Titre:Hanshibou → Quatrième angoisse
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki
Genre : Amour, survival horror...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Dans ce chapitre… Comme vous aller le comprendre, après les ***, c'est un POV de Reita. J'essaie un nouveau genre de Reita, dans cette fic. Avant de le faire fou amoureux de Ruki et complètement prêt à se sacrifier pour lui (oui oui, ça viendra, comme d'habitude XD), je l'essai en égoïste et lâche et un peu complètement je m'en foutiste. Bref, je m'amuse. J'ai pas le droit?
Début du chapitre
Allons, Ruki, réfléchis. Tu n'as pas le choix de faire fonctionner ta petite matière grise à toute vitesse. Ce n'était qu'une question de minute avant que le zombie ne réussisse à défoncer la porte et ne rentre dans ce petit bureau. Il n'y avait pas d'autres sorties, ni fenêtre par lesquelles j'aurais pu m'échapper. J'étais bien tenté de céder à la panique, de crier le nom de Reita, ou d'Aoi, ou du manager, je sais plus, mais aucun d'eux ne viendraient me sauvés. Ils sont tous bien trop occupés à dormir pour se soucier du sort de leur petit brun préféré...
Je me dirigeai donc vers le bureau, ouvrant tous les tiroirs pour trouver quelque chose qui pourrait me servir d'arme. Car je n'avais pas le choix de me battre, si je ne voulais pas servir de déjeuner. Je ne savais même pas s'il était possible de tuer un mort-vivant… Peut-être en visant l'estomac, puisqu'ils ne pensent qu'à manger… Ou si je leur coupe les jambes pour les empêcher de marcher et de me poursuivre...
Le zombie défonça la porte au moment où ma main agrippait le manche d'une paire de ciseaux. Je n'avais rien trouvé de mieux… Il s'avança vers moi de sa démarche claudicante, poussant ses lamentations qui déjà me donnaient mal à la tête et me donnaient envie de déguerpir en courant. Comme il bloquait la porte, je voyais mal vers où je pourrais courir. Je brandis ma paire de ciseaux devant moi, comme le gardien l'avait fait plus tôt avec son arme.
-Je t'avertis, tu m'approches et je te crève les yeux avec mes ciseaux!
Il ignora mon avertissement. Peut-être ne l'avait-il même pas entendu. N'empêche, parler me faisait un peu de bien. C'était comme un exécutoire à la peur, un moyen de me faire croire que je contrôlais la situation. Un moyen de m'empêcher de m'effondrer sur le sol et de me mettre à trembler, comme tout à l'heure. Je raffermis ma prise sur le manche des ciseaux, avant de commencer à reculer, doucement. Le zombie leva ses mains vers moi, comme s'il cherchait à réduire la distance qui nous séparait encore. À chacun de ses pas, il se rapprochait davantage. Le bureau nous séparait encore, mais s'il était un tant soit peu intelligent, il n'abandonnerait pas sa poursuite à cause d'un obstacle aussi bidon.
Le zombie était lent, je dois l'avouer. Si bien que je décidai d'arrêter d'attendre qu'il s'approche à ma portée. Autant prendre l'initiative, et peut-être même réussir à le surprendre. D'un bond, je me retrouvai accroupi sur le bureau. Prenant appuie sur une main et un pied, j'envoyai mon autre pied direct dans la poitrine du zombie, en un coup puissant qui aurait coupé le souffle à n'importe quel être humain. Du moins je crois. Il ne recula que de quelques pas, avant de recommencer à avancer comme si de rien n'était.
Il attrapa ma jambe en remontant mon jeans, ce qui me fit pousser un autre cri d'horreur. Sa peau contre ma jambe était froide et granuleuse, un peu moite. Simplement dégelasse. Déjà, il approchait sa bouche monstrueuse de mon mollet. Fermant les yeux en criant, je me couchai sur le bureau pour libérer ma deuxième jambe et envoyer valse mon pied dans sa figure effrayante. La surprise le fit lâcher sa prise sur mon pied, et j'en profitai pour me remettre debout. Déjà, il recommençait à avancer. Je lui donnai un coup de ciseaux en pleine poitrine, là où le cœur aurait dû se trouver. Lorsque j'enlevai les ciseaux d'un coup sec, il n'y eut ni cri, ni sang. Il ne tomba même pas comme je m'y serais attendu. Il poussa une légère plainte, comme pour se plaindre que je n'étais pas une cible facile.
