Titre: Jigoku → The West Coast Landings (Le débarquement de la Côte Ouest)

Auteur: Reiku E. Suzuki

Couple : Reituki!

Genre : Amour, amitié, tragédie, guerre...

Disclaimer: The GazettE ne m'appartient pas encore, l'histoire provient tout droit de mon imagination tordu.

Commentaires:

Voici enfin la suite de cette merveilleuse (ou pas) fic. Le débarquement de la côte Ouest... Et oui, petit clin d'œil historique au Débarquement de Normandie. Quoique j'ai pas écouté en histoire, donc le clin d'œil s'arrête au nom similaire. Ce chapitre n'est nul une reproduction de ce qui s'est passé. Parce que je sais pas ce qui s'est passé.. (Ce qui arrive quand on écoute pas!). Sinon... je crois qu'il est assez long comme chapitre... Mais c'est quand même tout une journée de guerre. Je pensais aussi ajouté un événement important de l'histoire à ce chapitre, mais il aurait alors été trop long, alors on vas garder l'évènement pour... dans 2 chapitres. Ou non tiens, pour le chapitre prochain^^.

Chapitre 6

Très tôt le matin (si on peut appeler matin l'heure de la journée où tout le monde est censé dormir, quand le soleil est encore très loin de ce lever...), ou plutôt tard dans la nuit? Je sais pas, mais j'avais l'impression de dormir depuis peu de temps, et le fait qu'on se dirigeait vers le soleil... disons que j'étais perdu dans mon décalage horaire. Une seule chose restait certaine toutefois : dans à peine une heure, on allait débarquer sur la côté Ouest Américaine.

Finalement, Ruki avait passé la nuit avec moi. À dormir... malheureusement. Je le regardai du coin de l'oeil, enfilant son uniforme de combat d'une main tremblante et mal-assurée. Mais qui serait joyeux et tout plein d'entrain dans une journée comme aujourd'hui? Un fou, probablement. On s'en vas pas joyeusement à la guerre sans être complètement dérangé mentalement... Dire qu'il y a à peine un mois, je me levais tranquille, j'échangeais quelques mots avec ma mère avant d'aller acheter le tout dernier jeux vidéos. Et un mois plus tard j'étais... ici.

Il faisait trop noir dehors, du coup je n'arrivais pas à voir l'extérieur du navire. J'aurais bien aimé voir de quoi avait l'air la Californie... Si c'était en Californie qu'on débarquait? J'ai pas étudier la géopolitique américaine, moi...

-Rei... Ça va?

-Mouais...

-Dis... t'es pas fâché?

Je quittai le hublot pour le regarder. Je comprenais pas trop ce qu'il me voulait, ce matin. Disons que... j'avais pas envie de parler. Ni même de manger, mais on se dirigeait maintenant vers la cafétéria recevoir notre ration. Puis on rejoindrait les 4 autres, puis le petit bateau... le débarquement... les échanges de coup de feu... la mort?

-T'as pas répondu!

-Hein? Désolé, j'écoutais pas...

-T'es pas fâché? Tu m'en veux pas au moins? Je... Euh...

Ah, il parlait de ça... J'étais trop occupé à penser à ce qui nous attendait que je ne pensais déjà plus aux évènements de la soirée...

-Non, ça va. T'en fais pas pour ça.

-Mais je peux pas m'empêcher de m'en faire! Et si... Et si on n'avait plus d'occasion? Je veux dire... Et si...

-T'inquiète, on pourra très bien trouvé un instant pour mettre les trois autres dehors de la tente pour quelques heures...

-Nah, mais tu sais ce que je veux dire! Et si on mourrait aujourd'hui?

J'arrêtai de marcher en plein milieu du corridor, puis j'attrapai Ruki au collet et le rentrer dans le mur, peut-être un peu trop violemment puisqu'il se cogna la tête et me dévisagea avec fureur.

