Titre: Hanshibou → Septième angoisse

Auteur: Reiku E. Suzuki

Couple : Reituki

Genre : Amour, survival horror...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.

Commentaires:

Ah, ça faisait un petit bout que je l'avais pas continuer. Merci à ceux qui m'ont envoyer, ça fait toujours plaisir de savoir que mon écriture plait à certaines personnes. Je sais que mon sadisme ne plait pas à tout le monde, et tant pis pour eux. Moi j'aime écrire, et j'aime faire souffrir les Gazettes 3 Mais bon, restons gentil pendant quelques chapitres, encore... Quelques. Bon, d'accord. Un. ^_^

Début du chapitre

J'aurais pus m'attendre à tout, sauf à ça. Premièrement, j'avais raison à propos de l'incendie. Sauf que celui-ci semblait entièrement contrôlé, en plein centre du hall d'entrée. Le combustible était… simplement des cadavres. J'eus un frisson rien qu'à les voir. Et rien qu'à sentir l'odeur aussi. Je ne pensais pas qu'une telle odeur pouvait exister… Comme si on respirait l'odeur même de la mort, pour nous faire regretter d'être encore en vie. C'est normal après tout. Faire brûler des poils ou des cheveux, c'est atroce. Faut vraiment être con pour faire brûler un corps en décomposition, et rester dans la même pièce sans être intoxiqué...

Enfin, ce à quoi je ne m'étais pas attendu, c'était la scène pour le moins incongrus qui se déroulait sous mes yeux. Reita, mon bassiste préféré, le mec toujours un peu derrière près à faire n'importe quel connerie, et ''apparemment'' près à tout pour aider ses amis, était assis nonchalamment devant le feu, comme si c'était la chose la plus naturel du monde. Et comme-ci ce n'était pas assez, il enleva un truc tout noircis et apparemment collant de son bâton, avant de prendre une jolie guimauve toute blanche et de le piquer à la place, pour ensuite la faire griller sur son feu.

-Reste pas planté là! Viens t'assoir. Il reste quelques guimauves mais j'ai pas deux bâtons.

-C'est dégueulasse, réussis-je à murmure avant de m'assoir à distance respectueuse.

-Quoi, les guimauves ou le feu?

-Le fait que tu fasses brûler tes guimauves sur un feu de cadavre.

Il haussa simplement les épaules, en vérifiant si sa guimauve était prête. Apparemment satisfait de la cuisson, il me l'offrit. Je refusai avec une grimace. Le silence s'installa peu à peu entre nous. Je ne savais pas trop quoi penser. J'étais heureux, c'était certain. Au moins un de mes amis étaient encore vivant, et maintenant je pourrais rester avec lui. C'est Reita, en plus. S'il ne fait pas trop son individuel comme il a pris l'habitude de le faire depuis quelques temps, il devrait être en mesure de me protéger. Donc je me sentais en sécurité, en ce moment. Si le feu n'avait pas pour combustibles des corps humains, il est probable que j'aurais réussi à oublier les cauchemars qui continuaient à l'extérieur de cette petite bulle de sécurité.

-Est-ce qu'il y en a d'autres, chuchotais-je pour briser le silence.

-Hum? D'autres quoi?

-Des survivants, comme nous.

-Peut-être. Sûrement en fait. Si nous avons réussis à être encore en vie, il est probable que nous ne soyons pas les seuls.

-Tu crois que Kai et les autres ont aussi survécu, demandais-je avec espoir.

-Peut-être que oui, peut-être que non. Mais si tu veux survivre, ne perds pas ton temps à les chercher, ni à chercher d'autres survivants. Penses seulement à toi-même.

-C'est comme ça que t'as fait pour survivre? Tu as abandonné les autres pour survivre tout seul? Et Kai? Ça t'aurait pas demander grand chose de le réveiller et de l'emmener avec toi?

Je commençai à monter le ton, un peu hystérique. Je n'ai jamais vraiment apprécié les égoïstes. Et il me demandait clairement de l'être, pour ma propre survie? Je suis pas comme lui! J'aime mieux mourir que de faire exprès d'abandonner tout le monde pour que moi, je puisse vivre!

-Calme-toi. Ce n'est pas ce que tu as fait, quand tu t'es sauvé? Ne me juge pas, tu as bien fait la même chose.

-J'ai essayé, au moins, m'écriais-je en me levant. J'ai voulu sauver notre manager, c'est lui qui n'a pas voulu me croire. Je… je…

Rageur et sur le bord des larmes, je me détournai de lui, commençant à monter les escaliers du hall. Il ne fit aucun geste pour me retenir, trop occupé qu'il était à vérifier si sa nouvelle guimauve manquait de cuisson.

-Où tu vas?

-Dans ma chambre!

-Mauvaise idée.

-Pourquoi?

-Les chambres sont remplis de zombie.

