Titre: Jigoku → First day (premier jour)

Auteur: Reiku E. Suzuki

Couple : Reituki! Et un brin de AoixRuwa

Genre : Amour, Amitié, déchirement...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.

Commentaires:

Alors voici un chapitre franchement... plus plate que ce que j'avais prévu. Surtout très technique sur le fonctionnement de l'armée, donc pas franchement intéressant, mais tout de même utile pour bien comprendre le reste de l'histoire (ou du moins, je crois...). Mais je me suis repris avec la fin du chapitre qui commence à être plus intéressante^^

Celui qui nous avait été présenté comme Caporal Chef nous mena vers un rassemblement de tente et de petits bâtiments temporaire identifié sous le nom de QM. Il y avait dans ses tente quelques soldats, mais surtout du matériel en quantité incroyable. Des uniformes, des tentes, des raquettes, des traînés, des gamelles... Je n'aurais même pas pu donner de nom à tout le matériel qui se trouvait ici.

-Voici le quartier maitre, soldats, plus souvent appelé QM. Nous vous remettrons ici votre stock. Vous signerez chaque pièce d'équipement qui vous seras remis. Si vous briser une pièce, on vous l'échange. Si vous perdez une pièce, vous la payer. L'équipement vous est fournis gratuitement, mais il ne vous appartient pas, tâcher de vous en souvenir.

Arrivés à la première tente, on nous donna un gros sac à dos, une grosse boite de plastique et deux autres sacs. Puis vint le long manège de la remise du matériel, essayage des pièces d'équipement pour trouver les bonnes tailles... Ils avaient bien de la difficulté avec le pauvre Ruki, qui semblait être plus petit que les tailles les plus petites... Comme j'étais dans la moyenne, moi je ne posais pas vraiment de problèmes.

Une fois tout notre équipement dans nos boites et sacs, c'était assez dur (et lourd) de transportez tout ça. Ils n'allaient quand même pas nous faire transporter tout ça jusqu'à l'endroit où on allait dormir, non? Ça avait beau être l'armée, ils n'étaient pas cruels avec les nouveaux... non?

-Bien soldats. Vous monterez votre tente parfaitement alignée avec les autres de la section PS.

-Euhm, M'sieur, l'autre avait dit qu'on était dans la section VK.

-Caporal Chef! Je m'appelle pas M'sieur, soldat!

-Désolé...

Kai se recroquevilla sur lui-même, un peu troublé.

-Il s'est trompé. Vous êtes bien l'équipe G, mais de la section PS, peloton JR et compagnie VK. Des questions?

-Caporal Chef?

-Oui, soldat?

-On peut savoir où est le reste de la section... PS, c'est ça?

-Marcher deux kilomètre par là, puis tourner à droite et vous devriez finir par y arriver.

Sur ce il nous quitta sans plus un mot. Deux kilomètre de marche au moins, avec chacun 4 gros bagages, plus notre tente qu'on devait se partager à 5... Encore heureux qu'on avait pas à porter d'Arme en plus... Donc quand on vas avoir nos armes, on vas avoir encore plus de stock que ça? Pitié...

-Non, je veux pas marcher deux kilomètres! C'est déjà trop lourd pour mes petites épaules...

-Princesse, j'ai pas envie de t'entendre chialer tout le long du trajet.

-Je chiale pas!

Aoi avait déjà commencé à marcher. Uruha allait à sa rencontrer, frustré de s'être encore fait traité de princesse. Kai les suivit en silence, probablement encore troublé de s'être fait crier dessus.

-Ça va, Ruki? Tu as besoin d'aide?

-Oh, ça va! Je suis pas un gamin, tu sais? Je peux me débrouiller seul.

Il me bouda légèrement en avançant plus vite, mais échappa ses sacs trois mètres plus loin. Il était vraiment mignon. Je m'empressai de l'aider à mettre ses sacs en équilibre précaire sur sa boite, puis nous commençâmes la longue marche jusqu'à notre poste de campement.

Alors qu'on atteignait enfin l'endroit désirer pour tourner à droite, d'autres soldats s'approchèrent de nous, l'air joyeux.

-Hey, yo! Alors comme ça, vous êtes les nouveaux?

-Ouais...

-On peut vous refiler un coup de main?

Oui bon Dieu! Aidez-nous avec toutes ses valises! J'étais trop fatigué pour véritablement les contés, mais ils semblaient être environ... 8, 9? Ils prirent quelques uns de nos sac et nous guidèrent vers le campement. Un petit blond marcha près de Ruki et moi, alors que les autres marchaient un peu plus en avant.

