Titre:Hanshibou → Deuxième angoisse
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki
Genre : Amour, survival horror...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Dans ce chapitre, je vous avertis tout de suite… Il n'y a pas un seul gazetto. Que des zombies. Et un pauvre couple d'amoureux. Mais certains détails de ce chapitre sont essentiels pour la suite. Enfin, vous verrez bien. Mais cette fic va être longue, je vous avertis. Je me base sur un roman que j'avais commencé, hein. J'avais la moitié d'écrites et 99 pages de microsoft word, interligne simple et aucun espace ou presque. Alors que ma fic la plus longue pour l'instant ne fais que 57 pages words.
Début du chapitre
J'étais véritablement heureux aujourd'hui. Heureux, mais nerveux. Me promenant main dans la main avec ma petite amie, nous marchions tranquillement le long de la rivière qui traverse la forêt. Le silence n'était pas lourd, seulement relaxant, tranquille et chaleureux. On profitait au maximum de ce petit moment d'intimité, loin de la ville, loin des autres. Même les oiseaux faisaient silence, ce qui était étrange en ce début d'été. Mais je n'allais certes pas m'en formaliser, ni m'en inquiéter. J'avais déjà assez de sujet inquiétant dans ma tête pour rajouter des détails inutiles.
Dont un des détails importants, c'était mon futur déménagement. Et oui, à 22 ans, c'est en plein l'âge de quitter la maison familiale pour se trouver un appartement. Dans une ville où il y aura plus de jobs, plus d'actions que dans le trou perdu de Raccoon City. J'avais justement réussi à me dénicher un appartement pas très cher à Détroit. J'allais emménager la semaine prochaine.
En plus, j'ai réussi à convaincre ma petite amie de me suivre à Détroit. Enfin, elle n'avait pas été trop dure à convaincre, mais c'est ses parents surtout qui m'avaient donné du fil à retordre. Son père était du genre sur-protecteur. Mais je pouvais le comprendre. Elle était sa seule fille et elle était probablement la fille la plus belle à des milles à la rondes, donc plusieurs gars avec des idées moins noble que les miennes ont du venir le voir auparavant pour lui demander de leur confier sa fille.
Mais par-dessus tout, ce qui me rendait heureux et nerveux à la fois aujourd'hui, c'était la bague que je tenais dans ma poche. Une bague magnifique avec le diamant le plus gros que je pouvais me permettre d'acheter sans me ruiner. Elle n'était pas faite sur mesure, puisque après tout, je ne suis qu'un étudiant sans grand budget. Toutefois elle était belle et je l'imaginais très bien à la main de ma copine. J'espérais bien qu'elle l'aime bien, qu'elle la trouve à son goût. Et qu'elle soit fière de la montrer à tout le monde en disant qu'elle était de moi.
Cependant, je n'osais pas trop lui en faire part. Pas tout de suite en tout cas. Et si elle ne m'aimait pas? Et si elle me rejetait? Et qu'allait en penser son père? Je ne voulais pas gâcher l'ambiance de ce moment si précieux, silencieux, main dans la main, profitant de la présence l'un de l'autre. Le paysage était magnifique. La rivière était magnifique. La fille à mes côtés était magnifique. Je ne voulais pas qu'elle me refuse pour je ne sais qu'elles raisons... Je voulais seulement qu'elle dise oui. Cette femme, c'était celle que je voulais pour passer ma vie, alors... Aller, un peu de courage!
Je m'arrêtai, et elle s'arrêta aussi. Elle me regardait avec ses yeux verts plus jolis encore que la rivière, et avec son sourire qui ferait fondre un glacier. Elle ne parlait pas, me laissant le loisir de commencer. Avait-elle deviné ce que je m'apprêtais à faire? Après tout, c'est une femme, elle doit avoir un espèce d'instinct de femme qui la prévois de ce genre de chose. Son sourire était encourageant, toutefois. Peut-être avait-elle déjà accepté avant même que je ne commence?
-Je…
Je ne trouvais pas les mots… Mais parfois, les gestes sont plus forts que les paroles. Aussi, je m'agenouillai dans l'herbe fraîche, et sortit la bague de ma poche, bien protéger dans son étui. Je m'attendais à ce qu'elle sursaute, qu'elle saute de joie, qu'elle crie de plaisir… Ou, au contraire, qu'elle n'ait aucune réaction, ou simplement un petit sourire triste, m'annonçant qu'elle ne voulait pas passer le reste de ses jours avec moi. Dans ma tête, je m'étais imaginé toutes les réactions possibles qu'elle pouvait avoir, autant les meilleurs que les pires. Mais je ne me serais pas attendu à ça.
Elle prit un air apeuré, voir même paniqué. Je sentais qu'un cri voulait sortir de sa gorge mais aucun son ne sortit. Ma demande en mariage lui faisait cet effet-là? Je ne croyais pas être si effrayant… Devais-je le prendre mal? J'imagine que oui… C'est tout de même vexant.