Aucune émotion dans sa voix, ni peine, ni ressentiment. Pour lui, ce n'était qu'un fait comme un autre, rien de plus qu'une affirmation. Il aurait pu tout aussi bien dire : c'est une pomme, que sa voix aurait été la même. N'avait-il donc aucune émotion? Les autres contaient-ils si peu pour lui? Mais merde, comment pouvait-il être si différent sur la scène qu'en réalité? Bien sûr, je le connaissais depuis 10 ans, ce n'était pas mon nouveau. Mais je préférais quand il faisait son gamin qui fait que des conneries. Son égoïsme commençait royalement à me tomber sur les nerfs.

J'étais rendu en haut des marches, la main sur la poignée de la porte. D'un coup, je n'en pouvais plus. C'était trop, je n'y ai jamais été préparé. Je commençai à sangloter, des larmes blanches coulant sur mes joues. Je restai là un moment en silence, la main sur la poignée, hésitant encore à l'ouvrir. Je sentis une main sur la mienne, la retirer doucement, mais fermement de la poignée. Il avait fini par se lever, celui-là… J'essayai de m'arrêter de pleurer, tentant de garder un peu de dignité face à lui. Il m'attira à lui, me serrant fort. Je me laissai aller contre son épaule.

-Je ne peux pas te dire que tout est terminé, me chuchota-t-il à l'oreille. Mais je peux te promettre que tout vas se terminer. Que se soit par notre mort ou par notre fuite, les cauchemars ont tous une fins.

-Je veux pas mourir!

Je le repoussai vivement, il ne réagit pas. Luttant contre mes larmes, il restait silencieux, croisant les bras, me regardant d'un regard indéchiffrable, le visage à moitié caché par son bandeau. C'était la première fois que cet espèce de bande de tissu ridicule m'énervait à ce point.

-C'est pour le style, ton bandeau? Tu n'es même pas capable d'assumer ton visage alors qu'on est en plein crise!

-Tu vas continuer à pleurnicher longtemps?

Et pan! Quoi ne pas dire à un homme! À part lui dire qu'il est comme une fillette, tu ne peux rien dire de pire. Je suis un homme, tout de même. Et j'ai de l'orgueil. Je ne pouvais pas rester une minute de plus avec ce mec arrogant, froid et sans aucune émotion. Tant pis si c'était Reita, pratiquement un de mes frères, là j'en avais juste mort. Il aurait mieux fait de crever, ce con. Je me détournai, et essayer de tourner la poignée de la porte. Sans succès. Je la frappai pour l'ouvrir, sans plus de succès. Je commençais à littéralement frapper cette fichue porte qui ne voulait pas s'ouvrir, qui ne voulait pas me laisser traverser le couloir qui me mènerait au bâtiment des chambres.

Reita se détourna seulement de moi, me laissant me défouler contre la porte, et descendis retourner s'assoir auprès de son feu, prendre soin de bien griller sa dernière guimauve, sans plus se soucier de mon sort. Je me demandai comment il réagirait si je réussissais à ouvrir la porte et entrer dans ce bâtiment plein de morts-vivants… Mais je ne réussis pas à l'ouvrir. Un bruit de frappe semblable de l'autre côté m'en dissuada complètement, et je courus m'assoir au près du feu, le plus loin possible pourtant de Rei.

-Tu n'as pas réussi à l'ouvrir? T'as pensé à enlever les serrures, celle d'en bas et celle d'en haut?

-Que…

Je n'en rajoutai pas plus, rouge de colère et d'impuissance. Je ne fis que l'observer au travers des flammes. Il replaça son bandeau d'un geste, avant de sortir un carnet… Il ne peut vraiment jamais enlever son bandeau, hein... Je commençais à me demander s'il ne dormait pas avec. Si un jour je revois Kai, je devrais lui demander... Bref, il commença à écrire frénétiquement dans son petit cahier. Il semblait mettre un point d'honneur à m'ignorer.

-Qu'est-ce que t'écris?

-Tiens, t'as arrêté de pleurer?

-Tu…

-C'est bon, c'est bon. Tu m'en veux?

-Selon toi?

Il referma son carnet, se leva et se rassit à mes côtés. Il me tendit la main, un léger sourire ironique au coin des lèvres.

-M'en veux pas.

-Qu'est-ce que tu veux, au final? T'as abandonné les autres, pourquoi tu te forces à rester avec moi? Tu pourrais tout aussi bien m'abandonner.

-Tu peux m'être utile.

-Ah oui? Et tu vas m'expliquer comment, peut-être? Je t'avertis tout de suite, si c'est pour créer diversion pendant que tu t'enfuies, c'est mort!

- À force d'être aussi agressif, tu vas gaspiller toute ton énergie et tu seras ensuite une cible facile, même pas assez fort pour créer diversion.

-Tant mieux, je n'aurai plus besoin de rester avec toi.

-Ne sois pas ridicule. Je regrette d'avoir abandonné les autres, je savais pas ce qu'il se passait. Maintenant, faisons la paix. On a plus de chance de survivre si on reste ensemble. On a qu'à bien s'entendre comme on le fait sur scène...

-… Tu ne vas pas m'abandonner et t'enfuir comme un lâche pendant que j'ai le dos tourné?

-Si j'avais voulu t'abandonner dès le début, je serais resté sur le toit à attendre que des secours viennent me chercher. Je ne me serais pas forcé à tuer ce joli paquet de zombie, même pour me faire un feu pour mes guimauves.

