Bonjour ! Voilà un nouveau chapitre !

Bonne lecture,

NotUrGirlNextDoor : Hahaha Oui, tu peux dire kitch :p (Mais je vais retenir ce mot!) Je suis contente que le chapitre t'ai plu, je trouvais que dans la première fiction, on avait vu que le point de vue de Drago pendant l'enlèvement, j'avais envie d'essayer autrement :p Tu n'as pas pitié de Lulu ? Le pauvre… Non, en fait non ! Mais je vois que ton côté démoniaque et le mien sont les mêmes ! Merci beaucoup ! (PS : Hadrian est le lien avec ce que tu m'avais suggéré dans une précédente Review :p)

Kitten : Drago va pas être content du tout, c'est certain! :p Je ne voulais pas trop de détail, le but est pas de dégoûté non plus et comme je suis un peu sensible à tout ça, j'évite de l'imposer aux autres :p Tu as raison pour Lucius, il va pas être content…En fait, Drago risque d'être même très très très fâché héhé ! (Je suis un peu sadique !) Merci pour cet instant poésie, il était génial et je me sens super gâtée :p Je suis contente que le chapitre t'ai plu, j'espère que le suivant aura la même impression :p

Elwenn Snape : On pourrait en faire du petit bois de cette garce :p Haha Non, tu as raison, faut le temps de découvrir l'histoire ! Merci en tout cas ! :)

Delphine03 : Tu le découvriras bientôt :) Merci !

Swangranger : Haha Mais oui, elle est forte ! Merci :)

Isabella-57 : Vite, vite…Ca vient :p Ce n'est pas impossible pour Hadrian ! Merci !

Fan' : Ca arrive, ça arrive ! Merci pour la review ! :))

Maxine3482: Merci :)) Je te laisse découvrir la suite :p

Dramionelove: Merci beaucoup! Voilà la suite:)

-Comment ça, pas tout de suite ?! Hurla Drago.

Ça faisait déjà trois jours qu'Hermione avait été enlevée et ils n'avaient toujours pas bougé. Une quatrième journée allait se coucher et ils en étaient encore à discuter. Prendre le Manoir semblait plus difficile qu'ils ne l'avaient pensé et, pour être sûr de ne pas échouer, ils devaient être plus que près. Ainsi, Severus et Regulus ainsi que Remus et Sirius avaient fait des tournantes autour du Manoir ces trois derniers jours pour s'assurer que rien ne viendrait entraver leur plan. Pendant ce temps, au château, Drago avait l'impression de devenir fou. A chaque nouvelle heure écoulée, il se sentait sombré dans la tristesse et la rage.

-Drago, nous ne pouvons prendre de risque avec la vie des membres ! Répondit Dumbledore.

-Avez-vous idée de combien je m'en contre-fou de…

-Drago ! L'arrêta Narcissa. Calme-toi, mon chérie. Rappelle-toi que si nous échouons, la vie d'Hermione est perdue aussi.

-Il faudrait déjà qu'elle soit encore en vie ! S'emporta-t-il de plus belle.

-Ne dis pas ce genre de choses !

-Et pourquoi ? Maman je t'en prie, tu les connais ! Tu sais comment ça se passe ! Comment toi, tu peux laisser faire ça ?!

La voix du blond était désespérée. Il n'en pouvait plus, chaque pas qu'il faisait lui pesait, chaque mots échangés l'étouffaient un peu plus, le peu d'heures de sommeils qu'il avait étaient peuplées de cauchemars dans lesquels il ne retrouvait que le cadavre tuméfié d'Hermione.

-Drago, viens, le pria doucement Pansy en lui attrapant le bras.

Las de se battre et conscient qu'il commençait à être injuste, il laissa sa meilleure amie l'entrainer jusqu'à la salle commune des Serpentards. Derrière eux, Blaise, Ron, Ginny et Harry suivaient silencieusement.

-Tout le monde dégage ! Somma Blaise en entrant, faisant déguerpir le peu d'élèves qui étaient dans la pièce et qui regardaient les trois Gryffondors de hauts en bas.

Une fois seuls, Pansy fit asseoir Drago, toujours amorphe.

-Dray ? L'appela-t-il.

Elle était la seule à l'appeler ainsi, depuis qu'ils étaient petits.