C'est alors que je remarquai que ce n'est pas moi qu'elle regardait. Elle regardait derrière moi. Ma copine leva une main tremblante pour me pointer quelque chose derrière. Je me retournai lentement pour voir trois individus s'approchant de nous. Deux hommes et une femme, a la démarche bizarre, un peu dandinant. Ils tenaient leur tête légèrement penchée sur le côté, comme si elle leur était trop lourde pour qu'il puisse la tenir droite. Leurs mains étaient tendues devant eux, comme s'ils voulaient nous attraper, et ils nous fixaient de leurs yeux morts, de leurs orbites vides. Leurs vêtements étaient sales, déchirés. Plus ils s'approchaient, plus on pouvait voir de nombreuses blessures et morsures sur leur corps. Mais ce n'était pas de belles plaies en voies de guérison. Plutôt des plaies infectées, en voie de putréfaction.
Au début, je croyais que tout ça n'était qu'une bête plaisanterie. Que l'un des trois allait relever la tête et se mettre à rire en pointant nos têtes effrayées par leurs costumes et leurs maquillages dignes des meilleures films d'Hollywood. Mais plus ils avançaient, plus je sentais aussi l'odeur qu'ils dégageaient. Une odeur atroce. L'odeur de corps en décomposition. Le mot tarda à arriver dans ma tête, pourtant je ne pouvais pas le rejeter. Tout comme la peur qui maintenant broyait mes tripes. Des morts-vivants. Je devais me résoudre à croire à leur existence, puisque j'en avais maintenant devant moi. Et ils ne semblaient pas particulièrement sympathiques.
La fille derrière moi tremblait comme une feuille, incapable de dire quoi que se soit. C'était un cauchemar non? Un horrible cauchemar même. J'allais me réveiller dans quelques instants, heureux de me retrouver tranquille dans mon lit, sans craindre le moindre de danger… Les monstres étaient maintenant très proches. Je pris la main de ma bien-aimée, puis je l'ai regardé dans les yeux. Histoire de lui faire oublier qu'il y avait des monstres qui s'approchaient de nous pour dieu sait ce qu'ils nous voulaient.
-Écoute-moi, la seule solution, c'est fuir. Alors on va courir, d'accord? Le plus vite que tu peux. Ensuite, nous allons retourner à la ville, prendre mon auto et filer vers Détroit. On sera en sécurité, et on finira notre vie ensemble. Je t'aime, alors on court, d'accord?
Je fus heureux de la voir secouer la tête. Je lui pris la main, et nous commençâmes à courir en direction de la ville. Je ne cessais de me répéter que tout ça n'était qu'un cauchemar, mais c'était quand même vraiment trop réaliste comme rêve. Tant qu'à être un rêve, autant que j'en sois le héros. Et si je la sauvais et que c'était véritablement la réalité… se serait encore mieux! Ma bien-aimée ne pourrait que m'aimer jusqu'à la fin de ses jours, fière d'avoir épousé un homme aussi viril et puissant que moi.
Mais mon rêve idéaliste dans lequel j'étais le grand héros… mourut dans l'œuf quand ma bien-aimée tomba sur le sol après s'être pris les pieds dans une racine. J'allais l'aider à se relever, quand le premier mort-vivant se jeta sur le sol pour l'attraper par les pieds. D'un geste maladroit, mais toutefois rapide et précis, le zombie mordit ma bien-aimée à un mollet, avant de tirer pour en recueillir la chair. Le cri était horrible, à vous glacer le sang. Bien après qu'elle se soit tue, j'entendais encore son cri résonner dans ma tête.
Et maintenant, elle ne faisait que geindre, me broyant les poignets en me priant de la sortir de là. Pendant que le zombie continuait à la dévorer, et que les deux autres se penchaient déjà pour en faire de même. Je m'étais figé. Tout ça n'était qu'un rêve. Un rêve stupide et affreux. Mais même en rêve, je ne veux pas mourir.
-Lâche-moi!
Je lui donnai une gifle qui la secoua, et elle lâcha mes poignets. D'un bond, je me relevai, et je me mis à courir en direction de la ville. De l'aide, il fallait que je trouve de l'aide… Heureusement, la fille allait les ralentir. Ils allaient en avoir pour quelques temps à la déguster… Pendant ce temps-là, moi j'en profiterai pour mettre un maximum de distance entre ces créatures démoniaques et moi. Elle se sera sacrifiée pour moi. Je ne dois pas mourir, pour elle. Elle devait être heureuse de se sacrifiez pour que je vive, oui. Elle ne m'en voudra pas de l'avoir abandonné.