-Ah ah, tu croyais vraiment que j'allais me laisser bouffer gentiment sans même me défendre? Mais au lieu de te lamenter, tu pourrais pas me dire un peu comme je pourrais faire pour te renvoyer dans ta tombe? Et je te le dis tout de suite, je ne sais pas comment t'exorciser…
Comme je m'y attendais, le zombie ne me répondit pas. Enfin, pas par des mots, simplement par cet horrible son qu'il faisait depuis tout à l'heure. Je reculai un peu sur le bureau, histoire de prendre un peu de distance. Où fallait-il que je le vise pour le tuer? Si seulement c'était possible de tuer un gars déjà mort… On nous apprend vraiment rien à l'école! Si jamais je m'en sors vivant, je fais une plainte au ministère de l'éducation pour que tous les enfants aient des cours de ''killings'' de zombie 101. Mais pour déposer plainte, il fallait que je sois encore vivant pour en parler demain matin…
Je posai le pied sur… je sais pas quoi en fait. Un stylo ou un crayon qui traînait sur le bureau. Et aider par un coup que le zombie me donna à la hanche, je tombai sur le coin du bureau, avant de tomber sur le sol. Je protégeai ma tête par mes bras, en un pur réflexe qui me sauva sûrement d'une grosse bosse sur le crâne.
Étendu sur le sol, la tête qui tournait encore, je vis s'approcher de mon visage l'affreuse face du zombie. Non, je n'allais pas mourir comme ça! Prenant mes ciseaux à deux mains, je transperçai l'œil vide du zombie, jusqu'à ce que toute la lame des ciseaux ait pénétré dans sa tête. Un liquide me coula sur les doigts, et le long de mon bras. Avec une dernière lamentation morbide, le zombie s'effondra sur moi, ne bougeant plus d'un poil. Enfin, si on enlève le fait qu'il bougeait encore par quelques spasmes…
Je me remis à trembler. En plus d'avoir la nausée. Hésitant, je repoussai le zombie d'un geste brusque. J'essuyai vaguement mon bras droit avant de l'examiner. Une large plaie faisait presque la grandeur de mon avant-bras. J'ai dû me blesser quand je suis tombé du bureau… Mais tout ça n'était pas important. Et puis, avec l'adrénaline, je n'avais même pas mal. Qu'importe, je devais d'abord m'enfuir. J'enjambai le cadavre désormais mort pour de bon (du moins l'espérais-je), pour me diriger vers le hall d'entrée.
Heureusement, celui-ci était vide. Je savais désormais que tout ceci n'était pas un rêve. C'est vrai, dans mes rêves, quand je me blessais, j'avais mal, ne pouvant avoir l'effet de l'adrénaline. J'attendis un instant dans le hall d'entrée, essayant d'entendre par des bruits la direction que les quatre autres zombies auraient pu prendre. Je n'eus pas à attendre longtemps qu'un premier cri d'horreur résonna, très vite changé en un cri de douleur. Le cri était éloigné, étouffé par de nombreuses portes avant de me parvenir. Les chambres de l'hôtel.
J'avais vu le gardien se faire bouffer, puis se relever. Dans pas si longtemps, les autres clients allaient se faire dévorer, avant de se relever pour aller manger d'autres clients à leur tour. Bientôt, l'hôtel entier allait être zombifié, et il ne resterait plus aucun survivant. L'évidence me frappa aussi durement qu'un coup dans la poitrine. Une autre évidence m'apparut aussi, plus cruelle et plus douloureuse. Je n'y pouvais rien.
J'avais pourtant avertis notre manager. J'ai crié à de nombreuse reprise. Certains clients ont du se réveiller à mes cris, mais ils ont dû penser que les gardiens interviendraient… Et Rei? Et Uru? Aoi, Kai? Est-ce qu'ils dormaient encore?
