Coucou tout le monde!
J'espère que ça va! Je n'ai pas eu beaucoup de commentaires pour le chapitre précédent, donc je ne sais pas trop votre impression, mais je poste la suite!
Le point de vue est aujourd'hui... *Tambours* De Draco! Et, oui, vous verrez qu'il est encore plus mal intérieurement qu'à l'extérieur en première partie^^'
(Méchante Granger qui ne veut même pas essayer de le comprendre! Heureusement, notre malade a une alliée qui se révélera de taille, j'ai nommé, Ginny Weasley! Si, si, vous avez bien entendu!:^) La rouquine a pratiquement tout perdu, son Harry, son frère Ron, notre cher Fred ( c'est pas juste... :'C ) Donc, si elle peut éviter à sa meilleure amie de passer à côté d'un possible futur bonheur à venir, elle le fait! Quel superbe amie!)
Je vous avoue que j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, j'y ai passé plus de 8 heures et je n'en suis pas satisfaite, mais je me dois de le poster car c'est peut-être ce qui débloquera la situation!
Ginny fait son come-back, en super amie et alliée! J'espère que vous ne vous ennuierez pas trop dans la lecture, moi j'entame le suivant, que je posterais d'ici trois-quatre jours aussi, en espérant qu'il s'écrive plus vite que celui-ci...
N'hésitez pas à laisser votre impression, cela m'aide à continuer en ligne droite et à ne pas sortir de la route, par vos conseils et avis.
Merci aux revieweuses!
* CHAPITRE DIX : * Souvenirs, présent
C'était injuste.
Tellement injuste tout ça.
Qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour en arriver là?
Non, c'est bon, je sais que j'ai fait beaucoup d'erreurs les dix-sept premières années de ma vie, ne répondez pas à ma question. Mais il y a une chose que je ne comprends pas.
Pourquoi. Est-ce que la seule chose que j'ai fait de bien dans ma vie. N'est même pas reconnue. Par la personne concernée.
Cette idiote ne se rend-elle pas compte de tout ce que j'ai dû sacrifier?
Je voulais que cette guerre se termine. Je voulais être de nouveau libre, où plutôt l'être pour de bon.
J'ai choisi de faire une croix sur mon père, sur mon éducation, sur mon honneur et mon «camp» lorsque j'ai retourné ma veste dans le but de protéger les «bonnes personnes».
Enfin une en particulier.
Bon sang! Quand je repense à la scène, j'ai presque envie d'en rire.
Huit personnes de ma connaissance, baguettes à la main, pensant retrouver leur allié et éventuellement quelques prisonniers à torturer, se retrouvent devant un traître, qui protège l'amie de Potter - la tête à abattre, de ce fait - qui plus est Sang-De-Bourbe.
Inconcevable. Et pourtant...
.
.
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« Non, pas toi, Draco! »
Si, Pansy... Je ne plaisante pas.
« On va s'occuper comme il se doit de toi, Draco, comme le sale traître à ton sang que tu es, et crois-moi tu vas en oublier jusqu'à pourquoi tu es ici. Tu supplieras à genoux qu'on t'achève, et là, seulement là, je te tuerais avec la baguette de cette traînée que tu protèges. Pour que jusque dans tes derniers instants tu sois conscient de l'erreur que tu as commise. »
Théodore Nott.
« Théo, arrête! Tu vois bien qu'il n'est pas dans son état normal! Allez, Draco, baisse ta baguette! Éloigne-toi de cette sale Sang-de-Bourbe qu'est Granger, et reviens vers nous! Draco...? Draco, pourquoi tu ne fais pas ce que je te dis... Oh mon Dieu, ne me dis pas que Théo a raison... S'il te plaît Draco! »
Pansy Parkinson.
« Fais pas le con. Tout s'est déroulé comme prévu. On devait séparer Potter et sa bande pour qu'ils ne soient plus les trois côte à côte, et on a réussi! La fille est là, le plan a réussi! Potter et Weasley ont déguerpi, tu peux arrêter de jouer la comédie, maintenant! On doit la tuer avant qu'elle ne se réveille, alors grouille! »
Gregory Goyle.
« Laissez tomber. Il osera pas la tuer. On n'a plus le temps, on doit aller prêter renfort au Maître. On les abat tous les deux. »
Marcus Flint.
