Bêta : Grealyl que je remercie encore et toujours pour son travail formidable
Note : je tiens à remercier tous ceux qui m'ont lu, laissé un message, mis en alerte, en favori,... J'espère avoir répondu à tout le monde. Pour les reviews anonymes, merci à Yukimi et adenoide.
Je voulais poster ce chapitre hier mais apparemment ff .net a eu des soucis, donc vous ne l'avez qu'aujourd'hui. Encore navrée.
Chapitre 10
Henry contempla son reflet dans la glace et tenta d'aplatir vainement ses épis indomptables. Ceux-ci reprenaient leur place dès que la main disparaissait. Ils étaient tout bonnement incoiffables. Mais l'enfant n'était pas le seul, Harry avait le même souci. Sa tignasse était tout aussi désordonnée.
- Ça va ? souffla Henry.
L'autre hocha la tête, un peu nerveux. Il avait confiance en Henry mais aujourd'hui était le dernier jour de vacances et dans moins d'une heure, Dumbledore allait le présenter devant tout le collège lors du banquet du retour. Et ça le stressait. Il savait que Severus ne laisserait rien lui arriver, il lui avait promis. Henry lui avait assuré qu'il ne l'abandonnerait pas mais le petit garçon ne faisait pas confiance aux autres. Il acceptait la présence de Ron, le meilleur ami de son frère, et ferait de même avec Neville, parce que Henry les aimait bien. Un instant, il repensa à Hermione. La fillette ne le reconnaîtrait pas et cette pensée lui fit mal au cœur. Elle avait été là pour lui. Ça avait été sa première amie.
- Harry, qu'est-ce qui ne va pas ?
Les larmes roulaient le long de ses joues sans qu'il ne s'en rende compte. Mais Henry les avait vu et s'inquiétait.
- Hermione, expliqua le petit garçon si bas que Henry dut tendre l'oreille pour l'entendre. Elle ne sait pas. Elle ne va pas vouloir de moi.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne suis plus Orion.
- Et alors ?
- Elle était amie avec Orion, pas avec Harry. Et Orion ne reviendra pas.
- Et alors ? répéta Henry sans comprendre.
Harry secoua la tête, terminant là la discussion. D'un geste rageur, il essuya ses larmes et tenta de remettre à nouveau de l'ordre dans ses cheveux.
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Les jumeaux se tenaient la main, comme à leur habitude, et Henry eut l'impression que son frère lui broyait littéralement les doigts alors qu'ils marchaient dans les couloirs en direction de la Grande Salle. Harry était effrayé par tous les élèves qui les entouraient. À voir ses grands yeux inquiets et son corps tendu, il ressemblait vaguement à Orion. Lui qui avait passé toute son enfance dans le grand manoir, à ne voir que les elfes de maison et en de rares occasions Lord Donewood, il n'était clairement pas à l'aise au milieu de la foule.
Harry ne parlait jamais de sa vie d'avant Sainte Mangouste et Henry ne l'y poussait pas, il se doutait que ça ne devait pas être joyeux rien qu'en se rappelant les douleurs qui l'avaient traversé jour après jour, le faisant hurler. Et puis, il n'était pas sûr d'avoir envie de savoir.
La Grande Salle était déjà remplie d'élèves parlant tous plus forts les uns que les autres. Harry n'aimait pas y manger quand il y avait trop de monde, il préférait y venir dès l'ouverture ou alors il ne mangeait pas. Là, il ne pouvait se dérober. Et ça le stressait. Il avait toujours vécu dans le manoir, sans voir personne à part les elfes de Maison et accessoirement le Maître des lieux quand il avait envie de se défouler.
Les jumeaux prirent place à la table des Gryffondor. Ils furent rejoints par Ron, accompagné de Neville qui venait tout juste d'arriver. Henry serra son ami dans ses bras et lui demanda de lui raconter ses vacances. Le Survivant partit dans une description des quinze jours passés chez lui, faisant rire Henry et Ron. Harry, lui scrutait les portes, espérant voir Hermione. Mais pour l'instant, il n'apercevait que des visages inconnus.
Les tables se remplissaient d'élèves, les trous se comblaient. Et toujours aucun signe d'Hermione. Harry commençait à s'inquiéter.
Et puis, il vit une tignasse brune apparaître et il ne put s'empêcher de sourire. Hermione était là. Le cœur de l'enfant menaçait d'exploser de joie. La fillette s'approcha d'eux et s'installa juste à côté de Ron, face à Harry qu'elle gratifia d'un sourire.
- Tu vois, elle ne t'a pas oublié, glissa Henry à son frère dans le creux de l'oreille. On n'oublie pas un Potter, c'est impossible.
Lorsque tout le monde fut installé, le professeur McGonagall fit tinter son verre. Henry eut l'impression de se revoir quatre mois en arrière, le jour du banquet de Répartition. Le silence se fit et Dumbledore se leva de son fauteuil, un sourire bonhomme sur le visage.