-Je n'en peux plus, Pan, craqua-t-il finalement en enfonçant son visage dans ses mains.

Elle prit place sur l'accoudoir du divan et caressa sa colonne vertébrale du bout des doigts, en un geste de réconfort.

-Je sais, Drago. On va aller la chercher.

-Mais quand… ? Murmura-t-il.

-Drago, entama Ginny en s'accroupissant devant lui, regardes-moi.

Il releva les yeux vers elle.

-Hermione est ma meilleure amie depuis sept ans, il n'y a pas beaucoup de gens que j'aime autant qu'elle. Pour Harry et Ron, elle est encore bien plus que ça. Dis-toi bien qu'on ne va pas la laisser tomber. On va aller la chercher, je t'en fais la promesse.

-Moi aussi, ajoutèrent Ron et Harry d'une seule voix.

-Et nous aussi, ajouta Blaise en son nom et celui de Pansy. Personne ne te fais autant de bien que cette fille-là.

Quelques peu rassuré par la ferveur de ses amis, Drago tenta de leur sourire en hochant la tête.

Puis, la tristesse le rattrapant, il ressentit le besoin pour la première fois de se confier.

-Vous savez…Je crois que je n'ai jamais aimé personne comme ça. En Mya tout est si…

-Joyeux ? Proposa Harry, en souriant.

-Naturel ? Ajouta Ron, en même temps.

-Oui, c'est ça. Elle est naturelle, simple, joyeuse et elle communique tellement avec les autres. Elle n'attend pas de moi que je dise les mots, elle les devine, elle les dit pour nous deux. Tout est si simple quand elle est là, comme si son seul sourire pouvait illuminer toute la pièce. C'est l'effet qu'elle a sur moi, je ne saurais pas le décrire autrement. Quand elle est là, je vois le monde dans ses couleurs et quand elle disparait, tout devient gris. Je l'aime tellement…

-C'est la première fois que je te vois comme ça, fit remarquer Blaise, doucement.

Pour une fois, l'ambiance n'était pas à la plaisanterie.

-C'est la première fois que je le suis vraiment.

-Non, je veux dire…Jamais tu t'es ouvert comme ça, à nous. Malgré qu'on soit tes meilleurs amis, on ne t'a jamais entendu parler ainsi.

-C'est elle, ça…Elle chamboule tout chez moi…

-Ecoutes moi, frangin, on va te la ramener ta Granger-Black ! T'as besoin d'elle là !

Il pressa l'épaule de son ami, son frère, déterminé à faire bouger les choses pour lui.

-Mais comment…Ils ne bougeront pas tant qu'ils ne seront pas sûrs qu'il n'y ait pas de risque…

Le silence suivit cette remarque, très juste. Cependant, Pansy croisa le regard de Ginny et y perçu une lueur calculatrice. La cadette semblait avoir quelque chose en tête, quelque chose de bien précis.

-Allons la chercher sans eux, dit-elle finalement.

-Euh…Quoi ? Demanda Harry.

-Gin, ce n'est pas le moment de plaisanter…Soupira son grand frère.

-Ce n'est pas une blague ! Ecoutez-moi, dit-elle en se levant, c'est évident qu'ils ne sont pas pressés d'y aller, ils ont peur ! Mais pourquoi nous n'irions pas nous-mêmes ? Après tout, Drago connait le Manoir sans doute mieux que nous tous et toi, Harry, tu voulais y aller de toute façon ! C'est peut-être la seule solution que nous ayons !

-Mais…Gin…

-Tu es folle ! Souffla Blaise.

-Pourquoi je serais folle ?

-On ne peut pas prendre d'assaut le repaire des Mangemorts à six enfin !

-Et pourquoi ? On sera peut-être plus discrets qu'à quinze et personne ne s'attendra à ce qu'on s'infiltre tout seul !

-Mais…

-Elle n'a pas tort, l'interrompit Pansy.

Cinq têtes se tournèrent vers elle.

-On tient peut-être là notre seule chance de la sauver, ajouta-t-elle. C'est ce que je veux, moi.

-Alors, sourit Ginny, qui est prêt à en être ?

-Moi, assura Pansy.

-C'est une véritable question ? Grogna Drago.

