Bonjour à tous ! Voilà le chapitre suivant, j'ai eu un peu de mal à l'écrire et je n'en suis pas totalement satisfaite mais bon, après l'avoir réécrit 5 fois, j'ai décidé de ne plus y toucher ! J'espère qu'il vous plaira quand même :)
Bonne lecture !
NotUrGirlNextDoor : Ton retard sur la lecture est pardonné vu le nombre de compliments qui ont suivis ! :o Merci Merci Merci, ça me touche beaucoup ! J'aime aller à l'essentiel, c'est vrai :p Pour ce qui est de craquer…Ils vont encore avoir du chemin à faire avant d'en arriver là ! :p
Swangranger: Merci beaucoup pour ta review ! Tout ça va prendre du temps mais on va y arriver ! :p
Isabella-57 : Je réponds ici à ton MP. Il est possible que tu ais fait mouche mais il faudra le lire pour savoir :p
Kitten : Haha Ca arrive enfin, c'est rien ! En vérité, il y a plusieurs idées en même temps dans ma tête :p Instant poésie au top, merci beaucoup ! :D
Dramione love : Merci beaucoup pour la review ! Oui, je trouvais que ça collait pas mal non plus :p
Delphine03 : Merci beaucoup ! Oui, il est chouuu ! :D
Clamaraa : Mercii :D
Faaan'Taaas'Tiiique : Je n'arrive pas à écrire ton pseudo :p Merci beaucoup ! Oui, voilà Regi-chou ! :D
La semaine passa plus vite que ne l'avait envisagé Hermione. Occupées entre la reprise des cours et ses fonctions de Préfète, elle n'avait pas eu de temps pour elle. Heureusement, Malefoy et ses amis semblaient avoir choisi de se tenir tranquille et se contentait de l'ignorer, elle avait la paix et pouvait se concentrer sur le reste, ce qui était déjà bien assez. Et le premier week-end se présenta, offrant un peu de répit à tous les étudiants.
Les garçons et Ginny ayant prévu de s'entrainer avant la reprise de la saison de Quidditch, Hermione en profita pour trainer dans son lit et ne se leva que vers 10h. Sachant qu'à cette heure, le déjeuner serait fini, elle appela Dobby, qui travaillait au château depuis sa libération, et lui demanda de lui monter un petit quelque chose à manger.
-On déjeune seule Granger ? Demanda Drago en s'installant en face d'elle alors qu'elle avalait son pain au chocolat.
-De quoi je me mêle Malefoy ?
-Range tes griffes, je viens juste transmettre un message !
-Quoi ?
-McGonagall demande à nous voir cette après-midi.
-Tous les deux ?
-Oui.
-Pourquoi ?
-J'en sais rien.
-Elle ne t'a rien dit ?
-Non.
-D'accord.
Il haussa les sourcils devant ce dialogue au combien productif et balança sa tête vers l'arrière de sa chaise. Intriguée, Hermione le dévisagea. Pourquoi restait-il là ?
-Malefoy ?
-Hum ?
-Tu comptes rester là ?
-Je te dérange Granger ? Ricana le Serpentard.
-Euh…Non.
Le silence reprit ses droits tandis qu'elle finissait son déjeuner, perturbée par la présence nonchalante de son homologue.
Une fois qu'elle eut fini, elle attrapa son roman et alla se poser dans les fauteuils, prête à se plonger dans une lecture salvatrice. Elle commençait à réfléchir à la prochaine arrivée de son père et elle n'en tirait rien de bon. Encore une fois, le blond se déplaça et vint s'étaler dans le grand canapé, les yeux fixé sur le plafond.
-Malefoy, qu'est-ce que t'as ? Demanda la jeune fille, de plus en plus surprise.
-J'ai pas le droit de m'asseoir ?
-Si mais pourquoi ici ? Pourquoi tu restes avec moi ?
-Je ne reste pas avec toi, Granger, je reste dans notre salle commune.
-Tu n'as pas des amis à voir ?
-Non.
-Alors tu vas rester là ?
-Oui.
-Pourquoi ?
-Parce qu'il est confortable ce canapé.
-Très bien ! Souffla-t-elle en se levant pour aller dans sa chambre.
