Titre: Hanshibou → Huitième angoisse
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki
Genre : Amour, survival horror...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Jamais un cent deux! (non, ça marche pas . qu'importe). J'aime poster deux chapitres de cette fic à la fois. Pour l'instant. Alors profitez-en, gang de chanceux! Dans ce chapitre... Zombie, Ruki fou, Rei égoïste, et l'apparition d'un nouveau personnage!
Début du chapitre
Il se leva, tout comme moi. Je montai les escaliers seulement quelques pas derrière lui. Reita marchait avec assurance, comme s'il ne craignait absolument rien. Il ne réagit pas quand nous passâmes devant la porte menant aux chambres, avec les zombies qui frappaient pour tenter de l'ouvrir. Alors que moi, je marchais plus vite, pour ne pas trop me laisser distancer. Je ne voulais pas me retrouver de nouveau seul avec de telles horreurs.
Nous franchîmes la porte menant au bâtiment des loisirs, si je puis appeler ça ainsi, et descendîmes les escaliers. Le restaurant se trouvait au rez-de-chaussée, juste devant la piscine intérieur. C'est un peu étrange comme architecture, mais la vue du restaurant sur la piscine est assez splendide. Mais bon, nous allions entrer dans la pièce quand un cri venant d'en face nous déchira les tympans. Ce n'était pas une lamentation de zombie, c'était trop humain pour ça…
-Reita, t'as entendu?
-Je suis pas sourd.
-C'était quoi, d'après toi?
-Quelque chose d'humain, pour sûr.
-On ferait mieux d'aller voir…
-Je suis pas sûr que se soit une bonne idée.
Je ne l'écoutai pas. Tournant les talons j'entrai par le vestiaire le plus proche, celui des gars, en l'occurrence, que je traversai en vitesse pour me rendre jusqu'à la piscine. L'eau était calme, même pas une petite vague disant qu'il pourrait y avoir quelqu'un qui ait mis son doigt dans l'eau depuis une heure.
Un cadavre flottait sur le ventre. Enfin, un cadavre ou un zombie, je ne suis pas certain. Mais ça avait la tête dans l'eau, ça ne respirait pas et ça ne bougeait pas d'un poil. Ici, les lamentations des zombies se faisaient avaler par l'eau, ce qui rendait le silence d'autant plus pesant. Pas un bruit, autre que la circulation de l'eau dans le filtreur.
-Tu vois, il y a rien. On ferait mieux de s'en aller.
-Attend.
Reita me tira par la manche. Il ne tenait pas à s'attarder ici. Mais un bruit attira mon attention. Un gémissement plus humain que mort-vivant. Je tournai la tête vers les deux plongeons, celui de trois mètres et celui de cinq mètres. Le gémissement se reproduit : il venait d'en haut du plus haut plongeon. Sans hésiter, je m'y dirigeai et commençai à monter l'échelle pour aller voir le survivant qu'il devait y avoir en haut.
-Ruki! Reviens tout de suite, c'est dangereux!
-Si tu as peur, rien ne te retiens, Reita. Je ne suis pas aussi égoïste que toi. Si quelqu'un d'autre peut être sauvé, alors on sera trois.
-Ruki…
Je l'entendis me suivre sur l'échelle. Je retins de justesse un sourire. Est-ce qu'il s'inquiétait pour moi? J'en doutais. Il devait sûrement s'inquiéter pour ses chances de survie. En haut du plongeon, il y avait deux silhouettes. Une fille gémissante dans un coin, un gars, couché sur le ventre, au bout du plongeon. Je me dirigeai rapidement vers la fille. Elle n'était pas très vieille, c'était peut-être une fillette, vu son âge. Reita se dirigea vers le gars. Il dut se pencher pour prendre le pouls de celui-ci puisque pas deux minutes après, il m'annonça d'une voix monotone que le gamin était mort. Je l'ignorai. Je me concentrai plutôt pour calmer la fillette. Elle semblait fiévreuse et souffrait atrocement. Une affreuse morsure semblait en pleine décomposition, sur sa hanche. Puis, la fille arrêta de gémir, et elle ouvrit des yeux vides en me fixant, avant de commencer à se lamenter comme tout bon zombie.