Dans un sens, c'était de ma faute tout ça… si je n'avais pas ouvert la porte tout à l'heure… Ils l'auraient défoncée. Je leur ai au moins évité l'effort de gaspiller de l'énergie à défoncer les lourdes portes de chêne. Je ne pouvais plus rien pour les autres clients. Seul du moins. Mais il me restait toujours la possibilité d'aller chercher de l'aide à la ville.
À peine l'idée m'eut-elle effleuré l'esprit que je courus sur mes jambes tremblantes jusqu'aux portes. Je dus me reprendre à deux reprises avant de réussir à tourner la poignée et pousser une des deux portes de chêne. Mes amis, mes frères... désolé, je reviendrai vous cherchez bientôt.
Une fois dehors, l'air frais me pris par surprise. J'avais oublié que nous étions en pleine nuit, et que l'été, bien que proche, n'étais pas encore arrivé. Ce qui ne m'empêcha pas de courir le plus vite et le plus loin possible de l'hôtel. Je courus en direction de la ville, devant pour ça traverser une partie de la forêt. Je ne voyais rien autour de moi, et pas seulement à cause de l'obscurité. Je mis un moment avant de me rendre compte que ma vision était devenue flous par les larmes qui remplissaient mes yeux. J'étais en sécurité maintenant, loin des zombies. Je n'avais plus rien à craindre, aussi l'adrénaline qui m'avait permis d'en combattre un s'estompa peu à peu, laissant la place à la peur, à la fatigue et à la douleur.
Je ne vis pas une racine traitresse qui traversait le sentier, aussi je trébuchai et tombai sur le sol. Je ne pris même pas la peine de me relever. Tremblant de froid et de peur, je me recroquevillai sur le sol battu du petit sentier, le corps ponctué de sanglot, serrant mon bras contre moi, je commençais à ressentir la brûlure de la blessure. J'avais beau essayé de retenir mes larmes, c'était impossible.
Tout ça ne pouvait pas être vrai. C'était irréel. Des zombies ne pouvaient pas exister. Je ne pouvais pas y croire, comme je ne voulais pas y croire. Pourtant, la blessure sur mon avant-bras était bien réelle, je ne pouvais pas avoir rêvé de ce combat. Et puis, j'entendais encore les cris des clients qui résonnaient dans ma tête. Leur cris de douleur alors que moi je m'enfuyais le plus loin possible pour me garder en vie. Combien d'entre eux allait survivre? Très peu, probablement. Et les autres membres du groupe? Et Reita?
Mais moi j'étais sauf. Du moins, je l'espérais. Aucun zombie ne devait m'avoir suivie pendant ma course effrénée dans les bois… Je fermai les yeux, sentant les larmes couler tout de même le long de mes joues. Fermer les paupières ne fut pas une bonne idée, puisque je revis très nettement le visage du zombie penché sur moi, prêt à me dévorer, puis, l'instant d'après, la même image mais mes ciseaux à la place de son œil. L'image me revint trop brusque. Je me relevai sur un coude pour vomir ce que je n'avais pas terminé de digéré de mon diner d'hier soir.
Je me recouchai sur le dos, pour regarder les étoiles. Elles brillaient d'une lueur faiblarde, comme si elles étaient au courant du drame qui se déroulait dans l'hôtel, et qu'elles ne voulaient pas trop briller en signe d'espoir. Me concentrer sur ces petites lumières à des années-lumière de moi et de mes problèmes me réconfortait. Elles m'empêchaient de me concentrer sur le goût dégueulasse dans ma bouche, sur les cris que j'entendais encore raisonner dans ma tête malgré le silence lourd de la forêt, sur les images qui ne cessait d'apparaître dans ma tête. Les étoiles, seules lumière dans la nuit noire, m'offraient une sorte d'échappatoire aux cauchemars qui ne cessaient de se rappeler à mon bon souvenir. Je ne pensais pas qu'il fut possible pour moi de me rendormir cette nuit-là, mais il semblerait bien que non, puisque je ne remarquai même pas que les étoiles s'estompaient au fur et à mesure que mes paupières se fermaient d'elle-même pour me plonger dans un profond sommeil.
