Coucou à tous ! Que dire à part que je suis vraiment désolée pour cette longue attente ! Je voulais poster samedi soir mais je suis allée voir Twilight 4 ( franchement je vous le conseille) et je suis tombée KO. Bref, je vous raconte ma vie mais tout ça pour dire que j'espère que vous continuerez à me lire malgré tout !

Énorme merci pour toutes vos reviews, les mises en alerts, etc... Vous êtes géniales !

Sur ce, un chapitre centré sur Edward et Bella surtout ! Une fin pas trop sadique (selon moi) et...bref, vous allez voir. Je vous laisse lire. Enjoy it !


Désillusion à NYC

Chapitre 13 : Good girls go bad

Bella POV

- Qu'est-ce que c'est ? Questionna-t-il en fronçant les sourcils, dépliant la feuille.

Au fur et à mesure qu'il parcourut le document, des tas d'émotions passèrent sur son visage. Je répondis bien qu'il ait déjà compris :

- Je ne mettrai plus jamais les pieds au NY Daily. Voici ma démission.

~~~ooo~~~

Je vis sa mâchoire se contracter et je sus que je n'étais pas à l'abri d'un nouveau coup d'éclat

- Je te demande pardon? susurra-t-il.

Oh, pas bon !

On se toisa quelques instants, durement, impassiblement. C'était à celui qui baisserait les yeux le premier.

Il peut toujours rêver pour que je cède !

Finalement, il haussa un sourcil dans ma direction de sorte à ce que je m'explique mais la seule chose que je voulais était sortir d'ici avant de lui balancer tout le bien que je pensais de lui à la figure.

- Et si je refuse de retirer ma plainte? demanda-t-il calmement.

Tiens, tiens, des aveux implicites.

- Je démissionne.

- Et en admettant que j'accepte ? questionna-t-il.

- On s'en va, répondis-je du tac au tac.

- Donc tu pars dans tous les cas si je comprends bien ?

- Oui.

Je n'avais pas envie de m'étendre davantage, la seule vue de sa face diaboliquement magnifique m'insupportait.

Soudain, il se mit à ricaner. Un rire sarcastique, moqueur, bref, un rire qui n'annonçait rien de bon pour moi.

Comme pour lui. Il commence à me les chauffer celui-là !

J'attendis patiemment que son hilarité cesse et qu'il me donne une réponse.

- Et qu'est-ce que j'y gagne exactement ? Je perds une stagiaire dans tous les cas. Laisse moi te dire que je ne te laisserai jamais négocier un contrat pour moi ! continua-t-il, en me regardant d'un air condescendant.

Air que j'allais lui faire ravaler par les orbites s'il continuait !

Je sentais que la moutarde commençait à me monter au nez et que j'étais sur le point d'exploser.

- Alors c'est ça hein ? Toujours recevoir quelque chose en retour ! Vous nous avez foutu dans la merde, je ne vois pas pourquoi je devrais vous être redevable. L'humanité vous connaissez peut être ? criai-je hors de moi.

Son expression ne changea pas durant ma tirade si bien que je me demandai s'il avait écouté un traître mot de ce que j'avais dit.

Finalement, me regardant dans les yeux, un air sombre ombrageant son visage, il déchira la feuille comportant ma démission, lentement, prenant son temps comme s'il effectuait un tour de magie.

En deux...en quatre...en huit.

J'ouvris la bouche, incrédule devant tant de culot et fulminai intérieurement, les confettis de ma lettre de démission s'échouant sur la moquette couleur crème.

Il n'a pas osé faire ce que je pense qu'il a fait quand même ?

Prête à l'incendier littéralement de mots qui auraient donné des cheveux blancs à Charlie, il me devança.

- Tu n'iras nulle part Isabella. Du moins, pas tant que je l'aurai décidé.

Euh...replay s'il vous plaît !

- Je rêve où vous venez de me donner un ordre ?

- Tu ne rêves pas.

- Tu ne manques vraiment pas d'air ! Je vais retourner à Forks que ça te plaise ou non ! m'exclamai-je en me rendant compte que j'avais employé le tutoiement sans le faire exprès.

