément ! Donc un immense merci à toutes !
Merci aux anonymes également: lilly-rose , Jolieyxbl, Sandry, CamilleSaskiaMarius76 , PatiewSnow , KM (pour mes fictions coups de cœur, il y en a pas mal mais en tête de liste je citerais les fic's de Popolove, celles detiftouff19, Collisions , Obsessions, Captive, Roommates, Echec et mat, A Fleur De...et bien d'autres que j'aime beaucoup que tu trouveras dans mes Favorite stories. Merci pour tes compliments en tout cas, ça m'a beaucoup touchée!), Sam, miss love, Olivia, Ins,o0O-Eden-O0o.
Pour celles (ou ceux) qui se le demandent, je pense qu'il y aura une vingtaine de chapitres, je ne connais pas exactement le nombre.
Place au chapitre maintenant ... Enjoy !
Désillusion à NYC
Chapitre 12 : Take a bow
Bella POV
Oui, j'aurais aimé rester dans l'ignorance. L'ignorance de ma malchance accrue, l'ignorance de l'existence de la peine, du chagrin, mais surtout l'ignorance de l'existence d'une personne, d'une seule dont le nom apparut dans mon esprit semé par le chaos:
Edward Cullen.
~~~ooo~~~
- Mais laissez moi le voir !
- Je suis désolé mademoiselle mais toute visite de votre part a été formellement interdite.
- Ah oui et par qui ?
- Aucune information ne vous sera filtrée. L'enquête est en cours.
- Mais c'est mon frère ! m'exclamai-je désespérément.
Une demi-heure que j'étais ici à essayer d'accéder à la cellule d'Emmett et une demi-heure que cet Himalaya en uniforme me répétait constamment la même chose d'un ton morne.
- N'insistez pas où vous allez aggraver son cas.
- Ecoutez moi bien espèce de baobab, mon frère a été arrêté pour une raison obscure à cause de je ne sais quelle machination, on m'a demandé de patienter toute la nuit durant laquelle je n'ai pas fermé l'œil, j'ai une mine semblable à une galette fripée, je ne suis pas coiffée, j'en suis à un taux négatif de caféine dans mon sang alors vous allez me laisser passer ou je jure que je vais faire un si gros scandale que vous allez encore encore le revivre dans votre sommeil ! hurlai-je
- Que se passe-t-il ici ? Intervint un homme grisonnant tandis que la grande asperge prénommée selon sa plaque agent Martins esquissait un mouvement de recul tout en me regardant.
- Cette famille est complètement dingue ! Oh bon dieu j'aurais dû écouter maman et aller vendre des bretzels dans le Minesota ! s'exclama l'agent Mar-de-voir-ta-tête-tins.
- VOUS êtes complètement dingue de vouloir vendre des bretzels triple andouille parce que tout le monde sait que c'est totalement out, ripostai-je.
- Bon pourrais-je au moins savoir à qui j'ai affaire ? s'impatienta le cinquantenaire.
- Je vous retourne la question.
- Commissaire Disher. Puis-je savoir ce que me vaut cet esclandre dans mon poste de police mademoiselle...
- Swan...Isabella Swan.
Le dénommé Disher se figea quelques instants, puis reprit.
- Je suppose que vous venez voir votre frère...
- C'est exact ! fis-je en esquissant un mouvement pour passer.
- ...Mais vous ne pouvez pas, continua-t-il en me bloquant le passage.
Dire que je perdais patience était un euphémisme. Mon état mental à l'heure actuelle était en effet plus proche de la cocotte minute émettant un sifflement strident.
- Mais...
- Les consignes sont claires et je suis au regret de vous dire que je ne peux pas vous laisser passer.
« Au regret ». Tu parles !
- Mais de quoi avez-vous peur ? Vous croyez vraiment que je suis Superninja et que je vais assommer le détenteur des clés pour libérer mon frère ? m'énervai-je.
L'air amusé que prit mon interlocuteur me donna envie de lui faire ravaler sa moustache.
