Coucou ! Voilà la suite :p
Bonne lecture !
NotUrGirlNextDoor : Héhé Faut pas m'en vouloir… :'( J'espère que tu boudes pas trop pour retrouver Drago :p
Kitten : Hahahah Oui, je vois que c'est la fête ! Ce chapitre-ci va te plaire j'espère ! :p (Ne me dis pas qu'il pleut à Paris, j'y vais dans quelques semaines… :( ). J'aime beaucoup aussi, je voulais donner son caractère taquin à Pansy ! Merci beaucoup beaucoup ! Comme toujours, ton instant poésie est top top ! :D Pfiiou ! Top de compliments, merci encore ! (Pour le rating, il est possible qu'il change…)
Dramionelove : Merci beaucoup :D
ElwennSnape : Haha Oui, un peu :p Merci beaucoup !
Kikibenz29 : Hahaha Disons que vos commentaires m'inspirent et me motive à écrire donc oui, en quelques sortes :p J'ai mis plus que quelques heures pour le coup ! Merci beaucoup ! :D
Fan' : Sevy-chou, enfin quelqu'un qui l'aime aussi ! Je trouve qu'il y a tellement à dire sur lui ! :p Merci beaucoup !
Naema : Haha désolée pour la fin, je crois que tout le monde m'en veut :p J'ai vraiment apprécié que tu me dises ce que tu en penses, c'est enrichissant d'avoir les avis sincères :) Hahahaha Tu l'as relevé ! Je ne sais pas d'où elle est sortie cette réplique-là ! :p Je suis très contente que ça te plaise, merci !
Luffynette : Merci :))
Isabella-57 : Hihi Désolée, je me rattrape :p Merci beaucoup !
Swangranger : C'est vrai que j'ai pas été gentille hahaha :p Je suis contente que ça t'ai plu ! Merci :D
Dire qu'Hermione était sous tension était un doux euphémisme, la jeune fille avait l'impression qu'elle allait exploser. En face d'elle, Drago se tenait droit, le visage fermé.
-De quoi veux-tu parler ? Demanda-t-elle quand elle fut sûre qu'elle saurait maitriser sa voix.
-A ton avis, du bleu du ciel ?! Tu me fuis comme le choléra depuis ce matin !
-N'exagérons rien…
-Tu trouves que j'exagère ? Tu es partie sans un mot, tu ne m'as ni regardé ni adressé la parole durant tout le trajet ni même depuis que nous sommes ici, dès que tu as l'occasion tu échappes du moindre espace où je suis !
-Ce n'était pas…
-Ah non ! Ne viens pas dire que ce n'était pas volontaire !
-Pourquoi je t'aurais fuis, franchement ?
-Parce que je t'ai embrassée et que tu as paniqué !
-Je…Non, pas du tout…Je n'ai…Non.
-Hermione, depuis que toi et moi sommes amis nous n'avons pas passé une journée sans nous parler, à part aujourd'hui et là tout d'un coup, tu fais tout pour m'éviter ou pour être loin de moi ! Ne me prend pas pour un con !
-Franchement, Drago, tu deviens égocentrique, ça n'avait aucun rapport avec toi ! Tenta-t-elle de le convaincre – ou de se convaincre -.
-Ah vraiment ? Dit-il en plissant les yeux, mauvais.
-Ou…Oui.
-Très bien.
Il allait tourner les talons pour sortir quand il retint son geste. Pris d'une soudaine pulsion, il s'avança vers elle et s'empara de sa bouche avec force, ne lui laissant aucune échappatoire. Ce baiser-là n'avait rien avoir avec celui du matin. C'était un combat pour le pouvoir où se mêlait colère, passion et violence. Aucun des deux n'était prêt à céder du terrain, comptant bien avoir le dernier mot. Alors que Drago enfonçait ses mains dans ses hanches, Hermione tirait plus fort dans ses cheveux pour s'y agripper. Leurs langues menaient une bataille pour le pouvoir dans la bouche de la Gryffondor et la réalité leur échappait peu à peu. Au bout de quelques minutes – qui aurait aussi bien pu être quelques heures – Drago lâcha Hermione pour reprendre son souffle, collant son front au sien alors que sa respiration se faisait haletante et que son cœur à elle tambourinait dans tout son corps.
