Bonjour à tous ! Merci à toutes les personnes qui follow mon histoire, ça fait plaisir ! J'espère être à la hauteur maintenant :p
Bonne lecture !
Isabella-57 : Merci beaucoup ! J'espère vraiment être à la hauteur :p
Faaan'Taaas'Tiiique : Hahaha Merci beaucoup ! :D
clamaraa : Voilà la suite ! Merci :D
L'opération d'insertion des Malefoy au sein de l'Ordre se révéla plus difficile que ne l'avait prévu Hermione. Lorsqu'elle avait retrouvé ses amis sur le Chemin de Traverse, elle leur avait demandé de rentré tout de suite sans leur préciser ses raisons. Sans rien y comprendre, ils l'avaient tous suivis. Une fois au Square, elle avait réunis tout l'Ordre, y compris le Professeur Dumbledore et leur avait exposé la situation, argumentant ses raisons de leur faire confiance avec soin. Elle était à présent en l'attente d'une réponse, Dumbledore, Sirius, Severus, Remus et Arthur discutant en aparté alors qu'elle croulait sous le regard noir de Ron.
-Franchement Mione, on se demande ce qu'il t'a pris de les aider, siffla-t-il dans sa direction.
-J'ai pensé qu'ils méritaient une chance ! Dit-elle sur le même ton.
-Tu parles ! Pourquoi ils en mériteraient ? Ils sont Mangemorts de génération en génération dans cette famille !
-Cette famille est aussi celle de Sirius et d'Hermione à présent, rappela sèchement Harry, qui n'appréciait pas plus l'idée d'Hermione que le ton de Ron.
Il ne parvenait pas à faire confiance à Drago Malefoy, il était détestable au possible mais Hermione avait toujours eu un bon instinct avec les gens, plus que lui et bien plus que Ron. Elle était censée et ne leur faisait pas courir de risque inutile. De plus, il avait bien songé au fait qu'elle devait se sentir proche de la situation de Malefoy, il s'en était fallu de peu qu'elle soit dans la même lignée.
-Si nous sommes amis avec Hermione aujourd'hui, continua-t-il, c'est parce que son père a pris une décision que Narcissa Malefoy n'a pas su prendre. Je ne pense pas que Malefoy soit mauvais, c'est juste un crétin assommé par des principes stupides et s'il essaie vraiment de s'en sortir, j'approuve Mione dans sa démarche. Plus nous aurons d'alliés, mieux ce sera.
-N'empêche que tu n'aurais pas dû prendre de tels risques ! Les suivre comme ça, ça aurait pu être un piège aussi ! Grommela tout de même le rouquin, bien forcé d'admettre que son meilleur ami avait raison.
-Excuse-moi, sourit la brune, tu as raison ce n'était pas prudent.
Elle se pencha vers lui et posa un bisou sur sa joue, consciente que ses râleries cachaient son inquiétude pour elle.
-Bon, qu'est-ce qu'ils foutent ? Râla Ginny.
Mais aussitôt, les quatre jeunes virent les ainés revenir vers eux.
-Bien, nous allons accorder du crédit à la famille Malefoy, décréta Dumbledore en souriant derrière ses lunettes en croissant de lune.
-Vraiment ?
-Oui, mais à plusieurs conditions. Nous voulons un engagement solide de leur part, nous déciderons lequel avec Narcissa et Miss Granger, j'aimerais que vous vous portiez garante de Monsieur Malefoy, puisque vous êtes préfètes avec lui. Ce qui signifie qu'en cas d'attitude suspecte, vous veniez m'en parler immédiatement.
-Comptez sur moi, Professeur.
-Bien. Nous nous retrouverons demain à l'école, jeunes gens. Sirius vous accompagnera demain pour discuter avec Narcissa.
La discussion se conclue ainsi, tous retournant à leurs occupations. Le temps avaient filé, il était passé deux heures et Molly se chargea de faire à manger pour toute la troupe, invitant Remus et Tonks à se joindre à eux alors que Severus Rogue refusait la proposition poliment. Il allait quitter la maison lorsqu'il se tourna vers Hermione, la dévisageant de pieds en caps avant de lui adresser un signe de tête pour la première fois de sa vie et de quitter prestement la demeure. Stupéfaite, la jeune femme resta pétrifiée un moment, jusqu'à ce que Sirius lui propose une nouvelle séance de souvenirs au grenier qu'elle s'empressa d'accepter.