-Bien sûr, affirma Ron.

-Oui, évidemment, ajouta Harry.

-…Je veux sauver Hermione, conclut finalement Blaise, mais pitié, ne nous faisons pas tuer.

-Bien ! Mettons tout en place ! S'exclama Pansy.

Soudainement, l'excitation avait dominé la peur chez tout le monde et ils entendaient bien préparer le sauvetage d'Hermione sans l'aide de personne. Ils quittèrent les Serpentards pour rejoindre les appartements des Préfets, jugeant que ce serait plus discret. Une fois installé, ils s'attablèrent avec une carte et le tas d'infos qu'ils avaient grâce aux surveillances de l'Ordre, plus déterminés que jamais à porter secours à leur amie.

Dans sa cage où il faisait si noir, Hermione se sentait faiblir à chaque nouvelle minute. D'après les rayons du soleil qui descendait par la minuscule lucarne qui perçait dans le sous-sol, la quatrième – au minimum – journée en enfer allait s'achever. Elle avait l'impression de mourir un peu plus à chaque instant, ses muscles endoloris la faisant souffrir malgré les soins rudimentaires qu'on effectuait sur elle. Après qu'elle se soit rendu compte que la Gryffondor était soignée par Lucius, Bellatrix avait exigé de s'occuper elle-même de sa prisonnière, mentionnant que ce serait son honneur à elle auprès du Maitre. Par conséquent, les soins portés à la jeune fille était bien moins délicats, parfois même plus douloureux que le reste. Il arrivait même à la Mangemorte d'attendre la fin de journée pour la soigner, la laissant souffrir un long moment. À côté d'elle, de l'autre côté des barreaux, Hadrian ne valait guère mieux. N'ayant pas la même utilité qu'elle, il ne bénéficiait pas des soins auxquelles elle avait droit et se trouvait en mauvais état.

Elle avait remarqué qu'ils l'emmenaient toujours ailleurs pour « l'interroger » alors qu'elle restait là, dans sa cage. Elle n'en était pas sortie depuis son arrivée en enfer, elle craignait de ne plus supporter la lumière du jour. Si toutefois, elle le revoyait encore…

-Hermione…Gémit le jeune homme en tentant de tourner la tête vers elle.

-Chut, chut, ne bouge pas ! Ils t'ont bien amoché ! Murmura-t-elle contrite.

Elle se leva pour tremper un morceau de la serpillière qui lui servait de drap dans le bac d'eau auquel elle avait droit et elle revint vers lui, passant ses mains au travers des barreaux pour la poser sur son visage, épongeant lentement le sang et soulageant ses blessures.

Depuis qu'elle était ici, il était son seul contact plus ou moins amical, ils se soutenaient l'un l'autre et se maintenaient en vie, communiquant leurs forces. Elle s'était attachée au jeune homme, elle était certaine que, dans d'autres circonstances, ils auraient pu être amis.

-Merci, souffla-t-il, apaisé.

-Il faut que tu te reposes un peu.

-Non, grimaça-t-il en essayant de se tenir assis, j'ai besoin de penser à autre chose qu'à mes blessures. Parle-moi encore.

-Où en étions-nous restés ? Sourit-elle vaguement.

Deux jours avant, ils avaient commencés à parler de leurs vies, réalisant que c'était le meilleur moyen de ne pas penser à autre chose, ni aux gens qui leur manquaient, ni à ce qu'on leur ferait bientôt. Hermione s'était lancée la veille dans le récit de sa vie, récit bien long qu'Hadrian dévorait avec avidité.

-Nous en étions restés à ton amitié avec l'héritier Malefoy.

-Exact. Alors…Nous nous sommes vraiment rapprochés en rentrant à l'école, nous sommes préfets tous les deux et on partage les mêmes appartements du coup, nous sommes tout le temps ensemble.

-Attends, à Poudlard, filles et garçons dorment ensemble ?

-Pas exactement, on partage les mêmes appartements mais on a chacun nos chambres.

-Plutôt cool ! Continue !

-Donc on s'est rapprochés, on est vraiment devenus des amis.

-Mais t'es tombée amoureuse ?

-Oui.

-Et lui aussi ?

-Oui, mais je l'ignorais.

-Comment ça a commencé ?