- Bonsoir à tous et à toutes, j'espère que vos vacances ont été excellentes et que vous êtes en forme pour commencer cette nouvelle année. Nous avons la joie d'accueillir Monsieur Harry Potter et j'espère que vous lui ferez très bon accueil.
Des applaudissements retentirent tandis que Harry rougissait jusqu'à la racine de ses cheveux.
À la table des professeurs, Severus darda un regard impénétrable sur la table des Serpentard. Il allait devoir leur parler dès ce soir, mettre les choses au point.
Le banquet touchait à sa fin, les élèves sortirent de table afin de regagner leur salle commune. Severus attendit quelques minutes que tous les Serpentard soient partis. En général, ils suivaient les Septième Année. Quand la table des Vert-et-argent fut vide, il se leva à son tour et rejoignit les cachots. Devant la porte de la salle commune des serpents, il prononça le mot de passe et entra. Tous les élèves présents cessèrent immédiatement leur activité.
- Mesdemoiselles et messieurs, je veux tout le monde ici devant moi dans deux minutes, dit-il d'un ton sans appel.
Deux élèves se chargèrent d'aller chercher les absents et deux minutes plus tard, Severus avait tout ses Serpentard devant lui.
- Vous avez tous entendu l'annonce du directeur et vous avez tous lu le journal. Donc je ne répéterai pas ce qui a été dit. Mais je vais mettre les choses au point. Vous touchez à un seul cheveu de Harry et je jure que Serpentard mettra sept ans avant de voir ses points décoller de zéro ! Il en va bien évidemment de même pour Henry ! Et le coupable se verra écoper de tant de retenues que la notion de temps libre ne sera plus qu'un souvenir !
La menace fit frémir les élèves. Chacun était parfaitement conscient que leur directeur était bien capable de mettre sa menace à exécution. La preuve, Serpentard avait perdu de nombreux points à cause d'une crétine nommée Pansy Parkinson. Depuis, elle avait été reléguée en rang de paria et faisait profil bas.
Certain que le message était passé, Severus tourna les talons, dans une envolée de cape parfaitement maîtrisée.
Dans le dortoir des garçons de Première Année de Gryffondor, les filles avaient retrouvé leurs condisciples pour une petite conversation. La dizaine d'enfants s'était installée sur les six lits que composait la chambre. Tous les regards étaient tournés vers les jumeaux, assis l'un contre l'autre. Ils avaient tous lu le journal mais il n'y avait rien de mieux que de vérifier l'information directement à la source et ils avaient la chance de connaître ceux qui avaient fait la Une pendant près d'une semaine dans la Gazette du Sorcier.
- C'est vrai que le professeur Rogue t'a éduqué ? commença Dean en fixant Henry.
- Oui.
Pour ceux qui ne connaissaient Rogue que pendant ses cours, frissonnèrent, incapables d'imaginer une seule seconde qu'un tel homme pouvait éduquer et apporter de l'amour à un enfant. Ron et Neville ne dirent rien et Hermione, qui avait aperçu l'autre visage du professeur, n'arrivait toujours pas à imaginer l'être insensible et froid qu'était la terreur des cachots prendre un enfant dans ses bras pour le consoler.
- Et, continua Seamus, c'est vrai aussi que... comment dire ?
Le garçon était embarrassé. Il ne savait pas vraiment comment sa question serait interprétée. Et puis, il prit une profonde inspiration.
- Les journaux disent que Orion Donewood n'était pas vraiment, enfin...
- Que Harry Potter était en fait Orion Donewood, acheva Lavande excédée par les bégaiements de Seamus.
Henry acquiesça.
- Comment vous avez su ? Enfin que Harry était en vie et chez Donewood ?
Les deux frères se regardèrent. Harry était bien évidemment au courant, Severus lui avait raconté toute l'histoire. Il n'avait aucune preuve de que son tuteur avait avancé, et n'avait pas cru un mot de tout le récit. C'était différent aujourd'hui, parce qu'il avait bien vu qu'il avait changé physiquement, jusqu'à ressembler trait pour trait à son frère mais aussi parce que Henry lui avait montré la trace du blason, imprimé dans sa chair, identique à celui qu'il portait lui-même, à la même place ainsi que les cicatrices qui recouvraient le corps de son jumeau.
Lentement, Henry retira sa robe d'uniforme, son pull, sa cravate et sa chemise et dévoila son torse couvert de petites cicatrices blanchâtres pour la plupart et roses pour les plus récentes qui n'avaient pas encore fini de guérir complètement. L'enfant se tourna sur lui-même afin de montrer son dos. Le blason des Donewood était parfaitement visible sur sa peau. Marque rosâtre sur laquelle on avait appliqué des baumes cicatrisants mais qui ne disparaîtrait jamais.
Des exclamations choquées s'élevèrent. Aucun ne savait ce que ça signifiait mais tous pouvaient imaginer la souffrance endurée. Sandy fila aux toilettes y vomir son repas, Parvati et Samantha pleuraient. Hermione et Lavande avaient tourné la tête, les larmes aux yeux. Les garçons n'étaient pas loin d'en faire autant.