Installée sur le vieux plancher, Hermione admirait de nouvelles photos en tentant de retenir les noms des personnes qui défilaient, tous membres de sa grande famille. Plus elle en voyait, moins elle en retenait, sa concentration complètement ailleurs.
-Sirius ?
-Oui ?
-J'ai quelque chose à te demander…
-Oui ?
-Ma mère…Elle était amie avec Madame Malefoy ?
-Je me doutais que tu me poserais cette question, sourit le Maraudeur. Oui, elles étaient amies, très amies même.
-Tu savais déjà qu'elle n'était pas un Mangemort ?
-Oui. Narcissa et moi étions très amis petits, elle ne partageait pas vraiment les principes de la famille, contrairement à sa sœur Bellatrix.
-Pourquoi a-t-elle suivit alors ?
-Parce qu'il y a eu Androméda avant elle, je pense.
-Androméda ?
-Son autre sœur, la mère de Tonks.
-Ah oui.
-Androméda a choisi l'amour plutôt que les principes de sa famille, elle est partie et a été répudiée par la famille. Je pense que Narcissa a eu peur de vivre la même chose alors quand on lui a présenté Lucius, l'homme qui valait tout à l'époque, elle a foncé sans pensé aux conséquences plus tard.
-C'est une erreur…
-Oui, elle en porte surement la culpabilité en regardant son fils.
Le ton du Maraudeur était douloureux.
-On dirait que tu l'apprécies, fit remarquer Hermione.
-Oui, c'était ma cousine préférée. Elle n'avait pas peur de monter dans les arbres petite, elle était bien loin de cette image de femme froide et digne qu'elle renvoi aujourd'hui. Je suis content qu'elle ait fait ce choix et de la revoir. Qui sait, je retrouverais peut-être un peu de la Narcissa que j'ai connu à l'époque.
-Je pense que ce n'est pas impossible, sourit-elle en retour.
Ils restèrent au grenier plusieurs heures avant qu'Hermione ne décide qu'un retour à la réalité ne s'impose. Elle rejoignit ses amis pour finir de boucler ses affaires avant le retour à Poudlard le lendemain et ils passèrent la soirée tous ensemble, les garçons jouant aux échecs sous les moqueries et les encouragements des filles.
Lorsqu'ils allèrent se coucher, Hermione se sentit nerveuse en songeant à tout ce qui allait arriver. Elle était préfète, garante de Drago Malefoy et descendante de la grande famille Black, l'année risquait d'être mouvementée.
Sa nervosité ne s'était pas évaporée lorsqu'elle arriva sur le quai 9 ¾ le lendemain matin, bien au contraire elle l'a senti monté d'un cran lorsqu'elle aperçut deux têtes blondes devant elle. Elle désigna l'endroit où il se tenait à Sirius, droit comme un i à ses côtés, et ils avancèrent à deux vers le duo.
-Bonjour Narcissa, entama le Maraudeur en arrivant à leur hauteur, bonjour Drago.
-Bonjour, répondit ce dernier.
-Sirius…Il y a si longtemps.
-Un peu plus de 17ans maintenant.
-Je n'aurais jamais cru te revoir…
Drago regarda sa mère, elle avait laissé tomber son masque froid et semblait partie dans un autre temps.
-Pourtant, me voilà, sourit gentiment l'homme.
Deux choses frappèrent alors le blond. La première fut qu'il réalisa que cet homme à l'allure souriante et avenante était le cousin de sa mère et donc de sa famille. La seconde était l'étonnante proximité qui régnait entre lui et Granger. Il haussa un sourcil en remarquant la main du maraudeur posée sur l'épaule de son homologue. Était-il possible que quelque chose existe entre eux ? Depuis la veille, il avait l'impression que quelque chose lui échappait à propos de Granger, à commencer par l'étrange réaction de sa mère. Et puis, comment Granger pouvait-elle connaître une amie d'école de sa mère ? Cette question le taraudait un peu.
-C'est donc toi qui va décider de notre sort ?
-Votre sort a déjà été tranché. Dumbledore aimerait te voir en personne, pour déterminer ton rôle et ton engagement. Quand à toi Drago, Hermione est garante de ce que tu fais. Autrement dit, évite de faire trop de conneries sinon c'est elle qui en paie le prix.
-Pourquoi elle ?!