-Désolé... Excuse-moi, je suis nerveux... Alors viens pas en rajouter en me rappelant que c'est peut-être ma dernière journée.

-Je comprends que t'es nerveux. On l'es tous. Mais c'est pas une raison pour me faire mal.

Histoire de me faire pardonner, mes lèvres vinrent frôler les siennes l'espace d'une demie-seconde, puis je le relâchai. Il grommela en se frottant la tête, apparemment mécontent, mais j'avais bien eu le temps de voir ses joues virées au rouge.

Aoi et Uruha vinrent nous rejoindre à notre table, devant notre repas frugal, mais chaud. Le dernier de la sorte auquel on aurait droit avant... peut-être longtemps, qui sait? Dire que c'est peut-être notre dernier repas...

Nous mangeâmes en silence. Même Aoi et Uruha se taisaient, pour une fois. Mais c'était le cas pour à peu près tous les soldats. Très peu parlaient, et quand ils parlaient, c'était en chuchotant. Il arrivait parfois qu'un perde les pédales et élève la voix, mais alors ça faisait la même chose que quand j'avais planqué Ruki contre le mur... Le stress, la nervosité, la peur. C'était tout ce qu'on pouvait ressentir sur le navire.

Toujours en silence, nous rejoignîmes nos postes de combat. Kai nous attendait tout près d'un bateau près à être lancé à l'eau. Son fusil à la main, un sac sur le dos et une quantité surprenante de munition enroulé autour du corps, son casque sur la tête et le visage maquillé de ligne noir et brune... il était méconnaissable. Il nous aida à barbouiller notre visage et à enfiler notre équipement, puis nous embarquâmes dans le bateau.

-Je vous salut Marie, pleine de grâce...

-Je savais pas que t'étais croyant, Aoi.

-Moi non plus. Mais paraît qu'il est pas trop tard pour se convertir. Mère de toutes les...

-Si Dieu existait, il ne permettrait pas que la guerre existe.

-Ne me décourage pas, Ruki. D'ailleurs, depuis quand t'es cynique, toi? Je vous salut Marie...

-Une chose est sûre, on vas se réincarner après.

-T'en es sûr, Reita?

-Bah ouais! Mais j'aimerais bien être réincarner dans une vie un peu plus facile, la prochaine fois...

-Moi, je voudrais me réincarner dans le corps d'une fille!

-Ta gueule, Uruha. Je vous salut Marie...

Enfin, notre petite embarcation fut lancé à l'eau. En silence, elle s'avança sur les flots en direction de la forme plus noir qu'on voyait à l'avant. Très vite, le soleil se leva derrière la ligne, et on sut tout de suite qu'on allait être désavantagé. Le soleil dans les yeux, incapable de voir l'ennemi mais l'ennemi pouvant facilement nous apercevoir... J'avais un mauvais pressentiment. C'était vraiment mauvais.

L'embarcation s'arrêta à quelques dizaines de mètre de la plage. Pas le choix, nous furent obligé de marcher le reste. L'eau nous arrivait bien jusqu'à la taille, si bien qu'il fallait faire attention à ne pas mouiller notre équipement, ou le mouiller le moins possible. Moi et Kai avancions les premiers, Ruki nous suivait pas loin derrière et Uruha et Aoi fermaient la marche. Les deux derniers étaient inutiles en ce moment, et risquaient d'être inutile jusqu'à ce que nos positions soient assurés sur la plage. Mais avec un peu de chance, ce ne devrait pas être un problème. Les Américains ne semblaient pas protéger leur côte en ce moment...

Bang. Un homme, pas très loin sur ma droite, s'effondrait en étouffant un cri de douleur. Bang. Un autre, sur la gauche. J'épaulai mon fusil, et commençai à tirer un peu à l'aveuglette, espérant empêcher ainsi quelques Yankees de pouvoir nous tirer. Mais merde, je voyais rien avec ce soleil! C'était à peine si je pouvais voir quelques ombres, passées devant le soleil... Ouais, c'est ça. Viser les ombres. J'en visai une, tirer, et sourit en la voyant s'effondrer. C'était comme à l'entraînement, j'avais rien à craindre!