Ce que je n'avouerai jamais, c'est que des huit sorciers que j'ai tué cette nuit-là, cinq étaient de ceux que j'ai côtoyé durant des années à Poudlard, de ceux qui étaient sinon des amis, du moins des connaissances. Des gens comme Millicent, Théodore, Marcus, Pansy et Goyle, revenu, comme nous l'avions prévu...
Car nous avions un plan.
Plan que nous avons mis en place quelques jours avant la grande offensive du « Maître ».
Un plan simple, amener par n'importe quel moyen Potter et sa bande afin de les séparer, pour qu'ils soient moins dangereux.
L'occasion s'est présentée dans la Salle sur Demande, où Goyle et moi devions nous débarrasser de Weasley ou Granger.
Nous aurions laissé Potter s'enfuir, car le Seigneur le voulait pour lui seul, et nous nous serions occupé de Weasley ou Granger, enfin celui qui restait. Nous, c'est à dire moi, Goyle, les quatre autres Serpentards et trois nouveaux Mangemorts que je ne connaissais pas, des amis de Pansy. Des gamins. Quatorze ans peut-être.
Seulement voilà, Potter nous a sauvé la vie à l'issue de cette journée. Je lui devais la vie et lui m'a demandé de veiller sur celle de Granger. Je n'aurais pas dû laisser filer Weasley. Je n'aurai pas dû me sentir redevable. Mais lorsque j'ai vu Potter partir pour affronter le Seigneur des Ténèbres je me suis surpris à espérer qu'il le vainque. Et j'ai compris que je n'étais pas à ma place.
Je ne voulais pas tuer Granger, je ne voulais pas empêcher le bon camp de gagner. Je ne voulais pas de l'oppression et de la suprématie d'un fou à lier. Mon père m'avait délaissé pour lui, ma mère se taisait par peur de lui.
C'en était assez.
Alors j'ai pris une décision. Je me battais pour le Seigneur des Ténèbres. J'allais me battre contre.
Tout est venu comme une évidence ensuite.
Je me suis posté devant Granger, comme pour la protéger. J'ai levé ma baguette dans la direction de mes amis. Je les ai laissé comprendre.
Et je les ai fait tomber les uns après les autres, mû par mon appel à la liberté. Sans aucun regret.
Je crois que le plus dure aura été de faire face à Pansy. Pansy qui m'avait soutenu quand j'étais mal, qui me soignait quand je me battais, qui me comprenait dans mes doutes quant à cette guerre. Cette fille que je trouvais tellement stupide au départ mais qui avait finit par devenir une amie. Celle qui n'avait pas lever la baguette sur moi, quand j'ai fait tomber les autres un par un.
Il ne restait plus qu'elle, sans voix, debout autour de ces corps devenus sans vie.
- Ça n'aurait pas dû se passer comme ça.
C'est vrai Pansy. J'aurais dû agir comme un Mangemort. Seulement je n'en étais plus un.
Je me demande même si j'en ai été un un jour.
C'est ce que je lui ai dit. Et c'est là que tout a changé. Nous n'étions plus deux amis, dépassés par les évènements et se faisant face sans le vouloir.
Nous étions deux sorciers, baguette pointée, qui défendaient deux causes opposées. Nous étions des ennemis.
Elle attaqua en premier. Elle me jeta ce sort sur mon avant-bras déjà brûlé.
Je sus alors que c'était fini.
Je ne choisis pas d'éviter le sort, qui sait, peut-être parce que je voulais me punir au fond de moi.
J'eus juste le temps de la désarmer. Elle s'apprêtait à me lancer le sort le plus impardonnable qui soit.
Mais c'est moi qui le lança.
Je la vis fermer les yeux.
La douleur commença à se propager.
Mais j'avais réussi.
Et j'avais tout perdu.
Tout ça me hante, dans cet horrible lit de cette horrible pièce blanche.
J'avais vraiment tout perdu. Mes parents avaient dû apprendre ma trahison, car ils ne sont jamais venus me voir.
Coincé dans cette chambre d'hôpital, seul et démuni, je me demandais si tout cela en avait valu la peine.
.
.
.
J'étais en train de dormir, ou du moins c'est ce que je croyais, car je fus soudainement réveillée par des bruits de pas. Par Salazar, quel était l'imbécile qui avait osé entré? Et en talons en plus!
