Rebonsoir!
Je vous poste vite la suite, car avec une box qui se connecte et se déconnecte comme bon lui semble, c'est pas facile de respecter ses horaires-'
Voilà, ce chapitre est mon préféré pour le moment, j'ai a-do-ré l'écrire, encore plus que les autres, c'est vous dire!
J'espère que vous passerez un bon moment, et je vous donne rendez-vous à après demain^^
Enfin, je poste vite et vous ferai un blabla digne de la grande parlotteuse que je suis, mais en attendant, je vous laisse un peu tranquille! XD
Bonne lecture! :)
* CHAPITRE SIX * : Réveil
Ce que je vis en premier ce fut le lit. Un lit blanc, d'hôpital, qui était entouré d'une dizaine d'appareils flottant au-dessus. Des appareils médicaux tous reliés par des tuyaux... au patient.
Je m'approchais. Il était extrêmement pâle. Plus qu'il ne l'avait jamais été. Ses cheveux d'ordinaire parfaitement peignés s'échappaient un peu partout. Une mèche recouvrait son oeil gauche.
Les tuyaux le transperçaient de partout. Bras, poumons, cou. Coeur.
Un faible souffle s'échappait quand sa poitrine s'abaissait. Il respirait fébrilement.
Douloureusement.
Son visage était crispé. Ses sourcils, froncés. Il semblait souffrir.
Des larmes me montèrent aux yeux.
- Morpheeus.
Je m'assis sur le lit.
Ma main toucha un des tuyau. Elle suivit son chemin, et se posa sur son poignet, là où disparaissait le tuyau.
Sa peau était glacée.
La première larme est toujours la pire. Car on ne peut l'empêcher de couler. Car si elle coule, les autres suivront.
Il n'y avait aucun bruit. Aucun bruit à part sa respiration et le bruit des gouttes tombant au sol.
Je ne sais pas combien de temps je restai assise dans cette position.
Au chevet de celui qui était dans cet état... par ma faute.
- Gran...ger?
Je sursautai. Ce fut un murmure. Un chuchotement, doux comme une brise d'été. Mais c'était l'hiver ici.
Des prunelles grises mi-ouvertes me scrutaient. Puis elles se posèrent sur nos mains, liées.
Je dégageais la mienne presque brusquement.
- Malefoy... Depuis quand es-tu réveillé?
Il fronça les sourcils.
Ma voix tremblait, mon visage était couvert de larmes.
- Tu... pleures? Je suis pas encore mort tu sais. Ne montre pas encore ta joie.
J'essuyais mes larmes, décidant d'ignorer sa remarque.
- Tu verrais ton état...
Il eut un sourire sans joie. Je dûs m'approcher plus pour pouvoir l'entendre.
- Mais je suis toujours vivant, au final. J'ai survécu.
Un sanglot menaçait de revenir.
J'inspirai un grand coup.
- Mais... Pourquoi... ?
Il m'interrompit.
- Parce que je suis puissant.
- ...
- ...
Si le but était de détendre l'atmosphère, c'était raté.
- Arrête.
- Ce que tu es prude.
Je me redressai.
- Va te faire voir! Mais réponds sérieusement! Pourquoi es-tu dans cet état Malefoy? Pourquoi es-tu ici? Pourquoi n'es-tu pas sain et sauf à l'autre bout du monde? Et pourquoi ai-je la sensation que c'est à cause de moi que tu gîs là? C'est assez clair, maintenant?
Tout devenait insupportable avec lui!
Il dût comprendre le comprendre car il soupira - enfin si on pouvait nommer cela un soupir tellement c'était faible - et prit un air sérieux. Il arrivait encore à tenir une discussion, cela me mit un peu de baume au coeur.
- J'ai eu affaire à huit méchants Mangemorts.
Je fronçai les sourcils. Cela n'avait rien de drôle.
- Je sais. Mais encore?
- Ils étaient méchants, Granger.
Un ange passa.
Devant mon air grave et ahuri, il crut bon d'ajouter:
- Oui parce que moi je suis un gentil Mangemort. Tu comprends?
Je retire ce que j'ai pu penser... Il n'était pas dans un état normal.
- Granger, soupira-t-il. Tu es peut-être sexy, mais qu'est-ce que tu es sérieuse! Regarde-moi! Je suis un survivant!
- Un survivant? Tu te moques de moi Malefoy? Tu es transpercé de partout par des tuyaux, tu as une voix de fillette et, attend... comment cela, sexy! T'ont-ils administré de la morphine?
Il haussa imperceptiblement un sourcil. Il reprit des forces avant de rétorquer:
- Ah oui. Tu as raison, je suis quand même bien mal en point... J'ai vraiment dit que t'étais sexy? Non, parce que, moi je suis sexy, même avec des bandages, des bleus, des...
Je n'en pouvais plus. S'il cherchait à me faire culpabiliser, c'était réussi!
- Arrête ça, s'il te plait.
Il se tut. Je compris qu'il s'était renfrogné.
- Arrêter quoi? Qu'est-ce que tu as encore à me reprocher Granger?