-On s'est embrassés juste avant de quitter Poudlard, aux vacances de noël.

-Et ?

-On s'est mis ensemble pendant les vacances et on ne s'est plus quittés depuis.

Son regard se couvrit de tristesse en songeant au blond. Qu'est-ce qu'il pouvait lui manquer… Elle avait l'impression qu'un morceau d'elle était resté loin, trop loin d'elle.

-Tu l'aimes vraiment beaucoup, n'est-ce pas ? Demanda Hadrian.

Mais ça ressemblait plus à une constatation qu'à une question.

-Plus que tout, répondit-elle tout de même.

-C'est une jolie histoire.

-J'aimerais qu'elle finisse bien…

-Elle se finira bien, Hermione ! Tu vas sortir d'ici, ils vont venir te chercher !

-Oui…

Elle n'était pas vraiment convaincue mais elle ne voulait pas non plus décevoir les attentes de son ami. Après tout, si on venait la libérer, on le sauvait lui aussi.

-Et toi, reprit-elle, il y a quelqu'un dans ta vie ?

Le jeune homme rougit légèrement avant d'hocher la tête.

-Il y avait, en tout cas, dit-il. On s'est séparés il y a deux semaines.

-Pourquoi ?

-Parce que nos vies ne sont pas vraiment entre nos mains…

Devant l'air interrogateur de la rouge et or, il poursuivit :

-Ses parents, ils sont sorciers tous les deux, ils veulent qu'elle épouse un homme de sa cour. Elle ne l'aime pas, je le sais mais on ne sait pas comment en sortir. En plus…Avec la vie de mon père…C'était trop dangereux pour elle de rester avec moi alors je l'ai laissée partir. Finalement, quand je vois où j'en suis, ce n'est pas plus mal…

-Tu sais quoi ?

-Quoi ?

-C'est ridicule !

-Merci bien, grogna le jeune homme

-Si on sort d'ici, tu iras la retrouver pour lui dire que tu l'aimes et que tu ne veux pas la perdre ! S'exclama la brune, ignorant la remarque de l'autre.

-Tu crois en l'amour toi, pas vrai ?

-Oui ! On devrait vivre avec la personne que l'on aime.

-Peut-être…

-Hadrian, il ne faut pas perdre de temps ! Regarde comme tout peut basculer très vite ! Il faut que lui dises, il faut qu'elle sache ! Promet moi que tu iras.

-Tu es gentille, Hermione mais tout n'est pas rose et joyeux dans une relation.

-Non, c'est certain mais il y a des choses pour lesquelles on peut faire des compromis et des efforts ! Tu l'aimes, non ?

-Oui.

-Alors promet-le moi !

-Tu sais que t'es têtue ?

-Oui. Promet.

-C'est promis, j'irais la voir.

-Bien, sourit-elle.

Elle se fit pensive un instant avant d'ajouter :

-Tu sais, il y a toujours une échappatoire. Drago n'aurait jamais cru pouvoir échapper à l'autorité de son père et pourtant, il a fait le chemin tout seul.

-On dirait que tu es très fier de lui.

-Oh ça oui ! Il a été tellement courageux ! Pour sa mère, pour lui, c'était ce que je n'aurais jamais cru voir en lui.

-Donc…Au départ, tu ne l'en pensais pas capable ?

-Pas vraiment. Drago était tout ce que je détestais chez quelqu'un, arrogant, suffisant, méprisant…Et puis, je ne sais pas, j'ai découvert que tout ça n'était qu'une façade et qu'il était gentil, prévenant, drôle même et qu'il y avait bien du courage en lui. Je n'ai jamais été aussi heureuse que depuis que je suis avec lui.

-Je connais ça, sourit-il.

-Comment s'appelle-t-elle ?

-Ealiana.

-C'est très joli comme prénom.

-Aussi beau qu'elle, soupira Hadrian.

Ils se sourirent doucement, sans trop savoir quoi dire, chacun étant à mille lieux de là, perdu dans leurs souvenirs.

A Poudlard, Drago cogitait. Harry et Ron devait se charger de leur dégager le passage jusqu'à la zone de transplanage, s'ils voulaient sauver Hermione, ils devaient commencer par là. Pendant ce temps, Pansy et Ginny se chargeaient de brouiller les pistes auprès des membres les plus avisés de l'Ordre. Restait Blaise et lui, dans la salle commune, à attendre. Ils avaient convenus de partir le soir-même, toutefois un détail chiffonnait grandement le blond.