J'avais prévenu l'infirmière que je ne voulais pas recevoir de visites!
Autres que celles de Granger bien sûr.
Granger...
Cette sotte. Elle devait probablement être au chevet de Weasley en ce moment. Son cher petit Ronald. Tsss.
Un élan d'amerture me gagna. Je préférais ne pas y penser.
J'ouvris les yeux pour voir qui avait osé me déranger.
Cela devait être une infirmière ou le médicomage. Sûrement pas Granger.
- Bonjour, Malefoy.
Super. J'étais en présence de la Weasley femelle.
J'étais étonné, mais je ne laisserais rien paraître. Je lui lançais un regard mauvais.
- On ne t'a pas dit que je ne voulais recevoir personne? Tu peux faire demi-tour.
Elle soupira mais ne se démonta pas.
- Une guerre vient de finir Malefoy, je ne veux pas en commencer une autre avec toi. Je ne viens pas en ennemie.
Qu'est-ce qu'elle avait derrière la tête alors?
Elle s'assit sur le rebord du lit.
- J'ai croisé Hermione, en sortant de la chambre de Ron. Elle était mal.
Je soupirais. Et cela devrait me faire quelque chose?
...
Oui, cela me faisait quelque chose. Et c'en était horripilant, parce que je ne comprenais pas pourquoi.
Peut-être parce que j'avais placé des espoirs en elle et que je n'avais pas été satisfait, je ne sais pas, mais le fait est qu'il avait suffit à la rousse de dire son prénom pour que je tende l'oreille.
- Écoute, je sais que vous ne pouvez pas vous voir en peinture, que vous vous détestez mutuellement, mais essaye de ne pas être trop dur avec elle, s'il te plaît.
Mon sang ne fit qu'un tour.
J'eus envie de me lever et de hurler de colère!
- Parce que c'est ce qu'elle t'a dit? Tu penses que c'est moi qui ne fait pas d'efforts? Tu penses que c'est moi qui la rejette et la juge?
Je fis mine d'être dégoûté.
- Ton petit cerveau de rouquine écervelée est vraiment limité, tu sais. Si tu connectais tes deux neurones quelques secondes, tu te rendrais compte que tu es à dix trolls de la vérité.
Elle semblait à bout de nerfs. Ça tombait bien, on était deux.
- Malefoy, calme un peu ton humeur massacrante, pas besoin d'agir comme ça avec moi d'accord? Je suis de ton côté, et je ne serais pas venue parler à un Serpentard qui m'insupporte depuis six ans si je ne lui faisais pas un minimum confiance! Alors tu la fermes et tu écoutes gentiment ce que j'ai à dire avant de te jeter sur moi! De toute façon tu ne peux pas, alors reste un peu tranquille!
Si cette idiote croyait qu'elle m'intimidait avec ses airs de renard excité, elle se trompait lourdement.
Mais ne venait-elle pas de dire qu'elle était de mon côté?
J'avoue que j'avais du mal à comprendre, aussi, je ne l'interrompis pas.
- Bien.
Elle se calma.
- J'ai été la première à dire à Hermione que tu avais probablement changé, vu tout ce que tu as fait, et je pense que je ne sais pas tout.
En effet.
- Si je te détestais, ce n'est plus le cas. D'ailleurs je trouve que c'est une bonne idée que tu lui aies demandé de s'occuper de toi jusqu'à ce que tu sois apte à sortir d'ici. Elle, doit libérer sa chambre cette semaine, mais elle va continuer à venir ici tous les jours, bien sûr. Elle va s'installer chez moi. Elle n'a plus de famille. Cela lui permettra de penser à autre chose qu'à Harry, Ron et tous les autres.
Ses yeux s'embuèrent.
- Enfin, ce n'est pas de cela que je veux parler.
- De quoi alors?
Mon ton était sec, mais j'agis toujours comme ça quand je me ne sens pas en confiance, ou à ma place.
Ce fut à son tour de soupirer.
- Je veux savoir la vérité. Je veux arriver à te cerner, à te comprendre et te faire totalement confiance... parce que j'ai un service à te demander.
Une lumière dans mon esprit clignota, celle qui signifiait : «danger». Mais elle en avait soit trop dit, soit pas assez pour que je la stoppe maintenant.