Elle ne savait pas très bien pourquoi mais la présence du blond la déconcentrait.
-Attends Granger !
Elle s'arrêta net dans son mouvement et se tourna vers lui.
-Quoi ?
-Je m'ennuie, marmonna-t-il d'une toute petite voix.
-Pardon ?
-Je m'ennuie, dit-il plus fort.
-Tu es sérieux ? Rit la brune.
-Oh ça va !
-Que veux-tu que j'y fasse ?
-Tu veux pas jouer à un jeu ?
Elle crut halluciner. Drago Malefoy voulait jouer à un jeu avec elle ? C'était la quatrième dimension ou quoi ?!
-Euh…Si tu veux, haussa-t-elle les épaules.
Hein ?! Elle avait vraiment accepté ? Rien n'allait plus ici.
Tout sourire, le jeune homme se leva et alla dans sa chambre chercher une boite en carton qu'il posa sur la table basse, invitant la Gryffondor à le rejoindre.
Lorsqu'elle approcha, elle constata qu'il avait sorti un jeu de stratégie sorcier ressemblant beaucoup à une bataille navale. Elle s'assit sur le tapis en face de lui en le regardant installé les pièces.
-T'as déjà joué ? Lui demanda-t-il.
-Euh…Oui, oui, plusieurs fois.
-Cool, je n'aime pas expliquer les règles.
Ils avaient au moins ça en commun, songea-t-elle.
-Jaune ou bleu ?
-Bleu.
-D'accord.
Il lui installa son plateau avant de faire le sien et ils commencèrent à jouer en silence, chacun réfléchissant au meilleur moyen d'avoir l'autre. Hermione avait l'impression de planer entre monde réel et autre dimension, était-elle vraiment en train de faire une partie de jeu de société avec son ennemi de toujours ? Il avait été cordial en plus de ça ! Stupéfaite n'était plus un mot suffisant pour décrire son état. Cela dit, ça lui permettait de ne pas penser à ses soucis aussi elle se concentra dans le jeu, oubliant un peu avec qui elle était.
Au bout d'une demi-heure de touché-coulé, Drago brisa le silence.
-Alors Granger, où sont tes acolytes ?
Pas d'agressivité, pas de moqueries, ni de surnoms stupides.
-Ils jouent au Quidditch, répondit-elle prudemment. Et les tiens ?
-Pansy et Blaise ne se lèvent pas le samedi, ils commencent la journée à 13h.
-Et les autres ?
-Quels autres ?
-Tes autres amis, ta cour.
-Ma cour Granger, vraiment ? Rit le blond.
C'était la deuxième fois depuis le début de l'année qu'il discutait et riait en sa présence, et la jeune fille ne s'habituait pas à ce son.
-Tu vois ce que je veux dire, marmonna-t-elle en rougissant.
-Tu ne l'as peut être pas remarqué mais je ne suis plus très populaire parmi les Serpentards.
-Ah ? Non, je n'avais pas remarqué…
-C'est le prix pour être libre, j'imagine.
-Comment ça ? Demanda-t-elle, sa curiosité piquée.
-A l'heure qu'il est, tous savent que ma mère et moi sommes partis du Manoir, que nous avons « trahis la cause ».
Il afficha un air de parfait dégout en énonçant ses mots.
-Du coup, je suis devenu un rebus de l'humanité chez les Serpentards, un traître à mon sang.
-Et…Tu regrettes ?
-D'avoir fait ce choix ? Non.
Ne sachant pas très bien jusqu'où elle pouvait aller, Hermione n'insista pas et se contenta de le regarder, il semblait perdu dans ses pensées.
-Je n'ai jamais voulu être un Mangemort. Ni même vraiment cru en ses principes stupides. C'était le moule dans lequel je devais rentrer et jusqu'à il y a peu, je l'ai suivis.
-Mais… ?
-Mais j'ai vu mon père lever la main sur ma mère une fois, ça été un début de déclic. Je voulais la protéger, je devais juste trouver comment.
-Qu'est-ce qui a achevé le déclic ?
Le choc de la situation était passé, à présent elle se sentait surtout compatissante pour ce jeune homme qui avait tout risqué pour sa mère. Toutes ses années d'insultes, elle n'était pas prête de les oublier mais elle voulait croire en un changement possible chez tout le monde, même en Drago Malefoy. Et là tout de suite, il semblait avoir besoin de vider son sac.
