Titre: Hanshibou → Treizième angoisse
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki
Genre : Amour, survival horror...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Cette fic est du Reituki. Il es temps qu'on commence à en mettre un peu ^_^
Début du chapitre
Je me levai d'un bond, tout en prenant une de ses mains. Ma voix avant quelques accents hystériques. Je voulais fuir à tout prix. Je sentais déjà la chaleur des flammes, sous mes pieds, mais peut-être n'était-ce que le fruit de mon imagination. Reita semblait aussi calme que d'habitude, ce qui ne m'aida nullement à me calmer.
-Ruki…
-Qu'est-ce que t'attend, tu tiens à mourir?
-Ruki…
Il poussa un soupir résigné, avant de me tirer par la main et de m'attirer vers lui. Avant même que je m'en rende compte, ses lèvres s'emparèrent des miennes. Je fus surpris au début, mais je ne mis pas long à lui rendre son baiser. Il me repoussa gentiment et me sourit légèrement. J'avais complètement oublié l'incendie, les zombies et la mort de mes amis. En ce moment, il ne restait que moi et Reita.
Il me tira par la main et se dirigea vers la porte. Nous descendîmes les escaliers le plus vite possible, en retenant notre souffle pour ne pas respirer la fumée. L'incendie avait déjà pris assez d'ampleur. Nous dûmes zigzaguer entre les bancs, essayant au maximum d'éviter les flammes et en se penchant le plus bas possible pour se maintenir sous la fumée. J'imagine que je me suis fait plusieurs brûlures, mais il m'était impossible de le savoir pour le moment.
C'est en toussant que nous réussîmes à sortir à l'air libre. Nous avançâmes encore pour s'éloigner de l'église, avant de se laisser tomber sur le dos, à quelques distances de l'incendie. Je respirai profondément pour reprendre mon souffle, je l'entendis faire de même. Je gardai les yeux fermés un moment, essayant de remettre de l'ordre dans ma tête. On avait survécu, une fois encore. On avait survécu et je n'avais toujours pas mal, malgré les brûlures que je devais avoir aux mains, aux bras, et peut-être même au visage. Comment on soigne des brûlures? Avec de l'eau?
Bon, si on oubliait la partie douleur et souffrance, il restait le bon côté des choses. Et le côté que je ne voulais pas vraiment pensé. N'y l'oublié. Ah, mais pourquoi faut-il que se soit si compliqué? Je voudrais que tout ça ne soit qu'un rêve. Que je me réveille après un tel cauchemar, que j'aie la chance de pouvoir retourner sur scène, réveiller Uruha encore endormie pendant un meeting, parlant de notre prochain CD. Pourtant, nous étions encore en vie, et la situation évoluait dans un sens que je n'avais jamais osé l'imaginer. Même dans mes rêves les plus fous, je n'avais jamais imaginé… Même là, je ne pouvais pas me l'imaginé. Ça me paraissait trop irréaliste. Même les zombies paraissent réels à comparer à ça. Et d'ailleurs, pourquoi je considérais ça comme un rêve, ou comme le meilleur développement possible?
Je ne sais plus combien de temps je restai étendu sur le sol les yeux fermés. Toujours est-il que je finis par ouvrir les yeux sur un ciel bleu et sans nuage, si bien que je crus avoir véritablement rêvé pendant un moment. Jusqu'à ce qu'un nuage noir suie apparaisse dans mon champ de vision. Je ne pus dire si j'étais heureux ou pas de ne pas avoir rêvé… Il existe un sentiment qui rend véritablement fou, et totalement maso. Je m'assis sur le gazon, lentement. J'avais encore la tête qui tournait à cause de toute la fumée que j'avais respirée. Mais j'allais mieux. Et j'espérais qu'il en fut de même pour Reita aussi. Il était encore coucher sur le sol, lui aussi, les yeux fermés. Il avait sûrement besoin d'un peu plus de temps pour récupérer que moi. C'était normal, je n'avais pas la douleur à oublier, moi.
-Dis, t'as pas des aspirines?
-Quoi? Euh, non, désolé…
-Ah, zut…
-Ça va, Reita?