Il se contenta de hausser les épaules tandis que je me détournai de lui en crachant :

- Je ne sais même pas pourquoi je suis venue te voir. Tu es incapable de faire preuve de bonté et de compassion, à se demander si tu as un cœur !

Alors que je marchai vers la porte d'un pas furieux, je rajoutai :

- Et je ne reviendrai sur ma démission pour rien au monde. Je pense même que c'est la meilleure décision que j'ai prise jusqu'ici.

Aucune réponse ne vint cependant, et je fus tentée de me retourner vers lui pour observer sa réaction. Je me ravisai au dernier moment, sachant très bien que cela me ferait perdre du temps et de l'énergie pour rien. En soupirant de dépit, je commençai à ouvrir la porte lorsque sa voix s'éleva, froide, sèche.

- Et si je te disais que je n'y étais pour rien dans cette histoire ?

Je fis volte-face rapidement, me faisant presque un torticolis.

- Étant donné que mon frère ne connaît personne ici, que tu le détestes, que tu n'as aucune parole, et que de plus tu as disparu juste après votre bagarre, je ne te croirais absolument pas.

Il ouvrit la bouche, puis la referma, se contentant de me regarder longuement.

- Très bien, fit-il en haussant les épaules avant de se détourner, se dirigeant vers un petit buffet au bois précieux et ancien pour se servir un verre de liquide ambré.

Il se fout de moi ou quoi ? Je ne suis pas venue pour le voir descendre la bouteille de cognac moi !

- Pardon, quel impoli je fais ! Tu veux quelque chose ? Peut être un jus de fruit ou un soda ? Je t'aurais bien proposé un verre mais j'ai bien peur que ça n'arrange pas la folie qui commence à t'atteindre, finit-il en agitant son verre plein devant moi, le vidant d'un trait.

- Espèce de sale...fulminai-je en lui montrant mon majeur.

C'était soi ça, soit je lui balançai son argenterie à la figure !

Il me sourit et s'approcha de moi lentement, jusqu'à n'être plus qu'à quelques millimètres. Se penchant à mon oreille, il murmura.

- Je veux bien libérer ton frère Bella...

Je frissonnai bien que je ne sache pas exactement si c'était de rage qu'il l'admette enfin clairement ou à cause de son souffle chaud.

- Tu brûleras en enfer !

- mais... poursuivit-il en ignorant ma remarque.

J'aurais dû m'en douter...

Je soupirai de désespoir et le repoussai, me maudissant de ressentir ce trouble en sa présence malgré ce qu'il avait fait.

- Mais rien du tout, je trouverai une autre solution. Au revoir Edward, lançai-je cyniquement en voulant partir.

Il referma brusquement la porte et se colla à mon dos, dégageant les cheveux de ma nuque.

- Tu sais bien qu'il n'y en a aucune autre.

- Tu es d'un culot !

- Je disais donc... j'accepte de m'arranger pour que ton frère sorte...à condition que tu restes.

Je déglutis difficilement et me retournai brusquement, surprise de me retrouver si proche de lui, son visage à quelques millimètres du mien, ses mains de chaque côté de ma tête.

- Tu peux toujours courir jusqu'à cracher tes poumons ! Je ne vais pas rentrer dans ton histoire de chantage, répliquai-je sans grande conviction.

Plongeant ses yeux dans les miens, il remit tendrement une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et réitéra sa demande.

- Je veux que tu restes.

- Ton jeu de séduction ne marche pas avec moi, fis-je troublée.

Putain Bella, c'est sûr qu'avec ça tu seras la prochaine révélation hollywoodienne !

- J'aimerais que tu restes, fit-il en humant soudainement la peau de mon cou.

Supplie moi pour voir !

- Tu peux mieux faire, soufflai-je en fermant les yeux.

- S'il te plaît ?

- Et pourquoi ça ?

- Tu n'en as pas une petite idée ? demanda-t-il en se reculant.

Je secouai la tête en signe de dénégation tandis qu'il poursuivit.

