Impossible de fermer l'œil. Les tours de garde s'enchainaient toutes les heures, c'était le tour de Fry.

-Tu devrais dormir Newt, demain on a du boulot.

Je me relevais doucement et allait le rejoindre près de la porte. Seul la lumière de sa torche me permettait de savoir où je marchais.

-Toi aussi tu devrais aller dormir tu as fait deux gardes cette nuit. Minho et moi on aurait pu s'en charger, chuchotais-je

Je le vis grimaçait. Evidemment que Minho et moi on aurait pas pu monter la garde, on est des résistants après tout.

-Désolé Newt, t'as l'air d'être réglo mais…, il semblait hésiter, écoute, très franchement je sais pas pourquoi vous restez avec nous avec ton pote et pour l'instant vous nous avez bien aidé, mais rien ne me dit qu''après vous allez pas juste nous descendre et vous barrez. Je ne peux pas prendre de risque, pour les autres.

-A vrai dire je sais pas pourquoi on reste avec vous non plus.

Je pris ma tête entre mes mains en soupirant, j'étais épuisé.

- Je dois protéger Minho. Je n'ais pas été capable de le faire l'autre jour alors aujourd'hui je dois le protéger, mais je ne peux pas le faire seul.

On se tut tous les deux. Je ne savais plus où me mettre tandis que je reniflais piteusement.

-Quand tu parles de l'autre jour, tu parles du matin où tu nous as vu dans le couloir? repris le brun

-Ouais, soufflais-je, Minho et moi on se fait confiance, on a toujours était là l'un pour l'autre et quand je l'ais vu dans ce couloir et qu'il m'a vu aussi j'ai été incapable de bouger. Je pensais que vous l'aviez fait prisonnier et j'aurai dût venir le sauver… et j'ai dit à Thomas de ne pas bouger non plus au cas où on se ferait prendre.

-Je ne te connais pas vraiment Newt mais je pense pas que tu doives de flageller pour ça. Minho est sain et sauf alors passe à autre chose.

J'hochais lentement la tête. On resta dans le silence encore plusieurs minutes avant que je ne reparte me coucher, le cœur un peu plus léger.


-Allez ! Tout le monde debout !

Winston hurlait à tue-tête dans toute la pièce nous secouant tout à tour. J'entendis tout juste Chuck marmonner un « ta gueule tocard » pendant que je me levais. J'avais à peine réussi à dormir assez et à voir la tête des autres c'était pareil pour eux.

-Bon, commença Winston, hier on a réussi à récupérer assez de vivres pour environ une semaine et avec Fry on a un plan qui devrait nous permettre de nous mettre en sécurité. Seulement voilà, on est limité par deux choses: la nourriture et les armes.

-Pourquoi la nourriture ? demanda Thomas, on a juste à aller se resservir au réfectoire.

-Après le boxon que vous avez foutu toi et Newt si on se repointe on est sûr d'y passer cette fois.

-De rien d'avoir aidé, grognais-je.

-Donc on va s'organiser pour monter, continua-t-il en m'ignorant, et pour ça il nous faut la carte de Fry.

-Comment ça ?

-Avant le commencement du TRIALS j'était secrétaire et le huitième est un étage sécurisé auquel on accède avec un pass. Et qui dit pass dit accès restreint dit moins de risque de se faire tuer. Mais y a un problème: je l'ais pas avec moi.

Tout le monde se tut.

-D'accord donc si je résume la situation : on a une semaine pour trouver une carte d'accès qui représente littéralement le saint Graal de la sécurité ici, sinon soit on meurt de faim, d'une balle ennemie ou de BRAISE. Et en plus on a plus d'arme. Est-ce qu'il y a que moi qui voit où est le problème ? La situation paraissait tellement absurde en ce moment.

-Newt, c'est pas comme si on avait une autre solution,répondit Chuck. En plus, tout le monde n'a pas eu l'idée d'aller au huitième étage donc la carte est surement là où Fry l'a laissé.

J'hochais la tête peu convaincue. Mais il avait raison c'est pas comme si on avait une autre solution. Le problème maintenant restait l'accueil. On était au troisième étage et descendre les escaliers n'était pas ce qu'il y avait de plus compliqué. Mais se balader sans arme dans le bâtiment quand tout le monde veut nous tuer, ça s'était déjà plus complexe. On avait convenu que ni Thomas ni moi sortirait d'ici. Fry irait donc à l'accueil avec Chuck. Winston resterait ici pour gérer les caméras et Minho aussi en renfort.

-Reste le problème des armes. Sans armes ont est déjà mort, conclu Fry.

-Y a pas une recharge dans le bâtiment ? informa Thomas, quand Newt est venue me chercher Gally a parlé d'un endroit où on pourrait recharger des armes.