-Non! Il y a trop de soleil…
Je ne l'avais pas vu si humain depuis un moment. Couché sur le sol, vulnérable, les yeux fermés et un air franchement désolé sur le visage. Si j'avais pu voir son visage pendant l'attaque des corbeaux, probablement que je l'aurais trouvé plus humains à ce moment-là, mais ce n'était pas le cas. Et je ne pus m'empêcher de rire. Pour me soulager, pour me libérer du stress, pour oublier un instant le cauchemar merveilleux dans lequel j'étais plongée bien malgré moi.
-Eh, c'est pas drôle! Je vais attraper encore plus de ces migraines dès que je vais avoir le malheur d'ouvrir les yeux…
-Désolé. Mais ça fait du bien, tu devrais essayer.
-Mouais…
Nous retombâmes dans le silence. Lui de son humeur maussade, et moi de la mienne joyeuse. Éphémèrement joyeux, mais je voulais y croire. Je ramenai les genoux contre ma poitrine et je regardai pensivement l'église qui finissait de brûler. Je n'étais plus le même homme qu'il y a 48h, sûrement pour le mieux. J'avais l'impression d'avoir plus grandi et mûri en deux jours que dans tout le reste de ma vie. C'était étrange… Je n'arrivais pas à croire que tout avait commencé il y a deux jours… Comme-ci des années entières s'étaient déroulées depuis que la fin du monde avait commencé.
Rei finit par s'assoir, mais il garda les yeux fermés, comme s'il avait peur de les ouvrir. J'imagine que le feu projette une lumière plus forte, comme s'il devait regarder directement la lumière ou le soleil.
-Tu préfères qu'on attende la nuit avant de repartir?
- Non, on ne peut pas rester là plus longtemps. Ce pourrait être dangereux.
-Tu vas t'en sortir?
-Ruki, ce n'est pas des migraines qui vont me faire mourir.
Je le vis toutefois grimacé lorsqu'il respira un grand coup avant d'ouvrir les yeux. Si on peut appeler ouvrir lorsqu'on plisse des yeux pour n'en laisser qu'une seule petite fente, à peine assez grande pour entrapercevoir l'extérieur. Je ne pus m'empêcher de recommencer à rire.
-Ruki!
-Désolé, désolé. Mais je ne peux pas m'en empêcher.
Avec un soupir, il se leva et se dirigea d'un pas chancelant vers la forêt, en direction de la ville. Je me levai et pris son bras pour le diriger. Il était quand même à moitié aveugle en ce moment…
-Merci.
-On passera dans une boutique te chercher des lunettes fumées et des aspirines, avant d'aller à la gare. En plus, j'ai besoin de nouveaux vêtements.
-Tu restera toujours le même Ruki…
-Je peux savoir ce que t'as contre ça?
-Moi? Absolument rien!
Et le retour de son sourire narquois. Ce fut à moi cette fois de pousser un soupir. Le retour du Reita habituel… Pourtant, je ne pus m'empêcher de sourire. C'était le Rei que je connaissais, rassurant, un peu intimidant, et exceptionnellement bizarre. Mais je n'aurais souhaité être avec quelqu'un d'autre pour rien au monde en ce moment. Avec lui, je me sentais en sécurité. Lorsque nous atteignîmes l'orée du bois, Reita put ouvrir les yeux un peu plus, grâce à l'ombre que projetait le feuillage sur le sol. Les arbres n'étaient pas à leur plus feuillus, mais le bois devait quand même lui faire de l'ombre, a comparé à la clairière de l'église et aux flammes. De mon côté, je pouvais respirer plus librement. J'avais toujours aimés l'air de la forêt, symbole de liberté, pour moi. En ce moment, je me surpris à espérer.
Bien que Reita puisse ouvrir assez les yeux pour se diriger sans avoir une grosse migraine, il garda fermement sa main dans la mienne. Je ne sais pas ce que j'espérais. Peut-être qu'il agissait ainsi pour me faire comprendre que notre baiser de tout à l'heure n'était pas un geste en l'air. Quoique qu'il est tout aussi possible qu'il ait fait ça uniquement pour me calmer, sans arrière pensées. Je ne sais pas... je ne sais plus. Je ne l'avais vu être sérieux qu'avec Kai... Et maintenant... était-ce parce que j'étais le dernier que j'avais enfin ma chance? Depuis le temps que j'aimais et détestait cet homme en même temps...
Nous arrêtâmes de marchés au pied d'un grand chêne. Rei en examina les branches et fut apparemment satisfait de ses observations. Il se tourna vers moi et me pointa l'arbre.