-Alors, comment vous vous appeler?

-Moi c'est Reita, et lui Ruki.

-Moi c'est Shou. De l'équipe AN. Vous connaissez déjà votre équipe?

-La G, je crois... D'où ils sortent ces noms d'équipes de trucs là, section?

-Aucune idée. On est pas ici depuis longtemps non plus. On est arrivé hier, en vrai, moi et les autres AN. L'équipe K est là depuis un peu plus longtemps. Et ça complète la section PS. Paraît qu'il pourrait y avoir éventuellement une équipe V et une B, mais je suis pas sûr. On nous dit pas grand chose, à part des ordres.

-Ah, d'accord. Et pourquoi vous prenez la peine de nous aider?

-Ils ont dû vous le dire, non? Il faut penser en équipe. D'abord au seine de votre équipe, puis au sein de votre section, peloton, compagnie, unité, et éventuellement toute l'armée japonaise devras penser comme une seule personne. C'est idéaliste comme pensée, mais ça peut te sauver la vie face aux russes ou aux yankees.

Enfin, on atteignit la petite rangée de tente. Il y avait plusieurs rangées de tente, toutes parfaitement aligné. Les autres soldats de la PS nous menèrent jusqu'à leur alignement.

-Le campement contient tous les soldats de la compagnie JR. On a de la chance d'être dans le peloton VK, puisqu'on a moins à marcher. Les autres, peloton sont plus loin. Ça, c'est la ligne de la PS. Vous pouvez vous installer ici.

Ils nous aidèrent à monter la tente et à installer notre équipement de façon ''militaire, uniforme et efficace'', en nous précisant qu'il y aurait une inspection le lendemain et que nous devions être parfait. Ensuite ils nous expliquèrent comment bien porter l'uniforme kaki qui constituerais nos habits de tous les jours à partir de maintenant.

-Hey toi. Vas falloir que t'enlèves le bandeau sur ton nez.

-Non... J'ai pas envie.

-J'imagine que tu peux le garder tant que les supérieurs ont le dos tournés, mais sur les inspections, ils ne permettront jamais que tu sois différent des autres.

-Ridicule. Sans mon bandera, j'ai pas le moral...

-Alors ils te le laisseront sur le champ de bataille. Mais en entraînement, t'y auras jamais droit.

TT Injuste! Tout le monde vas pouvoir se moquer de mon nez, maintenant... Injuste, injuste, injuste. Je consentis tout de même à l'enlever et l'attacher sur mon poignet, en dessous de ma manche pour qu'il ne soit pas visible. Une fois que nous furent tous changer dans cette affreuse tenu, les autres soldats de la section nous emmenèrent à la cantine. La nourriture était frugale, mais c'était tout de même plaisant de pouvoir parler avec du monde autour de la table. J'essayai de parler avec chacun des membres de la section, commençant à créer des liens qui nous seront sans doute utile sur le champ de bataille, quand nos vies seront en jeu.

Nous nous couchèrent tôt se soir là. La journée avait été riche en bouleversement et nous étions tous fatigués. Et puis, les autres nous avaient dit qu'on allait devoir se lever tôt, demain... Et comme de fait, un espèce de gros carillon sonna avant même que le soleil ne soit lever. Encore à moitié endormi, nous enfilâmes nos uniformes et sortirent de la tente en baillant. L'équipe AN vint nous voir en vitesse pour s'assurer qu'on portait nos uniformes correctement (bien lassés, bien boutonner, l'air impeccable et en tout point identique aux autres, quoi...). Puis ils nous indiquèrent où nous poster au ''garde à vous'', une espèce de position trop solide exactement comme si on nous rentrait un bâton dans le derrière et qu'on ne nous autorisait pas à l'enlever...

Les supérieurs passèrent dans les rangs pour vérifier l'état des troupes. Mon cœur battait nerveusement. C'était stressant, tout de même! On finissait par se demander si on avait oublié un léger détail, détails qui seraient bien sûr vus par les supérieurs et qui n'hésiteraient pas à nous le faire remarquer d'un ton assez fort pour que le soldat à l'autre bout de la compagnie puisse entendre notre erreur. Ruki aussi semblait nerveux. Il tremblait comme une feuille à côté de moi. Kai semblait tout à fait normal, alors qu'aoi semblait être sur le point de se rendormir. Et Uruha conversait (pour ne pas dire draguait), le beau caporal chef qui était en train de l'inspecter.

-Soldat Reita.

-Caporal Chef.