-Il y a quelques semaines, déglutit le blond difficilement, j'ai surpris une conversation entre mon père et un autre Mangemort. Il lui a promis de lui donner ma mère s'il redorait son blason auprès du Seigneur des Ténèbres.
Hermione eut un hoquet de stupeur. Était-ce possible d'être aussi monstrueux ? Le visage du blond était déformé par le dégout et la rage, il semblait prêt à abattre son père de ses mains.
-Je suis désolée, Malefoy…
-Ce n'est pas important, elle est en sécurité à présent.
-Oui, c'est le principal.
Ils recommencèrent à jouer dans le calme, l'un calmant sa rage, l'autre son hébétude.
-Pourquoi tu me racontes ça, à moi ? Tenta-t-elle au bout d'une dizaine de minutes.
-Comment ça ?
-Et bien…Toi et moi on n'est pas amis, on s'est toujours détesté et on s'ignore depuis le début de l'année, alors pourquoi tu me dis tout ça à moi et pas à un de tes amis ?
Il soupira, se posant lui-même la question avant de répondre :
-Tu nous as tendus la main. Personne ne l'a jamais fait, ni pour elle, ni pour moi. Je ne sais pas pourquoi, Granger, je crois que je sais que tu es digne de confiance. Et puis, quand on s'est vu la première fois, tu voulais savoir, maintenant tu sais.
Elle ne sut quoi répondre à ça aussi elle préféra se taire. Ils finirent la partie en silence avant de se lever, il était déjà midi, il devait descendre diner.
En s'asseyant à sa place dans la Grande Salle, elle ne put s'empêcher de tourner la tête vers la table des Serpentards. Toutes ses révélations la perturbaient plus que de raison, Drago Malefoy semblait plus atteint par tout ça qu'il ne le laissait paraitre et il aimait profondément sa mère, ça ne faisait aucun doute. Le blond était assis avec Blaise et Pansy et en y regardant de plus près, elle remarqua qu'ils se tenaient un peu à l'écart du reste de la table, tous les autres les ignorant royalement.
-Tu as fait quoi ce matin Mione ?
-J'ai bouquiné, sourit-elle à Ginny. Ca été vous ?
-Oui, ça fait du bien de remonter sur un balai !
-J'imagine, sourit la brune.
Ils mangèrent en discutant joyeusement, les rires fusant de çà et là.
-On pensait aller à Pré-au-lard cette après-midi, tu viens avec nous ? Demanda Ginny à Hermione, en se levant de table, suivie par ses amis.
-Je dois voir McGonagall, je ne peux pas.
-C'est pour ton rôle de Préfète ? Demanda Harry.
-Je ne sais pas, Malefoy m'a juste dit qu'elle voulait nous voir.
-Malefoy t'a dit ? Depuis quand il te parle celui-là ? Grogna Ron.
-Il ne me parle pas, il m'a juste transmis le message.
Sans trop savoir pourquoi, elle ne voulait pas partager avec ses amis les confidences du blond. C'était étrange mais c'était un moment qu'il n'avait partagé qu'avec elle, quel qu'en soit les raisons, elle se devait de garder ça pour elle.
-Et ça va avec lui ? S'enquit Harry.
-Ça va, on s'ignore la plupart du temps.
-Il respecte sa partie du contrat ? Il se tient tranquille ?
-Je n'ai rien remarqué en tout cas, ni chez lui, ni chez ses amis.
-Ils ont intérêt, tu t'es portée garante pour eux, s'écria Ron, s'ils trahissent, je les étripe !
-Je crois qu'ils ne feront rien, je pense qu'ils sont sincères.
Ils quittèrent la Grande Salle, sans remarquer que derrière eux se trouvaient trois Serpentards qui n'avaient pas raté grand-chose de la conversation.
-Dis donc, lâcha Pansy, elle est surprenante Granger.
-Ouai…
-Elle nous fait confiance, déclara Blaise.
-On ferait bien d'être un plus reconnaissant, les garçons.
-Quoi ?
-Pourquoi ?
-C'est drôle de faire chier Granger, ricana le métis.