En courant, je trébuchai à deux reprises. Mais chaque fois, je me relevai. Je crois qu'une fois j'ai échappé mon cellulaire… Je n'allais certainement pas m'arrêter pour aller le rechercher! Mais je commençais à être soulagé. Elle s'était remise à crier sa douleur, à appelez à l'aide et à maudire mon nom, mais sa voix se faisait de plus en plus lointaines. Ou de plus en plus faible… Ou peut-être les deux à la fois. Mais au moins, tant qu'elle criait, je savais qu'elle se faisait tranquillement manger par les monstres, donc qu'ils étaient encore là-bas avec elle. Tant mieux, je pouvais encore m'enfuir.
Un autre cri, en face de moi, me fit m'arrêter. Un cri de douleur, suivit d'un autre, d'une voix différente. Et d'un autre. Puis des cris de détresses, d'appel à l'aide, de peur. Je ne m'étais jamais rendu compte à quel point la différence est grande entre un cri de douleur et un cri de peur. Maintenant je le savais, mais ce n'était pas les émotions transmises par les cris qui me donnaient la chair de poule. C'était les lamentations, les lamentations des morts-vivants. Un espèce de gémissement continu, comme s'ils appelaient à l'aide eux aussi. Mais leurs lamentations ressemblaient plus à un supplice. J'ai faim… À manger… Je m'imaginais ces phrases dans leurs gémissements horribles. Toute la ville allait leur servir de garde manger. Tout comme la fille dans le bois. Tout comme moi. L'évidence me frappa avec violence.
Le premier réflexe qui me vint, fut de m'agenouiller et de joindre mes mains en prière.
-Notre père qui est aux cieux, que votre nom… Putain, Dieu, j'ai jamais cru en toi, mais si tu existes, je t'en pris, fais quelque chose pour le pauvre pêcheur que je suis… Je ne veux pas mourir… Je suis trop jeune pour ça. Je ne veux pas finir comme nourriture à des cannibales qui sont même pas vivants…
Comme en réponse à ma prière, j'entendis une voix derrière moi. La voix douce et suave de ma bien-aimée, quoique un peu rauque, et défaite. Je me retournai lentement. Je faillis ne pas la reconnaître. Ses vêtements étaient déchirés, et partout sur sa peau blême je pouvais voir des traces de morsure, des traces de pourrissages et même de décomposition. Elle avançait péniblement vers moi de la même démarche des zombies. Mais elle tenait sa tête droite, et ses cheveux blonds étaient aussi soyeux que ce matin, quand nous avons débuté notre promenade, bien que un peu poussiéreux et emmêlés. Ses yeux bleus étaient doux, malgré le regard de reproche qu'elle me jeta en me voyant à genou. Puis elle s'agenouilla à son tour devant moi, et ses yeux se remplirent de larme. Elle tendit sa main à moitié décomposée dans ma direction, comme une demande. Son visage avait encore été épargné par la zombification, mais je voyais la décomposition faire son chemin dans son cou, jusqu'à ses joues.
Elle était encore belle. Pour l'instant.
-Rejoins-moi…
- Je ne veux pas mourir…
-Rejoins-moi, amour, et nous serons réunis pour l'éternité…
Je fermai les yeux. Je serrai fort dans ma main cette alliance que j'aurai tant voulu lui passer au doigt. Mais nous allions avoir ce soir une alliance plus solide, pour l'éternité. Unis à jamais, à la vie, à la mort. C'était ce que je voulais, non? Je ne vois pas pourquoi je devrais craindre quoique se soit. Après tout, j'avais décidé de passer ma vie avec elle. Alors la vie sans elle serait... Non, vaut mieux rester avec elle.
Un cri de douleur et de tristesse s'éleva jusqu'au ciel, telle une prière à Dieu pour lui demander de faire cesser le mal le plus rapidement possible. Je pris quelques temps avant de comprendre que ce cri venait de moi. Mais une fois la première douleur passée, une fois l'immense déchirure qui vient de la première morsure, la douleur se calme. Elle devient sourde, et profonde. Mais la fièvre embarque, nous empêchant de comprendre que dans peu de temps, on va mourir, ou ne pas mourir. Je regardai le ciel, qui devenait de plus en plus flous au fur et à mesure que mes paupières se fermaient. Je ne voulais même pas lutter. J'étais uni dans la mort avec ma bien-aimée, unis pour l'éternité.
Je pouvais bien endurer toute les souffrances du monde pour ça. Pour lui prouver mon amour jusqu'à la fin, je serrai au plus fort la bague dans ma main. Après tout, il y avait encore la possibilité que tout ça ne soit qu'un rêve…
Fin du chapitre
Non non, je suis pas sadique 3 Je fais apparaître de nouveau perso et ils meurent dans le même chapitre. Ah, c'est si chou 3 Bon, promis, prochain chapitre, je fais revenir les gazettos (obligé, hein . Puisque c'est pas une fiction, c'est une fanfiction x.x) J'espère que vous me pardonnerez cette écart. Sinon pas grave, je modifie un peu les info du type et je mets le nom de Kai XD Mais nah, je vais sans doute le tuer plus tard. Et puis, je vois pas Kai préparer une demande en mariage pour une fille… Il est trop innocent pour ça. Le pauvre.