- Eh bien...Tu vas beaucoup me manquer.

Mon cœur s'emballa à cet aveux mais j'essayai de ne rien laisser transparaître. Après tout il essayait juste de m'embobiner.

- Alors, tu acceptes ?

Je pesai rapidement le pour et le contre. D'accord c'était le pire salaud que la terre n'ait jamais porté, mais d'un autre côté si je n'acceptais pas, Emmett restait en prison.

Hum, hum, comme si tu n'étais pas un peu gagnante dans cette histoire !

Bon et puis ce job me plaisait, il fallait l'avouer.

Et le patron ne te fait aucun effet peut-être ?

Je l'ai dit plus haut : c'est un connard.

Un connard diaboliquement sexy qui apparaît dans la majorité de tes rêves. Et vous ne faites pas que discuter du crash de la bourse !

Non en effet, on discute surtout de la météo.

Je fis mine de réfléchir même si ma décision était toute prise.

- Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix de toute façon, répliquai-je avec une colère à moitié feinte.

- Si, seulement tu iras apporter des oranges à ce cher Emmett derrière les barreaux.

Là, ma colère n'était pas feinte DU TOUT.

- Garde tes sarcasmes pour toi tu veux ? Sinon ce n'est pas des oranges que j'apporterai à mon frère mais tes bijoux de famille sur un plateau. Je suis sûr qu'il saura en faire bon usage, ajoutai-je avec un sourire sadique.

Il dut voir que j'étais sérieuse car il perdit son sourire instantanément.

- Bref, donc marché conclu ? demandai-je. Tu me jures que tu libéreras Emmett ?

- Je n'ai qu'une parole.

- A d'autres !

Il parut blessé par ma remarque mais ne dit rien pour se défendre.

- De toute façon il y a intérêt parce que si tu me la fais à l'envers, ce que tu as vécu par le passé te semblera bien rose comparé à ce qu'il t'attend.

Il hocha sombrement la tête.

- Et au fait, n'espère pas que je vais laisser passer ton chantage. J'ai peut être accepté mais c'est uniquement pour libérer mon frère, alors méfie-toi de l'eau qui dort.

Je sentais que pour une fois c'était moi qui prenait les commandes. Il avait pleinement conscience que je savais assez de choses à son sujet pour le couler, et que si je ne m'étais pas servie de cet argument maintenant, je pouvais très bien le faire plus tard.

Mais ce qu'il ignorait était que si je n'avais pas menacé de tout déballer en réponse à son chantage, c'était parce j'en étais incapable. Incapable de trahir sa confiance alors que lui ne s'était pas gêné.

Et ça me faisait peur...

Gardant le pourquoi du comment pour plus tard, je décidai de partir de cet endroit tout sauf neutre.

- Isabella ? m'appela-t-il alors que j'allais claquer la porte derrière moi.

Étonnée, je lui fis face.

- J'ai dit que tu allais me manquer tout à l'heure, pas vrai ?

Je plissai les yeux, méfiante.

- Je n'ai pas menti. Tu vas me manquer...car je ne pense pas trouver une autre stagiaire aussi rapide en matière de photocopies. Très efficace miss Swan !

Hésitant entre rentrer et tester ma nouvelle prise de catch sur lui ou l'ignorer, je décidai finalement d'opter pour une autre tactique en voyant la porte à l'opposée de la sienne dans le couloir.

- Oh oui Edward, c'est sûr qu'en matière de rapidité tu t'y connais ! Je comprends le fait que je puisse te manquer, vraiment, parce que ce ne sont pas toutes les stagiaires qui pourraient supporter de se faire baiser par leur éjaculateur précoce de patron, hurlai-je littéralement, ameutant tous les voisins.

J'eus juste le temps de voir son regard hébété et la tête hallucinée de la voisine par l'entrebâillement de la porte d'en face avant de m'engouffrer dans les escaliers en lançant un sarcastique :

- On se voit lundi, patron ! J'ai tellement hâte !

La vengeance est un plat qui se mange froid, mais chaud c'est tout aussi bon.