-Surtout quand elle s'énerve encore plus ! Rajouta Drago.
-Merde vous rigolez ou quoi ?! Cette fille, qu'on a passé six ans à insulter, nous fait assez confiance pour prendre le risque de mettre tout l'Ordre en péril ! Drago, sans elle, où seriez-vous ta mère et toi ?! Et Blaise, toi et moi ne sommes pas pris en charge parce qu'elle a dit à l'Ordre que nous ne faisions pas partie de cette guerre !
Ruminant un peu, les deux garçons acquiescèrent, conscients que leur meilleure amie avait raison.
-Je pense qu'on devrait la voir tous ensemble.
-Euh…Pan, tu trouves pas que c'est un peu trop ça ?
-Non, je pense que ça mettrais les choses au point. Drago, tu peux arranger ça ?
-Euh…Ouai, si tu veux. On doit aller chez McGonagall après, vous avez qu'à nous attendre dans les appartements des Préfets, vous vous rappelez du mot de passe ?
-Tu me l'as donné ! Grogna Blaise.
-Moi je m'en souviens, sourit Pansy.
-Pourquoi elle, elle l'a et pas moi ?
-Parce qu'elle, elle sait être discrète !
Sur ce, il planta ses deux amis sur place et se dirigea vers le bureau du Professeur de Métamorphoses. Comme il s'y attendait, Hermione y était déjà, attendant qu'elle ne les reçoive. Il s'appuya contre le mur en face d'elle et ils attendirent sans échanger un mot. Drago ne savait pas trop comment lui dire que ses amis attendaient dans leurs appartements pour lui parler, il pressentait que ça n'allait pas tellement lui plaire.
-Bonjour jeune gens ! S'exclama McGonagall en arrivant derrière eux.
-Bonjour Professeur.
-Bonjour.
-Ce n'est pas moi en vérité qui souhaite vous parler mais le Professeur Dumbledore, il pensait ne pas être disponible pour vous recevoir mais finalement, il l'est. Suivez-moi donc.
Ils se remirent en marche tous les trois jusqu'au bureau du Directeur. McGonagall prononça le mot de passe, ils grimpèrent les quelques marches et elle frappa à la porte, attendant qu'il ne l'invite à entrer. Une fois, deux fois, à la troisième fois elle décida d'entrer, supposant qu'il ne devait pas l'entendre. Après tout, il savait qu'elle arrivait avec les deux Préfets en chef, il devait l'attendre. Elle se stoppa net dans l'entrée, la porte grande ouverte, en constatant que non seulement Dumbledore n'était pas seul mais qu'il était accompagné d'une personne qu'elle ne pensait jamais revoir.
-Oh…Albus, je suis désolée, j'aurais dû attendre, nous allons partir, bafouilla-t-elle.
Derrière elle, les deux Préfets attendaient sans comprendre, encore à moitié dans le couloir et donc n'ayant aucune vue sur le bureau.
-Vous êtes accompagnées de nos deux Préfet Minerva ? Demanda Dumbledore.
-Et bien, oui, justement, vous deviez les voir…
-Entrez donc tous les trois, sourit doucement le directeur.
Elle se décala pour laisser passer Drago et Hermione qui entrèrent à leur tour dans le bureau. Aussitôt, le regard d'Hermione se figea sur la personne debout avec Dumbledore. Grand, mince, les cheveux ébènes, les yeux verts, le teint pâle et le même nez qu'elle. Regulus Black. Son père.
Elle hoqueta en reculant d'un pas, incertaine que ce soit bien réel. Elle s'y était pourtant préparé, depuis des jours elle voyait en boucle cette rencontre, ce qu'elle dirait, comment elle réagirait. Pourtant, elle était paralysée, d'angoisse, d'impatience, de peur. Dumbledore lui avait dit qu'il ne revenait que la semaine suivante, elle n'était pas encore prête.
-Amélia…Souffla l'homme qui semblait ne pas y croire non plus.
-Je…Je…
Elle déglutit difficilement, essayant de reprendre un peu contenance.
-Je m'appelle Hermione, murmura-t-elle finalement en baissant les yeux.
-Oui, bien sûr, excuse-moi, sourit-il en retour. Il y a si longtemps, comme tu ressembles à ta mère.