C'est bizarre mais il me rappelle quelqu'un..
Cet énergumène n'était en effet pas sans me rappeler Charlie avec sa bedaine et sa moustache, en éliminant la couleur grisonnante de ceux-ci bien sûr.
Oui, bien sûr...
Penser à lui me donna d'ailleurs envie de tenter quelque chose.
- Vous savez qui est mon père ?
- Charlie Swan, shérif de Forks, votre ville natale, répondit Disher avec un sourire satisfait.
Loupé pour la tentative d'intimidation !
- Je vois que vous vous êtes déjà bien renseigné, grinçai-je. Oui eh bien ça m'étonnerait qu'il cautionne votre manière de faire commissaire Fisher.
- Disher.
- C'est ce que j'ai dit !
- Non vous avez dit...peu importe ! Eh bien j'attends votre père avec grande impatience mademoiselle Swan. Je vous propose d'ailleurs d'aller le tenir informé de la situation actuelle.
Non mais il se fout de ma gueule en plus !
Martins qui se planquait derrière son supérieur ricanait de son air benêt tandis que je le fis taire d'un regard.
- Je n'irai nulle part, affirmai-je en croisant les bras sur ma poitrine.
- Je ne voudrais pas en arriver au point de vous mettre dehors de force.
- Essayez toujours !
- Martins, veuillez monter à mademoiselle Swan la sortie !
- Vous comptez vraiment sur cette brindille pour me mettre dehors ? me moquai-je en fusillant le concerné du regard alors qu'il s'avançait.
- Je ne préfère pas commissaire, avec tout le respect que je vous dois. Elle serait capable de m'arracher les cheveux qu'il me reste.
- Dites moi au moins comment il va ! Suppliai-je.
- Martins arrêtez de geindre et faites ce que je vous dis ! tonna son supérieur en ignorant ma requête.
- S'il vous plaît commissaire, je ne vous demande qu'une minute ! Vous, ne bougez pas ! ordonnai-je à l'abruti qui avançait son pied dans ma direction.
- Je vous le répète, je ne …
- Mais je le sais ! Vous ne comprenez pas qu'il s'agit d'un complot de Cullen ! C'est lui le dérangé qu'il faut arrêter.
- De Cullen ? s'étonna le commissaire.
- Oui, il... Emmett ! Emmett ! criai-je en direction de mon frère se débattant en grognant des insanités escorté par deux policiers alors que je m'élançai vers lui.
Surpris par mon geste aucun des deux hommes ne m'arrêta et je sautai dans les bras de mon frère. Quand je me rendis compte qu'il ne m'enlaçait pas en retour je reculai, surprise pour constater avec affliction qu'il avait des menottes.
- Bella ! Tu devrais t'en aller de ce putain d'endroit maudit, dieu sait ce qu'ils pourraient retenir contre toi.
Je relevai mon visage de ses mains liées pour tomber sur son visage fatigué et ses yeux scintillant de colère.
- Mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
- T'en fais pas pour moi Bells, je suis un Swan tu le sais bien ! Je leur fais plus subir que l'inverse. Ils n'en pourront bientôt tellement plus de moi qu'ils me relâcheront, fit-il en souriant.
Je secouai la tête.
- Je te sortirai de là, je te le promets !
- Ouais, et si tu pouvais surtout me faire passer de la bouffe, c'est vraiment dégueu ici.
Emmett sera toujours Emmett !
- Je vais appeler papa et il trouvera bien un moyen. Tout est de ma faute, si je n'avais pas fricoté avec Cullen...
- Tu n'y es pour rien si ce type est un putain d'enfoiré, grogna-t-il.
- Je vais aller le voir et lui bousiller ses bijoux de...
- Non, écoute je refuse que tu t'approches à nouveau de lui, c'est bien clair ? Un de nous en prison suffit, tu ne crois pas ? Il n'aura aucun remord à te faire subir le même sort qu'à moi.
Les deux types qui l'encadraient me demandaient de m'en aller mais je ne fis guère attention à leurs paroles.