~~~ooo~~~

Depuis 8h ce matin, soit depuis que Cullen avait fait son grand retour suite à son "voyage pour problèmes familiaux", c'était l'effervescence. Les commérages allaient bon train, et surtout, Alice était depuis 4h dans le bureau de son frère en train de lui passer un savon mémorable.

- ça c'est ma petite femme ! ne cessait de me lancer Jasper avec un sourire niais dès qu'on entendait la voie furieuse de "son rayon de soleil" s'élever.

Ah l'amour...

J'avais accompagné Charlie à l'aéroport ce matin, faisant un détour par le commissariat avant pour voir mon frère et le rassurer quant à sa sortie prochaine.

Thanksgiving était jeudi et sincèrement le cœur n'était pas à la fête. Si Emmett n'était pas libéré d'ici là, je me voyais mal célébrer le jour de la reconnaissance avec un frère dans une cellule.

Alice m'avait proposé de passer Thanksgiving avec elle et sa famille si jamais Emmett n'était pas libéré d'ici là, mais j'avais gentiment décliné l'offre, ne voulant pas m'imposer et surtout me retrouver avec Cullen pendant une soirée entière. Jasper en revanche avait accepté, ses parents étant en vacances je ne sais où.

Et depuis il était infernal, stressant à l'idée de rencontrer ses futurs beaux-parents. Car oui, il comptait bien l'épouser un jour ou l'autre selon ses dires.

Voyant Alice sortir du bureau de son frère visiblement en pétard, je l'interrogeai du regard.

- Tu as ma bénédiction pour lui casser la figure, fit-elle essoufflée, comme si elle revenait d'un combat sur le ring.

Je pressai l'épaule de mon amie puis me levai pour emprunter la même direction qu'elle quelques secondes plus tôt.

- Bella, Alice rigolait je pense, m'interpella Jasper.

Je lui lançai un sourire rassurant et pénétrai dans l'antre de mon patron sans même frapper.

- Tiens, tiens mademoiselle Swan, je commençais à me demander quand vous me feriez le plaisir de m'honorer de votre délicate présence, ricana-t-il assis à son bureau.

- Épargne moi tes sarcasmes ! Je croyais que tu devais retirer ta plainte !

Le silence régna quelques instants avant qu'il ne réponde enfin.

- Je fais tout mon possible, fit-il sombrement en se passant la main sur le visage d'un air las.

- Eh bien apparemment ce n'est pas très efficace, ça fait deux jours ! Je ne vois pas en quoi bouger tes fesses de ton fauteuil en cuir à 250$, aller dans un putain de commissariat et signer un papier pour retirer ta plainte est compliqué ! m'écriai-je furieuse.

Il jeta brusquement le stylo qu'il tenait et se passa la main dans les cheveux.

- J'avais des choses plus importantes à faire ! cracha-t-il.

- Plus importantes qu'arranger tes conneries ?

- Exactement ! Un problème ?

Je m'avançai et me penchai sur son bureau, me retrouvant presque à plat ventre.

- Oui, le problème c'est qu'on avait un marché, et que si tu ne le tiens pas ça risque de mal aller.

- Ah bon et quoi ? Tu vas partir, et alors ?

Non mais je rêve ? C'est quoi son problème ?

- Tu m'as fait un chantage pour que je reste et maintenant tu insinues que mon départ ne te ferait ni chaud ni froid ? T'as sérieusement un souci Edward !

Il se leva brusquement, me faisant sursauter et presque tomber en arrière.

- Oui j'ai un putain de souci, et ce problème c'est toi Isabella.

A peine eut-il fini sa phrase que ma main partit toute seule et alla s'échouer sur sa joue gauche. Le son parut résonner une éternité durant laquelle le temps semblait en suspend, tout se déroulant au ralenti.

Depuis le temps que ça me démangeait !

Je me reculai soudainement, tremblant de colère, croisant son regard furieux.

L'adrénaline était redescendue et je commençai à me dire que j'avais aggravé les choses. Seulement je m'en fichais, j'étais celle qui menait le jeu maintenant.

- Demain Edward ! explosai-je.

Il sembla comprendre car son regard se fit encore plus sombre si possible.