-On va attendre la nuit avant de continuer. Si on grimpe dans cet arbre, on devrait être en sécurité, du moins face aux zombies. J'espère seulement que les corbeaux du coin ne sont pas aussi fous que ceux du cimetière.
-Ils ne devraient pas. Je crois que c'est la chair humain et le sang qui les a rendus fous.
-Tiens, je ne pensais pas que tu étais capable de réfléchir dans une situation du genre…
-Attends, répète un peu ce que tu as dit? Ose le répéter?
Il éclata de rire, et je ne pus lui en vouloir. N'avais-je pas fait la même chose un peu plus tôt? Il commença à grimper dans l'arbre et s'installa dans les branches les plus basses. Je grimpai à sa suite, un peu plus haut. J'étais à l'aise, en hauteur. Je me sentais plus en sécurité. Comme ça, les zombies ne pourront certainement pas m'attraper.
Je m'installai confortablement, couché sur une branche, en parfaite équilibre. Reita était accoté au tronc. Il avait sortis précieusement deux cahiers d'une de ses poches, un petit et un plus grand. Il les observait avec attention, cherchant probablement une trace d'usure ou de brûlure. Oui, ses cahiers semblaient vieux et usés, mais apparemment en bonne état. Rei rangea le petit et commença à écrire dans le gros.
Je le regardai écrire un moment, sans oser lire ce qu'il écrivait. Il avait déjà refusé de me dire ce qu'il inscrivait ainsi dans ses cahiers, je n'allais pas tricher. Mais rien ne m'empêchait de lui demander une seconde fois… Il s'était passé tellement de chose depuis que nous avions quitté l'hôtel que son avis sur la question avait peut-être changée. Peut-être.
-Reita, qu'est-ce que t'écris, comme ça?
-Rien… et tout.
-Merci, c'est précis!
Il me regarda avec un sourire, avant de recommencer à écrire. Avec un soupir, je commençai à regarder la forêt autour de nous. Je n'allais certainement pas en apprendre plus pour le moment…
-Dans le petit cahier, j'écris tout ce qui me passe par la tête. Des pensées, des observations, des idées. Me vider la tête par écrit permet d'y mettre de l'ordre, et d'aller plus loin dans mes réflexions.
-Et dans le grand cahier?
-Ah ça… une bête histoire.
-Une histoire… tu veux dire comme un livre? Tu es en train d'écrire un roman, c'est ça?
-Si on veut… Sauf que je doute de réussir à le publier un jour. Ça n'a jamais été dans mes objectifs, de toute façon.
-Et qu'est-ce qu'elle raconte, ton histoire?
-Mystère et boule de gomme!
-Reita!
-Si je te la raconte, tu ne voudras jamais la lire, après.
Il ferma son cahier pour de bon avant de le ranger avec l'autre, tout comme son crayon. Alors comme ça, il écrivait une histoire…
-Je savais pas que tu comptais devenir écrivain.
-J'ai toujours admiré ta capacité d'écrire les paroles. J'ai beau m'y être essayer quelques fois, je suis pas un poète et mon esprit de synthèse est mauvais. C'est plus facile pour moi d'écrire de longues histoires plutôt que de résumer en quelques minutes toute une situation.
-Chacun sa façon d'écrire, hein. Moi j'aurais des tas d'idée de chanson à écrire en ce moment. Mais tout ça me paraît si irréel maintenant, c'est étrange...
-Et les zombies, tu trouves que c'est plus réel, me rétorqua-t-il, amusé.
-Ah, laisse faire! Tu comprends rien, de toute façon.
-Si, je comprends très bien.
Quelque chose sembla changer dans ses yeux, comme s'ils devenaient plus doux, plus attentifs malgré la lumière alentour. Imperceptiblement, nos visages se rapprochèrent et je pus sentir son souffle chaud sur mes lèvres. Pour la deuxième fois, nos lèvres s'unirent. Je glissai mes doigts dans ses cheveux, dans un ultime geste pour le retenir, parce que je ne voulais pas que ça s'arrête. Je ne voulais pas briser le rêve.
Nous dûmes toutefois nous séparés pour reprendre notre souffle. Reita s'accota contre le tronc de l'arbre, et je ramenai ma main sur ma branche. Il me sourit, et ressortit son cahier avant de recommencer à écrire. J'avais l'impression qu'absolument rien ne s'était passé, excepté mon cœur qui battait trop vite, mes mains que je sentais moites et mes idées pêle-mêle dans ma tête.