- Mais et s'ils t'envoient en prison ? paniquai-je.
- Ecoute, appelle papa et on verra ensuite, ok ? Soupira-t-il. Hey vous pouvez arrêter de me pousser comme un chariot ! Vous vous croyez où ? Dans un supermarché ? s'exclama mon frère alors que je souriais de voir à quel point les deux autres avaient l'air apeuré.
- Tiens le coup Emmett !
- T'en fais pas sœurette ! Et reste en dehors de ça, c'est clair ?
- Mademoiselle Swan, je vous ai laissé mais il ne faut non plus abuser, fit Disher en me saisissant le bras et me tirant en arrière vers la sortie.
J'eus juste le temps de voir les deux gardes le pousser pour qu'il avance vers une porte avant de me faire envelopper par l'air froid de novembre.
~~~ooo~~~
- Quand je pense que Thanksgiving est dans un peu plus d'une semaine ! Le temps passe si vite !
- Hummmmm, répondis-je distraitement.
- Tu comptes répondre par onomatopées à chacune de mes questions ? me demanda Angela.
Je cessai de touiller mon café et me reculai dans ma chaise en soufflant.
- Désolée Angie, mais toute cette histoire me tracasse.
- Je sais, fit-elle désolée. Tu es sûre que Cullen est derrière tout ça ?
- Qui veux-tu que ce soit ? répliquai-je acide.
- Bah je sais pas, il t'a quand même dit qu'il ne porterait pas plainte. Pourquoi se serait-il rétracté ?
- J'en sais rien, parce que c'est un enfoiré aussi fiable qu'un mytho.
- N'empêche je trouve ça bizarre. Tu m'as dit qu'il avait l'air sincère, dit-elle en faisant mine de réfléchir intensément.
- Oui il avait l'air. Et le pire dans tout ça est que je suis tombée dans le panneau, marmonnai-je.
A cet instant la porte de mon appartement claqua et Jacob fit son apparition dans la cuisine avec une mine semblable à la mienne.
- T'as pu le voir ? demandai-je.
- Pfff tu parles ! Je me suis fait jeter comme une botte de foin ! répondit mon ami en s'asseyant lourdement en face de moi. Satané Fisher !
- Disher, corrigeai-je.
- Ouais c'est ce que j'ai dit.
Je haussai les épaules, lasse et me massai les tempes.
- Qu'est-ce qu'on va faire ?
- J'en sais rien...Cullen est intouchable, autant se battre contre Godzilla. T'as appelé Charlie ?
- Ouais, il a pu se libérer de son travail et devrait arriver demain en fin de matinée. Mais je ne pense pas qu'il puisse faire quelque chose contre la police new-yorkaise, soupirai-je défaitiste.
- ça ne coûte rien d'essayer, objecta Angela.
Soudain, une idée lumineuse me vint en tête.
Pourquoi ai-je l'impression que c'est encore un plan foireux ?
Niveau plan foireux tu me bats largement !
- Je ne vois qu'une seule solution pour sortir Emmett de ce trou !
Jacob et Angela se regardèrent sceptiques avant de me dévisager interrogatifs.
- Quand tu fais cette tête c'est que tu as une idée qui te mettra indéniablement dans de sales draps, me dit Jake.
Angela hocha la tête visiblement d'accord tandis que je pris un air outré.
- Mais pas du tout ! C'est juste que c'est l'unique solution qui puisse vraiment marcher.
- On t'écoute ! s'exclamèrent-ils en cœur.
Du moment que ton idée n'est pas d'aller voir Cullen..
- Je vais aller voir Cullen.
Qu'est-ce que j'avais dit ?
- Quoi ? Non mais t'es malade ! s'écria Jacob. Tu ne t'approches plus de ce type !
Je soufflai agacée.
- ça va être dur dans la mesure où je travaille pour lui, fis-je remarquer sèchement.
- Parce que tu comptes y retourner ? s'indigna mon ami.