-Tu peux arrêter de faire les cents pas ? S'exaspéra Blaise derrière lui, assis dans le fauteuil.

-Tu peux arrêter d'avoir l'air aussi relax ?!

-Tu trouves que j'ai l'air relax ?! S'il te plait, je suis à deux doigts de la crise d'angoisse !

-Personne ne t'oblige à venir, Blaise, soupira Drago.

-Je sais mais je viens. Tu es mon ami, presqu'un frère pour moi, et Hermione a tout fait pour nous. Je viens.

-D'accord.

-Racontes un peu, qu'est-ce qui te stress autant ? En dehors de ce qui est évident…

-Regulus.

-Ah…

-Il devrait être avec nous, c'est sa fille.

-Tu veux l'avertir ?

-Il ne nous laisserait pas aller.

-Tu crois ?

-Je ne sais pas.

-Alors ne prends pas le risque.

Il hocha la tête en réponse, pourtant l'homme ne lui sortait pas de la tête. C'était sa fille, il avait le droit d'être là. Au bout de quelques minutes supplémentaires à tourner en rond, il prit sa décision.

-Attends-moi là, j'arrive.

Sans que Blaise ai eu le temps de réagir, il sortit des appartements et couru jusqu'aux cachots. Une chambre avait été mise à disposition pour lui et les membres de l'Ordre qui restaient au château en attendant les nouvelles. Il dévala quatre à quatre les escaliers et toqua à la porte du cadet des Black.

-Oui ? Dit celui-ci en ouvrant la porte. Drago ? Qu'est-ce qui t'amène ?

-On va sauver Hermione, déclara-t-il sans préambule.

-Pardon ?

-Ce soir. Harry, Ron, Ginny, tous. On va la chercher.

-Entre.

Il attrapa son bras, le tira à l'intérieur et referma la porte derrière eux.

-Vous êtes fous ?! S'écria-t-il en se tournant vers le jeune homme. Qu'est-ce que c'est que ce plan ?!

-Ecoute, je n'en peux plus. Etre ici, à attendre, alors qu'elle est là-bas…Non, ça suffit. Les autres sont d'accord avec moi. On a bien réfléchi, je connais les lieux, c'est faisable.

-Mais…

-Rien ne nous fera changer d'avis, Reg. A toi de voir si tu veux nous dénoncer ou nous couvrir, j'ai simplement estimé que tu avais le droit d'être au courant.

-Je…

Abasourdi était un euphémisme pour décrire l'état de l'homme à cet instant. Ce que lui racontait le Serpentard était démentiel. Toutefois, il ne pouvait s'empêcher d'être emporté par cette vague, il voulait tellement qu'Hermione revienne et l'Ordre ne semblait pas pressé d'agir.

-Depuis quand les Serpentards ont autant de courage ? Souffla-t-il finalement.

Drago sourit, comprenant que c'était là l'assentiment qu'il attendait.

-Depuis qu'ils fréquentent les Gryffondors.

-Allez-y, dit Regulus, plus sérieusement. Mais par pitié, soyez prudent.

-Je te le promets.

-Je vous couvrirais auprès de l'Ordre. Ramène-la-moi, Drago.

Il hocha la tête et ressortit de la chambre, remontant vers ses appartements. Maintenant, il ne restait qu'à attendre.

Hermione soupira alors que la pénombre se faisait totale. Sa quatrième journée d'enfer s'achevait, promettant une cinquième au passage. Son cœur se serra en pensant aux gens qui peut-être la cherchait mais surtout qu'elle aimait. Elle tenta tout de même de se raisonner, la situation aurait pu être bien pire, comme elle l'était pour Hadrian.

-Respires un grand coup, ça va passer, murmura d'ailleurs celui-ci depuis sa cage.

Elle ne parvenait plus à le voir maintenant mais elle sentait sa respiration, comme il avait du entendre la sienne s'accélérer.