-Aucun rapport avec moi, hein ? La nargua-t-il, en souriant tout de même.
-Absolument aucun, persifla-t-elle.
-Il faut vraiment qu'on parle je crois, reprit-il en s'éloignant d'elle.
-Oui, soupira-t-elle.
Ils prirent encore un instant pour se calmer l'un comme l'autre avant de s'asseoir sur le grand lit de la jeune femme, à distance raisonnable l'un de l'autre.
-Désolée d'avoir dit que tu étais égocentrique, commença-t-elle.
-Désolé de t'avoir piégé dans ta chambre, ce n'était pas très malin de t'acculer de la sorte.
-Je reconnais que je t'ai peut-être un petit peu fuit, reconnu-t-elle en baissant les yeux.
-Ce n'était pas une raison, je te connais, je sais que ça ne rime à rien de te forcer la main…Même s'il faut avouer que tu as mal géré le truc.
-C'est juste que…
Elle laissa sa phrase en suspens.
-Oui ?
-Non, rien…
-Mya, dit-il plus doucement en relevant son visage vers lui, dis-moi.
Voyant ses yeux se remplirent de panique un peu plus à chaque seconde, il lâcha son menton pour prendre ses mains.
-On se dit tout, non ? Quoi que ce soit, tu peux m'en parler, tenta-t-il de la rassurer.
-Drago…Je…Pourquoi tu voudrais de moi ? Lâcha-t-elle enfin.
-Comment ça ?
-Je veux dire…Regardes-toi, regardes-moi. Tu pourrais avoir bien mieux que ça !
-Bien mieux que ça ? Répéta-t-il en fronçant les sourcils. Hermione, tu ne te vois pas correctement !
-Si, justement ! Répliqua-t-elle en se levant.
Il la suivit et lui attrapa à nouveau les mains pour la mener devant le miroir.
-Non, tu ne te vois pas comme je te vois. Quand tu te regardes dans le miroir, tu vois en premier ?
-Drago, c'est ridicule.
-Réponds-moi.
-Je vois mes défauts.
-Quels défauts ?
-Tous.
-Il n'y a que toi qui vois ça. Moi, dit-il en la regardant à travers la glace, quand je te regarde, je vois tes grands yeux, ils sont un livre ouvert sur ce que tu ressens. Je vois les ondulations de tes cheveux. Je vois ton sourire, il est un vrai réconfort pour moi. J'y puise tellement de choses ! Et puis je te vois, toi, telle que tu es. Pleine de douceur, de gentillesse, de générosité, d'intelligence et de courage. Ce n'est pas moi qui pourrais avoir bien mieux, Mya, c'est toi.
Voyant qu'elle allait protester, il posa un doigt sur sa bouche avant de poursuivre :
-Je viens d'un monde où l'on ne parle pas d'amour, personne ne met un pied à terre pour dévoiler ses sentiments, je ne sais rien à tout ça et je n'y crois qu'à moitié mais je sais une chose : tu vaux la peine que je foule d'un coup 17 années d'éducation rigide pour te dire que tu es la personne la plus incroyable que je connaisse et que, si tu le veux bien, j'aimerais apprendre avec toi ce que veut dire le mot aimer.
Soufflée par ce que venait de dire son blond mais surtout par la sincérité profonde qu'elle lisait dans ses yeux, Hermione resta pantoise quelques secondes.
-Je trouve que pour un homme qui dit ne pas savoir, tu te débrouilles bien, sourit-elle finalement.
-Ne t'attends pas à avoir des trucs pareils toutes les semaines, marmonna-t-il, gêné.
-Ca perdrait de son charme, toutes les semaines. Une fois par mois, ça me semble bien, rit-elle.
-Est-ce que je prends ça pour un oui ?
-Oui.
Aussitôt, le visage du Serpentard s'illumina un peu plus, comme s'il venait de recevoir le plus beau des cadeaux.
-Attends, le calma-t-elle alors qu'il s'avançait pour la prendre dans ses bras, j'ai besoin de mettre certaines choses au point.