- Bien sûr ! Si je n'y vais pas, il va croire qu'il a remporté cette partie. C'est mal me connaître !
- Je rejoins Jacob sur le fait que tu devrais le fuir comme la peste Bella. Ce type ne t'apporte que des ennuis ! dit Angela. De plus je ne suis pas sûre que ça plaise à Emmett.
Oui bah Emmett est en train de piquer des crises d'hystérie dans une cellule alors...
- Exactement ! Surtout que telle que je te connais, tu ne vas pas pouvoir garder ton calme et il serait capable de porter plainte contre toi pour « outrage au connard » , ajouta Jake.
- Oh mais détrompe toi, je suis tout à fait capable de garder mon sang froid. Et puis figurez-vous- qu'Emmett est tout à fait d'accord avec moi pour le coup.
Ça m'étonne que ton nez ne s'allonge pas Bella Swan !
Oh ça va, c'est un cas de force majeure !
Mes deux amis se lancèrent un coup d'œil peu convaincus.
- Emmett accepte que tu ailles parler à ton patron ? demanda Angela
Pitié que j'aie l'air convaincante. Que l'âme de George Clooney soit en moi !
- Oui, il sait qu'au point où on en est, on n'a pas le choix, affirmai-je de mon ton le plus assuré.
Ils m'observèrent en silence quelques instants alors que j'essayais de ne rien laisser transparaître de mes émotions.
- Si tu le dis ! finit par dire Jacob alors que je soufflai discrètement, soulagée. Même si je n'aime pas le fait que tu te retrouves avec cet enfoiré, j'admets que c'est la solution la plus efficace pour l'instant.
- Et qu'est-ce que tu vas lui dire pour le convaincre exactement ? demanda Angie.
- J'en fais mon affaire.
A vrai dire je n'en avais absolument aucune idée...
~~~ooo~~~
- Il n'est toujours pas là ? demandai-je à Jasper en posant mes affaires sur mon bureau.
- Bonjour à toi aussi Bella, fit-il le nez dans ses dossiers.
- Oui oui bonjour! Alors ?
- Encore aux abonnés absents. Tu devrais lâcher l'affaire Bella, ça fait cinq jours qu'il a disparu de la circulation. Même Alice est passée chez lui, et il n'y a personne.
Je poussai un gémissement désespéré.
- Mais il est le seul qui puisse empêcher Emmett d'aller en prison ! Alors quoi ? Il a porté plainte et est allé se planquer, c'est ça ?
- Apparemment, dit-il désolé.
Je me laissai tomber sur le fauteuil et allumai mon ordinateur.
- Il le retiennent toujours en garde à vue ?
Je hochai la tête. Mon père était arrivé quatre jours auparavant et il n'avait été d'aucune utilité. On était arrivé au commissariat, Disher nous avait accueilli avec un sourire narquois, nous avait conseillé de prendre un avocat, et j'avais dû empêcher Charlie de cogner sa face de rat et ainsi de rejoindre Emmett au chaud. Au moins nous avions pu voir mon frère toujours remonté comme un coucou qui hurlait à qui voulait l'entendre à quel point la nourriture était dégueulasse, le matelas inconfortable, qu'il s'ennuyait comme un chien malade et que par conséquent si cela continuait il allait briser ces « putains de barreaux » et aplatir la tête de Cullen contre ceux-ci pour remettre en place « son cerveau foutrement dérangé ».
Voyant qu'on s'entêtait toujours à nous cacher la moindre information sur l'enquête et qu'il était totalement inutile de rester dans ce maudit endroit, on était rentré à l'appart. Jacob connaissait un avocat compétent ici à New York, maître Evans et celui-ci épluchait la plupart du temps les charges retenues contre Emmett avec nous. Et autant dire qu'on était mal barré, d'autant plus que mon père ne pouvait pas rester indéfiniment ici.
- J'ai bien peur que la prochaine étape soit le bagne, soupirai-je.