- Quel service?
- Tu réponds à mes questions, je réponds aux tiennes.
Bien sûr, je n'en attendais pas mois. Qu'elle m'agaçait cette Weasley!
- Tout l'inverse de la belette, n'est-ce pas? Perfide et manipulatrice.
Un petit sourire apparut malgré elle.
- Disons que je veux arriver à mes fins. Ron est trop passif pour être malin.
J'acquiesçais.
- Le service?
- Je veux que tu veilles sur Hermione. Elle me jure qu'elle va bien, qu'elle n'a pas à se plaindre, mais je la connais. J'aimerais que tu la surveilles un peu, vu que tu la verras tous les jours, et qu'elle laissera tomber plus facilement son masque avec toi.
Quelle drôle d'idée. Cette fille ferait mieux d'aller vivre auprès des licornes, si elle croyait en ce qu'elle disait.
- Weasley, je ne crois pas que tu aies raison. Au contraire, elle le renforce, son fichu masque.
Je pris une voix plus hautaine. Plus "malefoyenne". Qu'elle ne croie pas qu'on était amis!
- Et qu'est-ce que je gagnerais en échange? Pourquoi le ferais-je, d'ailleurs?
- J'ai déjà répondu à ta question, c'est à mon tour normalement. Mais je vais quand même te livrer les réponses. Je ne sais pas ce qu'il se passe entre Hermione et toi, mais cela couve quelque chose. Ou ça viendra. Bref, j'ai bien l'impression que toi tu préférerais l'avoir en tant qu'amie que le contraire, donc tu as tout à gagner en acceptant. Et entre parenthèses, n'oublie pas que je suis sortie avec les trois quarts des garçons de ma maison, donc je détecte ce genre de choses à des kilomètres. Bref, elle est fragile et elle ne peut s'appuyer ni sur Harry ni sur Ron. De plus, même si elle ne l'avouera jamais, elle se sent redevable auprès de toi, et le fait que tu lui pardonnes la soulagerait. Ah, et j'allais oublier : tu vas le faire parce que tu as changé. En bien. Et prend le temps de respirer aussi.
Bon sang qu'elle m'énervait!
Ou avait-elle trouvé ses arguments? Bon, si elle voulait une réponse complète, j'allais la lui donner. Qu'elle me foute un peu la paix après cela!
- Tu oublies une chose, la rouquine. C'est elle qui ne veut pas laisser les choses avancer. Je crois que tu ne comprends pas très bien, alors je vais te faire un petit récap. J'ai sauvé Granger le jour de la grande bataille, suite à la demande de ton Potter, qui m'avait lui aussi sauvé la vie. Je me suis pris plein de sorts dans la figure en voulant tenir ma promesse, avant de finalement sombrer, et quand j'ai enfin ré-ouvert les yeux c'était au bout de deux semaines de sommeil comateux. Je ne pouvais plus parler ni bouger une narine. Jusque là tout allait à peu près normalement. Sauf que ton amie Granger est revenue me voir, je ne sais pour quelle raison, une semaine et demi après mon réveil, et m'a balancé à la figure ses répliques du genre «tu ne mérites pas d'avoir été sauvé», ou «mangemort un jour, mangemort toujours». Tu arrives à suivre? J'ai voulu la faire payer de son insolence - je t'avoue que je suis toujours en forme pour cela, même alité dans un hôpital. Alors j'ai eu cette idée de dette, et j'ai réussi à négocier cette close de «tutelle» ou je ne sais quoi, d'ailleurs je me demande encore comment c'est possible parce que ce sont mes parents mes tuteurs. Enfin, ils m'ont sûrement renié après tout cela.
Elle ferma les yeux à ces paroles, mais je ne savais pas si c'était parce qu'elle était sensible à ma situation ou si cela lui rappelait je ne sais quel souvenir douloureux. Cela m'était égal de toute façon.
-Bref. Elle est venue tout à l'heure et on a... discuté. Et toujours le même discours. Enfin, elle a reconnu ses torts s'est excusée car elle ne pourrait jamais croire en moi, et blablabla. Ah, et elle a aussi avoué qu'elle fuyait parce que je lui faisais se souvenir de pas mal de mauvais moments. Quelle ironie. Je suis lié à ses mauvais souvenirs du passé, et elle à ceux de mon futur.