-Lesquelles ?
-Tu sais que ce début d'année a été particulièrement mouvementé, j'ai beaucoup de mal à retrouver ma stabilité et maintenant que c'est fait…
-Tu ne veux pas brusquer les choses ?
-Exactement.
Elle se sentait honteuse de lui demander ça, ce que Drago ne manqua pas de noter.
-Ça ne me pose pas de problème, lui assura-t-il.
-Vraiment ?
-Oui, bon par pour des mois non plus…
-Non, bien sûr que non !
-Alors ça me va, en fait je me doutais que tu en aurais besoin, je le comprends.
-Tu en es…
-Oui, j'en suis sûr, termina-t-il à sa place.
-Merci.
-Autre chose ?
-Non.
-Bien.
Il se rapprocha à nouveau d'elle, glissant délicatement ses mains sur ses hanches cette fois tandis qu'elle lui souriait, complices et mutines. Il se pencha vers elle et elle ferma les yeux pour savourer pleinement ce moment. Leurs lèvres se joignirent, la passion précédente laissant sa place à une tendresse toute neuve. Hermione sentit des papillons s'envoler dans son estomac alors qu'elle enroulait les mèches de cheveux de Drago autour de ses doigts pour le rapprocher d'elle. Ce dernier sentit son cœur exploser pour la première fois de sa vie, jamais aucune femme ne lui ayant procuré de telles sensations par une si chaste caresse. La différence était qu'il tenait à Hermione plus qu'à aucune autre, il aimait tout chez elle et l'avoir dans ses bras constituait une félicité qu'il pensait impossible.
-On devrait peut-être redescendre, murmura-t-elle lorsqu'ils se séparèrent.
-Oui, ce serait mieux, répondit-il sur le même ton.
Presque aussitôt leurs lèvres se joignirent à nouveau. Il passa sa langue sur ses lèvres, qu'elle entrouvrit pour lui autoriser le passage, et l'entraina dans un nouveau baiser emplit de fougue. Lorsqu'ils se séparèrent à nouveau, elle avait les joues rouges et les lèvres gonflées.
-Descendons avant que je ne te saute encore dessus, rit-il, à moitié sérieux. La voir ainsi le rendait fou, elle était magnifique.
Elle hocha la tête, remis de l'ordre dans ses cheveux et ils quittèrent la chambre.
Dans la cuisine, il régnait une ambiance festive agrémentée de l'odeur d'un bon repas en train de mijoter. Quand ils arrivèrent en riant, leurs amis – sous ordre de Pansy – ne firent aucun commentaire et se contentèrent de les intégrer à la conversation.
-Alors Mione, Regulus t'a montré ta chambre ? Demanda Harry, déjà au courant.
-Oui ! Elle est magnifique !
-De quoi vous parlez ? S'enquit Ginny.
-Sirius et Regulus aimerait que nous venions vivre ici.
-Tous les deux ?
-Oui.
-Oh mais c'est génial, Harry ! Intervint Ron, tu n'aurais plus à supporter les Dursley !
-Exactement ! Se réjouit le concerné, et je serais avec Sirius !
-Tu as dit oui alors ?
-Bien sûr ! Une proposition pareille ne se refuse pas, pas vrai Herm ?
Mais la jeune fille avait rougit et baissé les yeux.
-Quoi ? Lui demanda Pansy.
-Je…Je n'ai pas encore accepté, souffla-t-elle.
-Quoi ? Pourquoi ?
-Parce que c'est plus compliqué pour moi que pour Harry…Je vais leur dire quoi ?
Tous comprirent qu'elle parlait de ses parents adoptifs.
-Mais…Tu as envie d'emménager ici ? Intercéda Blaise, sérieux pour une fois.
-Je…Oui, peut-être. Je n'en sais rien…
-Tu n'as pas à prendre de décision tout de suite, prend le temps d'y penser, lui sourit Drago en serrant sa main sous la table.
-Bien sûr, ajouta Ginny, tu prends la décision que tu veux.
-Oh pire, tu feras des allers-retours ! Conclut Ron.
-On verra, merci ! Je vais aller voir Sev un moment, on ne s'est pas parlé depuis que je suis arrivée.