-Vous avez un fil qui dépasse, juste là. Il y a un peu de poussière sur votre uniforme, ici. Vos bottes ne sont pas complètement bien astiqué, et vous avez lassé celle de gauche à l'envers.

-C'est tout?

-Comment c'est tout? Position push-up! Faites-moi cinquante pompe et comptez assez fort pour que je puisse vous entendre!

-1...2...3...

-Soldat Ruki.

-Caporal Chef.

-Votre bouton ici n'est pas boutonnée. Vos bottes sont mal cirés et votre chandail n'est pas complètement dans votre pantalon.

-Oui caporal..

-Soldat Reita, je ne vous entends plus.

-14...15...16...

50...il était chiant quand même. J'ai pas l'habitude de m'entrainer, moi. Si je sors vivant de ce 25 ans de service, je vais être baraqué à un point tel que les filles ne pourront s'empêcher de me regarder passer sur la plage avec admiration... Mes 50 pompes de faites, je me relevai tout bonnement.

-Soldat Reita.

-Caporal Chef.

-Vous ai-je donné la permission de vous relever?

-Euh... non caporal chef.

-Position push-up. Faites-moi en 25 de plus. Et votre équipe fera de même. Aller l'équipe G, au sol. Et compter plus fort que ça!

-4...5...6...

À part ça, l'inspection se termina sans grand incidents. On nous laissa ensuite aller déjeuner, en nous faisant faire un détour de 5 kilomètre pour aller à la cantine. Kilomètres sur lesquelles nous fumes obligés de courir, bien sûr. Uruha se plaignit tout le long du trajet, mais je commençais à m'y habituer. Il se plaignait tout le temps, de toute façon. Au moins, Aoi s'occupait de lui et le frustrait assez pour que la princesse continue de courir dans l'espoir de le rattraper pour le frapper. Kai s'en sortait pas trop mal, mais Ruki peinait et ça se voyait clairement. Un type qui n'était jamais vraiment sorti de chez lui et qui passait son temps devant son ordinateur ne pouvait pas franchement avoir un bon cardio. Il réussit toutefois à franchir les kilomètres et s'effondra, épuiser, sur sa chaise à la cantine. Je lui apportai un grand verre d'eau en plus de son assiette.

-Merci...

-Ça va, tu t'en sors?

-J'vais crever avant même d'arriver au front, c'est sûr...

-Tu vas t'habituer.

-Ç'avait pas l'air de te fatiguer, toi.

-J'ai l'habitude de courir.

Courir pour fuir de trop nombreux adversaires, courir pour fuir la police, ou courir simplement derrière un ballon de foot pour le plaisir... Courir et me battre, c'était les deux seules choses qui faisaient vraiment partie de ma vie, avant... Avant... Il me semblait que ça faisait des années.

Le repas fut rapide, puis les caporaux chefs prirent chacun une équipe et nous furent tous séparer. Moi et les autres de la G furent obligé de suivre un homme à l'air sévère, mais qui semblait diablement compétent.

-Appeler-moi Chef. Je serai votre chef d'équipe et votre principal professeur. Votre formation seras courte puisque dans un mois, vous serez dispatchés au front en soutien aux forces déjà présentes. Vous devrez donc passer vos QMB, QMBT et PP1 en un mois, cours qui se donne habituellement sur 67jours au total. Inutile de vous dire que vous n'aurez pas de congé les fins de semaine et que vous aurez parfois des cours de nuit. Des questions?

-Chef?

-Reita.

-Où on vas?

-À la Voute. Là où sont les armes et munitions. Habituellement vous seriez tous formés pour utiliser chaque arme, mais comme nous manquons de temps vous aurez tous vos spécialité. Ruki, tu es le hackeur, donc tu t'occuperas des communications. Tu n'auras qu'une mitraillette légère semi-automatique. Aoi, tu auras la mitraillette lourde.

-Pourquoi moi? Reita doit être plus fort que moi.

-Il doit être plus fort en corps à corps. La mitraillette lourde reste derrière. Reita aura un semi-automatique tout à fait ordinaire, plus un lance-grenade, pour être en avant-poste. Uruha sera le sniper. Et Kai aurait une simple semi-automatique, sans lance-grenade. Comme c'est le moins lourd, il servira à la fois de messager et apportera le surplus de munition.