Je regardai une silhouette s'enfuir en courant de l'école. Je n'eus pas à chercher longtemps pour savoir de qui il s'agissait. Même de nuit, je reconnaîtrais sa silhouette entre milles. Même de dos, je n'eus aucune difficulté à le reconnaître : sa petite taille, malgré sa sensualité apparente et sa quasi absence de virilité, ne laissait aucun doute sur son identité. Ruki, mon chanteur préféré et probablement le type avec qui j'aimais le plus passé du temps parmi le groupe.
Je comprenais facilement sa fuite. N'importe qui de censé ferait la même chose. D'ailleurs, si je n'avais pas la sécurité de ma position, je trouverais sûrement un moyen de m'enfuir comme lui, ou avec lui. Mais les zombies ne seraient certes pas assez intelligents pour monter sur les toits de l'hôtel.
Car il s'agissait bien de zombie.
Je m'étais réveillé dès le premier cri du premier gardien. Un cri qui ne dura pas longtemps. Les trois morts-vivants s'étaient donné à cœur joie sur lui. Dans un sens, il était chanceux, car au vue du nombre de morsure qu'il a eu, sa transformation ne fut pas très longue, donc douloureuse mais moins longtemps. C'est en voyant la mort de l'autre gardien que je compris la chance du premier. N'ayant eu que deux ou trois morsures, la transformation du second avait été plus longue et plus douloureuse. Rien qu'en voyant deux meurtres, je pus déjà me monter plusieurs théories au sujet des zombies. Théories que je notai dans un petit cahier. Elles pourraient toujours me servir pour la suite.
1)Ils ne cherchaient apparemment qu'à se nourrir, mais se fatiguait rapidement de la même proie.
2)Une morsure de zombie transformait le mordu en mort-vivant, le temps de transformation dépendant du nombre de morsure. Je ne savais pas si une coupure faite par les ongles des zombies faisait les mêmes effets que les morsures, puisque je ne les avais pas vu utiliser leurs ongles.
3)Apparemment, ils étaient trop stupides pour savoir se servir d'une arme. Du moins, c'est ce que j'en déduisis du premier gardien qui ne toucha pas à l'automatique sur sa ceinture depuis sa transformation.
4)Les moyens de tuer un mort… Probablement en détruisant le cerveau, ou du moins la partie contrôlant les mouvements. Ou bien en détruisant au complet le corps du zombie, par une explosion assez forte ou un incendie.
Je fermai ensuite mon cahier. En regardant par la fenêtre de ma chambre, je vis les zombies se diriger vers la porte de l'hôtel. C'est à ce moment-là que, silencieusement, je me dirigeai vers les toits. S'ils entraient dans l'hôtel, ils ne se rendraient pas jusqu'ici. Ce n'est que rendu sur le toit que je pensais que je n'avais pas réveillé Kai. Ni les autres. Oups... Ils allaient peut-être m'en vouloir... Mais je n'allais pas redescendre les chercher maintenant! Je suis pas suicidaire non plus!
J'avais donc attendu patiemment, couché sur le toit et regardant les étoiles. Je ne savais pas véritablement quoi faire. J'hésitais entre rester ici et aller chercher les autres. Avec un peu de chance, les zombies ne rentreront pas dans l'hôtel et ils seront tous en sécurité. En entendant les cris d'un mec, que je confirmai par la suite être Ruki, je fermai simplement les yeux, priant pour qu'il ait une mort rapide. Je ne fis même pas un geste pour aller le sauver. Parce que le temps que j'arrive dans le hall, il serait probablement déjà trop tard, et que j'avais plus de chance de me faire tuer moi aussi que de réussir à sauver mon petit brun préféré.
Moi, lâche? Je connaissais mes capacités, tout comme je connaissais mes limites. Je savais fort bien que je n'avais pas grand chance à me battre contre un seul zombie, alors contre plusieurs d'entre eux… je ne voulais pas m'essayer. Je tenais trop à la vie pour ça. Je tenais plus à ma vie qu'à mes amis? Peut-être... Je ne me croyais pas si égoïste. Qu'importe.
On m'a toujours considéré comme étant un vrai gars viril et fort. C'est vrai que j'ai toujours aimé le foot et les autres sports dans le genre. Mais je suis plutôt du genre sport d'équipe, pas arts martiaux. Et puis, je n'avais pas d'arme avec moi. Je devrais me battre à main nu, et je risquerais d'abimer mes mains... J'ai horreur de les blesser. Je ne peux pas jouer de la basse si je me blesse.
