Titre: Jigoku → Rei... I'm sorry (Rei... Je suis désolé.)
Auteur: Reiku E. Suzuki
Couple : Reituki! Enfin, du vrai Reituki! Ou pas è.é
Genre : Amour, Amitié, guerre...
Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.
Commentaires:
Enfin, on tombe dans le vif du sujet! La Guerre! Lieu terrifiant, douloureux, et parfait pour développer ce qu'on appelle... l'amour! Ben oui, parce que les épreuves et la peur, ça rapproche! Assez? Ou pas? Bonne lecture^^
Le lendemain arriva bien vite. On nous réveilla avant le lever du soleil. Comme d'habitude, nous nous dépêchâmes pour l'inspection, mais les supérieurs nous firent signe de lâcher le garde à vous et de se reposer. On ne nous inspecta pas, pas plus qu'on nous fit courir les kilomètres pour se rendre au petit-déjeuner. On nous emmena plutôt la nourriture directement à notre tente, un repas frugal, mais tout de même nourrissant. Puis nous démontèrent la tente, et nos bagages furent empaqueté dans un gros camion. On se retrouvèrent, tous les soldats de la PS, seuls au centre du campement vide où nous avions passés les 30 derniers jours.
Ruki était assis sur une bûche devant un tas de cendre qui nous avait servis de feu. Voyant son air un peu déprimé, j'allais le rejoindre. Autour du feu de camp mort, j'avais l'impression qu'on était comme dans une bulle, coupé du monde extérieur. Les autres soldats parlaient entre eux de façon énergique, probablement à cause de l'excitation. Une bataille avait même éclaté un peu plus loin et deux soldats en étaient rendus aux poings. Mais ce qui se passait autour ne m'importait pas. Ici c'était calme, malgré la tension que je sentais dans l'air.
-Eh, Ruki... ça va?
-Ah..euh... oui...
Il jouait avec son mini-ordinateur, l'air pensif. Je voyais défiler des lettres et des chiffres sur son écran, il essayait sans doute de hacker un système informatique ou un truc dans le genre. Je ne comprenais vraiment rien à tous ces codes...
-Dis, Rei... Tu as vraiment tué quelqu'un, non?
-Euh... oui.
-Qu'est-ce que ça fait? De tuer pour de vrai? C'est comment?
-C'est...
J'essayai de me souvenir de se soir là, quand je m'étais battu contre le client. Il avait son couteau, je n'étais pas armé... La bataille avait été si flou que je n'avais pas trop compris ce qui se passait quand nous avons chuté au sol et que la pointe de son couteau s'était enfoncé dans sa poitrine. Mais le souvenir de l'horreur qui avait suivit était encore clairement gravé dans ma tête. L'horreur, le dégoût, la nausée... Et le sentiment d'être encore en vie, alors que j'aurais pu être celui qui était mort.
-C'est horrible. Il n'existe pas de moyen d'être préparer à ça. Sur le coup, c'est rien. Juste un coup comme des milliers d'autres coups. Probablement qu'à la guerre, il suffira d'appuyer sur la gâchette comme nous l'avons fait des milliers de fois en entraînement. Mais ce qui est horrible, c'est l'après. Quand tu réalises que tu as enlevé la vie de quelqu'un d'autre, quand tu réalises que tu aurais pu être mort à sa place, quand... c'est un truc mental. Les remords, la honte, le dégoût. On peut pas être préparé à ça.
Je me tournai vers lui. Il me regardait en silence, le regard vide. J'aurais voulu savoir ce qu'il pensait. J'aurais voulu savoir s'il me jugeait, ou s'il avait peur de moi... Je sais pas... Son estime m'était importante. Mais il était tellement fragile, que j'avais peur... Je ne voulais pas qu'il...
-Je n'ai pas peur de toi, tu sais. Je sais que tu n'as pas tué par choix, que ce n'était pas véritablement ta faute.
-Merci.
Un poids énorme venait d'être enlevé de mes épaules. Je lui fis un petit sourire.
-Merci de m'avoir raconté c'est comment. Mais maintenant, j'ai encore plus peur de devoir tuer à mon tour...
-Je ferai mon possible pour que tu n'aie pas à utiliser ton arme. Je garderai férocement les premières lignes pour que tu restes en sécurité à l'arrière.
-Merci. Mais n'en fais pas plus que ce que tu dois en faire. Je ne veux pas que tu te sacrifies pour moi non plus.
-Ne t'inquiète pas pour moi.
Son ordinateur fit quelques beep beep et il reporta son attention sur son écran. Il parcourut rapidement ce qui était marqué avant de taper rapidement une série de code, puis de refermé son ordinateur.
-Qu'est-ce que tu piratais?
-Encore les dossiers secrets de l'armée. J'essayais de savoir où ils nous enverraient.
-Et? Tu as réussi?
-Pour qui tu me prends? Bien sûr que j'ai réussi! Il n'y a pas un seul système informatique qui peut me résister!