Avais-je rêvé ça aussi? Depuis le début, tout avait une connotation de cauchemar. Puis, peu à peu, le cauchemar s'était calmé pour devenir un rêve. Non, rien ne s'était calmé. J'avais fini par m'habituer à la présence des zombies, à m'accoutumer à leurs lamentations, aux dangers imminents. Alors le cauchemar avait laissé peu à peu sa place à un rêve. Mais maintenant, c'était plus proche du conte de fée. Nul danger à l'horizon, mon beau prince charmant en train d'écrire… Tout ça était complètement irréel. Complètement et irrévocablement irréel.
Je l'aimais, bon, d'accord. Il fallait que j'arrête de fuir l'évidence à dire que je le détestais et que je me l'avoue en pleine face. Je l'aimais et je ne pouvais rien y faire. Je ne voulais rien y faire. Mais lui… Qui pourrait tomber amoureux de moi, sincèrement? Bon, je ne suis pas le plus laid, mais pas le plus beau. Et puis je suis sûrement l'homme le plus énervant du monde, le plus naïf dans un sens, le plus imbécile et le plus stupide des hommes du monde. Alors que lui était le plus égoïste, le plus intimidant, le plus étrange et le plus effrayant que je connaisse… Quel fameux couple nous étions ensemble…
Est-ce qu'on pouvait vraiment se nommer couple? Je croyais qu'il n'avait jamais totalement oublié Kai, même si c'était finis entre eux depuis longtemps déjà. C'est vrai que moi ça faisait longtemps que je l'observais de loin, mais je ne croyais pas un jour avoir une telle chance. D'un coup, j'eus envie que ça ne finisse pas là. Que ça continue encore et encore. Qu'on puisse avoir un futur. On pourrait s,Acheter une maison en banlieu de Tokyo. On pourra sans doute retrouver du travail, peut-être cette fois comme membre du staff. On pourrait même fonder une famille en adoptant des gamins. Notre histoire pourrait avoir une fin heureuse, avec un «ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant». Mais je ne savais pas si ma «happy end» était possible à notre histoire.
-Reita… tu crois vraiment qu'on a des chances de s'en sortir?
-Bien sûr! Tu crois qu'on a survécu jusqu'ici pour mourir bêtement? Tout ce à quoi on a survécu…
-Merci, je ne tiens pas spécifiquement à me rappeler de tous les détails…
-En plus, on est armé, maintenant. Pas d'un nombre incroyablement de munition, mais nous sommes déjà relativement plus en sécurités qu'au début. Et nous sommes plus habitués…
-J'avais remarqué. Je ne sais pas si c'est bien. Si on s'en sort, j'ai l'impression que je ne pourrai plus jamais vivre de vie normal.
-Moi non plus. Mais il faudra bien. Et revenir à la normalité ferait du bien. Même si je sais pas si nous on redeviendra normaux. Enfin. La nuit vas bientôt tombée. Dès qu'il fera plus sombre, on redescendra.
-Oui… Nous sommes encore loin de la ville?
-Maximum dix minutes à pied je dirais. Je n'ai vu la ville que de loin, depuis l'attaque. Tu peux me dire ce qu'il en est?
-Je ne sais pas… J'ai l'impression que ça fait tellement longtemps que j'y suis allé la dernière fois…
Au souvenir de mon dernier séjour en ville, je me sentis mal. Je ne voulais pas vraiment me souvenir de ce que j'y avais fait. Bon, j'avais appris à tirer, et c'était bien, mais je ne tenais absolument pas à me rappeler mon premier tir à bout portant. Et j'avais oublié de me confier à l'église en plus, avec tout ça. J'aurais bien aimé soulagé ma conscience, même si c'était les dernières volontés d'un homme. En poussant un soupir, je me remémorai la ville, ou du moins son paysage. La ville était-elle si délabré, comme les villes dans les films de zombies? Non, pas tant que ça… Elle avait l'air assez normal.
-La ville… ressemblait à ce qu'elle était avant l'attaque. Un peu plus sombre, et plus silencieuse. Bon, c'est vrai, le silence est relatif. Pas de bruit de circulation, pas de bruit, pas d'enfant qui joue… Si je me rappelle bien, il n'y avait aucun jappement, aucun miaulement ou gazouillement d'oiseau, mais je suis plus certain… La ville faisait pensée à une ville fantôme. Complètement vide… si ce n'était les lamentations des zombies et ceux-ci, qui se promenait dans la ville. Les rues étaient assez vides de voiture aussi…
-J'imagine que bon nombre de citadin ont eu le temps de prendre leur voiture et de s'enfuir avant de se faire dévorer.