Le silence finit par revenir. J'étais surpris, car je n'avais entendu aucun cri de douleur de la part de Ruki. Avec un peu de chance, il s'en sera tiré... ou il aura eu une mort très rapide. D'autres cris se mirent à résonner, cette fois venant du bâtiment des chambres. Alors les zombies allaient s'attaquer à la totalité des clients… J'espérai que Aoi, Uruha, Kai et notre manager s'en sortent, mais moi je ne pouvais rien pour eux. Ce pouvait être égoïste comme pensée, mais franchement, je m'en fichais un peu. Je ne connaissais presque personne dans l'hôtel, en plus. Je ne suis pas le genre de héros à me battre pour des inconnus. C'était dommage pour mes amis... Mais ils se battront pour survivre. Aoi protègera Uruha. Kai et le manager... De toute façon, je ne pourrais rien pour eux, si ce n'est que mourir avec eux. Et je n'en avais vraiment pas envie.
De la peur? J'imagine que j'aurais dû en ressentir. Mais couché sur le toit, en admirant les étoiles et en écoutant les cris d'horreurs des clients de l'hôtel… J'étais bien. Pas que j'aime la douleur des autres, seulement j'arrivais à oublier leurs cris et les lamentations des zombies pour me consacrer uniquement sur le bien-être de ma solitude. J'adorais les instants que je passai sur le toit, je n'allais donc pas laisser une attaque de zombie gâchai un de ses précieux moments…
C'est en entendant la porte claquer que je me rassis pour regarder la silhouette de Ruki se perdre dans la forêt. Il avait survécu à son combat contre les zombies… Ce type était fort, certainement plus fort et courageux que moi. Il lui manquait seulement un peu de volonté pour aller aider les autres. Ou alors il était aussi lâche et égoïste que moi.
Mon regard se perdit en direction de la ville. C'est sûr que je ne pouvais pas voir aussi bien qu'en plein jour. Au moins, il y avait les étoiles et la lune pour éclairer un peu, ainsi que les réverbères qui éclairait les rues. Sans compter les lueurs rouges… Je pus distinguer clairement des colonnes de fumées, signes qu'il y avait de nombreux incendies dans la ville, donc les lueurs rouges. Et peut-être pas seulement des incendies. Des morts-vivants, sûrement. Car s'il y en avait à l'hôtel, il devait sûrement y en avoir dans la ville. Car d'où ceux-ci auraient-ils pu provenir, sinon? On était entouré de forêt et de montagne, donc complètement isolé des villes voisines les plus proches.
La ville devait être complètement infestée de ces morts-vivants, et si Ruki avait bien réfléchi à son affaire, il s'y dirigerait dans l'espoir de trouver de l'aide. En voyant qu'il n'y aurait là aucune aide possible, il y avait de forte chance qu'il revienne à l'hôtel, peut-être par honte d'avoir abandonné ses amis et dans l'espoir de les retrouver vivants. Et il y aurait plein de zombies qui l'attendraient dans le hall lorsqu'il reviendra.
Non, il n'y aurait plus de zombie. J'étais égoïste, vrai. Je n'avais pas le goût de survivre seul, et encore moins de perdre mon temps sur le toit de l'hôtel, en attendant comme un lâche qu'un éventuel hélicoptère de secours viendrait me sauver. J'avais abandonné les autres membres du groupe... Si je pouvais faire quelque chose pour Ruki, au moins ça serait déjà ça.
Mais bon, autant profiter encore un peu de ma tranquillité sur le toit avant de m'attaquer à une centaine de zombies…
Fin du chapitre
Même moi j'aime pas Rei dans ce chapitre. En fait si, je l'aime (je l'aime toujours 3), mais putain ce qu'il est égoïste! Avouer que vous verrez nulle part un Rei qui abandonne aussi facilement les autres membres du groupe x.x Enfin… l'histoire est déjà un peu pré-écrite, donc j'y peux rien. Mais l'important, c'est qu'il va retrouver Ruki et qu'ils vont survivre ensemble, tomber amoureux, et… et… je vous dis pas la suite :P