-Ça me fait toujours bizarre qu'elle l'appelle comme ça, marmonna Ron. Harry acquiesça à la remarque alors que la Préfète se levait.
-Tu m'accompagnes ? Demanda-t-elle à Drago, ce qui fit sourire de plus belle l'assemblée.
-D'accord.
Il se leva à son tour et, après avoir demandé à Molly où ils pouvaient trouver le maitre des potions, ils descendirent au sous-sol où était installé le laboratoire.
Ils entrèrent dans la petite pièce et découvrirent leur Parrain en pleine discussion avec Regulus.
-Ah tiens ! Qui voilà, sourit celui-ci.
-On ne dérange pas ?
-Pas du tout, assura Severus. Qu'est-ce qui vous amène ?
-On avait envie de te voir, répondit Drago.
-Je peux vous laisser si vous voulez.
-Non ! Reste aussi, c'est bien, s'exclama Hermione.
-J'en connais une qui est en manque de son paternel, ricana le Professeur.
-Ca, elle n'a que lui à la bouche depuis des semaines, approuva le blond.
-Oh tiens, viens voir un peu Drago, j'ai une concoction à te faire essayer !
Filleul et Parrain s'éloignèrent, laissant père et fille assez seuls pour que Regulus lui glisse tout bas :
-J'en conclus que ça s'est arrangé entre vous ?
-Oui.
-Tu réalises que ça sous-entend que ton beau-père sera Lucius Malefoy ? Se moqua-t-il gentiment.
-Mais arrête ! C'est atroce !
-Enfin faut-il qu'il survive !
-Stop ! C'est horrible de dire ça !
Mais le petit sourire qu'elle affichait trahissait son apparent sérieux.
-De quoi vous parlez ? S'enquit Drago en revenant près d'eux.
-De rien ! Dirent-ils d'une seule voix.
Pas dupe, il leur adressa un regard méfiant sans toutefois insister.
Ils passèrent le reste de la journée enfermés à quatre dans le laboratoire, jouant au chimiste – comme l'aurait dit Sirius -. Lorsque Narcissa vint les chercher pour le repas, ils abandonnèrent leurs expériences et rejoignirent la troupe à table pour déguster la dinde – premier essai pour le repas de noël – de Molly.
Après le repas, Harry et Ron s'attablèrent pour une partie d'échec, encouragé par Sirius, Severus, Remus – qui les avait rejoints quelques heures plus tôt -, Arthur et Regulus. Blaise était resté en cuisine pour observer Narcissa, Molly et Tonks préparer le dessert, ses papilles salivant déjà, tandis que Pansy et Ginny montaient emballer leurs cadeaux de noël. Hermione et Drago se retrouvèrent donc à nouveau seuls et le jeune homme proposa une balade.
-Soyez prudents ! Leur ordonnèrent Narcissa et Regulus quand ils sortirent.
Le froid était bien présent, Hermione se félicita d'avoir mis sa cape la plus épaisse. Ce qui ne l'empêcha de frissonner tout de même, permettant à Drago de la serrer contre lui, un bras autour de ses épaules.
-Ça semble tellement naturel, fit-elle remarquer après plusieurs minutes de silence.
-Quoi dont ?
-Toi et moi, comme ça.
-C'est vrai, approuva-t-il en raffermissant sa prise, lui arrachant un sourire au passage.
-J'aime bien.
-Moi aussi.
Il s'arrêta, l'attirant tout à fait lui par les pans de son manteau et colla son front contre le sien.
-Je crois que j'aime simplement que tu sois à mes côtés, souffla-t-il.
-Tu n'avais pas dit que les déclarations ce n'était pas ton truc ? Rit-elle, pour masquer sa gêne.
-Faut croire que tu m'inspires, rétorqua-t-il avant de lui voler un bisou et de se remettre en marche.
Hermione avait l'impression de voler, tout semblait parfait depuis les bras de Drago. Son ange blond. Elle se colla un peu plus contre lui et ils marchèrent dans le calme, profitant de l'instant et du paysage enneigé.
Ils ne rentrèrent qu'une heure plus tard, gelé mais ravi.