Avant même que je ne m'en rende compte, on avait atteint la plage. Tous les cinq, nous trouvèrent refuge pas très loin de l'eau, derrière une petite dune de sable qui nous protégeait naturellement des tirs ennemis. À plats ventre sur le sol d'un côté, Kai au centre et Ruki à droite, tous les trois nous tirions pour permettre à Uruha et Aoi d'installer la mitraillette du proxénète.

Les gestes me venaient automatiquement. Viser, cesser de respirer, tirer, souffler, changer de cible, viser, cesser de respirer, tirer. Chargeur vide, changer de chargeur, viser, tirer. Enrayage... C'est fou comme arrivé sur le champ de bataille, on ne pense plus à rien. Tout ce qui nous reste en tête, ce sont les cibles à l'avant, le nombre de balle dans notre chargeur, le nombre de chargeur qui nous reste, et les gestes appris et répétés à l'entraînement. Je n'avais pas le temps de penser à rien d'autres, pas le temps de penser que la balle qui venait de me siffler à l'oreille aurait pu me transpercer le crâne si elle avait été tirer deux cm plus à droite, pas le temps de penser que les ombres que je visais et qui s'écroulaient étaient, comme moi, de pauvres humains qui auraient donnés cher pour être ailleurs.

Le soleil se leva tranquillement sur le champ de bataille, et les échanges de tirs devinrent plus espacés. On eut enfin le temps de souffler un peu et de se réorganiser. Kai nous refila des munitions et nous purent remplir nos chargeurs. Bien vite, un autre soldat vint nous voir avec plus de munitions, et notre chef d'équipe pu refaire son propre stock. La bataille de ce matin avait été un succès, mais la journée était loin d'être terminée.

-Personne de blessé?

-Non, ça va.

-Personne de mort?

-Oui, moi.

-C'est pas l'heure de faire des blagues, Aoi.

-Désolé, c'était pour détendre l'atmosphère.

-Eh bien c'est raté. Bon, alors la suite du programme... Faut essayer d'avancer plus loin sur la plage. On vas essayer d'avancer, de petites butes en petites butes. On n'a que 200m à parcourir avant d'atteindre la végétation. C'est l'objectif de la journée.

-Parcourir 200m?

-Ouais, Uruha.

-C'est pas beaucoup.

-Vas chier, c'est pas toi qui risque le plus la vie dans ce 200m. Reita va y aller en premier, on fait un tir de couverture pour l'aider. Puis Ruki et moi, et enfin Uruha et Aoi. On vas faire du 10, 20m à la fois, stabiliser la position, puis continuer d'avancer. Des questions? Non. OK.

Je crus voir Ruki me lancer un regard inquiet. Mais moi ça ne m'inquiétait pas. J'avais l'habitude d'être le premier à l'avant, et le plan de Kai... On l'avait répété des dizaines de fois à l'entraînement. Et théoriquement, il était presque sans faille. Je vérifiai donc mon arme, m'assurer que tous mes chargeurs étaient pleins, puis je m'élançai hors de notre cachette. Il me suffisait de courir, priant pour que les balles ne me touchent pas, puis de me cacher derrière la prochaine bute. C'est avec un soupir que je plongeai dans le sable, 15m plus loin. Très vite, je m'accroupis et grêler les Yankees à l'avant pour permettre à Kai et Ruki dans faire autant, puis aux deux autres. On répéta le même manège une fois, deux fois... Pour l'instant, tout ce passait bien. Les Américains reculaient un peu, nous cédant du terrain. Je commençai à croire qu'on pouvait bien réussir à passer au travers de cette première journée.