Le mépris que j'avais pour Cullen avait atteint ces derniers jours des sommets inconsidérables et je n'étais pas sûre de pouvoir garder un semblant de calme la prochaine fois que je le verrais.
Si tu le revois un jour...
Le fait qu'il ait disparu m'enchantait grandement en même temps qu'il m'insupportait tant il était empreint de lâcheté.
J'aurais dit qu'il n'a rien dans le pantalon mais tu as pu vérifier le contraire sur une certaine photocopieuse.
Ce n'est pas le moment de me mettre ces images mentales en tête.
Quand je pense que j'avais pu éprouver de la compassion pour cet individu froid et méprisable. L'espace d'un instant, il m'avait touché de par son histoire. Et l'espace d'un instant, j'avais surtout eu l'espoir qu'il allait changer.
Je sentis la main de Jasper sur mon bras alors que tout espoir de revoir mon enfoiré de patron un jour m'avait déserté, et avec lui celui qu'Emmett soit libre un jour.
- Edward Cullen, tu as intérêt à ramener tes fesses tout de suite ici pour que je te les botte si fortement que tu ne pourras plus jamais t'asseoir ! Tu as certaines choses à m'expliquer et plus tu te feras attendre, plus ma colère sera grande. Alors tu vas assumer tes actions minables et accourir illico presto dès que t'auras ce message, même si tu es à poil dans le désert de Gobi ! Tu as ce message à 13h12min, tu dois être là à 13h12min01sec, et je me fous que tu ne puisses pas voler, tu vas te démerder ou dans le cas contraire tu peux déjà t'acheter un soin de repousse capillaire. Et je... NON NON foutue messagerie, j'ai pas fini ! Allô !
Cela faisait cinq jours également qu'Alice laissait ce genre de messages à son frère quotidiennement en le menaçant de torture lente et douloureuse, toujours incluant ses cheveux.
Quels cheveux aussi !
- Alice, je t'ai déjà dit que tu ne pouvais pas raconter ta vie sur une messagerie vocale, soupirai-je.
- Je sais, je sais. Mais je n'ai pas de minuteur intégré dans mon cerveau !
Elle et Jasper s'embrassèrent amoureusement, comme ils savaient si bien le faire depuis cinq jours.
Bon moyen de réconfort !
Lorsqu'ils se séparèrent enfin, Alice se tourna vers moi avec une mine déconfite.
- Je suis sincèrement désolée Bella que mon frère soit un tel enfoiré !
- Tu n'as pas à t'excuser pour lui. J'aimerais juste qu'il revienne pour m'expliquer avec lui.
- T'expliquer, c'est tout ? s'écria-t-elle. Il mérite une bonne correction.
C'est ce que j'allais dire.
- Oui, je suis fatiguée de me battre constamment contre lui.
- Ne dis pas ça, tout finira par s'arranger, dit Jasper.
Je lâchai un rire désabusé.
- Comme s'il allait retirer sa plainte ! Je suis sûre qu'il prend un plaisir immense à voir Emmett derrière les barreaux.
- Pourquoi ça ? s'étonna mon collègue.
- Pour rien, soupirai-je.
Je décidai de me lever pour écourter cette conversation pénible, et me dirigeai vers la salle de détente pour me faire un café. Mais avant je me retournai vers Alice, mue d'une détermination soudaine et rebroussai chemin. Arrivée à sa hauteur, elle me lança un regard interrogatif.
- Alice, pourrais-tu me passer l'adresse de ton frère ?
~~~ooo~~~
Je passai la porte de l'appartement à la hâte et sourit en entendant le bruit de la télé.
Comme quand Emmett était là...
Je chassai ces pensées peu joyeuses et saluai mon père et Jacob avachis sur la canapé, bières à la main.
Tel père, tel fils.
- Alors ? Toujours aucune nouvelle ? s'informa Charlie.
- Non, il a disparu de la surface de la Terre.
Ou pas...
- En plus d'être un con, ce mec est un lâche. T'as vraiment hérité du patron idéal Bella ! rigola Jacob.