- C'est... Qui a fait ça ? murmura Seamus.
- Balthazar, répondit Henry en enfilant son pull à même sa peau.
- Il t'a marqué toi ?
- Non. Il a marqué Harry.
- Quoi ? !
Henry enjoignit son frère intimidé à retirer ses vêtements à son tour. Et bientôt les exclamations choquées reprirent. Harry se recouvrit rapidement pendant que son jumeau expliquait rapidement les liens qui les unissaient tous les deux.
Hermione sonna l'heure du coucher en baillant et les filles retournèrent dans leur dortoir. Les garçons se préparèrent pour la nuit chacun leur tour.
Harry resta un instant debout au milieu du dortoir, en pyjama en se demandant où il allait dormir. Six lits étaient là, un pour chacun. L'enfant regarda le sien, celui qu'il utilisait pour se reposer quand personne n'était là pour le voir, puis celui de Henry, en face. Est-ce que son frère accepterait qu'ils dorment ensemble ou voudrait-il dormir seul ? Harry ne voulait pas rester tout seul, pas avec les cauchemars que seul son frère arrivait à faire disparaître.
Loin des pensées de son jumeaux, Henry finissait de se préparer. Il cracha le dentifrice et se rinça la bouche avant de passer sa brosse à dent sous l'eau. Il était fatigué. Remettant ses lunettes sur son nez, il sortit de la salle de bain commune et retrouva son frère au beau milieu du dortoir.
- Harry ? Tu viens ?
L'enfant ne se fit pas prier. L'instant d'après, Henry tira les rideaux et s'allongea pour s'endormir sitôt la tête posée sur l'oreiller, pendant que Harry restait éveillé.
Peu après minuit, alors que le sommeil le fuyait désespérément, l'enfant quitta son lit en silence, récupéra sa baguette dans sa malle posée au pied de son propre lit. Le contact de ses pieds sur le sol de pierre le fit frissonner aussi se dépêcha-t-il de récupérer son bien et de remonter au chaud. Il prit au passage son livre de lecture que le parrain de Henry lui avait offert à Noël et se cala sous les draps. Avant d'allumer, il vérifia que les rideaux étaient correctement fermés et que Henry dormait. Son frère ronflait allègrement, le nez dans l'oreiller. Tout allait bien, il ne risquait pas de se réveiller de sitôt.
Severus lui apprenait la lecture et le calcul. Mais depuis l'achat de sa nouvelle baguette, le professeur lui enseignait aussi quelques sorts. Il pouvait utiliser le lumos et son contre-sort ainsi que d'autres enchantements que Henry maîtrisait avant son entrée à Poudlard et qui se révélaient assez utiles.
- Lumos, fit-il assez bas pour ne pas être entendu mais assez fort pour que le sort fonctionne.
Severus parvenait à allumer sa baguette sans dire un seul mot, tout comme Sirius, Peter ou Remus mais Henry et Harry en étaient incapables, ils devaient prononcer le mot à haute voix. Une lueur faible éclaira le lit et Harry se concentra sur son livre qu'il ouvrit la la bonne page. Il avait appris les chiffres et les nombres alors maintenant, il arrivait à s'y retrouver.
L'enfant essaya de déchiffrer les mots comme Severus lui avait conseillé, syllabe par syllabe. Il avait envie d'apprendre, de rattraper son retard afin de pouvoir entrer en Deuxième Année à la rentrée prochaine. C'était ce que Severus avait dit. Alors il ferait de son mieux pour ne pas décevoir Severus, son parrain et surtout Henry.
Harry terminait tout juste la page lorsqu'il sentit ses yeux le picoter. Ça y est, la fatigue faisait son apparition. Mais s'il bougeait maintenant, il serait incapable de s'endormir alors il continua sa lecture.
Ses yeux se fermèrent sans qu'il en ait conscience et il tomba de sommeil sur son livre.
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La semaine se déroula assez bien dans l'ensemble et comme tous les vendredis avant les vacances, Henry se dirigeait vers les appartements de son parrain, pour le thé hebdomadaire. Cette fois-ci, en plus d'être accompagné par Neville et Ron, il traînait dans son sillage Harry et Hermione. La fillette était anxieuse. Elle était venue une fois chez son professeur mais elle se sentait de trop. Henry l'avait rassuré, elle était son amie, elle y avait sa place. Et puis, en la voyant hésiter, il l'avait convaincue en lui disant que Harry serait content qu'elle soit là.
Depuis la rentrée, Hermione avait instinctivement repris son rôle de grande sœur auprès de Harry et l'aidait autant qu'elle le pouvait, le faisant travailler sur sa lecture, son écriture, sa prononciation. Ron et Neville le faisaient aussi mais ils étaient moins patients. En une semaine, Harry avait fait de gros progrès et avançait rapidement, autant dans son travail que dans son comportement. Il était dorénavant capable de rester seul avec juste Neville et Ron sans fuir ou de parler, non sans rougir, à un professeur. Il osait, timidement, demander des explications lorsqu'il ne comprenait pas mais c'était déjà un grand pas.