-Parce que c'est la seule qui a bien voulu croire en vous.
-Tu ne crois pas en notre sincérité ?
Narcissa sembla vraiment blessée.
-Si, moi j'y crois. Parce que je te connais, du moins je te connaissais. Mais nos deux seules voix ne pouvaient pas faire flancher l'Ordre, ça aurait été trop facile, ils ont besoin de garanties.
-J'entends bien. Je leur donnerais ce qu'ils veulent.
-Pour l'heure, as-tu un endroit où aller ? Tu ne peux plus retourner chez toi, c'est devenu trop dangereux.
-Pourquoi ?
-Parce qu'à présent, ta situation a déjà changée. L'Ordre sait que tu nous as rejoint, nous ne sommes pas à l'abri d'un traitre.
-Il à raison Maman, tu ne peux pas restée seule, approuva Drago.
-Mais…Et ton père ?
-Maman, je t'en prie, oublie-le. Il en ferait autant et il ne te fera pas de cadeau quand il l'apprendra…S'il te plait…
Pour la première fois en sept ans, Hermione vit une véritable émotion sur le visage du blond, il semblait désespéré, déchiré à la pensée de laisser sa mère là.
-Très bien, céda-t-elle. Que me proposes-tu ?
-Reviens avec moi à Square Grimaud, c'est le plus sécurisé.
-Tu es certain qu'il n'y a pas d'autres options ?
-Oui.
-Dans ce cas, soupira-t-elle.
-Nous devons y aller, dit Hermione en entendant le sifflement du chef de gare qui leur sommait d'embarquer.
-Filez.
Sirius se pencha pour la prendre dans ses bras et poser un baiser sur son front alors que Drago étreignait sa mère également.
-Soyez prudent, tous les deux.
Ils hochèrent la tête face au Maraudeur avant de grimper dans le train et de rejoindre le compartiment des Préfets-en-chef. Sans plus s'adresser la parole, ils s'assirent sur les banquettes, chacun de son côté. La Gryffondor se plongea dans un nouveau roman alors que le Serpentard dévorait un livre sur les différentes espèces de Dragons du monde. Ils n'échangèrent pas un mot jusqu'à ce que le Professeur McGonagall débarque.
-Bonjour jeunes gens !
-Bonjour Professeur, dirent-ils d'une même voix.
-Vous êtes tous deux Préfets-en-chefs cette année, ce qui signifie beaucoup de responsabilités. Vous allez partager des appartements communs, vos rondes, l'organisation du bal de Noel et le planning des rondes de Préfets, qui sont sous votre responsabilité aussi. Vous avez prouvé tous les deux que vous aviez une autorité naturelle sur les autres, utilisez là à bonne escient.
Elle fixa Drago en finissant sa phrase et Hermione comprit pourquoi on l'avait choisi lui pour assurer ce poste.
-Vous devriez enfiler vos uniformes, nous serons bientôt à Poudlard. En arrivant, vous accompagnerez les premières années jusqu'aux barques où Hagrid les récupérera. Vos bagages seront conduits directement dans vos appartements, ne vous en souciez pas, allez directement dans la grande salle après. Vous n'aurez pas de ronde aujourd'hui, installez-vous et vous prendrez vos fonctions à partir de demain. Tout est clair ?
Ils hochèrent la tête pour assentiment et le Professeur prit congé.
-Oh Miss Granger, dit-elle en revenant sur ses pas, le Professeur Dumbledore aimerais vous voir à votre arrivée, j'ai failli oublier.
-Me voir ? Pourquoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?
-Pas de panique, c'est au sujet de votre…Enfin, des changements de cet été.
Elle ne voulait pas trop en dire devant Drago mais Hermione comprit que c'était au sujet de sa famille. Peut-être que Dumbledore allait lui donner des informations sur son père ? Elle soupira en s'affalant sur sa banquette, lasse de ne pas savoir. Tout le monde autour d'elle semblait avoir plus de renseignements qu'elle ! Elle se perdit dans la contemplation de la fenêtre, les larmes affluant derrière ses paupières. Ce n'était guère le moment de craquer, en présence de son ennemi de toujours, mais tous ces bouleversements commençaient à être trop, elle avait besoin de réponses, de comprendre.
-Oh Granger, tu m'écoutes ? S'écria alors Drago qui lui parlait manifestement depuis un moment.
Surprise, elle se tourna vers lui et il put constater de ses yeux tremblants.