-Ma…Ma mère ?
-Oui, tu es le portrait de Melissandre, à quelques détails prêt. Tu as mon nez, mes oreilles.
Elle n'enregistrait rien de ce qu'il lui disait, elle était totalement déconnectée de la réalité.
A côté d'elle, Drago regardait la scène sans rien comprendre. Son regard passant de son homologue complètement bouleversée et paralysée à cet homme qu'il ne connaissait pas mais qui lui était pourtant familier.
-Par merlin…Souffla finalement Hermione, je…je n'arrive pas à y croire…
-Je sais, je comprends, moi non plus.
-On devrait peut-être vous laissez discuter tous les deux, intervint Dumbledore, Monsieur Malefoy, je vais vous faire part de toutes les informations pour le bal et vous les communiquerez à Miss Granger par la suite. Venez.
Ils sortirent tous les trois du bureau, laissant père et fille seuls.
-Viens t'asseoir, Amé…Hermione, l'invita alors l'homme.
Elle obtempéra machinalement, prenant place à ses côtés.
-Je sais…Je sais que tu dois avoir beaucoup de choses à me dire, ou peut-être pas au fond, peut-être aussi que tu ne veux rien avoir à faire avec moi, je dois être une des personnes que tu aimes le moins en cet instant mais je voulais tellement te voir, te parler, t'expliquer le pourquoi du comment. Hermione, je veux que tu saches que ce n'était pas vraiment un choix de te laisser, ta mère et moi t'aimions tellement, j'ai souvent regretté de ne pas t'avoir gardé avec moi mais quand je vois la vie que tu aurais eu…Ce n'était pas non plus un cadeau. Et puis…J'ai toujours gardé un œil sur toi, de loin. Tu étais une petite fille pleine de vie et tu es devenue une jeune femme courageuse, j'en suis très admiratif !
Il s'arrêta, reprenant sa respiration après ce long monologue tandis qu'Hermione assimilait toutes les infos.
-Je ne te déteste pas, dit-elle au bout de quelques secondes. Quand…Quand j'ai appris la vérité, il y a quelques semaines, j'étais très en colère, je ne comprenais pas pourquoi j'avais été abandonnée, ce qui n'allait pas chez moi pour que vous ne vouliez pas me garder avec vous…Mais après, j'ai discuté avec Sirius, beaucoup, il m'a permis de comprendre mon histoire, votre histoire et pourquoi j'avais grandis loin de vous…Et puis, il y a eu la rencontre avec Malefoy et là j'ai totalement compris ce que tu avais fait, et pourquoi. J'ai vu ce qu'aurai pu être ma vie et ce que tu avais fait pour qu'elle soit très différente. Alors non, je ne t'en veux pas, je suis un peu secouée par tout ça mais je sais que je ne t'en veux pas.
Bien qu'un peu perdu par les révélations de la jeune fille – après tout, il ne savait rien de l'histoire des Malefoy -, Regulus se sentit soulagé. Cette jeune femme courageuse était sa fille et elle semblait prête à l'accepter.
-Alors, on pourrait faire connaissance, enfin ? Sourit-il.
-Oui, j'aimerais beaucoup.
-Demain, à Pré-au-lard ? Maintenant, je dois faire mon rapport de mission à Dumbledore, Fudge et Kingsley.
-D'accord, demain alors.
Ils se sourirent avant qu'Hermione ne fasse demi-tour pour aller vers la porte. Avant de sortir, elle se tourna une dernière fois vers lui, s'assurant qu'il n'était pas un mirage. Il était toujours là, il la regardait, les yeux pleins de tendresses paternelles. Elle ferma la porte et descendit les escaliers, encore assommée par tout ça. Il fallait qu'elle parle à ses amis, au plus vite, c'était trop à gérer pour elle seule. Elle courut jusqu'à la tour Gryffondor et demanda après Harry, Ron et Ginny auprès de Seamus, ne les trouvant pas dans la salle commune.
-Ils sont partis aux trois balais, l'informa-t-il simplement.
Déçue que ses amis soient non seulement partis sans elle mais surtout absent au moment où elle avait besoin d'eux, elle fit demi-tour et retourna dans ses appartements.