-Je voudrais tellement me réveiller maintenant…

-On va s'en sortir ! Regarde, la situation pourrait être pire…

Il ne put finir sa phrase, de nouveaux bruits de pas se firent entendre. Ceux-là étaient lourds, plus que ceux qu'ils avaient déjà entendu. Soudain, la lumière les aveugla alors que les silhouettes s'approchaient.

-Hadrian, cher petit, siffla une voix d'où suintaient la méprise et la cruauté.

En parvenant à ouvrir un œil, Hermione reconnut instantanément l'homme devant elle et eut un hoquet d'effroi. Evan Rosier. Le Mangemort le plus avide de souffrance et le plus tordu qu'il n'ait jamais existé, en dehors de son maître.

-J'ai entendu dire…Que ton cher papa…Avait trahi notre cause…Continua le Mangemort, sa voix semblable à celle d'un serpent prêt à bondir. Il aurait pu être le fils de ce cinglé de Voldemort, songea Hermione, malgré l'angoisse de la situation.

-C'est très vilain de faire ça…Ce sont des choses qui se paient…

-Je n'ai rien avoir avec ses choix !

-Dirais-tu que tu n'es pas d'accord avec lui ?

Il tourna son regard vers Hermione une seconde avant de revenir à l'homme devant lui. Le geste n'échappa pas à l'œil du Mangemort qui sourit narquoisement.

-Je vois que ton choix à toi est fait aussi…

Il se déplaça devant la cage d'Hermione.

-Une amie à toi ? Demanda-t-il, mauvais.

-Elle n'a rien avoir là-dedans, laissé la tranquille !

-Mais oui, on dirait bien que c'est ton amie… ! Votre nom, jeune demoiselle ?

-Her…Hermione, balbutia la rouge et or, Hermione Black.

-Black ?! Hurla-t-il avant d'exploser de rire. Encore mieux que je ne l'espérais, une Black ! La petite créature de ce cher Regulus j'imagine ?

Tout en parlant, il avait sorti une clé de sa poche et venait de l'introduire dans la serrure de sa cage.

-Qu'est-ce que vous faites ?! S'écria Hadrian lorsqu'il entra. Laissez-la !

-Je sens que tu seras plus coopératif si c'est sur elle que j'essaie mes sorts.

Hermione se sentait acculée, appuyée contre le mur du fond alors qu'il avançait vers elle.

-Cher petite chose, susurra-t-il en caressant sa joue du bout des doigts.

Soudain, il l'empoigna par les cheveux et la jeta au sol, à l'autre bout de la cage. Il tendit sa baguette vers elle et prononça un sort inconnu aux oreilles d'Hermione. Instantanément, elle eut l'impression que des centaines d'aiguilles pénétraient son corps de part en part, la faisant hurler et se tordre de douleur. Puis il passa à un autre sort, encore et encore, tout en enjoignant le jeune homme à côté, qui pleurait de voir son amie souffrir à sa place, à parler. Du regard, elle essayait de le supplier de se taire, de ne pas lui donner ce qu'il voulait mais il avait de plus en plus de mal à supporter ce spectacle. Lorsque le regard du Mangemort changea, ils comprirent tous les deux que le pire était à venir.

-Puisque la douleur de ton amie de ne te fais pas ouvrir le clapet, dit lentement l'homme, nous allons passer à un autre genre de torture…

Tout en parlant, il souriait de plus en plus, ravi de ce qu'il s'apprêtait à faire. Ils ne comprirent ce qu'il avait en tête que lorsqu'il commença à glisser sa main sous le chemiser de la jeune fille qui se mit à trembler de terreur. Elle tenta de se débattre mais les douleurs dans son corps la clouaient au sol et l'empêchaient du moindre mouvement. Dans sa propre cage, Hadrian hurla en secouant les barreaux pour essayer de l'aider. Il était coincé, il devait parler. Il s'apprêtait à le faire alors que la main du Mangemort défaisait les boutons de son haut un à un, mais un grand fracas se fit entendre de l'autre côté de la cave, près de la porte. S'interrompant dans son geste, Rosier se leva pour regarder ce qu'il se tramait.

C'est alors que la porte s'ouvrit en un grand mouvement et qu'une silhouette que l'homme connaissait bien apparue. Drago Malefoy.

C'est touuuut ! Enfin pour l'instant, la suite arrive bientôt :p Bisous xxx