La Voute était effectivement surprenante. Il s'agissait en fait d'un bâtiment surprotégé, mais la raison en était simple. À l'intérieur se trouvait aligné des centaines d'armes de toutes sortes et de toutes grandeurs, sans parler du nombre de boites de munitions. On nous fit signer à chacun nos armes, mais pas de munitions. Il nous faudra d'abord apprendre le fonctionnement des armes, leur entretien, montage, démontage, quoi faire en cas d'enrayage, mesure d'urgence, etc. avant de pouvoir touché à des munitions. En plus de sa mini mitraillette semi-automatique, Ruki reçu sa grosse radio ainsi que 2 plus petites, plus un téléphone de campagne et des écouteurs. Il semblait heureux de recevoir tout ce matériel électronique et s'amusait déjà avec les boutons pour comprendre comment ils fonctionnaient. Je pris ma propre mitraillette et fut surpris en voyant que mon lance-grenade était attaché en tout temps au canon de mon arme. Ce qui m'intéressait le plus par contre, c'était ma baillonette, un espèce de long couteau, ou de courte dague, s'attachant au canon. Elle semblait parfaite pour le combat rapproché.

Maintenant armés, les cours purent commencés. En faire la description serait trop longue et pas très intéressante. En fait, tous les cours se passèrent un peu comme la course du matin. Ruki qui traîne derrière, Ruwa qui chiale, Aoi qui le fait chier et Kai qui ne sait pas vraiment où se mettre. Mais au final, je crois bien qu'on pouvait dire qu'on était une bonne équipe.

La journée se termina avant même que je m'en rende compte et le soleil se coucha sur notre petite tente. Les quatre autres dormaient déjà, ou du moins, c'était ce que je croyais, et j'allais m'endormir moi aussi...

-Aoi, qu'est-ce que ta main fais sous mes couvertes?

-J'ai froid aux mains, princesse.

-Pas mon problème.

-Réchauffe-moi...

-Aller faire vos cochonneries ailleurs, vous deux!

-On t'as pas sonné, Kai.

-Aoi, j'ai dit enlève tes mains de sous... Ah! Non, pas là...

Je sentis une petite boule se collé dans mon dos.

-Ruki?

-Rei, j'ai peur. Je suis à côté d'Aoi aussi, je veux pas qu'il se retourne vers moi parce que Ruwa l'a repoussé...

Merde, c'est quoi cette équipe de fou?

-On change de place?

-S'il te plait.

Il tourna avec son sleeping, me tourna dessus et se retrouva à côté de moi, de l'autre côté. Je dus moi-même faire quelques rouleaux pour atteindre la place qu'il occupait avant.

-Mais Aoi, tu me touches pas sinon je te tue.

-Je touche pas aux hétéros.

Une chance que j'avais l'air hétéro, alors.

-Quoique a voir comment tu regardes Ruki, je suis pas sûr que tu sois hétéro...

-Ferme-la et dors.

-Sinon quoi?

-Sinon il te tue. Et je le supporterai.

-On t'as pas sonné, Kai.

-Naoi...

-Quoi, princesse?

-Tu vas pas t'arrêter là, hein?

…...

Le silence se réinstalla dans la tente. Enfin, silence... ponctué par les petits gémissements qu'Uruha n'arrivait pas à refoulés et le froissement du tissus juste derrière moi. Avec le petit Ruki qui se collait contre moi en tremblant légèrement, en plus... Une chance que j'ai beaucoup de volonté, sinon... Je ne pus me retenir toutefois de lui donner un léger baiser sur la tête. Il se colla un peu plus contre moi, m'encourageant un peu. Je passai mes bras autour du tube que formait son sac de couchage pour le serrer contre moi malgré la barrière qu'offrait les deux duvets. J'embrassai cette petite chose fragile que je tenais dans mes bras, gentiment, sans trop le brusquer. Il finit par gigoter un peu.

-Rei... pas plus pour se soir, s'il te plait.

Pour se soir. D'accord, j'allais en arrêter là. Pour se soir. Je dormis très bien se soir-là, malgré le bordel juste à côté de moi et grâce à la petite boule entre mes bras.

Alors? La fin a valu la peine de lire les longues descriptions sur le fonctionnement de l'armée, non? Il ne reste plus qu'un chapitre maintenant avant que nos chers Gazetiens préférés se ramasse sur un vrai champ de bataille. Et oui, Aoi et Ruwa couche ensemble dès le premier (euh non, deuxième soir). Pour dire à quel point il y a pas d'amour entre ses deux-là... Au moins, Reita et Ruki vive un amour pur, vrai et sincère, eux! Le prochain chapitre risque d'être plus amusant^^ Je compte faire intervenir, l'histoire d'un chapitre, quelques princesses supplémentaires pour venir bitcher notre princesse préféré è.é