-Si tu le dis… La ville n'était pas si délabré, quand j'y repense. Quelques fenêtres cassées, quelques portes défoncés… mais pas si pire.
-C'est normal, les zombies n'étaient pas là depuis très longtemps quand tu y es allé. Ils ont du avoir le temps de faire plus de dégâts, maintenant. Mais je ne crois pas qu'elle ressemble à ce qu'on voit dans les films de zombie. En plus, il fait soleil, elle devrait avoir l'air moins macabre.
-Faisait soleil, dis-je d'une vois morne. Puisque nous attendrons que la nuit soit là avant d'y aller.
-Ne me dis pas que tu as peur, rétorqua-t-il, amusé.
-Bien sûr que non! Bon, ok, un peu…
Il rit légèrement, et je ne pus m'empêcher de me sentir en sécurité, dans une situation tout à fait normale. Sauf notre discussion pour le moins anormal, nous aurions pu être un jour comme les autres, dans une ville à dix milles lieu d'ici, tout aussi insouciant qu'il y a 48h. C'était dur de retomber dans notre triste réalité.
-Il nous faudra aussi se reprendre de quoi manger. Je commence à avoir faim.
-Oui, on passera prendre de quoi en allant chercher mes lunettes.
-Est-ce qu'on doit se considérer comme des voleurs?
Il me dévisagea littéralement. Si bien que je me demandai ce que j'avais dit de mal… Il mit un moment avant de se reprendre, et d'éclater de rire. Je ne comprenais pas… Je n'avais pourtant rien dit de drôle, du moins je crois.
-Tu m'as vraiment posé cette question-là?
-Ben oui! Toi qui es si intelligent, tu dois avoir la réponse.
-Ne te fâche pas! C'est juste que tu m'as surpris.
-C'est ça. Alors, la réponse?
- Non, on n'est pas des voleurs. Comment veux-tu que nous survivions sans ça? Si jamais un zombie veut nous poursuivre pour avoir volé son magasin, un bon avocat nous défendra facilement en cours.
-Si on se trouve un avocat non zombifié.
-Parce que tu crois qu'un zombie serait capable d'articuler assez pour t'envoyer en cours? Ruki, je pensais que tu réfléchissais plus que ça!
-Désolé d'être stupide!
-Ruki, ce n'est pas ce que je voulais dire…
Alors trop tard pour lui. Je grimpai plus haut dans l'arbre et me mit à bouder. Je ne savais pas s'il allait me suivre ou non. Tant mieux s'il ne me suivait pas. Monsieur à bien trop peur pour sa petite personne pour monter me rejoindre. Il pourrait facilement faire diminuer ces chances de survies de moitié juste pour tenter grimper à ma hauteur. Ridicule. Je m'installai contre une branche, proche de la cime de l'arbre. Je regardai tranquillement le ciel se noircir, jusqu'à devenir bleu marin presque noir. Il était temps pour nous de descendre vers la ville. Toutefois je ne bougeai pas. Peut-être que j'attendais de voir apparaître les premières étoiles entre les branches.
Reita commença à grimper, plus lentement que moi. Il devait sûrement être impatient et vouloir se diriger au plus vite vers la ville. Dès que sa tête fut presque à ma hauteur, il s'arrêta.
-Écoute, Ruki, je suis désolé. Je ne voulais pas…
-Chut, je ne veux pas entendre tes excuses.
-Mais…
-T'inquiète, tu es déjà pardonné.
Il laissa tomber un sourire. Je lui souris. Dommage que je ne sois pas rancunier… Ça pouvait être bien, des fois. D'un bond facile, je descendis quelques branches pour être à sa hauteur. Il fronça les sourcils.
-Fais tout de même attention, je veux pas te voir te blesser en descendants d'un arbre.
-T'inquiète! Même si je me blesse, je me ferai même pas mal!
Je déposai un rapide baisé sur ses lèvres avant de continuer à descendre. Je dus attendre quelques minutes le temps que lui me rejoigne. Ce qu'il pouvait être lent, des fois!
Fin du chapitre
Ah, ils sont chous 3 Je les adore 3