-Qu'est-ce que t'as ? Demanda-t-il, stupéfait.
-Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Grogna-t-elle.
-Rien, c'est bon.
-Tu me disais quoi ?
-Je te proposais une trêve.
-Pardon ? Toi, une trêve ?
-Ouai.
-Pourquoi ?
-Ecoutes, soupira-t-il, je ne suis pas complètement con. Je sais que je t'en dois une, tu nous as bien aidé ma mère et moi, si elle est en sécurité c'est parce que tu as parlé avec l'Ordre alors…Une trêve, ça me paraissait bien.
-Une trêve…
-Oui.
-Oui, ok, si tu veux.
-T'as l'air d'en avoir rien à foutre, Granger !
-Excuse-moi d'avoir autre chose en tête que ta petite personne ! Rugit-elle en se levant
Ouf. Il fallait qu'elle se calme, il n'avait rien fait pour une fois. Il avait fait un pas vers elle et elle le mordait violemment.
-Pardon, murmura-t-elle, consciente du ridicule de la situation.
-Euh…Non, c'est bon, répondit-il, abasourdi pour ses soudains changements d'attitude.
Elle se rassit, préférant se taire et retourna dans sa contemplation de la fenêtre, retenant avec peine ses larmes. Lorsqu'elle n'y parvint plus, elles commencèrent à ruisseler doucement sur ses joues jusqu'à se perde dans sa gorge, sous l'œil mal à l'aise du blond. Il ne savait pas comment réagir, c'était Granger, il n'allait pas se lever pour lui faire un câlin ou lui demander ce qui n'allait pas. Il n'empêche qu'elle avait l'air vraiment mal et, en tant qu'être humain, ça lui serrait le cœur. Elle avait tout de même fait preuve de beaucoup d'égards pour lui et sa mère, il aurait pu lui rendre un peu la pareille. Après, elle ne voudrait sans doute pas de sa compassion non plus et encore moins se confier à lui. Perdu dans son combat contre lui-même, il ne réalisa pas tout de suite qu'il la fixait. Quand il en prit conscience, il détourna le regard, remerciant au passage Morgane qu'elle n'ait rien remarqué.
Le train commença à ralentir, signe qu'ils arrivaient à Poudlard. En effet, moins de dix minutes plus tard, ils descendaient de leur Wagon, prêt à assurer l'arrivée des premières. D'un commun accord, Hermione les appela et se mit en tête du troupeau qu'ils formaient tandis que Drago fermait le dit troupeau.
-Bonjour Hermione !
-Bonjour Hagrid, comment allez-vous ?
-Très bien et toi ?
-Aussi, contente de rentrer ! Je vous amène les premières.
-Très bien, on discute plus tard Hermione, je m'occupe d'eux.
-A plus tard !
Il s'éloigna d'eux pour donner les consignes de passage aux premières, laissant les deux Préfets seuls.
-T'es proche du géant, Granger ?
Elle fut étonnée qu'il lui pose une question mais encore plus qu'il le fasse sans moqueries.
-Euh…Oui, plutôt. Il est gentil.
-Alors tu vas prendre son cours encore cette année ? Poursuivit-il l'air de rien.
-Euh…Non, répondit-elle de plus en plus surprise.
Est-ce qu'il lui faisait vraiment la conversation ?
-Pourquoi ?
-Parce que…J'ai trop de cours, je n'aurais pas le temps…
-Et en vérité ? Ricana le blond, pas dupe pour un sou.
Elle le regarda en biais, il ne semblait pas vouloir être méchant. Elle abdiqua en soupirant.
-Son cours est vraiment trop chiant, gémit-elle.
Le son qui sortit de la bouche du Serpentard la laissa pantoise. Il riait. Drago Malefoy riait, sans méchanceté.
-Je ne l'avais pas vu venir celle-là, Granger !
Elle ne put s'empêcher de sourire à son tour.
-Je peux te laisser là ? Demanda-t-il, causant un nouvel arrêt cardiaque à la brune.
-Euh…Oui, oui, bien sûr.
-A plus tard.
Il s'éloigna pour rejoindre Pansy Parkinson et Blaise Zabini qui l'attendait plus loin tandis qu'Hermione hallucinait. Que venait-il de se passer ? Qui était ce mec ? Ca ne pouvait être Drago Malefoy, il ne lui ressemblait pas.