Henry prononça le mot de passe et entra dès que la porte fut suffisamment ouverte. Severus les attendait déjà, un plateau de thé posé sur la table basse, avec des pâtisseries qui avaient l'air délicieux. Ron en salivait déjà rien qu'en les regardant.
- Installez-vous, fit le professeur en désignant les fauteuils.
Hermione eut droit à l'un des trois fauteuils, Neville prit le deuxième, tandis que Ron se posait dans le troisième. Les frères s'installèrent par terre, l'un à côté de l'autre.
Severus les interrogea sur leur semaine. Henry parla, interrompu de temps en temps par Neville et Ron. Hermione préférait garder le silence, elle ne se sentait toujours pas à sa place. Et Harry se taisait, grignotant sa tartelette au citron meringué avec plaisir. Ce n'était pas sa préférée mais il aimait bien le petit goût acide de la crème de citron, atténué par le sucre de la meringue.
Tout à sa dégustation, il n'écoutait pas la conversation et piquait de temps en temps dans l'assiette d'autres tartelettes qu'il dégustait lentement, petite bouchée par petite bouchée, léchant la crème ou mangeant les fruits pour finir par la pâte croustillante. Il n'avait pas conscience des regards amusés posés sur sa personne.
Severus commençait à connaître Harry, du moins, il parvenait à prévenir les crises d'angoisse et à calmer l'enfant, mais à savoir également ce que l'enfant aimait manger ou détestait. Ainsi, il savait que Harry adorait les tartes, surtout les tartes à la mélasse, plus encore que les sucreries et qu'il détestait le chocolat. Il suffisait qu'on lui mette une tarte sous le nez pour qu'il oublie tout le reste. Il était même capable de faire un repas rien qu'en desserts si on lui en en donnait l'occasion, mais ça, Severus ne préférait même pas vérifier.
Harry tendit une nouvelle fois la main vers l'assiette mais ses doigts ne touchèrent que le froid de la porcelaine et les miettes restantes. Il fronça les sourcils, dévisageant l'assistance afin de voir qui pouvait être le voleur de tartes. Il le découvrit en la personne de Ron qui dégustait avec un plaisir évidant la dernière tartelette, celle à la framboise. Pour un peu, il en aurait pleuré.
L'assiette disparut en même temps que le service à thé, permettant à Harry de se concentrer sur la conversation en cours. Apparemment, Hermione discutait avec animation avec Severus sur une obscure histoire de potions, et l'enfant décrocha totalement. Il se tourna vers Henry, en pleine discussion passionnée sur le Quidditch avec Ron et Neville. Ça l'intéressait un peu plus mais il ne savait pas y jouer. C'était à peine s'il connaissait les règles. Il n'avait jamais assisté à un match à l'école, préférant rester se reposer dans son dortoir pendant ce temps-là. Henry lui avait parlé des équipes mais, ça lui passait au-dessus de la tête. Pourtant, il ne pouvait nier que c'était un beau sport et ça lui donnait envie de le pratiquer mais l'infirmière avait été catégorique : interdiction de monter sur un balais tant qu'il n'était pas remis physiquement.
Il écoutait avec attention les garçons sans les interrompre. Il savait se faire oublier et la plupart du temps, ça fonctionnait.
Et puis, ses pensées dérivèrent sans qu'il ne se rende vraiment compte du cheminement pris. Il repensa au lundi de la semaine précédente. C'était le jour où il devait passer ses tests. Il avait été tellement nerveux que Severus l'avait presque forcé à boire une Potion Calmante. Sa nervosité était due au fait qu'il ignorait comment ça allait se passer. Le parrain de son frère lui avait vaguement expliqué mais sans plus. Pour Harry, les tests allaient être des questions écrites, mais comme il ne savait pas encore lire ou à peine, il serait incapable de répondre. Finalement, ça s'était bien passé. Henry était resté avec lui, entouré d'un sort de silence mais là tout de même et les professeur avaient été gentils, n'hésitant pas à reposer la question s'il n'avait pas compris la première fois. Ils avaient tous noté quelque chose sur un parchemin à chaque fois que l'élève donnait une réponse. À la fin, Severus l'avait félicité même si Harry était convaincu d'être débile et de ne pas mériter ces éloges. Le soir-même, le parrain de son frère lui fit comprendre qu'il allait lui apprendre à lire, compter, écrire et même utiliser des sorts simples.
Maintenant, Harry lisait tout seul, lentement mais Severus lui avait assuré que plus il s'entraînerait, plus il lirait avec facilité. Parce qu'il était intelligent et qu'il retenait facilement les choses. Mais, ce dont Harry se souviendrait, c'était les derniers mots de son tuteur : s'il travaillait aussi bien jusqu'à la fin de l'année, l'année prochaine, il pourrait suivre les cours de Deuxième Année. Pour l'enfant, c'était donc devenu l'objectif numéro un.
