Titre: Hanshibou → Sixième angoisse

Auteur: Reiku E. Suzuki

Couple : Reituki

Genre : Amour, survival horror...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.

Commentaires:

Et voilà mon chapitre avec un bout épique! Et surtout, le rerencontre entre Rei et Ruki. Maintenant, le fun commence 3

Début du chapitre

Les cris de peur des clients commençaient à se faire plus rares. Tout comme les étoiles dans le ciel. Pas de doute, le soleil allait bientôt ce lever, et l'école aurait peut-être l'air un peu moins sinistre. Les clients devaient être tous déjà zombifié, ou sur le point de l'être. Je n'avais vu personne d'autre s'enfuir de l'hôtel, bien que je n'avais pas été très attentif. Espérons que les autres membres du groupes s'en soit sortis. Bon, si je reste ici plus longtemps, je vais finir par m'endormir. Je refermai donc mon gros carnet, et le ranger. Je me levai ensuite et m'étirer quelque peu. Il me fallait descendre l'échelle qui passait juste à côté de la chambre que je partageais avec Kai.

La porte de ma chambre était ouverte, et il n'y avait nulle trace du batteur. Fidèle à lui-même, il est sans doute aller à la recherche des autres membres du groupes pour les aider, peut-être même qu'il me recherchait. Une chose était sûr, il n'étais pas rester ici se faire bêtement tuer. Tant mieux, puisque je n'aurais pas aimé retrouver mes affaires pleines de sang, et voir son cadavre au milieu de la chambre m'aurait encore plus dégoûté. Il est vrai que s'il était resté sagement dans notre chambre, il aurait pu peut-être y survivre en se barricadant. Mais bon, je n'allais pas me plaindre, puisque la chambre était encore en bonne état, donc mes affaires aussi.

Une fois rentré par la fenêtre, je m'empressai de fermer la porte et de la bloquer avec une commode, histoire d'y être tranquille. J'avais quelques petits préparatifs avant de me lancer à l'assaut du hall d'entré et des zombies qui vont s'y trouver. Je pris tout de même le temps de souffler un peu sur mon lit, histoire de faire le maximum de calme avant de me lancer dans l'action. Ouais, de calme malgré les cris de douleurs des clients encore vivants et des lamentations des zombies.

Je pourrais sans doute venir en aide aux autres autres personnes, mais mes chances de survivre dans ce cas baissaient nettement. Et je ne voulais pas mourir. En tout cas pas pour une bande d'imbécile qui me seraient complètement inutile. J'avais plus de chance de survivre en m'attaquant au hall, et Ruki pouvait m'être plus utile que les autres personnes. Parce que je le connaissais bien, et qu'on faisait habituellement une bonne équipe, lui et moi.

Bon, il me fallait faire quelques préparatifs. Je commençai par prendre mon éternel bandeau et me l'attacher sur le nez, histoire de me donner un peu de courage et de volonté. Puis, je fouillai en dessous de mon lit pour en sortir mes précieuses bouteilles. Du cognac bien serré, parfait avec une tylenol avant de se coucher. Et une gorgée le matin pour se réveiller parfaitement. Ivrogne? Non, je ne garde mes bouteilles que comme moyen de défense et de destruction massive. Comme les donner en cadeau à Uruha lorsque j'ai fais une gaffe et qu'il m'en veut. Je savais qu'un jour, ça me serait utile.

J'en avais deux pleines et trois vides. Je débouchai les deux pleines pour les transvider dans des vides, pour en garder la moitié. Sur moi, je ne pouvais en traîner que trois, ce que je fis. Je fouillai ensuite dans les poches du manteau de Kai pour y trouver des allumettes. Comme j'avais arrêter de fumer, j'avais plus de chance de trouver du feu dans son manteau que dans le mien. Il trainait toujours tout sur lui pour dépanner tout le monde. Dont des allumettes pour dépanner Ruki quand son briquet fait défaut. Dans un sens, c'était bien puisque grâce à lui, j'avais tout ce dont j'avais besoin : feu et alcool.

Je repassai par ma fenêtre et l'échelle pour me rendre sur le toit. Jusque là, le plus dur avait été fait. Tout le reste n'était qu'un jeu d'enfant tellement c'était simple. Je me rendis sur le toit du hall d'entré, avant de descendre par une échelle pour me rendre devant l'hôtel. Ruki avait laissé la porte ouverte, ce qui me facilitait d'autant plus la tâche. Je poussai doucement la porte pour voir à l'intérieur. Il y avait six morts-vivants. En moyenne, mes jolis cocktails Molotov devrait tuer deux morts-vivants, sinon j'allais peut-être avoir des problèmes. Heureusement pour moi, la majorité était rassemblée en un seul endroit, là où une seule de mes bombes maisons pourrait suffire. J'espère. J'en allumai une première et la lançai devant les deux zombies loin du groupe, sans toutefois les touchés. Ils réagirent exactement comme je l'avais prévu : fuyant l'explosion, ils se dirigèrent vers le reste des zombies. Je n'eus alors qu'à allumer un autre de mes cocktails Molotov et le lancer sur le tas pour voir plus qu'un tas de corps déformer et cramer. Je lançai mes deux cocktails, pour être certain.