Je criai en la repoussant et en reculant vivement. Je trébuchai sur le cadavre du garçon, et je me serais sûrement retrouvé couchée par terre si Reita ne m'avait pas rattrapé. Il était au bout du tremplin, probablement à regarder l'eau en contrebas. S'il réussi à m'éviter la chute au sol, je lui fis tout de même perdre l'équilibre. Nous eûmes droit à un plongeon tête première dans la piscine. Je battis frénétiquement des bras pour retrouver la surface et l'air frais. Reita me dévisageait, un air de reproche sur le visage.
-La prochaine fois, tu m'écouteras, ok?
-C'est tout? Pas de «tu vas bien Ruki»?
-Si tu n'allais pas bien, tu serais en train de couler par le fond.
Il commença à nager lentement pour rejoindre le bord de la piscine. C'est ça, crâneur, avais-je le goût de lui crier. Seulement ma réplique resta nouer dans ma gorge quand je sentis une main sur mon épaule… Me retournant d'un coup sec, je vis le cadavre de la piscine me dévisager de ses yeux morts, la bouche ouverte prête à me mordre le cou. Mon cri s'étouffa dans ma gorge quand je plongeai pour échapper au mort-vivant. Je nageai rapidement pour rejoindre le bord. Reita ne fit pas le moindre geste pour m'aider à sortir, trop occupé qu'il était à essorer ses vêtements. Je le poussai vers les vestiaires, trop pressé de quitter cet endroit maudit au plus vite. Je fermai rapidement la porte de la piscine, et essayai de la barrer malgré mes mains tremblantes. Il la barra facilement. Il m'énervait, il semblait toujours trop calme, trop maître de lui-même. C'était impossible de ne pas être un peu nerveux!
-La prochaine fois…
Je ne lui laissai pas le temps de finir, le fusillant d'un regard noir. Je savais fort bien que j'avais eu tort, il n'était pas obligé de me le rappeler. Une fois, ça passe, pas deux. Le laissant sur place, je me dirigeai vers la porte des vestiaires.
-Où tu vas?
-Au restaurant. Ce n'est pas là qu'on allait?
-Et tu y vas tout mouiller?
-T'as du linge de rechange sur toi, peut-être?
-Les objets perdus sont fait pour ça.
Je m'arrêtai, la main sur la poignée. Il était déjà en train de fouiller dans le bac des objets perdus, tirant sur le sol maillot de bain, serviettes, gougounes et t-shirt. Il se sélectionna un t-shirt noir, et des jeans sombres, ainsi qu'une serviette à peu près propre.
-Désolé, mais si tu veux du linge à peu près propre, tu devrais aller dans les vestiaires des filles.
-C'est ça, dit tout de suite que je suis une fille.
-C'est que du extra-large ici. Je sais que tu préfères les vêtements trop serré plutôt qu'avoir l'air d'une poche de patate.
J'avais envie de l'envoyer promener, mais je me contentai de rejoindre l'autre vestiaire. Là, fouillai les objets perdus et je me sélectionnai une serviette, un t-shirt gris avec des motifs bleus, une petite veste noir, une paire de jeans qui n'était pas trop serré et de nouveaux espadrilles. Je pris aussi une brosse à cheveux et entrepris de sécher mes cheveux et de les peigner.
-J'ai faim.
-T'as qu'à aller dans les cuisines, c'est juste en face. À moins que tu ne te perdes?
-Pourquoi tu prends plus de temps à te préparer qu'une fille? J'aurai plus peur que tu ne décides de sauver un zombie en mon absence.
-Tu me crois si stupide?
-Je devrais pas?
-Tu es dans les vestiaires des filles.
-Tu n'en es pas une non plus.
-Et alors
-Mais je dois avouer qu'avec des vêtements de fille...
Je lui lançai la brosse par la tête. Il sortit du vestiaire en riant légèrement. Je me figeai, surpris. C'était la première fois que je l'entendais rire depuis... depuis l'attaque de zombie. Je n'imaginais même pas qu'on puisse rire dans une situation du genre. Son rire était un peu rauque, comme quelqu'un qui manque de pratique, mais ça restait le rire d'un de mes meilleures potes depuis 10 ans déjà. Je souris en finissant de me sécher les cheveux.
Il m'attendait, accoter à coté de la porte du vestiaire des filles. Sans un mot, il traversa le couloir et je le suivi de l'autre côté des grandes doubles portes du restaurant. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si silencieuse. Habituellement, c'était la salle la plus bruyante de l'hôtel, exception faite du hall d'entrée et de la piscine. Je n'y étais venue qu'une fois, hier soir pour le souper, et elle était complètement bruyante alors...