Ce qu'il ignorait, c'était que, comme Severus s'était proposé pour lui apprendre la base, les autres professeurs lui enseigneraient eux aussi la base de leur matière.
Une petite tape sur son épaule, le fit bondir et sortir de ses pensées. Son premier réflexe fut de se tasser mais aussitôt il sentit Henry l'entourer et s'excuser de lui avoir fait peur.
Ils retournèrent dans leur salle commune et Harry, une fois qu'il vit une table libre, s'y s'installa et commença à travailler. Il fut rejoins par Hermione qui l'imita. L'enfant regarda le parchemin d'exercices à faire pour le lundi suivant. Il s'agissait de questions sur un texte copié sur un second parchemin. Le professeur avait laissé assez d'espace pour que l'élève puisse répondre.
Le petit brun commença sa lecture, à peine perturbé par les conversations autour de lui. Il s'était habitué au brouhaha ambiant de la tour Gryffondor.
Lentement, une fois sa lecture achevée, Harry commençait à répondre aux différentes questions sur un brouillon. Le plus difficile n'était pas de trouver la bonne réponse, mais d'écrire. Tenir une plume était dur et il n'arrivait pas à écrire correctement sans faire de tâches. Severus lui avait expliqué comment faire, mais lui, il n'y arrivait pas.
Heureusement, Hermione veillait. Elle n'hésita pas une seule seconde à abandonner ses travaux en cours pour accourir l'aider, lui montrant comment elle-même tenait sa plume et faisait pour égoutter le trop plein d'encre. Elle avait eu des cours de calligraphie à l'école primaire, elle s'en sortait donc un peu mieux que les autres Nés-moldus qui n'avaient pas eu cette chance et pour qui écrire avec une plume était difficile.
Henry prit place avec eux afin de s'avancer un peu dans ses propres devoirs. Lui aussi ne pouvait cesser de jeter de fréquents coups d'œil sur son frère afin de voir s'il avait des difficultés. Harry ne dirait jamais s'il avait un souci, à part aux professeurs et encore, ces derniers s'en rendaient compte à cause de l'air perdu de l'enfant.
Dès que son frère posa sa plume dans l'encrier, Henry lui demanda gentiment s'il voulait qu'on le corrige. Harry tendit son parchemin en faisant attention à l'encre qui n'avait pas eu le temps de sécher.
Les réponses étaient complètes mais les mots n'étaient pas tous orthographiés de la bonne façon et on voyait clairement que Harry avait du mal à écrire. Ses lettres étaient malhabiles, le tracé était un peu tremblant mais dans l'ensemble, c'était propre et l'enfant s'était visiblement appliqué. Rien à voir avec les propres parchemins de Henry, tous étaient raturés et tachés d'encre.
- C'est bien, le félicita Henry avec un grand sourire.
Harry rougit sous le compliment. Une autre personne que son frère aurait dit la même chose, le petite garçon n'en aurait sans doute pas cru un mot.
Ils se replongèrent dans leurs devoirs en silence, entendant à peine les discussions animées des autres Gryffondor.
Hermione referma le lourd volume qu'elle compulsait avec attention et observa Harry. Elle ne parvenait pas à se dire que le garçon brun aux yeux verts et aux lunettes et le petit blond aux grands yeux pâles qui la regardait avec adoration étaient la même personne. Harry avait tellement changé – outre le physique – au niveau de son comportement. Il était moins terrifié à l'idée de faire un pas sans avoir l'approbation d'une tierce personne, il souriait davantage, même si ses véritables marques de joie étaient exclusivement adressées à son jumeau. Et puis, il y avait les nuits et les repas. Quand il était Orion, il ne mangeait pour ainsi dire jamais, il fallait que la fillette l'y contraigne et il dormait la plupart du temps dans la salle commune, roulé en boule près de la cheminée. La brunette l'avait vu plusieurs fois en redescendant car elle avait oublié des affaires. C'était le dernier à se coucher et le premier à se lever.
C'était avant que le professeur Rogue ne sache qui il était. C'était avant Henry. Maintenant, Hermione voyait les jumeaux en permanence tous les deux, accrochés l'un à l'autre, parfois inconsciemment puisqu'elle avait déjà aperçu Henry chercher la main de son frère – et inversement – alors qu'il était en pleine discussion. Ils mangeaient ensemble, dormaient probablement dans le même lit. Pour la fillette, c'était indéniable, Henry aidait énormément Harry. Sans lui, il serait toujours le petit garçon terrifié. Elle avait lu le livre sur la gémellité sorcière que Ron lui avait passé et elle était certaine que ce changement de comportement était dû au lien. Sans ce lien entre les jumeaux, Harry n'aurait pas progressé aussi vite. Mais il aurait toujours des séquelles de ce qui lui était arrivé. On ne se remettait jamais entièrement d'un tel traumatisme.