Elle n'eut pas le temps de tergiverser plus longtemps, elle rejoignit ses amis à la table des Gryffondor et profita de la cérémonie puis du buffet, oubliant par la même le Serpentard.
Lorsqu'il fut l'heure pour tous de monter dans leurs dortoirs, elle embrassa Harry, Ron et Ginny avant de se diriger vers les escaliers.
-Miss Granger, vous et Monsieur Malefoy, suivez-moi.
Ils gravirent les marches des deux premiers étages avant de s'arrêter devant un tableau qui représentait un grand aigle en plein vol.
-Voici vos appartements, le mot de passe est « Theandras », évitez de le communiquer. Vos amis peuvent venir vous voir ici mais avant le couvre-feu et pas pendant les heures de cours évidemment. Cependant, j'aimerais autant que vous évitiez de les inviter par cinquante, je compte sur vous. Sur ce, je vous laisse. Miss Granger, n'oubliez pas que le Professeur Dumbledore vous attends, ne tardez pas trop.
-Oui Professeur.
-Bonne soirée à tous les deux.
-On entre ? Proposa Drago une fois le Professeur hors de vue.
Sans attendre sa réponse, il prononça le mot de passe et le tableau coula sur le côté.
Ils arrivèrent alors dans une pièce spacieuse, sans couleur significative, mais chaleureuse. Une table à manger, une bibliothèque pour l'instant vide, un grand canapé et deux fauteuils, des tapis qui recouvraient les pierres et une grande cheminée où dormait un feu doux. Derrière, il y avait une petite cuisine avec un évier et quelques armoires, rien pour véritablement préparer des plats mais ils étaient censés mangés dans la Grande Salle. Et enfin, quelques marches qui conduisaient sur une plateforme où se distinguaient trois portes. Sur la première était représenté un serpent, chambre de Malefoy. Sur la seconde un lion, la sienne. Et sur la troisième une sirène, ça devait être la salle-de-bain.
-Tu comptes rester là ? Demanda son homologue, dont elle avait pratiquement oublié la présence.
-Non, je vais voir Dumbledore.
Sans attendre, elle ressortit de leurs appartements et se dirigea jusqu'au bureau du Directeur.
-Entrez, entendit-elle après avoir frappé à la porte.
-Miss Granger, soyez bienvenue !
-Bonsoir Professeur.
-Votre rentrée s'est-elle passée comme vous le vouliez ?
-Oui, très bien. J'aime être ici.
-Et avec Monsieur Malefoy ?
-Étonnamment, jusqu'ici, ça va.
-Laissez-lui une chance de vous montrer ce qu'il y a de meilleur en lui, Miss, il pourrait encore vous surprendre.
-J'espère que vous avez raison.
-Miss Granger, ce n'est bien sûr pas pour vous parler de Monsieur Malefoy que je vous ai fait venir ce soir mais pour tout à fait autre chose.
-Pour mon père ?
-En effet. Que savez-vous exactement ?
-Tout ce que Sirius a pu me raconter.
-Il vous a dit que son frère était en mission je suppose ?
-Oui, mais qu'il ne savait pas où ni laquelle ni même quand il reviendrait.
-Et c'est à ce propos que je vous ai fait venir.
La jeune femme sentit alors son cœur s'emballer, qu'allait-il donc lui dire ?
-J'ai pensé que vous deviez savoir, vous êtes tout de même la première concernée et maintenant que vous savez pratiquement tout…
-Oui professeur.
-Regulus reviendra normalement de mission la semaine prochaine. Bien sûr, il aimerait vous voir le plus rapidement possible mais il ne veut rien vous imposer. Mon rôle ici est de déterminer ce que vous voulez et de lui en faire part. Alors je vous le demande, voulez-vous le voi…
-Oui, bien sûr que oui que je veux le voir ! Professeur, j'attends ça depuis deux semaines !
-Très bien, sourit le vieil homme. Je vous communiquerais toutes les informations dès que je les aurais.
-Merci Professeur.
-Vous pouvez y aller, Miss. Bonne nuit.
Elle le salua et quitta le bureau pour retourner dans ses appartements. Sur le trajet, ses émotions étaient en totale ébullitions. Elle allait rencontrer son père. Après 17 ans, elle allait voir cet homme et elle ne tenait déjà plus en place.
Et voilà ! A bientôt pour la suite, bisous xxxx