Sa petite moue fâchée était toujours aussi mignonne. Des camions arrivèrent à ce moment-là. Tous les soldats furent embarqués à l'intérieur, et toute la PS réussi à rentrer dans un unique camion, du coup je me retrouvai coincé entre Ruki et Uruha. Ce dernier semblait heureux d'être collé contre moi et semblait essayer de réduire la maigre distance que j'essayais d'instaurer entre lui et moi.
-Reita, arrête de te décoller! On va peut-être tous mourir dans quelques temps alors laisse-moi profiter un peu de toi...!
-Oh, lâche-moi! T'étais pas avec Aoi?
-Si, mais c'est ennuyant, toujours avec le même. Et tu es tellement fort, et beau, et viril, et...
-Reita, lâche ma femme! Je te la prête que si tu paies.
-Mais c'est pas moi qui y touchais! C'est elle qui me veut! Reprends-là et éloigne-la de moi, par pitié. J'ai pas d'argent à gaspiller, de toute façon.
-Gaspiller? Tu trouves que je suis du gaspillage? Je pourrais te faire passer une nuit parfaite! Ça te changerais d'attendre après Ruki, sachant fort bien qu'il te donneras jamais la permission...
Kai échangea de place avec Uruha, si bien que je pus enfin être un peu tranquille. Je me tournai vers Ruki, et vit avec surprise que ses joues avaient virés au cramoisie.
-Dis, Rei... ru m'en veux pas, hein?
-Pourquoi je t'en voudrais?
-Parce que... euh... je te fais... attendre?
-Ça va. Je suis très patient. Prends ton temps.
Il acquiesça, mais je sus qu'il n'était pas encore totalement convaincu.
-Tu sais, je t'aime bien et... je te pardonnerai pas si tu passes une nuit avec Uruha.
-Je couche pas avec des filles, t'inquiète.
-C'est censé me réconforter?
Je déposai un léger baiser sur sa tête, heureux de savoir qu'il tenait assez à moi pour se montrer jaloux. Je m'attardai un peu dans ses cheveux, respirant son odeur... Oui, je pouvais bien attendre encore un peu. Mais juste un peu. Il était trop désirable. Valait mieux changer de sujet de discussion.
-Si on revient à notre discussion de tout à l'heure, tu as trouvé où ils nous envoyaient?
-Oui.
-T'as pas l'air enthousiaste.
-Ce midi on prend un bateau qui, s'il ne se fait pas couler avant, devrait débarquer sur la cote Ouest Américaine dans les petites heures du matin.
-On vas attaquer les américains? Mais c'est de la folie! Ces types ont la bombes nucléaire et pas nous!
-Faux.
-Quoi, faux?
-Le Japon a aussi des armes nucléaires. Une est pointé en ce moment sur la Maison Blanche, une autre sur New-York et une dernière sur Orlando.
-C'est...
-Les dirigeants du Japon souhaite utiliser cette menace pour que les américains laissent entrer sur leurs territoires les bateau japonais pour qu'on puisse débarquer. Comme on débarque à l'ouest et que les bombes pointent vers l'est, nous on ne craindras rien du nucléaire.
-Mais le reste de la population...
-Je sais. Cette troisième guerre mondiale risque de faire plusieurs Hiroshima et Nagasaki...
Je regardai un instant les autres soldats dans le camion. Aucun d'eux ne nous écoutaient, donc aucun ne devait être au courant de ce qui se passait dans le monde...
-Ne leur dis pas. De toute façon, ça ne nous concerne pas. Nous n'avons rien à voir avec le nucléaire. Tout ce que nous devons faire, c'est utiliser nos petits calibre pour tenter de survivre le plus longtemps possible.
-Tu as raison.
-Dire qu'on va mourir en terre américaine... J'aurais préféré mourir au Japon.
-Suffit de ne pas se faire tuer, alors.
-Tu es trop optimiste.
-Peut-être.
Le reste de la journée passa assez vite. Comme Ruki l'avait dit, à midi on nous débarqua du camion pour nous embarquer sur un gros bateau, qui décolla aussitôt pour la cote ouest américaine. Sur le bateau, des supérieurs nous firent un joli petit discours sur ce qui nous attendaient puis on remis à chaque chef d'équipe son ordre de mission. Comme nous n'avions plus notre Caporal Chef, nous avions légué le poste de chef d'équipe à Kai, surtout parce que personne d'autre ne voulait de ce poste et que c'était plus simple de se mettre à 4 contre lui.
Notre mission était assez simple: repousser les lignes ennemis. Gagner du terrain sur la cote et avancer à l'intérieur des terres pour sécuriser assez de territoire pour qu'on puisse installer des campement en territoire ennemi.
La nuit tomba assez vite et chaque soldat s'enferma dans sa cabine individuel. Ça me faisait étrange de dormir seul après avoir partager ma tente avec les 4 autres pendant un mois. Je me doutais que certains soldats ne devaient pas dormir seuls... Aoi et Uruha, entre autre. Mais moi je ne pouvais sans doute pas espérer...
De petits coups furent frappés à ma porte, timidement. Je me levai pour ouvrir à un Ruki écarlate qui s'empressa de se faufiler dans ma cabine et de refermer la porte derrière lui.
-Ruki? Qu'est-ce que...