Dans ses pensées, la fillette se demanda si les frères jumeaux de Ron étaient également liés. Ils semblaient très proches, mais leur relation était sensiblement différente que celle des Potter. Les Weasley étaient complices et pouvaient voir d'autres personnes, se séparer quelques temps. Pas les Potter. Hermione ignorait que leur lien devait se stabiliser et que pour ce faire, ils devaient rester presque collés. Mais elle remarquait bien que Henry était celui qui prenait les décisions. Là encore, elle ne se rendait pas compte que pour l'instant, Harry avait besoin de repères et que c'était Henry qui les lui apportait.
Sentant le regard chocolat posé sur sa personne, Harry leva les yeux et rencontra ceux de Hermione qui s'excusa d'un sourire avant de se remettre à travailler.
Ils terminèrent leurs devoirs à l'heure du dîner. Ce fut Ron, affamé, qui vint les tirer de leur table afin d'aller manger.
Malgré les tartelettes qu'il avait avalées pendant le thé, Harry commençait à avoir faim. Étudier creusait l'appétit. Il s'installa à table, à côté de Henry et observa les plats désespérément vides.
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Il était tout juste sept heures quand Severus passa les portes de la Grande Salle en ce lundi matin. Il avait passé son week-end à corriger des copies. Sirius, Remus et Peter l'avaient invité le dimanche midi à Pré-au-Lard pour manger avec eux. Repas qui s'était fort bien passé. La rancœur qui les avait animés lorsqu'ils étaient étudiants avait disparu à la naissance des jumeaux et avait laissé place à une bonne amitié. Les repas au restaurant entre les quatre amis n'étaient pas rares. Ils étaient devenus même réguliers depuis que Henry était élève à Poudlard.
Mais le lundi était là et avec lui, les cours et les élèves bruyants et pénibles dont le crâne épais était incapable de retenir la moindre chose.
Severus repensa au cours de Potions qu'il avait eu avec les Première Année de Gryffondor et de Serpentard la semaine passée. Il avait laissé Harry travailler à côté de Henry et Neville et passait de temps en temps pour vérifier son travail. Il s'estimait satisfait des efforts méritoires de l'enfant et de son application en voyant que Harry s'intéressait au cours en plus de ses propres exercices.
Tous les professeurs qui avaient eu Harry la semaine passée n'avaient pu s'empêcher de parler de ses résultats avec Severus. Tous avaient été contents de l'enfant et lorsque le directeur des Serpentard en avait soufflé mot au principal concerné, il avait eu l'air gêné par tant d'éloges.
Depuis l'épisode du Chemin de Traverse, Severus avait essayé de discuter avec Harry, de le faire parler de son enfance et de sa vie au manoir Donewood mais à chaque tentative, l'enfant se fermait comme une huître et il fallait toute la persuasion de Henry pour lui arracher ne serait-ce qu'un sourire. L'héritier Potter parlait avec Henry assez facilement mais il ouvrait rarement la bouche en présence de Severus. Aussi, lorsque le petit brun avait parlé la toute première fois, le professeur avait bondi. Au début, il avait cru entendre Henry mais il avait clairement vu la bouche de son frère remuer. Celui-ci était en train de chercher un nom pour sa chouette. Nom qu'il avait déniché dans un livre d'Histoire de la Magie. Aujourd'hui, l'animal répondait au doux nom d'Hedwige et semblait être exclusif, ne supportant pas que son nouveau maître caresse Helga, l'oiseau de Henry.
Severus essaya de se concentrer sur ses toasts, ses œufs à la coque et son thé sans sucre, mais l'arrivée fracassante des élèves l'en empêcha. Il vérifia rapidement l'heure et sursauta imperceptiblement en voyant qu'il était déjà sept heures et demi et qu'il venait de passer trente minutes à bailler aux corneilles. Il se hâta de finir son petit-déjeuner afin de ne pas supporter encore longtemps les braillements insupportables des élèves.
Les hiboux pénétrèrent tous dans la Grande Salle par les aménagements prévus à cet effet. C'était l'heure du courrier. Severus eut la surprise de voir un hibou étranger se poser devant lui et tendre la patte afin qu'on le libère de son fardeau. Le professeur s'exécuta et l'animal s'envola. Il ne n'aperçut pas que Sirius recevait la même lettre à trois places de la sienne.
L'enveloppe était frappée du sceaux du ministère de la magie. Ça n'augurait rien de bon. Pourtant, Severus décacheta l'enveloppe et en sortit la lettre.
« Convocation à l'audience du procès de Lord Balthazar Daemon Donewood.
Cher Professeur Rogue,
Suite à l'arrestation de Balthazar Donewood, le samedi 21 décembre à vingt heures dix-neuf, vous êtes convoqué en tant que tuteur légal de Henry Charlus Potter, témoin à charge, au procès qui se déroulera le lundi 27 janvier à neuf heures précises au département de justice du ministère de la magie devant le Magenmagot.
Nous vous prions d'agréer, Cher Professeur Rogue, l'expression de nos salutations distinguées.