Je m'élançai pour la quatrième fois (je crois...), mais là tout se mit à foirer. J'avais parcouru une dizaine de mètre sur les 30 que j'avais quand deux Américains sortir de derrière la bute que je devais rejoindre, et me visèrent de leur canon. Je ne pouvais pas faire demi-tour, se serait leur tourner le dos et signer ma mort. Je continuai à courir, sorti ma baïonnette de son fourreau et l'enfoncer profondément dans le ventre du premier que je croisai. Une seconde plus tard, le deuxième s'effondrer, une balle dans le torse. Je me couchai derrière la bute, haletant et frissonnant. Merde. Je donnai un autre coup de couteau à mon américain, l'achevant pour pas qu'il se mette à nous tirer dans le dos par la suite. L'autre était déjà bien mort.

-Reita! Ça va?

-Je vais bien, Ruki, merci. J'ai juste eu la peur de ma vie quand j'ai vu ces cons sortirent dans ma face comme ça...

-Je veux dire... ton bras, ça va?

Hein? Je regardai mon bras pour voir du sang coulé d'un peu petit trou dans mon uniforme. Puis vint la douleur, cuisante, horrible... affreusement douloureuse. L'adrénaline m'avait permis de pas remarquer qu'une balle m'avait touché, mais maintenant que j'étais en relative sécurité... Ruki s'empressait déjà de déchiré la manche de mon uniforme pour avoir une meilleure vue de ma blessure quand les deux autres arrivèrent à leur tour, transportant la mitraillette.

-T'as de la chance, la balle n'a fait que te frôler sans causer de dommage aux muscles.

-Ouais, n'empêche, ça fait vachement mal!

-Désolé, je peux pas appeler l'ambulance.

-...

Il me fit un pansement de fortune avant de se brancher sur sa radio et de demander un médical. Je savais bien sûr que les médocs allaient pas venir avant un sacré-bout. Ils allaient se concentrer sur les soldats blessés plus gravement que moi, avant de s'attarder à une petite blessure par balle. J'allais sans doute devoir me serrer les dents toute la journée, mais tant que je pouvais appuyer sur la gâchette, alors ça allait.

Une grenade explosa à 5 m de notre position.

-Ok, on peut pas rester là plus longtemps les gars. Rei, ça va aller?

-Oui chef. Couvrez-moi, je repars.

Je m'élançai une nouvelle fois, cette fois dans un petit 15m, priant pour qu'il n'y ait pas d'autres américains qui m'attendaient dans cette bute. Le reste de la journée me parut long, et pénible. Nous réussîmes toutefois à atteindre le 200m prévu, et même à avancer d'un bon 50m supplémentaire. Puis, vint le temps de sortir nos pelles et de creuser la première tranchée, à 300m de l'eau. Heureusement, la terre, bien qu'humide, se creusait facilement, et sur l'eau du dîner, nous avions une belle tranchée de 1 mètre de profond, 6m de côté, et assez d'espace pour y installer la mitraillette lourde d'Aoi. Les échanges de coup de feu cessèrent, les Américains s'étant repliés plus loin dans les terres. Je ne connaissais pas vraiment la situation, en vrai. Ruki était branché sur sa radio, écoutant les ordres et les rapports, et il ne semblait pas sur le point de nous informer.

Le repas se passa en silence, puis Ruki nous fit un petit topo de la situation. Les forces japonaises occupaient toute la plage, les Américains avaient reculés. On craignait bien sûr un piège, donc il ne fallait pas s'avancer plus loin pour se soir. Le lendemain, on allait rester tranquille, nettoyer la plage, s'occuper des morts, monter des campements plus solides et monter les chars d'assauts et l'artillerie lourde. La journée avait été un succès.