-Si ça se trouve, on vas tous mourir demain.
-Je...
-Non, ne parle pas, s'il te plait. On vas peut-être tous mourir demain alors... alors...
Il ne put finir sa phrase. Moi, je comprenais rien à ce qu'il voulait dire. Alors quoi? Un peu exaspéré, il se colla contre moi, assez fort pour me faire reculer jusqu'à mon lit. Il resta là un instant à soupirer d'aise contre ma poitrine, avant de se dégager et de me regarder dans les yeux.
-Je te donne la permission.
Enfin les mots que je n'espérais plus entendre. Je réussis, tout de même, à contenir ma joie. Je ne devais quand même pas le brusqué, ma petite chose si fragile et si désirable... Doucement, je glissai une de ses mèches derrière son oreille, avant de passer ma main derrière sa nuque pour l'attirer vers moi. Je pus enfin sceller mes lèvres aux siennes, en un baiser si tendre que je sentais mon cœur fondre complètement. Il me rendit mon baiser, ce qui m'encouragea à continuer. Ma langue vint rejoindre la sienne en une danse qui commença à allumer un feu en moi.
Je quittai ses lèvres pour embrasser sa mâchoire, remontant vers son oreille, puis commença à descendre, embrasser toute la peau libre de son coup. Il laissait parfois tombés des petits soupirs encourageant, alors je voulais continuer, encore et encore. Je lui fis un petit suçon dans le coup, et il me repoussa, l'air mécontent.
-Hey, t'as pas le droit de me marquer comme ça!
-Désolé, mais tu es si désirable, qu'il fallait bien que je laisse savoir à tout le monde que tu m'appartenais.
-Je suis pas ta chose donc je ne t'appartiens pas.
-Je veux quand même pas te partager.
-Parce que tu crois que je voudrais aller avec un autre? Ne sois pas ridicule.
-Oh, je sais bien que tu veux personne d'autre, mais les autres te veulent...
Je sentis le sang me monté au joue, me rendant compte que je me montrais un peu jaloux et possessif, là. Il éclata de rire avant de m'attirer à lui en se laissant tombé sur le lit. Nos lèvres se retrouvèrent, attisant encore ce feu qui s'emparait de moi. Je commençais vraiment à avoir chaud. Et d'ailleurs, nos uniformes m'empêchaient d'aller plus loin.
J'entrepris donc de défaire lentement les boutons de la chemise de Ruki, découragé de voir qu'il y avait en plus en dessous l'épaisseur du t-shirt. Mais comme il se laissait faire, il se retrouva bien vite torse nu, me laissant un plus grand espace pour jouer. Alors que j'allais profiter de ce nouveau terrain de jeu, il colla ses lèvres contre les miennes et je sentis ses petites mains s'attaquer aussi aux boutons de ma chemises. Je lui filai un coup de main et bientôt je pus sentir la chaleur de sa peau directement sur ma peau. Le feu atteignit bientôt ma tête et je commençais à ne plus pouvoir réfléchir.
Ses mains entourèrent ma taille et commença à caresser mon dos, alors que les miennes descendait s'attaquer à la ceinture qui retenait son pantalon. Puis il ne resta qu'une barrière; son boxer. Je caressai un peu le centre de son plaisir par dessus son dernier vêtement, et là tout commença à foirer.
-Rei...
Je le caressai un peu plus, tout en embrassant son torse, mais il me repoussa violemment.
-Arrête Rei!
Il se redressa, l'air effrayé un instant, puis il se mit à pleurer. Sur le coup, je ne compris pas vraiment. Tout allait bien il y a encore quelques temps, et là... je ne comprenais pas. Mais je compris toutefois sa douleur et son chagrin. Je ramassai sa veste sur le sol et la déposai sur ses épaules avant de le serrer dans mes bras, essayant de le réconforter.
-Rei... je suis désolé... je peux... pas... c'est trop... c'est encore trop tôt...
-Ça va, c'est bon. Je comprends et je ne veux pas te forcer. J'ai dit que j'allais attendre. Je peux attendre encore...
C'est pas vrai. C'était pas juste. Il m'avait allumer, et là... Mais on n'y pouvait rien. C'était chiant, vraiment chiant, mais on n'y pouvait rien.
-Je suis désolé...
-C'est pas grave je te dit. Mais... tu vas pas retourner dans ta cabine, hein? Tu vas rester avec moi?
Il hocha la tête. J'essuyai ses larmes en faisant très attention à ma petite chose toute fragile. Je l'aimais tellement que je pouvais bien attendre encore un peu. Même si c'était pénible...
Je voudrais remercier ceux qui m'ont envoyés des commentaires. Il faut que j'avoue que j'avais perdu beaucoup de motivation pour cette fic qui... disons... ne tournaient pas vraiment comme je le voulais. Mais vos commentaires m'ont redonné motivation et espoir pour cette fic, alors j'ai pu sortir ce magnifique chapitre que j'aime bien et que j'espère, vous avez aimer aussi! Encore merci donc, pour vos commentaires! Et j'essaierai de faire encore mieux dans le prochain chapitre^^