Et vexé.
- Mais, c'est juste que... Comment peux-tu rire de cela, Malefoy?
J'étais en train d'hausser la voix sans le vouloir.
- Regarde-toi, tu es à l'article de la mort! Arrête de faire comme si ça t'était égal et réponds-moi!
On se scrutait en chien de fayence. Son attitude changea à mes mots.
Il me regarda durement, et murmura d'une voix aussi froide qu'il lui était possible de faire.
- Et qu'est-ce que tu veux que je te dise, Granger? Que j'ai risqué ma vie pour ta petite personne? Que je me suis retourné contre mon camp pour vous permettre de gagner cette guerre? Putain, j'ai déjà dit tout ça, je t'avais expliqué mes raisons, je m'étais même mis à nu Granger! Et tu m'as ri au nez! Tu voulais me voir mort, il me semble?
J'étais figée sur place.
Il eu un petit rire.
- Ta prière est presque exaucée, je ne vois pas ce que tu veux de plus! Tu peux y aller, Granger, et rendre plutôt visite à ton pote Potter. Il est plus mal en point que moi, le super héros, paraît-il.
- Ne parle pas d'Harry comme ça, s'il te plaît.
- Quoi? Défense de parler de ton petit ami?
Il renifla, enfin essaya.
- Tu lui diras que j'ai tenu ma promesse, quand même.
Voyant mon manque de réaction, il me tourna le dos et ajouta:
-Et arrête de chialer. Sérieusement, ça sonne faux.
Un Malefoy vexé est un Malefoy blessant, c'est ça?
Qu'est-ce qui lui prenait de réagir comme ça, bon sang? C'était presque pire que son ton blessant et désintéressé. Là il cherchait encore à encrer ses paroles en moi.
- Espèce d'imbécile, crachais-je.
Arrête. Il t'a sauvé la vie.
Le silence retomba. Pesant.
-Je... suis désolée.
Je devais être franche, comme il l'avait été. Je lui devais cela. Cela n'allait sûrement pas lui plaire, mais il fallait qu'il sache à quoi s'en tenir.
Il se retourna légèrement vers moi. Je le devinais surpris. Peut-être agréablement. Mais c'était sans compter la suite.
- Je suis désolée parce que tu as changé, et que je ne l'ai pas vu. Parce que j'ai voulu rejoindre Harry plutôt que de me battre à tes côtés... Et que je n'ai pas été en mesure de voir les mangemorts nous attaquer. Cela aurait changé la donne si j'avais pu me protéger. Nous protéger, finalement. Si j'avais moins pensé, j'aurai pu les contrer et tu ne serais pas là. Mais...
Je baissai la voix.
- Par dessus tout, je suis désolée parce que je vois que toi tu as changé, que tu as des remords, que tu as su te remettre en question et faire la part des choses.
Il fronça les sourcils. Il ne voyait pas où je voulais en venir.
- Pourquoi t'excuses-tu de cela?
Je détournai le regard.
- Parce que moi ne je peux pas le faire.
Soupir. J'encrais mon regard dans ses yeux entre-ouverts.
-Tu es Draco Malefoy, et tu le seras toujours. Tu es celui que j'ai considéré comme un ennemi dès la première fois que je t'ai vu. Tu es celui à cause de qui j'ai tant pleuré depuis mes onze ans. Tu es celui qui m'a fait douter de moi tant de fois, avec ces trois petits mots qui me déchirent encore... Tu as insulté mes parents, mes amis, tous ceux qui comptent le plus pour moi. Tu étais présent quand je me suis fait torturer par Bellatrix Lestrange.
Je frissonai à ce nom. Ses yeux se voilèrent.
- Et tu as failli tuer Dumbledore. Alors je suis désolée... Car quand je te vois ce n'est pas celui qui m'a sauvé la vie que je voie. C'est celui pour qui j'ai tant de haine et de rancoeur.
Il avait compris. Ses prunelles ne montraient plus que haine et mépris maintenant, je le devinais, et moi je devais aller au bout.
Enfoncer encore plus le clou.
- Je suis désolée parce qu'au fond, quoi que tu aies pu faire et que tu feras je te détesterais toujours autant. Je... J'ai une dette envers toi, d'accord. Mais ne t'attends à rien d'autre de ma part, Malefoy.
Voilà, c'était dit. Je ne savais pas ce qu'il voulait, ce qu'il cherchait maintenant, mais moi, je ne souhaitais que de l'oublier.
Je ne pouvais plus rester ici. Je ne voulais plus voir son visage souffrant quand moi j'en étais la cause. Je me levai et me précipitai vers la porte blanche.
Je l'entendis m'appeler, mais ne me retournais pas.
Cette scène avait un goût de déjà vu, n'est-ce pas?
"Tourner le dos".
Hermione Granger, un héros?
Tu parles, plus lâche tu meurs.
Je poussai la porte, avant de la refermer doucement.
Je ne vis pas son regard blessé.
Voilààààà! x)
Désolée pour les expressions crues et le gros mot, c'est pas moi, c'est Malefoy! XD
A plus tard pour la suite!