Cette journée étant plus que surnaturelle, Hermione eut une nouvelle surprise en passant le portrait pour entrer sans sa salle commune. Trois Serpentards avaient pris leurs quartiers devant la cheminée et un seul était résident. Toutefois, bien qu'elle aurait surtout eu besoin de paix, elle prit le parti de ne rien dire, Malefoy, comme elle, avait le droit de recevoir ses amis un samedi après-midi. Elle traversa la pièce en silence, s'apprêtant à rejoindre sa chambre lorsqu'elle fut interpellée.
-Eh Granger, attends ! S'écria Pansy.
La Gryffondor se tourna vers elle, les yeux écarquillés.
-Quoi ?
-Reste un peu avec nous, lui proposa la vert et argent, causant un nouveau choc au passage.
-Pourquoi ?
-Bah pour discuter.
C'était trop, cette journée était trop surchargée d'émotions, elle ne supportait plus. Son père, ses amis, ses fonctions, Malefoy, les Serpentards. Pourquoi rien ne tournait plus rond ?
-On aimerait te parler en fait, continua Pansy, comme elle ne répondait rien.
-Euh…Ok.
Elle s'installa dans le fauteuil restant, en face de Malefoy alors que les deux autres étaient avachis dans le grand canapé.
-Vous voulez me parler de quoi ?
-En fait…On voudrait te remercier, dit Blaise.
-Hein ?
-Très élégant Granger, rit Drago.
Voyant qu'elle ne riait pas, il continua :
-C'est sérieux, on voulait tous les trois te dire merci.
-A moi ? Pourquoi ?
-On t'a entendu parler avec tes amis ce midi, tu as dit que tu nous croyais. Tu prends des risques pour nous, rien ne t'y oblige. Alors voilà, on voulait te dire merci pour ça, pour nous donner une chance.
-Oh…Ce n'est rien.
Elle était pétrifiée par le trop plein d'émotions, elle sentait monter en elle un flot d'émois qui allait faire céder tous ses barrages. Elle repensa à son père qui était de retour, à sa mère qui était morte, à Sirius qui n'était pas avec elle, à ses parents qui devaient avoir peur de la perdre, à ses amis qu'elle n'avait pas vus de la journée et qui n'avait pas pris la peine de la prévenir qu'ils partaient, à l'attitude étrange de Drago ce matin et maintenant à ses remerciements venus de nulle part, comme si elle avait fait quelque chose d'exceptionnels. Bien sûr, ils ne savaient pas qu'elle s'était vue à leur place, ils ne pouvaient s'imaginer qu'elle était perdue entre deux mondes, elle qu'ils avaient appelé sang-de-bourbe pendant des années avait en fait un sang plus pur qu'eux tous réunis. C'était de la folie pure et maintenant, elle était ensevelie.
Alors, sans crier gare, les larmes se mirent à dévaler sur ses joues comme des torrents, prenant au dépourvu les trois Serpentards.
-Oh Granger, on a pas dit ça pour te mettre dans un état pareil hein ! S'exclama Blaise.
-Blaise, ferme-là ! Grogna Pansy.
Puis elle se tourna vers la rouge et or
-Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Pardon, renifla-t-elle, ce n'est pas vous…C'est un tout…Excusez-moi.
Elle se leva alors pour aller dans sa chambre.
-Hop hop Granger, une seconde ! La rappela Drago. On va pas te laisser comme ça, reste ici.
-Ouai, on n'est peut-être pas ami mais on ne laisse jamais une fille pleurer toute seule ! Rajouta Blaise
-Ils ont raison, reste, sourit Pansy.
Ça finit d'achever la jeune brune qui sanglota de plus belle en se rapprochant néanmoins. Elle n'avait pas grand-chose à perdre, elle était mal et toute seule, ses amis avaient fait défection et elle avait besoin de compagnie plus que tout, n'importe laquelle.
-Allez, racontes-nous, proposa la verte et argent lorsqu'elle se fut rassise.
Hermione les regarda tour à tour, pesant le pour et le contre. Elle avait vraiment besoin de se confier, tout ça était trop pour elle.
-J'ai rencontré mon père aujourd'hui, lâcha-t-elle brusquement.
Et voilàààà ! Je vous laisse là, imaginant la réaction des Serpentards sur la suite :p Bisous xxx