Je suivis Reita jusque dans les cuisines, à l'autre extrémité de la pièce. Des coups résonnaient, comme frappé sur une boite vide. Des morts-vivants frappaient contre le grand frigidaire de l'hôtel, tentant en vain de défoncer la lourde porte. Ils s'arrêtèrent et se retournèrent vers nous dès qu'ils nous sentirent approcher. Qu'importe ce qu'ils recherchaient dans le réfrigérateur, nous devions être selon eux des cibles plus faciles…
-Je propose la fuite…
J'ignorai son chuchotement. Nous étions deux vivants, plus rapides et plus vifs que les deux morts-vivants. Et nous avions une vie à défendre, alors qu'eux n'avait plus rien. Nous avions l'avantage. Si Reita se battait à mes côtés, mais j'avais oublié que non seulement il n'était pas armé, mais qu'en plus il n'était pas du genre à se battre. Pas s'il pouvait s'enfuir.
Je sortis le couteau du policier et fonçai seul vers les deux morts-vivants. Très vite, j'étais en désavantage. J'avais réussis à me battre contre un zombie, mais deux était une tâche bien plus ardue. Surtout que contrairement à moi, ils ne ressentaient pas la douleur. Les coups que je leur donnais avec mon couteau ne leur faisaient absolument rien, même pas ralentir un peu. Mon offensive se transforma rapidement en défense et en esquive. Je ne voulais pas vraiment me faire mordre et risquer de finir mort-vivant.
Ce type est fou. Fou et armé. Et il ne prenait vraiment pas la peine de réfléchir. Sa tête ne lui servait absolument à rien. Et si je ne faisais rien, il allait mourir. Quoique sa mort ne me ferait pas grand chose. Tous les autres étaient déjà morts, et je ne m'en attristais pas vraiment. Ils auraient pu faire entrave à ma survie. Surtout Uruha, en vrai...
J'aurais du profiter de son offensive pour m'enfuir. Avec un peu de chance, il réussirait à occuper les zombies assez longtemps pour que je puisse quitter l'hôtel, et tant pis pour les provisions. Au lieu de quoi, je me surpris à regarder partout autour pour chercher une arme qui me permettrait d'aider Ruki. Il y avait bien des couteaux de cuisine, mais c'était plutôt des armes de corps à corps, et je n'avais nulle intention de combattre aussi rapproché que lui. C'était trop dangereux. Même si j'étais mieux fait que lui, plus fort, plus viril, etc... Les muscles ne servent à rien dans ce genre de combat où si tu te fais toucher, t'es mort. Il avait plus de chance que moi, pouvant plus facilement éviter avec son agilité et sa petite taille. Enfin, c'est l'extincteur qui m'apparut comme l'arme la plus efficace. Du carbone concentré et geler, assez pour faire reculer des morts-vivants. Ou du moins je l'espérais.
-Penche-toi!
Sans même vérifier s'il obéissait à mon ordre, j'ouvris le gaz au maximum. L'extincteur eu l'effet désiré. Les zombies reculèrent de quelques pas, surprit par le froid et la pression. Ruki avait eu le bon sens de se baisser. Il profita de mon attaque pour reprendre le dessus et frapper le zombie le plus proche de lui à la tête. Il s'effondra avec un bruit mat sur le sol. Bon, le combat était déjà plus égal. Ruki ne perdit pas de temps. Il donna un coup de pied en pleine poitrine au deuxième, avant de lui enfoncer son couteau entre les deux yeux.
-T'es malade.
-Désolé.
Je retirais mon couteau de la tête du deuxième zombie. Une espèce de matière dégueulasse le tâchait. Je ne savais pas si c'était du sang de mort-vivant ou des morceaux de cervelle… Sûrement un mélange des deux. Avec une grimace de dégoût, je l'essuyai sur un linge à vaisselle. Sans écouter les remontrances de Rei, je me dirigeai vers le fameux frigidaire. Qu'importe ce qu'il pouvait contenir, ce n'était pas zombifié. J'en étais certain puisque les zombies ne se mangeaient pas entre eux, et qu'ils ne cherchaient qu'à manger. À l'intérieur, il y avait un homme. Il était assis dans un coin, tremblant, probablement de froid et de peur.