- Je veux que tu aies retiré ta plainte avant demain soir 18h sinon je te promets que tu risques de le regretter, dis-je plus calmement. Je me fous du comment, de ce que tu as à faire d'ici là mais tout ce que je sais c'est que tu vas m'écouter. Je décide des règles à partir d'aujourd'hui.

Il soutint mon regard durant de longues secondes, puis finalement demanda :

- Une menace ? Et que peux-tu bien faire au juste ? fit-il sur le ton de la plaisanterie même si je sentais qu'il n'était plus sûr de lui tout à coup.

- Tu verras bien, répliquai-je avec un sourire mystérieux en sortant prestement du lieu de nos conflits.

Je soufflai pour essayer de me calmer avant de rejoindre mes amis.

- Qu'est-ce qu'il se passe Bella ? demanda Alice inquiète. S'il t'a encore fait quelque chose, je te jure que j'y retourne ! Et cette fois je lui rase la tête avec une tronçonneuse !

- Non ne t'en fais pas Alice ! Je lui ai juste demandé quand il comptait retirer sa plainte.

- Et donc ? s'enquit Jazz.

- Demain ça sera réglé. Du moins, je l'espère pour lui, chuchotai-je à voix basse.

Mes amis se lancèrent un regard intrigué mais je les ignorai, finissant de taper mon ébauche d'article sur la déforestation en Amazonie.

