Coucou!
Fin du week-end, chapitre écrit!
Voici un petit chapitre qui va mener le tournant dans cette histoire. Je me suis avancée dans l'histoire mais je voudrais vous proposer quelque chose pour le suivant( à la fin^^)
Je poste vite avant que ça bugg!
Merci pour toutes les reviews et les lecteurs, et bonne lecture!
* Chapitre 12 : * Révélation.
- Il faut que tu lui dises Hermione.
La réponse avait claqué dans l'air.
Nous étions le soir-même, à table. Trois paires d'yeux me fixaient, gênés. Molly, Arthur et Ginny me faisaient face.
Nous étions assis autour de la table du salon, mais des chaises restaient vides. Georges ne voulait pas sortir de sa chambre, Percy avait disparu.
J'avais parlé de la situation de Malefoy, de ce que je me devais de faire, mais que je ne pouvais pas, et la réaction avait été immédiate.
- Tu ne peux pas continuer à lui cacher, Hermione, il a le droit de savoir.
- De plus, tu lui as donné ta parole, ajouta doucement Arthur, tu dois la tenir.
Sa femme le regarda durement.
Leur relation s'était beaucoup dégradée, le couple joyeux et heureux qu'ils formaient avant n'était plus qu'une ombre désormais. J'avais mal pour eux.
- Le problème est bien plus complexe, Arthur! Ce garçon souffre de l'absence de ses parents! Hermione, il t'a fait promettre de les retrouver, il s'attend à ce que tu trouves quelque chose. Il est temps pour lui de faire leur deuil, crois-moi je parle en connaissance de cause. Je n'aurais pas aimé ne pas savoir que mon fils...
- Molly!
- Non, Arthur, laisse-moi finir. Je ne fais que dire la vérité! Continuer à espérer qu'il soit toujours en vie, garder l'espoir qu'un jour on nous appelle pour nous prévenir de son retour, ou vivre dans la peur de recevoir un hibou apportant la pire nouvelle qu'il soit, c'est horrible! On ne peut pas vivre ainsi, et je le lui fait comprendre!
- Je préférerais vivre dans l'espoir!
Le poing d'Arthur s'était abattu sur la table, douloureusement. Le silence tomba. Nous le regardâmes, choqués. Molly semblait la plus surprise.
- J'aurais encore une raison de croire en la vie, avait-il enfin murmuré.
- Oh, Arthur, comment peux-tu dire cela! dit sa femme en secouant la tête. Je ne peux pas croire que tu penses cela.
Elle semblait anéantie.
- Nous devons l'accepter, nous devons être forts. Regarde ta fille, Arthur. Elle est magnifique, nous devons faire cela pour elle.
Je me sentais terriblement honteuse. Ginny était à ma droite, je lui serrais vivement la main, comme pour la réconforter. J'étais responsable de cette dispute.
- Arrêtez, laissez-tomber, vraiment! Je suis tellement désolée d'avoir parlé de cela!
Ils se retournèrent vers moi.
- Je suis tellement désolée..., répétais-je en un sanglot.
Les Weasley avaient été là pour moi, alors qu'ils avaient mille raisons de ne plus vouloir me supporter, ni même m'accepter...
Je ne voulais pas qu'ils se disputent à cause de moi, ni qu'ils ne repensent à leurs blessures et leur douleur! Ginny était la seule à ne pas réagir, elle gardait la tête baissée.
Je resserrais mon étreinte.
- Je suis désolée... Je ne voulais pas...
Les larmes me montaient aux yeux. Je me sentais horrible.
- Oh, chérie, cela n'est rien, voyons! Je souhaitais juste t'apporter une aide, ne sois pas si triste. Nous sommes tous forts. Viens par là.
Je ne voulais pas gâcher le repas, je ne voulais pas abandonner Ginny, mais Molly ne voulut rien entendre.