-Viens, tu ne crains plus rien, j'ai tuer les zombies.
-Tu as… tu es...
Ce n'est qu'en voyant mon visage qu'il cessa complètement de trembler. C'était complètement une chance inouïe qu'on retrouve Uruha comme ça. Moi qui croyais qu'il était mort! Je m'étais assis en face de lui, pendant que Reita dévalisait systématiquement les cuisines, sans nous porter trop d'attention. J'eus la vague pensé que s'il mangeait autant en faisant, il allait finir par grossir…
-Alors là, tu me surprends... Réussi à tuer les zombies avec ta petite taille…
-Disons que je tiens à la vie. Et Reita m'a aidé. Ça va, tu n'as rien?
-Non, ça va. Merci de m'avoir débarrassé des zombies. Je sais pas ce que j'aurais fait...
-De rien. Mais on n'est pas encore tiré d'affaire. Au fait, pourquoi étais-tu dans le frigidaire, Uruha? Tu ne devrais pas être dans ta chambre avec Aoi, à te remettre de ta gueule de bois?
-J'ai eu une fringale nocturne quand j'ai commencé à désoualer… Du coup, j'ai pensé aller dans les cuisines me chercher quelque chose à manger. Et comme il n'y avait pas de gardien de sécurité ni de membres du personnel, je pus me rendre facilement dans les cuisines. J'ai bien entendu les cris, mais je croyais que c'était un gamin qui avait fait un cauchemar particulièrement effrayant. J'étais loin de m'imaginer que les morts pourraient décider de se relever et de se mettre à essayer de nous bouffer… Quand j'ai vu ceux-là entré dans la cafétéria, je crus un instant que j'étais encore trop sous l'effet de l'alcool... Tout ça n'est simplement pas réel! Je réussis à me réfugier dans le frigo, en espérant qu'ils allaient finir par se fatiguer et s'éloigner. Ou que j'allais désoualer et me réveillai... Je ne sais plus combien d'heure j'ai passé enfermer là-dedans…
-Environ 16h, dit Reita d'une voix égale. T'as eu de la chance que le frigo ne soit pas plus froid qu'il ne l'étais. Bon. Il n'y a pas grand-chose de mangeable, autre que des trucs congelés et des légumes pas frais. J'ai quand même pu nous dénicher du pain et du jambon, et des bouteilles d'eau. Je conseille qu'on mange le plus possible maintenant, histoire de moins se charger pour la route. Plus on sera chargé, moins on sera mobile.
Il déposa ses trouvailles sur la table, avant de s'assoir à côté de moi. Il commença à emballer les provisions en trois sacs. Il nous expliqua qu'il faisait trois sacs comme ça si l'un de nous mourrait, les deux autres auraient quand même de la nourriture. Il était assez sadique, à parler de la fin prochaine comme-ci de rien n'était. Exactement comme-ci ça ne lui faisait rien, qu'il n'avait pas peur. Je vis le regard d'Uruha changé. Il avait presque autant peur de Reita que des zombies, en ce moment. Dans un sens, je le comprenais entièrement. Rei pouvait être intimidant quand il s'y mettait. Et même si ces ceux-là étaient meilleurs amis, quand il y avait ni alcool, ni musique, Uruha se plongeait dans le silence et Reita dans son individualisme. Ça va être sympa, avec ces deux-là...
-Je n'ai pas vraiment faim.
-Ne viens pas chialer si tu as faim plus tard.
Il m'énervait passablement. Si bien que je me dirigeai vers les cuisines, ramassant petites boites de jus, pomme et crème glacé, avant de revenir vers la table. Uruha était soulagé de me voir revenir. À ses yeux, je devinai qu'aucun des deux n'avaient échangé de parole en mon absence. Reita devait considérer l'alcoolique comme une baisse de ses chances de survie… l'égoïste. Son meilleur ami, quand même!
Je commençai à manger, malgré mon estomac qui me criait de refuser toutes substances. Que Rei ne vienne pas se plaindre si je vomissais ce qu'il me faisait ingurgiter ce soir… J'offris des pommes à Uru, qui accepta à contrecœur. Il semblait trop effrayer pour faire autre chose que ce que moi ou Rei dirait. Le blond était silencieux, mâchonnant des guimauves, les yeux dans le vague.
-Tu regrettes ton feu de zombie?
-Oui. On pourrait en faire un autre avec ceux-là. T'as des allumettes?