- Je ne peux que te rejoindre sur cette idée mon garçon, lâcha mon père.
Oh oui, tu l'as dit ! Idéal en tous points de vue !
Satyre va !
Je chassai ces pensées dévergondées totalement inappropriées au moment présent et courus dans ma chambre.
- Au fait, je suis obligé de partir lundi, on est sur une enquête en cours en ce moment et comme on dit : quand le chat n'est pas là, les souris dansent.
Je freinai mon avancée.
- Quoi ? Mais comment on va s'en sortir sans toi ?
- Je vous fais confiance, je sais que vous vous en sortirez très bien. Tu n'es pas journaliste pour rien Bella, je suis convaincu que tu n'abandonneras pas jusqu'à ce que ton frère soit relaxé.
- Je ne suis pas encore journaliste papa, dis-je la gorge serrée.
Et vu comment ça a commencé, je ne suis pas sûre d'y arriver un jour...
- Oui enfin, tu as compris le fond de ma pensée, bougonna-t-il.
Je souris, c'était sa manière à lui de me dire qu'il était fier de moi.
- Bah et moi alors ? Personne ne me fait de grande déclaration ? bouda Jacob.
- Mais c'est parce que ça coule de source que tu es le meilleur ! répondis-je.
Malgré l'ambiance détendue, on pouvait sentir le vide laissé par mon frère.
- Vous venez pour Thanksgiving de toute façon !
Ah oui, ça m'était sorti de l'esprit ça !
Angela ne te l'a pas rappelé pas plus tard qu'il y a une semaine ?
Euh ...ouais, possible...
- Tu pourras prendre des vacances Bella ? demanda Jake .
Oh oui des vacances, j'en aurai de longues !
Qu'est-ce que tu prépares ?
- Euh oui, enfin tout dépend si Emmett est relâché d'ici là.
- Mais oui, j'en suis persuadé Bells ! répliqua mon meilleur ami.
Ne voulant pas penser à un échec possible, je me dirigeai vers ma chambre après avoir regardé ma montre.
- Tu as l'air bien pressée !
- Euh oui, je sors ce soir ! lançai-je à la volée.
- Rendez-vous galant ? plaisanta Jacob.
- Non rendez-vous d'affaires, répliquai-je en fermant la porte derrière moi.
~~~ooo~~~
Pour la seconde fois de ma vie, je me retrouvais dans le quartier chic de l'Upper East Side. Mais contrairement à la première fois, je m'arrêtai sur la 79th Street.
Rapidement, je trouvai le bâtiment recherché et pénétrai dans le hall spacieux. Je ne savais pas exactement à quoi je m'attendais mais j'étais particulièrement nerveuse.
Pour retarder l'échéance, je pris les escaliers jusqu'au 5ème étage, le dernier, et me dirigeai vers l'unique porte qui s'y trouvait.
Quelles sont les chances pour qu'il soit là ?
Je me trouvais complètement folle d'être venue jusqu'ici, surtout qu'Alice m'avait bien fait remarquer qu'il n'était pas chez lui depuis la rixe.
Je frappai trois petits coups.
1...2...3...
Rien.
Je sonnai.
Rien.
Deux petits coups.
1...2...
Pas un bruit.
A quoi est-ce que je m'attendais aussi ? A ce qu'il rentre pile le jour où je viendrais le voir ?
Dépitée, je fis demi-tour et quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à deux émeraudes.
Euh...ce n'était pas prévu au programme ça !
En le voyant devant moi, dans sa chemise à carreaux et son jean brut, j'oubliai presque la raison de ma venue.
Mais en remontant pour rencontrer son regard amusé de me voir le détailler de la sorte, mon sang ne fit qu'un tour.
- Isabella ! s'exclama-t-il de sa voix chantante. Quelle belle surprise !
Comment osait-il se montrer aussi culotté !
Je lui offris en réponse un visage de marbre qui le surprit visiblement. Mes yeux descendirent sur le sac de voyage qu'il tenait à la main.