-Mais on a jamais mis ce système en place dans les autres TRIALS ?

-Nous peut être mais c'est sûrement une autre section qui s'en chargeait. Et vu que Gally a l'air au courant j'imagine que c'est la section méca ou sûrement celle de réapprovisionnement.

-Bon, ce qu'on va faire c'est que Chuck et moi on va prendre nos armes. Avec un peu de chance on tombera sur quelqu'un de la section.

-Je suis pas sûre qu'il vous dise où vous fournir, marmonna Minho.

-Alors on va le forcer, répondit Fry, ou en tout cas essayer.

Tout se mit en place très rapidement ensuite. Winston rebranchait quelques câbles, Minho campait devant la porte et Thomas et moi on ne savait plus où se mettre. Winston les avertie que le peu de caméras qu'il possédait ne couvraient pas cette partie de bâtiment donc ils allaient devoir être prudent. Fry acquiesça et s'élança dans le couloir, Chuck sur ces talons.


-Dis Fry ?

-Ouais ?

Fry et Chuck étaient partie depuis une bonne demi-heure maintenant et avaient atteint enfin le premier étage avec toute la discrétion dont ils étaient capable.

-J'vous ais entendu, hier, avec Newt. Et je te le demande maintenant qu'il n'y a plus personne: pourquoi est ce qu'ils restent avec nous.

-Qu'est ce que tu veux dire ? chuchota Fry

-Pas à moi Fry. Tu l'as dit hier on ne peut pas leur faire confiance.

Fry se remémora la discussion avec Newt hier soir. Et il ne pouvait nier que Chuck avait raison. Mais si on s'arrêtait là, alors ils devraient tous se séparer. Ils ne pouvaient faire confiance à personne quand il s'agissait de survivre. Fry ne répondit pas -et ne savais même pas si cette réflexion méritait un réponse- et se contenta de passer devant pour jeter un coup d'œil dans un couloir.

-On peu savoir ce que vous faîtes vous deux ?

Les deux concernés se retournèrent d'un bond pour croiser le regard d'un autre gars à quelques mètres.

-Oh putain Jasper, tu m'as fait flipper, soupira le brun.

-C'est toi Fry qui fais flipper à te tapir dans l'ombre comme ça, ricana l'autre.

Ledit Jasper salua chaleureusement le jeune homme. Un grand brun, une frange cachant son front et un sourire scotché aux lèvres. Et une cannette de bière à la main. Fry lui avait rendu son accolade tout en le présentant au plus jeune.

-Du coup tu m'as pas répondus, vous faîtes quoi toi et ton pote ?

Chuck lança un regard à Fry qui comprit très vite.

-On cherche des recharges d'arme.

-Ah vous aussi ? Décidément tout le monde se les arraches, déclara le brun hilare.

-Comment ça tout le monde? s'enquit Chuck

-Vous êtes aux moins le quatrième groupe à me le demander aujourd'hui, dit-il en buvant une gorgée de bière, allez, venez j'vous y emmène.

Et il partit en titubant dans la direction opposée. Les deux garçons hésitèrent quelques secondes avant de se lancer à sa suite. Jasper leur fit traverser tout l'étage tout en déblatérant sur les évènements de ces dix derniers jours. Fry et Chuck tiquèrent quand il commença à raconter l'altercation entre Gally, Thomas et « un blond sortit de nulle part ». Jasper, lui, avait survécu en marchandant des armes contre sa survie, ce qui c'était révélé plutôt efficace visiblement.

-Il s'arrête jamais de parler ton pote ?

-Et non. Et encore là il est bien, parce que quand il est vraiment torché c'est encore pire, ricana le brun.

-Ouais bon ça va, j'ai l'alcool joyeux c'est pas ma faute.

-Non mec, t'as l'alcool chiant.

-En attendant le chiant il te sert toutes tes recharges sur un plateau d'argent. C'est pas beau ça ?

Jasper sortit une clef de sa poche et ouvrit un placard sur leur gauche. Fry et Chuck entrèrent en premier et Jasper sur leurs talons. Il ferma derrière eux et repassa devant les deux autres pour ouvrir une immense armoire qui devait bien faire toute la longueur du mur.

-Alors c'est là que toutes les armes étaient planquées ? Eh bah putain dire qu'on passait devant tous les jours alors qu'il y a littéralement de quoi faire sauter le bâtiment.

Les étagères débordaient d'armes, de recharges et d'outils. Tout était trié selon le calibre avec une étiquette pour chaque sorte de flingue. Chuck commença par recharger son arme avant de se diriger vers les plus gros calibres.

-On a vraiment eu de la chance de tomber sur toi, mon pote. Sinon je sais pas ce qu'on aurait fait à se balader à couvert sans armes.