-Non, désolé. Et même si j'en avais, je te les passerais pas.
-C'est jamais rien qu'un petit feu…
-Tu vas t'intoxiquer. Et puis, l'odeur est désagréable.
-On s'y habitue.
Nous continuâmes à manger en silence. Je regardai l'heure sur l'horloge de la cafétéria : 22h. J'étouffai un bâillement. Pourtant, je savais très bien que je ne réussirais pas à dormir de si tôt. Pas à côté de deux cadavres de zombie, et pas avec plein d'autres plus ou moins vivants aux alentours. Et puis, je ne voulais pas laisser Uruha et Reita. Qui sait ce que l'un ou l'autre déciderait de faire, si je n'étais pas là pour... je sais pas... tempérer les choses? J'avais plus de chance de m'engueuler encore avec Reita que ces deux-là ensemble...
-Bon, la pièce est assez tranquille, commença Reits. Je propose qu'on dorme un peu, en laissant l'un de nous toujours en veille au cas où des zombies ayant un petit creux décideraient de rentrer dans la cuisine.
Tu sais, je crois pas que je…
Je n'eus pas le loisir de finir ma phrase. Un grand bruit résonna, comme du bois qu'on déchire telle une feuille de papier. Je sursautai, et Uruha recommença à trembler. Reita prit une nouvelle guimauve, sans broncher.
-C'était quoi, ça?
-Les zombies des chambres qui ont réussis à défoncer la porte et qui ont pénétrés dans le hall d'entrée.
-En d'autres termes, ils se dirigent soit vers l'extérieur, soit vers le bâtiment des loisirs, soit vers les salles de réunion.
-Exactement.
-Comment peux-tu rester aussi calme, merde!
Je m'étais levé de ma chaise et j'avais crié. Je n'arrivais simplement pas à le comprendre. Alors que je luttais contre la panique, tout ça semblait ne rien lui faire. Je ne pouvais simplement pas y croire.
-Je ne perds pas mon énergie en cri et en stress. Tant pis pour le sommeil, on ferait mieux de sortir de l'hôtel. Et pas question de passer par le hall d'entrée. La sortie la plus proche se trouve à l'autre extrémité du bâtiment des loisirs. Prenez vos provisions, on y va.
-Et c'est tout?
-Que veux-tu faire d'autre?
-Je sais pas…
-Alors tais-toi et suis. À moins que tu ne veuilles mourir, Ruki.
Il passa devant, en silence. Uruha et moi ramassâmes nos provisions et suivirent Reita de près. Il pouvait être intimidant, énervant, voir même épeurant, il n'en restait pas moins maître de lui-même et nous donnait un semblant de sécurité. Et d'espoir. Arriver aux portes, il vérifia qu'il n'y avait encore aucun zombie dans le couloir avant de s'y engager. Il se tourna vers moi.
-Attendez-moi ici.
-Qu'est-ce que tu vas faire.?
-Les retarder.
-Mais tu ne te bats pas!
-Idiot, je vais seulement barrer la porte.
Il s'éloigna dans le couloir simplement éclairé par les lumières faiblarde de la génératrice. Dès que sa silhouette ne fut plus visible, Uruha se remit à trembler de plus belle. Je fis mon possible pour le calmer en attendant le retour de Reita. Heureusement, celui-ci ne fut pas très long, et revins au bout de seulement quelques minutes. Il avait le même air blasé, légèrement arrogant. Mon cœur manqua un battement en le voyant revenir. On dit que les vampires sont extrêmement beaux. Dans son cas, c'était exact. Ses yeux bruns brillaient d'une étrange lueur dans la semi-pénombre. Je fus heureux qu'il soit encore en vie, et qu'il soit avec moi.
- Aller, on ne devrait pas traîné ici.
En silence, Uruha et moi le suivîmes de près. Lorsque Reita vit que nous étions solidement enlacés, il se raidit. Je ne pouvais dire pourquoi. C'était normal que moi et Uruha nous serrions fort, en un semblant de sécurité. Je n'aurais pas serrés Reita comme ça… quoique je l'aie déjà fait. Je rougis à se souvenir. Avec un peu de chance, bientôt nous nous retrouverons tous les trois en sécurité. Avec un peu de chance.
Fin du chapitre
Oui, Uruha il sert à rien. . Il servira plus tard, vous inquiéter pas. (à se faire tuer (a))