Je me dirigeai ensuite rapidement vers toutes les portes, pour les fermer et les barricader l'une après l'autre. Je ne tenais pas du tout à ce que d'autres zombies viennent faire irruption ici, puisque maintenant j'étais désarmé. Et je ne tenais pas véritablement à courir pour m'enfuir. Bon, j'étais assuré d'être en sécurité, du moins pour le moment, j'avais un joli feu qui brulait devant moi, malgré l'odeur simplement désagréable. Est-ce que la vie peu être plus belle quand la ville est attaquée par des morts-vivants?

Maintenant... autant me diriger vers le petit bureau à l'entré pour fouiller trouver de quoi passé le temps… Tant qu'à attendre que Ruki revienne, autant l'attendre confortablement en évitant de s'ennuyer. Je ne voulais pas non plus m'endormir, j'aurais alors fait une cible trop facile pour les zombies. Donc, je me dirigeai vers le bureau d'accueil, histoire de fouiller là-dedans. Un cadavre prenait la poussière sur le sol, une paire de ciseaux bien enfoncé dans sa tête. Il existait donc un moyen de tuer les zombies? Et Ruki en avait trouvé le moyen. J'avais raison quand je disais qu'il pouvait m'être utile pour survivre. Pourquoi alors avais-je l'impression qu'il pourrait aussi causer ma chute?

Je secouai la tête. Quelle idée stupide! J'enjambai le cadavre avant de me diriger vers les bureaux. Ils avaient déjà été fouillés, probablement dans l'ultime espoir qu'il avait de trouver quelque chose qui pourrait lui servir d'arme, en l'occurrence les ciseaux. Mais il n'avait pas ouvert LE bon tiroir, apparemment.

Je ne comprendrai jamais pourquoi il y avait ça dans ce bureau, mais je voyais maintenant toute l'utilité que ça pouvais avoir. Je sortis un sac de guimauve, ignorant la date de péremption qui devait être depuis longtemps dépasser. Puis je pris quelques crayons que j'assemblais avec du papier collant pour faire un long bâton avant de retourner devant le feu avec mon bricolage.

Je m'assis à distance respectable du feu, ouvrit le sac de guimauve et en piquai une sur le bout de mon bâton. J'aime bien les guimauves. Je me posais seulement une question… Le goût allait-il être différent du fait que je faisais griller celles-ci sur un feu de cadavres humains?

Je ne sais pas comment j'ai fait pour me rendre jusqu'à l'hôtel. Je crois que j'étais comme dans une sorte de transe, complètement coupé du monde extérieur. Je ne me rappelle plus de tout le chemin que j'ai fait de la pharmacie jusqu'à ici… Je ne me réveillai qu'une fois à quelques mètres de la porte d'entrée.

Déjà, quelque chose me semblait étrange. Une lueur rougeoyante en dessous de la porte. Il me semblait pourtant que quand j'avais quitté, dans la nuit, les lumières du hall d'entré étaient fermées… Et à bien y réfléchir, j'avais laissé la porte ouverte, aussi, n'ayant pas pris la peine de la refermer en m'enfuyant. Peut-être que c'était un zombie qui avait fermé la porte?

J'entendais leurs lamentations, mais pas directement dans le hall. Ils étaient un peu plus loin, mais dans l'établissement. Peut-être même qu'il n'y avait aucun survivant parmi les clients, alors je ne savais pas pourquoi j'étais revenu ici. Sûrement parce que c'est l'endroit où se trouvais mes amis, donc que j'aurais sûrement plus de chance de rencontrer quelqu'un que je connais, et qui pourrait m'aider.

Malgré la lueur, je posai mes mains sur la porte pour l'ouvrir. Elle était chaude, mais pas brûlante. Il y avait un feu de l'autre côté. En me concentrant un peu mieux, je pus l'entendre crépiter. Le hall brûlait? Mais il fallait l'éteindre! Ah zut, je n'avais pas d'eau sur moi. Même pas une bouteille d'eau.

J'ouvris tout de même la porte. Une grande bouffée de chaleur me parvient, avant de se clamer tout aussi rapidement. J'en fus aveuglé un instant, aussi restais-je sur le seuil. Je fis un pas à l'intérieur et la porte se referma derrière moi.

-Ah, bravo! Tu as cramé ma guimauve avec ton appel d'air! Tu n'as jamais appris à ne pas ouvrir de porte ou de fenêtre quand il y a le feu? Mais bon, détail… Il était temps que t'arrives, j'ai presque toute mangé les guimauves. Tu en veux?

Fin du chapitre

J'imagine trop Rei en train de faire griller ses guimauves sur un feu de zombie 3