Ma main se sépara de celle de ma meilleure amie, et je suivis sans trop comprendre sa mère vers la porte.
Nous montâmes à l'étage et ouvrit la porte de la chambre qu'elle avait laissé mienne. Nous nous assîmes en silence, puis elle prit la parole.
- Tu ne vas sûrement pas comprendre ce que je vais dire, d'ailleurs j'ai moi-même du mal à comprendre, mais je vais te dire ce que je pense.
- Je ferais mieux de partir, Molly, je vous crée tellement de problèmes...
- Ne dis pas n'importe quoi, voyons! Tu es comme notre deuxième fille, au même titre qu'Harry! Nous avons déjà perdu tant de proches, tu ne crois pas? Je ne veux pas que la liste s'allonge avec ton nom, même si tu déménages seulement. Tu as bien compris? Ne doute jamais de notre attachement pour toi, ma petite Hermione. Tu as presque grandi avec nos enfants, alors il n'y a aucune différence pour nous!
J'acquiesçais. Ils comptaient tous tellement pour moi!
Elle sourit puis reprit.
- Le jeune Malefoy, je le connais depuis le onzième anniversaire de Ron. Ils n'étaient certes pas proches, comme tu t'en rapelles, je dois même avouer que pour moi la famille Malefoy était l'une des plus détestables de l'histoire de l'Angleterre, mais tout a changé aujourd'hui. Et ce jeune garçon y compris. Tu nous en parles plus ou moins depuis ta première visite, et je ne doute pas de lui, si tu veux mon avis. C'est juste un garçon perdu et incompris. Il a le droit de connaître la vérité, d'ailleurs dans des temps plus « normaux » il aurait été mis au courant sous vingt-quatre heures, c'est la loi. Mais le chaos est total et tout le monde doit se débrouiller seul, tu le voies bien. Lui a la chance de t'avoir près de lui, et il a raison de placer tant d'espoirs et de soutien en toi. Tu ne peux pas lui faire faux-bond, Hermione, tu dois lui dire le plus vite possible que ses parents ne sont plus ici et ainsi lui donner une chance de tourner enfin la page.
- Mais j'ai tellement peur de le lui avouer... Pourquoi réagis-je comme cela? Je sais que je le lui dois, que c'est la seule chose à faire sur tous les plans, mais d'imaginer ce qu'il va ressentir, c'est déjà trop dur!
Elle sourit plus tristement.
- C'est parce que tu es humaine Hermione. Peut-être cela te rappelle-t-il tes parents, et d'une certaine manière tu as peur de revivre leur perte...
Je me blottis contre elle.
C'était vrai. Je souffrais encore de leur absence. Je savais que j'avais fait le meilleur choix, je devais protéger mon père et ma mère de la menace de Voldemort, mais je le regrettais toujours quelque part. Je les avais perdus, pour de bon, et je ne souhaitais cela pour personne!
- Mais tout se passera bien. Ce garçon t'a accordé sa confiance, son état, et tout est entre tes mains. Plus tu tarderas, et plus il conservera l'espoir de les revoir, au moins sa mère. Et bien sûr, plus la chute sera dure.
Je fermais les yeux.
- Et s'il ne s'en remet pas? Ca à beau être Malefoy, je commence à le connaître un peu Molly! Ca va l'anéantir!
Elle me regarda longuement, réfléchissant à quelque chose.
- Qu'est-ce que tu souhaiterais?
- Qu'il n'aie plus mal.
C'était sorti spontanément, d'un coup. J'écarquillais les yeux? Avais-je vraiment dit cela?
Certes, avec Malefoy s'était installé une certaine relation, mais je me rendis vraiment compte à ce moment-là que je l'appréciais. Je l'appréciais sincèrement, et je ne voulais pas qu'il souffre autant. J'aurais réagi ainsi pour Harry, pour Ron... Pour Neville ou encore Fleur. Comme les personnes dont j'étais proche et que j'affectionnais. Je l'affectionnais?