Je pus lire dans ses yeux qu'il était sincère. Je n'avais jamais remarqué qu'il avait des yeux aussi profonds, simplement magnifique. Non seulement il était vachement bien fait, mais en plus il avait de ses yeux magnifiques...

-Tu devrais enlever ton bandeau, des fois, ça cache la beauté naturel de ton visage, chuchotais-je.

C'est vrai, parfois je prend jamais le temps de réfléchir. Et encore moins quand c'était le temps de penser avant de parler. Il sourit. Je me sentais complètement ridicule.

-Dis-moi au moins que t'as un plan pour nous sortir de là.

-En fait… non.

-T'attendais quoi, dans le hall?

-Toi.

-Moi?

-Je t'ai vu t'enfuir, du toit. Je savais que tu allais revenir.

-Tu savais?

-Par un principe logique tout simple. J'ai tué ces jolis zombies rien que pour toi.

-Ah ouais, c'est ça… Et comment t'as fait, monsieur le brave affronteur de zombie?

-T'as déjà vu des cracheurs de feu? Ils crachent de l'alcool sur des flammes pour donner l'illusion qu'ils crachent vraiment du feu. J'ai fait plus ou moins la même chose. De l'alcool et des allumettes, et tu as des explosifs. J'avoue que comme technique, c'est moins téméraire qu'une paire de ciseaux, mais plus efficace.

-Je sais ce qu'est un cracheur de feu et comment faire des coktails Molotov, me prend pas pour un gamin! Mais attends… Tu avais de l'alcool? ! Et puis… Comment t'as su, pour le zombie que j'ai tué?

-J'en traîne toujours sur moi pour me faire pardonner quand Uruha m'en veut. Et puis comment voulais-tu que je trouve des guimauves sans passer par l'espèce de bureau, là-bas?

-Parce qu'il y avait des guimauves dans le bureau?

-Tiroir du bas à droite. Avec le pic repliable. Je sais pas pourquoi elles étaient là, c'est juste un fait. Et elles étaient délicieuses.

Nous retombâmes dans le silence. J'avais encore des milliers de questions à lui poser, mais lui ne semblait pas vouloir répondre à chacune de mes questions, et encore moins m'en poser. Il n'a jamais été du genre curieux, se contentant d'inventer des conneries comme réponse aux questions qu'il pourrait avoir. Je crois quand la circonstance, c'est bien qu'on est pu autant parler, même si ce n'est que de l'engueulade. Entre lui et moi, c'est comme ça. La guerre, la guerre, la guerre. Et l'amour sur scène. Quand je le gifle pas. Enfin... je m'imaginais quoi? Que j'allais avoir une discussion normale et agréable alors qu'il y avait plein de morts-vivants partout, qui ne cessaient de se rappeler à notre mémoire par des lamentations démoniaques? Et puis, c'est Rei. Je peux pas avoir de discussion vraiment normale, avec lui...

-On fait quoi, maintenant?

-Pardon?

-Maintenant que tu vas m'utiliser pour survivre et que j'accepte parce que j'ai pas vraiment d'autre choix, on fait quoi?

-On ne peut pas attendre de l'aide, tout comme on peut pas en appeler.

-Pourquoi?

-Je sais pas pourquoi, mais la ligne téléphonique est coupé. Probablement une voiture conduite par un zombie qui a fait un accident sur un poteau de téléphone. Voir d'électricité. Je crois que l'hôtel marche sur ses génératrices.

-Alors on fait quoi? La ville la plus proche est trop loin pour s'y rendre à pied!

-Tu sais conduire une voiture?

-Pas américaine, toi?

-Non plus. On peut toujours s'improviser un permis internationale, ça doit pas être si compliqué… Quoiqu'on ait peut-être la chance d'avoir un train en gare.

-Tu sais conduire un train?

-Tu mets le moteur en marche et tu laisses filer? Tant qu'on s'éloigne de cette foutue ville… Je crois pas que notre attaque de zombie soit généralisée dans les autres villes. La télé en aurait parlé.

-Quelqu'un finira bien par venir dans ce trou perdu et verra bien qu'il y a quelque chose qui cloche dans la ville!

-Je conterais pas trop là-dessus. On ferait mieux de rejoindre la gare. Mais avant, direction le restaurant. Autant manger et se faire des provisions avant d'affronter la ville.

-Tu as encore faim?

- Eh, des guimauves, ça ne bourre pas. En plus, elles étaient périmées…

-Je crois pas avoir faim…

Fin du chapitre

Mes rp reituki avec une de mes meilleures amies commencent à trop déteindre sur moi. Reita et Ruki qui s'engueule encore. Quand je joue Reita et elle Ruki, ces deux-là ne peuvent s'entendre que quand ils sont si proches et si occupés qu'ils ne peuvent que murmurer le nom de l'autre (a) Ah, entre l'amour et la haine, il n'y a qu'un pas (a). Mais lâche pas, Ruki. Je survivrais pas non plus à l'égoïsme de Rei x.x