J'essayais de prendre une voix désintéressée et lointaine. Weasley ne fut pas dupe.
- Ça fait mal, n'est-ce pas?
Je levais les yeux vers elle, surpris.
Elle me regardait de ses iris couleur ciel dégagé -je n'ai jamais dit que j'étais doué en comparaison, d'ailleurs ça doit être un de mes seuls défauts- d'un regard compréhensif. Je soupirai.
- Si stupide sois-tu, je n'arriverais pas à te faire avaler un mensonge, n'est-ce pas?
- Effectivement.
Quelle scène étrange. Deux âmes totalement opposées, qui se comprenaient malgré toutes leurs différences.
- Et bien... Ce n'est pas cela qui fait le plus mal. Je pense que le plus terrible, c'est le fait qu'elle ne comprenne pas que je suis sincère. Que je n'ai pas joué de rôle.
Elle sourit tristement.
- Malefoy... Qu'est-ce que tu as dû sacrifier pour en arriver là, en paix avec toi-même?
La ferme. Pas ce terrain-là.
- Comme tu l'as dit, je suis réconcilié avec moi-même. C'est le résultat qui compte, non?
Son sourire s'effaça. Il ne restait que la tristesse sur son visage clair.
- Alors tu as vraiment sacrifié des choses.
Je lui jetais un regard noir, menace muette.
- Weasley...
Mais je savais qu'elle ne lâcherait pas l'affaire. Elle allait me rendre folle. Je préférerais encore la compagnie de Mimi Geignarde, c'est dire...
- As-tu été obligée de tuer, Weasley?
Elle hocha la tête, les lèvres pincées.
- Ces Mangemorts, je les connaissais. Ils étaient à Poudlard. À Serpentard. Ça répond à ta foutue question?
Elle écarquilla les yeux. Un ange passa, avant qu'elle ne se lève enfin.
- Je vais te laisser te reposer. Je dois aller voir Ron puis essayer de négocier pour avoir des nouvelles de Harry. Le personnel reste muet comme la page d'un grimoire quand il s'agit de lui... Mais tu dois t'en moquer...
- C'est faux.
C'était sorti tout seul. Elle ouvrit grand ses yeux comme une chouette -rousse.
- Je ne m'en moque pas, de l'état de Potter, ou même de la belette... ne me regarde pas comme ça je n'appellerais pas ton frère par son nom.
Ai-je déjà dit qu'elle m'insupportait, à toujours lever les yeux au ciel?
- Hum. C'est juste que cela m'énerve que leurs noms reviennent toujours. Par le médicomage, par toi, par Granger surtout! Il n'y a pas eux qui se retrouvent dans un sale état!
- Bien évidemment qu'il n'y a pas qu'eux deux! Mais ils sont ceux avec qui nous sommes les plus proches! Dis-moi, remarques-tu seulement ta jalousie vis-à-vis d'eux? Non? Ce serait pourtant un bon sujet à méditer. Et la raison, par la même occasion. Sur ce, rétablis-toi bien, Draco.
Et elle sortit sans plus attendre.
J'étais sidéré par le caractère de cette fille. Quelle folle!
Mon cerveau mit un peu de temps à réagir, et quand je me réveillais de mon intense réflexion, je m'écriais - inutilement, je l'accorde... - :
- Mais je ne suis PAS jaloux, tu entends Weasley? Jamais! Et surtout pas d'eux!
Attendez, elle m'a appelé Draco?
Je me sentis tout bizarre. Après tout, peut-être qu'elle dit vrai, qu'elle me fais réellement confiance?
Je me repassais la discussion en boucle.
Est-ce que Granger savait qu'elle était venue me voir? Et si Weasley répétait tout? Je ne voulais pas que Granger ne change de comportement par pitié. Surtout pas.
Pourquoi je pensais à Granger d'ailleurs? Je ne suis absolument pas intéressé par elle, comme le sous-entend Weasley femelle... Quelle stupide idée! A sa hauteur, bien entendu.
Alors pourquoi... l'idée que Granger m'appelle aussi par mon prénom ne me déplaisait pas...
Voili voilou! Verdict?
A bientôt pour de nouvelles aventures - la suite, quoi! - x)