Amélia Bones, Présidente-adjointe du Magenmagot »
Severus resta interdit face à la lettre qu'il tenait. Il était au courant que le procès contre Donewood allait avoir lieu fin janvier et qu'il allait devoir venir mais il ne s'était nullement attendu à recevoir cette lettre maintenant. Et sûrement pas avant d'avoir pu en parler avec les garçons.
Il jeta un rapide coup d'œil à la table des Gryffondor, repéra rapidement Harry et Henry assis l'un à côté de l'autre, le nez plongé dans une lettre. Lorsqu'il les vit blanchir tous les deux, il serra les dents et maudit le ministère et son mauvais timing. De là où il se trouvait, il était incapable de différencier les deux mais l'un d'eux tremblait. Ce devait être Harry.
- Severus, l'appela Sirius.
Lorsqu'il se tourna vers son ami, celui-ci tenait entre ses doigts une lettre similaire à la sienne.
- Elle vient du ministère ?
Sirius acquiesça sombrement. Il avait dû recevoir la lettre car il était le parrain de Harry. Severus ferma les yeux. Ils leur restait à peine quinze jours pour aborder avec Harry ce qu'il avait subi. Quinze jours pour le convaincre de parler devant tout le Magenmagot de ce qu'il avait vécu. C'était beaucoup mais l'enfant avait besoin qu'on lui dise certaines choses à l'avance afin qu'il s'habitue à l'idée. Ce qui rendait le délai très court.
Severus acheva son thé maintenant froid et quitta la table professorale pour rejoindre ses cachots.
Le soir venu, Severus pénétra dans la salle commune de ses Serpents. Tous ceux qui étaient présents déglutirent. En général, c'était mauvais signe. Les seules fois où leur directeur venait, c'était pour les mettre en garde le jour de la rentrée, qu'ils avaient tous intérêt à se montrer à la hauteur de leur maison et ne s'attaquer sous aucun prétexte, sauf lors des cours de Défense, à son précieux filleul et son pupille ou alors pour les prévenir qu'ils venaient, grâce à Pansy Parkinson, de perdre près de deux cent points parce que cette idiote s'était crue intelligente d'envoyer une fiole dans le chaudron de Henry Potter.
Cette fois-ci, ils s'attendaient au pire et chacun se tourna vers la pauvre fillette qui se tassa dans son coin.
- Monsieur Henselbee, appela Severus. S'il n'est pas là, que quelqu'un aille le chercher.
Commode Henselbee était le préfet des Serpentard. C'était un garçon assez musclé et assez grand. Il se faufila du canapé vert sur lequel il se prélassait avec ses amis jusqu'à son professeur.
- Monsieur ? fit-il poliment malgré une certaine angoisse.
- Vous allez me porter cette lettre chez les Gryffondor et la donner en personne à Harry Potter ou à Henry Potter. Savoir qui ils sont ne devraient pas vous poser de problèmes je présume.
Henselbee secoua la tête. Il avait parfaitement compris sa tâche mais se demandait pourquoi son directeur n'y allait pas lui-même. Il n'osa pas poser la question à voix haute. Sans doute que l'homme avait ses raisons.
Le jeune homme quitta prestement les cachots pour se diriger vers la tour Gryffondor en pestant contre les professeurs sadiques qui forçaient les élèves à grimper des escaliers sans le moindre égard pour leurs jambes. Heureusement pour lui qu'il connaissait le trajet. Son rôle de préfet était bien utile et c'était sans aucun doute pour cela qu'il avait été choisi.
Parvenu enfin devant le portrait qui gardait la salle commune des Lions – une grosse dame habillée de rose – en soufflant comme un bœuf et en éprouvant un certain respect pour les Gryffondor qui devaient monter ça tous les jours, il s'adossa contre un mur afin de reprendre sa respiration. Le sport, ce n'était pas son truc.
- Vous n'êtes pas de Gryffondor, jeune homme, fit la voix du tableau. Que fait un Serpentard ici ?
- Le professeur Rogue m'a chargé de transmettre un message à deux Gryffondor, ahana Henselbee.
- Je le ferai passer.
- En personne. C'est une lettre que je dois remettre aux Potter.
Il vit nettement la Grosse Dame soupirer et disparaître du tableau, le laissant planté devant comme un abruti. Elle revint quelques minutes plus tard et laissa le portrait s'ouvrir. L'étudiant crut qu'il allait devoir entrer – rien que l'idée le rendait malade – mais il vit deux têtes identiques et brunes sortir.
- J'ai une lettre du professeur Rogue que je dois vous remettre.
Sur ces mots, il tendit l'enveloppe que Henry prit et il déguerpit sans demander son reste.
Henry regarda l'enveloppe sous toutes ses coutures et l'ouvrit.
« Harry, Henry,
Venez me retrouver dans mes appartements ce soir, à dix-huit heures trente, avec le courrier de cematin.