-On vous attendait pour le dessert ! Les gronda immédiatement Blaise.
-Ton estomac a survécu, non ?
-Ce n'est pas une raison ! Allez, à table !
-Désolé, on ne sait plus les tenir, soupira Harry en indiquant le Serpentard et Ron qui attaquait déjà l'imposant gâteau.
-Ce n'est pas grave, sourit Hermione en s'asseyant.
De l'autre côté de la table, Narcissa lui lança un regard interrogateur en la désignant avec Drago. Elle hocha la tête en réponse et la blonde lui adressa un sourire franc et un clin d'œil, lui signifiant qu'elle tiendrait sa langue. La Gryffondor se fit la réflexion que, pour ce qui est d'être discret, c'était d'ores et déjà foutu. Son père savait, la mère de Drago savait et il fallait que leurs amis soient naïfs et aveugles pour n'avoir rien vu.
-Ca ne va pas ? Lui demanda sa moitié en se penchant vers elle.
-Je me disais simplement que pour la discrétion, c'est foutu. Mon père et ta mère savent, nos amis probablement aussi.
-Pansy sait…Reconnu le blond, contrit.
-Donc voilà, ce n'était pas l'idée du siècle.
Il se serait excusé pour ça si elle n'avait pas gardé un sourire joyeux sur le visage.
-Ca ne te dérange pas ?
-Non, tant pis. Pourquoi ? Toi oui ?
-Non ! Du tout !
-Alors tout va bien, laissons les choses comme ça. On leur dira vraiment plus tard.
Il hocha la tête pour l'approuver, espérant que leur aparté n'avait pas été remarqué. S'ils espéraient pouvoir garder un petit peu leur secret, ils feraient bien d'être un peu plus discret. Cette idée était bien sûr sans compter sur Blaise qui lâcha, assez fort pour tout le monde :
-Oh les amoureux, y a moyen que vous ne fassiez pas conversation à part ?!
Avant d'exploser de rire tout seul, tandis que le silence s'installait et les regards se tournaient vers Drago et Hermione, qui devenait un véritable coquelicot. Regulus, Narcissa, Severus et Sirius tentaient de contenir leurs fous rires alors que Pansy fusillait son meilleur ami du regard. Ron regardait alternativement le couple et le métis, sans rien avoir compris.
-T'es vraiment con, Zabini, lâcha simplement Harry en soupirant.
Ginny, à ses côtés, secouait la tête de gauche à droite, un air désespéré sur le visage.
Finalement, n'en pouvant plus, Sirius et son frère exposèrent de rire, suivit par le reste de la table, y compris les deux concernés. Cela suffit à faire passer la nouvelle et, lorsqu'ils eurent finis le dessert et que les jeunes rejoignirent le salon à sept, Hermione s'installa près de Drago qui passa son bras autour d'elle. Quitte à être démasqué aussi vite, autant se laisser aller.
Bien sûr, ils n'échappèrent pas à l'inquisition de leurs amis qui voulait savoir où, comment, quand tout ça s'était précisé. Ginny et Pansy lancèrent un regard à Hermione qui lui promettait qu'elle serait cuisinée plus tard, lorsqu'elles seraient seules. Fort heureusement, Sirius intervint assez tôt pour que le couple ne soit pas assommé par les questions et proposa à tous de regarder un film sur la télé qu'il avait acquise, découverte de la technologie moldue. La plupart d'entre eux ne connaissant pas, ils acquiescèrent, un peu sceptique, et il lança une comédie romantique à souhait.
Plongé dans l'écran, ils ne virent pas le temps filer et lorsque le générique de fin commença, Molly s'écria qu'il était beaucoup trop tard et envoya les adolescents au lit, malgré les protestations de Ron qui suivit tout de même le reste de la troupe.
-Bonne nuit princesse, sourit Regulus quand Hermione lui posa un bisou sur la joue.
Elle fit de même pour Sirius, Severus – à la grande grimace de ses amis – et le reste des habitants avant de prendre la main que lui tendait Drago pour monter.