Demain est un autre jour... Et dans tous les cas il serait mauvais pour quelqu'un

~~~ooo~~~

- Tu connais vraiment des coins branchés Alice ! Heureusement que t'es là, parce que si je devais compter sur Bella, fit Jacob.

- Ah ah ah ! ricanai-je.

Alice nous avait emmené Jacob et moi après le boulot au Imagine, un bar branché en plein cœur de New York. C'était un endroit où se jouaient les dernières musiques à la mode, avec des murs aux couleurs vives, allant du orange au bleu turquoise en passant par le mauve, un brin rétro mais in.

Le courant était tout de suite passé entre Alice, Jasper et Jacob, surtout entre mon amie et ce dernier qui prenaient un malin plaisir à me taquiner sur mon look parfois peu féminin.

Nous nous dirigeâmes vers une table au fond de la salle principale, Alice et Jacob en tête discutant gaiement alors que Jasper et moi suivions avec un air blasé.

- Ils ont l'air de s'entendre, marmonna Jasper avec une pointe de jalousie.

- Ouais, on dirait bien. Ne t'en fais pas, Jake n'est pas du genre à voler les copines des autres, rassurai-je mon ami avec un sourire.

Enfin assis à la table, alors que Jacob racontait à Alice une de mes frasques juvénile, le serveur plutôt beau mec arriva vers nous.

- Alice ma chérie ! s'exclama-t-il avec un léger accent italien tandis que Jasper se tassait dans son siège en grognant. ça fait longtemps que je ne t'ai pas vue !

- Antonio ! fit-elle d'une voix aiguë en lui faisant la bise. Je sais, mais je n'ai pas eu une seule minute à moi en ce moment !

- Et ton frère alors ? Disparu ou quoi ?

Elle fit la moue qui laissa vite place à son sourire habituel.

- Ouais, on peut dire ça, soupira-t-elle. Il est assez occupé lui aussi. Au fait, je te présente mes amis ! Voici Bella, c'est la nouvelle stagiaire d'Edward, Jacob, son meilleur ami et enfin, poursuivit-elle, ses yeux s'illuminant tout d'un coup, mon petit ami Jasper. N'est-il pas merveilleux ?

Je souris attendrie devant l'air heureux qu'affichait mon amie, alors que Jasper n'était pas mieux.

- Eh bien, tu es peut être occupée mais tu trouves encore le temps de trouver l'amour. Je suis heureux pour toi ma puce ! Tu as intérêt à prendre soin de ma Lili le blondinet ! Enchanté de faire votre connaissance à tous, dit-il en souriant largement, en nous scannant tour à tour, son regard s'attardant sur moi plus que de raison.

- Bella...quel beau prénom... Le diminutif d'Isabella je suppose ?

Je hochai timidement en rougissant quelque peu.

- Il vous correspond parfaitement, si je puis me permettre, continua-t-il d'une voix chaude, son accent délicieux me chatouillant les oreilles. Des origines italiennes ?

Eh bien, que de poésie ce soir !

- Je...merci, chuchotai-je en observant sa peau légèrement hâlé, ses yeux marron-vert et ses cheveux bruns coupés courts. Et oui, enfin ça remonte à très loin dans mon arbre généalogique, mais c'est plutôt une lubie de ma mère.

Il me sourit en retour, et alors qu'il allait ajouter quelque chose, un raclement de gorge irrité se fit entendre.

- Bon, on peut commander ? coupa court Jacob. Ce sera un Mojito pour moi, avec un supplément de rhum, et pas beaucoup de menthe. Ah non finalement une Piña Colada, mais sans "piña"...Oh et puis non, un Mojito c'est bien, dit-il tandis qu'Antonio gribouillait au rythme de ses indécisions.

Je lui fis les gros yeux discrètement, me demandant à quoi il jouait, tandis qu'Alice brisa le malaise.

- Moi aussi ce sera un Mojito s'il te plaît. La recette authentique mais avec supplément de menthe.

- Une bière pour moi, commanda Jasper.

Enfin, le serveur se tourna vers moi, me souriant.

- Un Mojito aussi serait parfait.

- Je ne pense pas que tu devrais boire Bella. L'alcool ne te...dit Jacob.

- Un Mojito, répétai-je à Antonio, lui lançant un regard désolé auquel il me répondit par un clin d'œil en s'éclipsant.

Une fois qu'il fut éloigné, je me tournai furieusement vers Jacob.

- C'était quoi ça ?

- De quoi tu parles ?

- Oh je t'en prie ! Un Mojito sans menthe, beaucoup de rhum. Tu aurais dû le lui demander sans verre aussi ! Et puis depuis quand j'ai besoin de ton avis pour commander de l'alcool ?

- Emmett n'est pas là alors je veille au grain, marmonna-t-il. Ce type te draguait ouvertement.

- Et alors ?

- Eh bien, tu es toujours la première pour choisir des bras cassés !

On se toisa quelques secondes, durant lesquelles ni Alice, ni Jasper n'osait dire quelque chose.

- Et voilà vos commandes ! s'exclama Antonio en les posant sur la table. C'est pour moi Alice, en l'honneur de ta nouvelle conquête...et de tes charmants amis !

Elle le remercia chaleureusement tandis que je lui fis mon plus beau sourire.

Bah quoi, il est pas mal du tout ! Et pour une fois que je ne pense pas à mon stupide patron...

Tu viens d'y penser justement !

Nous trinquâmes gaiement, et alors que mon regard se porta sur la porte d'entrée, je vis une silhouette sortir prestement du bar. Une silhouette féminine aux cheveux blonds...

Haussant les épaules, je donnai un coup de coude à Jacob histoire de signer notre mini réconciliation.

Mes pensées ne purent cependant pas s'empêcher de dériver vers mon frère seul dans sa cellule froide et impersonnelle, alors que nous étions là au chaud dans une ambiance conviviale.

J'espérais aussi ne pas m'être faite avoir, et ainsi que demain à cette heure-ci Emmett serait parmi nous.

Car je n'avais pas envie d'appliquer mon plan B en cas de nouveau coup de vice. Mais si jamais c'était le cas, alors je n'aurais pas le choix.

~~~ooo~~~

Je me rongeai les ongles en regardant l'heure sur mon portable.

18h56

Nous étions le lendemain et Cullen avait disparu de la circulation encore une fois. Je pensais naïvement qu'il était en train de régler les détails pour la libération de mon frère mais apparemment ce n'était pas le cas.

Je n'avais eu aucun appel du commissariat de la journée, rien qui ne m'indique que la plainte avait été retirée.

Bon, autant en avoir le cœur net une bonne fois pour toutes !

Je composai le numéro du poste, me rongeant les ongles.

- Allô, fit une voix endormie.

- Bonsoir, je suis Isabella Swan, la sœur d'Emmett Swan et je...

- Non désolée, vous ne pouvez pas lui parler, nous ne sommes pas dans une pharmacie ici.