Severus »
C'était clair et concis, même un peu sec. Henry se demanda ce qu'ils avaient bien pu faire tous les deux depuis vendredi mais rien ne lui vint à l'esprit. Avisant l'heure sur sa montre à aiguilles, il proposa à Harry d'y aller sur le champ. Ils seraient un peu en avance mais qu'importe. Mieux valait être en avance qu'en retard. C'était l'un des principes de Severus.
Henry frappa deux coups secs contre la porte de bois et attendit. Il consulta de nouveau sa montre. Dix-huit heures vingt. Apparemment, Severus n'était pas là puisque personne n'avait encore ouvert.
À dix-huit heures vingt-cinq, ils virent Severus accompagné de Sirius marcher d'un bon pas vers ses appartements. Les professeurs ne parurent pas surpris outre mesure de voir les deux enfants piétiner devant la porte avant l'heure.
- Vous avez reçu une lettre ce matin, commença Severus abruptement dès que la porte se referma dans leur dos. Je veux la voir !
Devant le ton sec et l'ordre direct, Henry tira la sienne de sa robe, endroit qu'elle n'avait pas quitté de la journée, imité par Harry. Et ils la tendirent un peu tremblant à leur professeur qui paraissait assez énervé.
Severus lut les documents. Les deux lettres étaient sensiblement les mêmes que la sienne, à part les noms et la raison de la convocation. L'homme soupira conviant ses invités à s'asseoir avant d'en faire de même.
Il était fatigué et n'aspirait qu'à dormir. Cette histoire n'avait cessé de tourner encore et encore dans sa tête. Pour un peu, il aurait volontiers pris un jour de congé – sans aucun doute pour la plus grande joie de ses élèves – mais il n'en avait rien fait. Son humeur massacrante s'en était ressentie sur les pauvres étudiants qu'il avait eu en cours aujourd'hui. Il n'avait cessé de leur retirer des points et il avait distribué retenue sur retenue. Toutes les maisons en avaient pâti, Serpentard compris.
Le professeur fixa Harry qui se mit à trembler.
- Harry, commença Severus aussi doucement que possible, lors du procès, on va te poser des questions. Tu devras y répondre, sinon Donewood sera libéré.
Comme approche plus directe, c'était difficile de faire mieux. Severus se maudit en voyant que Harry s'était littéralement replié sur lui-même. Là, il avait mal joué. Le coup de coude de Sirius lui appris que son ami n'en pensait pas moins et qu'il valait mieux se taire et le laisser agir. Le professeur de Duel s'agenouilla près de son filleul en prenant garde à ne pas le toucher.
- Harry, je sais que c'est difficile, je sais aussi que tu n'en as aucune envie et je comprends tout à fait. Mais...
Au mais de Sirius, Harry sut que le reste de la phrase n'allait pas lui plaire. Il chercha frénétiquement la main de Henry qu'il trouva avec soulagement.
- Mais je suis certain qu'en parler t'aiderait à aller mieux.
C'était dit. Pour un peu, Severus en aurait sifflé d'admiration. D'habitude les rôles étaient inversés, c'était à Sirius que revenait le privilège de dire une énormité et à Severus de tout rattraper. Une fois n'était pas coutume.
- Tu as le temps, reprit Severus. Personne ne veut te presser. Tu viendras quand tu seras prêt.
Et Harry se dit dans son for intérieur qu'il ne serait jamais prêt, parce qu'il ne voulait pas en parler. Parce que personne ne devait savoir. Il avait promis à Donewood de se taire. Une promesse sur sa vie.
À suivre
note : Je remercie chaleureusement toutes les personnes qui ont répondu au sondage (si on peut appeler ça comme ça) du chapitre précédent, sondage dont voilà le résultat provisoire :
pour les couples qui, je le rappelle, ne seront pas traités dans cette fiction mais dans la suite (sur 5 personnes qui ont répondu) :
- Severus/Sirius, 3 pour dont 1 par MP
- Severus/OC, 1
- Sirius/OC, 1
- Peter/OC (femme), 2
- Remus/OC (femme), 1
- Remus/Lucius, 1
pour savoir si Severus et Sirius vont vivre ensemble ou non pour éduquer les jumeaux (sur 4 personnes qui ont répondu) :
- ensemble, 3
- pas ensemble, sauf pendant l'été, 1
J'espère n'avoir oublié personne dans mes résultats et que ceux et celles qui ont répondu se retrouveront. Pour les autres, si vous voulez donner votre avis, vous avez encore ce chapitre pour le faire. Je rappelle le sondage :
Voulez-vous voir Sirius habiter chez Severus ? Tout en sachant qu'ils ne seront pas en couple l'un avec l'autre (peut-être plus tard), qu'il ne reste après le 13, encore 1-2 chapitres, peut-être 3, épilogue compris. J'ai en tête une suite à l'histoire (enfin si on peut appeler ça une suite, il y aura juste les mêmes personnages), donc avec qui souhaitez-vous voir Sirius, Remus, Peter et Severus ? Pour les jeunes, je sais déjà.