Peu de temps après, je m'éloignai un peu de la tranché pour marcher sur la plage sécurisé. Il y avait plusieurs cadavres qui étaient tombés au sol et dont on ne s'occupait pas. Tous des Américains. Tout comme il y avait pleins de taches rouges foncés, témoignant de la position d'un cadavre qui avait été déplacé... Probablement des japonais. On s'occupait de nos morts alors qu'on laissait là nos ''ennemis''. Mais au final, c'était des hommes, comme nous... Et combien de ces cadavres avaient mordus la poussière par ma faute?

C'était moi ou eux.

J'aurais aimé pouvoir dire que c'était pour ma survie si j'avais continué à tirer, mais... Je n'avais pas craint pour ma survie aujourd'hui. Toute la journée, j'avais le sentiment que je ne pouvais pas mourir, que tout ça était arrangé, comme à l'entraînement. Je n'avais pas eu peur, sauf lors de l'incident. Mais généralement, je n'avais pas eu peur, et je n'avais rien craint. Et je continuais à tirer... Parce que je savais que j'allais atteindre ma cible, et que j'allais ainsi ''marquer'' des points. J'avais mal au cœur...

Inconsciemment, j'arrivai là où avait eu lieu l'altercation qui m'avait blessé. J'avais encore horriblement mal au bras, et ma blessure n'avait cesser de se rouvrir à chaque course pour atteindre la prochaine ''bute'' qui nous assurait un semblant de sécurité. Le cadavre des deux américains étaient encore là. Je m'agenouillai près de celui que j'avais tué. Que j'avais froidement tué, sans remord, sans autre pensé que ''tue-le''.

La première fois que j'avais tué, ce n'était pas mon but. C'était un accident. Mais cet homme... Je l'avais tué parce que je l'avais voulu.

-Rei...

-J'ai tué cet homme.

-J'en ai probablement tué plusieurs aujourd'hui, aussi.

Je tournai un regard triste vers mon Ruki.

-Et moi qui voulait te protéger de ce remord...

-Ça va. Je ne réalise pas vraiment, puisque je n'ai pas vu leur visage, et que je ne les ai pas vu mort. Non, je réalise pas...

-C'est mieux ainsi.

-Cet homme... Quand je les ai vu sortir, j'ai prié pour que tu les tues. C'est aussi cruel de prier pour la mort de quelqu'un, non? Mais je... mais je... je ne voulais pas que se soit toi qui tombe...

Je me relevai et le pris dans mes bras.

-T'en fais pas, je compte pas tomber tout de suite. Pas avant qu'on puisse enfin...

Il me repoussa en me jetant un regard courroucé, avant de se radoucir.

-Alors je ferai tout pour que ce moment n'arrive pas, afin que tu fasses tout pour vivre encore.

-Ah, mais tu ne réussiras pas. Tu en as envie autant que moi, non?

-C'est... C'est pas vrai!

C'est en riant légèrement qu'on rejoignit notre partie de tranché, main dans la main. J'avais encore mal au cœur, mais je n'étais pas prêt à mourir et je ne voulais pas que le petit homme qui marchait à côté de moi meurt. C'était suffisant pour me convaincre d'abattre tous les ennemis qui se mettront en travers de ma route. Je me bats pour le Japon? Foutaise. Sur le champ de bataille, il n'y a plus de pays. Il n'y a que des hommes qui se battent pour leurs propres convictions.

Fin du chapitre

Alors, pas très tragique comme chapitre, non? Il était plutôt relaxe même, j'aurais pu être un peu plus méchante et les maganés un peu. Il n'y as pas encore de perte, en plus... Qu'une petite blessure de rien du tout... Mais bientôt, on vas s'amuser avec la mort è.é Qui sera le premier à mourir? On peut déjà éliminer Ruki et Reita (faut pas qu'ils meurent avant qu'ils puissent se rendre jusqu'au bout, quand même!) Alors? Qui des autres je tue en premier? Vous pouvez pas savoir à quel point ça m'amuse è.é Moi, sadique? Mais non voyons^^.