-T'inquiète c'est normal. Et puis t'as l'embarras du choix donc sers-toi, sourit-il.

Fry commença lui aussi à se servir dans les étagères avant que Jasper ne leur propose une bière. Les deux garçons hésitèrent quelques secondes avant de se servir eux aussi. Les heures défilaient sans qu'aucun ne s'en aperçoivent jusqu'à ce que Fry déclare qu'ils devraient y aller. Chuck et lui chargèrent leur sac et s'apprêtaient à partir quand:

-Ah oui, Jasper? Celui-ci releva la tête, y a juste un truc que je me demande depuis tout à l'heure...

-C'est quoi?

-Tu nous as bien dit que plusieurs groupes étaient passé avant nous non?

-Ouais et ?

Fry se tut quelques instants:

-Alors comment ça se fait qu'il reste autant de flingues?

Un déclic retentit dans la pièce. Le cran de sécurité d'une arme. Pointée sur Fry.

-T'aurais pas pu de contenter de prendre ton arme et de te casser d'ici Fry ?

-Wow Jasper qu'est ce que tu fous là ? s'exclama Chuck en accourant vers les deux garçons.

-Toi tu bouges pas le gros tas ok ! Ou c'est lui qui prend tout !

Chuck recula instinctivement en jetant un œil à Fry. La tension était palpable et aucun des deux ne savaient comment se sortir de là.

-Jasper qu'est ce qui se passe ? commença Fry.

-Ta gueule connard ! J't'ais dit de la fermer ! Putain j'y était presque… presque !

-Jasper de quoi tu parles ?

-Mais des armes ducon ! Avec ces explosifs j'aurais pu m'en sortir !

Chuck fronça les sourcils d'incompréhension, quand Jasper lui indiqua des étagères beaucoup plus hautes : des blocs de C4, des câbles, des pièces détachées d'armes.

-Tu...tu fabriques des bombes dans les armes? chuchota Chuck plus pour lui-même.

-Avec ça j'ai plus cas distribuer mes armes pour qu'elles explosent aux nez de leur proprio. Alors bien sur c'est au stade expérimental donc s'est des petites explosions mais juste assez fortes pour qu'on me laisse tranquille.

Il était fou. Complétement fou. Il riait à tue-tête en jouant avec son arme la faisant passer d'une main à l'autre.

-Vous connaissez le dicton « pas de bras pas de chocolat » ? Bah là c'est pareil sauf que c'est « pas de bras pas de sérum »! et il repartie dans un fou rire.

Chuck n'attendit pas plus longtemps et balança le canon de son arme sur la tempe de Jasper qui s'écroula au sol avec Fry. Le garçon se dégagea de son emprise et le roua de coup. Jasper réussi à peine à le frapper au visage mais ce fut suffisant pour se reculer de son assaillant. Il attrapa une barre de fer et l'abattit sur la hanche du brun qui grogna de douleur.

-Personne ne me tuera ! Même pas toi Fry !

Il balança la barre plus loin et s'enfuit par la porte derrière lui. Chuck tenta de le rattraper mais l'autre garçon l'en empêcha.

-On a tout ce qu'il nous faut ici, autant ne pas perdre de temps.

Le plus jeune acquiesça et rempli son sac d'explosif. Il tenta de réconforter Fry qui se mura dans le silence. Une fois finit ils repartirent dans le couloir dans un silence de mort. Ils descendirent le dernier escalier beaucoup plus rapidement que précédemment et rejoignirent le hall d'accueil. Fry donna quelques instruction à Chuck pour savoir où chercher et repartit lui-même fouiller son bureau.

-Fry..., commença timidement le brun.

-Qu'est ce qu'il y a?

-Il n'y a plus rien ici, continua t-il.

-Ici non plus, dit-il en soupirant.

-Ca veut dire que quelqu'un a déjà prit la carte...

-Et donc qu'on a plus rien pour se protéger.


Qui veut me tuer? Allez-y c'est ouvert.

Je m'excuse pour ces longues semaines d'absences surtout pour vous servir un chapitre comme celui-là, j'ai plusieurs examens cette année et ça devient difficile de suivre un rythme de parution acceptable. C'est pourquoi je relance ma demande: est ce qu'il y aurait des béta-lecteurs/lectrices qui accepteraient de m'aider? J'ai déjà tout le déroulement de l'histoire et la fin aussi mais l'écriture reste un talent que je ne métrise pas très bien.

Pour ce qui est de mon autre fic-début de fic- j'ai également toute l'histoire et je ne vais sûrement pas tarder à vous poster le premier chapitre.

En attendant, on -enfin le peu de gens ici-
se retrouve pour la suite.