Arrivé en haut, ils lancèrent un bonne nuit général, le blond assurant à Ron et Blaise qu'il arrivait dans la chambre, et il raccompagna Hermione à sa chambre.
-Bonne nuit, dit-il en lui souriant.
-Bonne nuit, Drago, répondit-elle d'une voix douce.
Il s'approcha d'elle pour poser ses lèvres sur les siennes, chastement. Toutefois, la jeune femme se sentie lésée lorsqu'il s'éloigna, aussi elle l'attrapa par le col de la chemise pour l'embrasser avec plus de passion, laissant sa langue envahir la bouche du blond, ses mains fourrageant dans ses cheveux. Réagissant au quart de secondes, Drago répondit à son étreinte et la fit reculer jusqu'à ce que son dos heurte le mur. Il glissa ses mains sur ses hanches, la collant à lui. Pour la première fois, elle avait le contrôle de la situation. C'était elle qui le rendait fou. De ses cheveux, elle laissa ses mains descendre dans son cou pour s'y accrocher en se rapprochant encore plus de lui. S'ils avaient pu, ils auraient fusionnés en cet instant précis.
Lorsqu'ils se séparèrent, à bout de souffle, il posa son front contre le sien pour calmer la chamade de son cœur, celui d'Hermione lui faisant écho.
-Reste avec moi ce soir, murmura-t-elle, l'achevant complètement.
-Mya…
-Juste pour dormir, ajouta-t-elle, je n'ai pas envie que tu partes.
-Je doute que Molly ou ton père…
-Ils n'en sauront rien, le coupa-t-elle.
Elle mettait à mal la résistance du Serpentard, extrêmement tenté par la proposition.
-Drago, je veux juste dormir dans tes bras, s'il te plait.
Il songea alors au corps d'Hermione étendu contre lui lorsqu'il s'endormirait et céda à cette pensée.
-D'accord, dit-il.
Elle lui sourit franchement avant de prendre sa main pour entrer dans sa chambre avec lui, refermant soigneusement la porte derrière eux.
Pendant qu'elle se changeait derrière le paravent, son regard vagabonda sur la chambre. Il n'avait pas vraiment fait attention à la déco tout à l'heure, il lui semblait maintenant évident que cette chambre avait été faites pour qu'elle s'y sente bien.
-Tu vas dire quoi à ton père ? Tu vas venir vire ici ?
-Je ne sais pas encore, répondit-elle depuis sa cachette, je n'y ai pas réfléchi.
Elle sortit, vêtue d'une nuisette rose en soie magnifique, et ajouta en riant :
-La journée a encore été bien chargée.
-C'est sûr, déglutit le blond en faisant tous les efforts du monde pour ne pas la détailler des pieds à la tête.
Ce n'était pas le moment de passer pour un pervers en manque. D'autant plus que la brune semblait ne pas avoir conscience de l'effet qu'elle produisait sur lui, continuant à babiller l'air de rien.
-Tu ne te changes pas ?
-Oh ! Si…
Il enleva alors simplement ses vêtements, qu'il posa sur la chaise de bureau, restant en boxer.
Quand il se tourna vers la Gryffondor, elle eut un hoquet et ne put, elle, s'empêcher de le dévisager. Il était parfait, tout simplement. Il répondait à un appel de la luxure et elle eut soudain très chaud.
-La vue te plaît, Mya ? La charria-t-il, s'attendant à la voir rougir et bafouiller une excuse.
-Il faudrait être difficile pour s'en plaindre, rétorqua-t-elle de sa voix la plus tentatrice, le prenant au dépourvu total.
Elle rit aussitôt en secouant la tête.
-Allez, viens te coucher, gros malin !
Elle se glissa dans les draps et il bondit pour la rejoindre. Instantanément, elle se colla contre lui. Il embrassa ses cheveux avant de la serrer dans ses bras.
-Tu éteints ? Demanda-t-elle.
Il obtempéra et ils se plongèrent dans le noir, enlacés. Juste avant de céder au sommeil, Drago se fit la réflexion qu'il n'aurait pas voulu être ailleurs pour tout l'or du monde, et sa pensée trouva à nouveau écho en Hermione.
Fin. A très bientôt pour la suite :p bisous xxx