- Mais je...ça veut dire que la plainte contre lui n'a pas été retirée ?

Le silence se fit à l'autre bout du fil et soudain, un rire gras s'éleva.

- Je suis désolée de briser vos rêves ma p'tite dame mais je ne vois pas par quel miracle la plainte serait retirée. Et Dieu sait que j'aimerais que ce soit le cas, il est franchement insupportable ! S'il continue la détention provisoire le guette.

Je fermai les yeux histoire d'encaisser le choc et raccrochai en lançai un bref "au revoir", incapable d'en entendre plus.

Il m'avait menti, trahi, berné. J'y avais cru, j'avais espéré, et tout ça pour quoi ?

Rien...

J'étais tellement stupide. J'aurais dû m'éloigner de lui et savoir qu'il n'allait pas tenir sa promesse. Seulement une part de moi avait gardé un infime espoir qu'il soit enfin honnête.

Il avait tout gâché.

Si avant les remords m'auraient engloutie, la pitié m'aurait freinée, ce soir tout état d'âme s'était envolé.

Il avait joué avec moi, mes sentiments, mon cœur et il allait en payer le prix.

Jacob était parti visiter la ville avec Alice, j'étais donc seule dans ma chambre, deux papiers sur mon lit donc l'un sur lequel était indiqué le numéro d'Antonio et téléphone entre les mains.

J'observai longuement les deux numéros griffonnés sur chaque papier puis me saisit de l'un deux.

Sans réfléchir davantage, je composai le numéro inscrit.

Un instant, je le maudis pour être obligée de me réduire à ses bassesses. J'avais l'impression d'agir comme lui, dans l'ombre, le pro des coups fourrés. Cela me donna envie de raccrocher lorsqu'une voix s'éleva dans le combiné.

Trop tard !

- Fox News Channel j'écoute ! décrocha une voix nasillarde.

- Bonsoir, je voudrais m'entretenir avec Nina Walters s'il vous plaît.

- Qui la demande ? demanda la standardiste

- Isabella Swan, stagiaire au NY Daily Paper.

- Je suis désolée mais Mlle Walters est occupée et...

- Dites lui que c'est très important, la coupai-je abruptement.

Elle dut sentir ma tension car elle abdiqua, me mettant en ligne avec la journaliste.

- Allô ?

- Bonsoir, je sais qu'on ne se connaît pas. Je m'appelle Isabella Swan et je...

- Oui je sais qui vous êtes. La nouvelle stagiaire d'Edward Cullen. Il vous avait mentionnée lors de l'interview qu'il m'a accordée si je me souviens bien.

- C'est exact... C'est à ce propos que je vous appelle.

- Vraiment ? Je vous écoute ! répondit-elle après un court silence étonné.

Je pris ma respiration et lâchai enfin la bombe.

- J'aimerais beaucoup que vous m'accordiez une interview le plus tôt possible. C'est à propos d'Edward Cullen. Je sais des choses à son sujet qui pourraient vous intéresser.

La vengeance est un plat savoureux quand il se déguste chaud, mais tout compte fait il est bel et bien meilleur quand il se mange froid.


Et voilà ! Il est enfin arrivé ce chapitre ! Qu'en avez-vous pensé ? J'ai vraiment hâte de lire vos réactions après cette longue absence. Vous avez une idée de ce que Bella compte faire ?J'attends vos spéculations ! Et Edward, cet honnête et savoureux patron...vos avis ? Guilty or not guilty ?

Pour la suite ce sera sûrement pendant les vacances de Noël, vu que j'aurai ENFIN du temps ! Bref, et en même temps je fais un peu de pub pour l'OS que j'ai pondu pour le concours des 7 péchés capitaux organisé pas Starbucks-Twilight (super blog au fait) : fanfiction . net/ s / 7513573 / 1 / Hell_Meets_Heaven (n'oubliez pas d'enlever les espaces). Pour lire les autres écrits, vous trouverez le lien sur mon OS, donc si vous allez le lire et que vous l'appréciez, n'hésitez pas à voter pour moi dans une quinzaine de jours, ahaha !

Sur ce, énormes bisous !

Christelle