- Alors, on est parti se planquer, monsieur ? sifflai-je
Il haussa un sourcil étonné et si je ne le connaissais pas, j'aurais presque cru qu'il ne savait pas de quoi je parlais.
- Euh...juste quelques affaires à régler.
- Ah oui vraiment ? Comme une arrestation à peaufiner par exemple ?
Il me regarda comme si j'étais folle mais pas question de me laisser berner.
- Et si on en parlait à l'intérieur ? proposa-t-il en ouvrant sa porte comme si de rien n'était.
D'un geste, il me fit signe de passer devant lui, ce que je fis après quelques instants d'hésitation.
Je tombai sur un living-room gigantesque aux murs blancs et savamment décoré dans les tons ébène, marron chocolat et beige.
N'ayant pas l'intention de me laisser impressionner par ce luxe apparent, je me retournais vers lui qui s'était approché de moi.
- Tu peux t'asseoir tu sais, proposa-t-il d'un ton calme.
- Je suis bien debout, et de toute façon ce ne sera pas long.
Il se posa son sac dans un coin et m'interrogea du regard.
- Vous êtes fiers de vous, pas vrai ?
- Pardon ?
- Votre petit numéro cherchant à m'attendrir pour ensuite me planter un couteau dans le dos !
- Mais de quoi parles-tu ?
Cet enfoiré joue bien la comédie.
- Ne jouez pas à ce jeu avec moi Cullen, sifflai-je en commençant à perdre patience. Je sais très bien pourquoi vous avez fait ça !
- Qu'est-ce que j'ai fait au juste ? S'impatienta-t-il.
- Porter plainte contre Emmett ! Criai-je
Il se figea quelques instants, le temps qu'il me fallut pour me rapprocher de lui à grande vitesse.
- Vous vouliez vous venger, c'est ça ? Vous vouliez lui faire payer ce qu'il vous a fait !
- Je ne savais pas qu'Emmett avait été arrêté, déclara-t-il froidement.
- Arrêtez de me baratiner ! Vous n'êtes qu'un sale manipulateur arrogant détestable et menteur !
Le silence se fit tandis que l'espace d'un instant, l'éclat dans ses yeux me dit penser que je l'avais blessé, remplacé par de la froideur. Nous nous affrontâmes du regard avant que je ne dise :
- Vous vouliez jouer avec mes sentiments ? Eh bien vous avez gagné ! J'abandonne, c'est clair ! Je vous félicite, je m'incline ! Tout ce que je vous demande c'est de retirer cette plainte.
- Et ?
- Et vous n'entendrez plus jamais parler d'Emmett. C'est ce que vous vouliez après tout, non ? On vous laissera tranquille. Si vous le faites sortir de cette fichue cellule, je vous promets qu'on retournera à Forks.
- On ? demanda-t-il étonné.
Bella, qu'as tu fait ENCORE?
Pour toute réponse, je sortis un papier plié en deux de mon sac et le lui tendis.
- Qu'est-ce que c'est ? Questionna-t-il en fronçant les sourcils, dépliant la feuille.
Au fur et à mesure qu'il parcourut le document, des tas d'émotions passèrent sur son visage. Je répondis bien qu'il ait déjà compris :
- Je ne mettrai plus jamais les pieds au NY Daily. Voici ma démission.
Alors ? Pas trop sadique la fin, non ? J'ai hésité à marquer la dernière réplique, mais bon je me suis dit que le contraire serait vache après cette attente . Qu'en avez-vous pensé ? D'après vous, Edward est-il vraiment derrière l'arrestation d'Emmett ?N'hésitez surtout pas à me faire part de vos commentaires, vos avis, vos pronostics, etc... ça fait toujours plaisir, même si c'est un seul mot !
Je vais essayer d'écrire les prochains chapitres à l'avance, ainsi les délais de publication seraient moins longs. Je vous souhaite à toutes (tous?) de très bonnes vacances, profitez-en à fond !
Bisous bisous,
Christelle.