Molly sembla ressentir mon doute, car elle ajouta :
- Si tu es là pour lui, tout ira bien. Tu seras son épaule et un peu son ange gardien.
- Peut-être pas autant...
Elle rit.
Cela fit du bien d'entendre son rire franc et cristallin. J'avais presque oublié ce que c'était de rire...
Elle redevint ensuite sérieuse, mais douce.
- Il surmontera cette perte, comme je surmonterais les miennes, et il ne t'en voudra pas Hermione, si tu as peur de cela. Il n'a plus que toi, et ton soutien sera le plus important. Je me mets à sa place, et je me rends compte que c'est ce qu'il y a de mieux à faire, ce moment a déjà été trop repoussé.
C'est vrai...
- Promets-moi de lui dire demain la vérité.
Elle avait froncé les sourcils, et attendait mon accord. J'acquiesçais.
Nous restâmes ainsi ce qui me parut de longues minutes avant qu'elle ne se relève et ne retourne auprès des autres.
Auprès de Arthur, car Ginny était à la porte.
Molly sortit après lui avoir embrassé le front.
- Te rends-tu seulement compte de ce qu'il se passe avec Draco? murmura-t-elle seulement.
Je relevais la tête. Elle l'appelait par son prénom?
- Pas encore, soupira-t-elle. Mais cela viendra. En attendant, veille bien sur lui. Moi je veillerais sur Harry et Ron pour toi.
Elle s'approcha et m'enlaça.
- Ne t'en fais pas, on a passé le pire, Hermione. Le meilleur est devant nous.
- J'ai un mauvais pressentiment...
- Mais non, c'est dans ta tête! Ne t'en fais pas. On ira ensemble demain, je continuerais jusqu'à la chambre d'Harry, en espérant qu'ils accepteront enfin. Nous ferons le chemin ensemble, cela te donnera le courage dont tu as besoin, et moi aussi, d'ailleurs! Et tout va bien se passer!
Si seulement cela pouvait se passer comme tu le dis, Ginny, si seulement...
- Allez, bonne chance Mione.
Ginny m'embrassa sur une joue et me laissa.
.
.
.
Mon coeur pulsait en moi.
Je la regardais s'éloigner en direction de la chambre d'Harry, qui était peut-être accessible, désormais - Ginny n'avait pas souhaiter demander à la soeur de Lavande, impulsive comme elle était.
J'espérais que cela soit le cas, Harry me manquait terriblement, et il me tardait de le soutenir.
Mais avant je devais franchir cette porte, et me libérer d'un poids.
La porte était entrouverte, aussi j'entendis des voix.
Je poussais doucement la porte. Draco ne recevait pas de visites, qui cela pouvait-il bien être? Je m'affolais.
Une jeune femme en blouse blanche se tenait à son chevet tout en lui replaçant ses tuyaux et les liquides magique qu'ils contenaient.
Une infirmière. Ce n'était qu'une infirmière. Je stressais pour un rien dans cet état!
Je m'approchais doucement.
Ils ne m'avaient pas encore remarqués, l'infirmière et lui étaient en train de parler. L'atmosphère semblait tendue. Draco avait les sourcils froncés et le teint légèrement rougi.
- Pardon?
Sa voix était tranchante.
L'infirmière eut un mouvement de recul.
- Je... Vous... Vous ne saviez pas? Oh Merlin... Je... Je suis désolée, oubliez ce que je viens de dire!
Une peur me traversa. Je sentis que je devais intervenir.
- Qu'est-ce qu'il se passe Draco?
Ils se retournèrent en même temps.
Il me regarda d'abord avec des yeux reconnaissants.
La jeune femme allait prendre la parole, mais il ne lui laissa pas le temps.
- Cette infirmière vient de me présenter ses «condoléances». Tu sais de quoi elle parle? Si non vire-la d'ici Granger.
Mon coeur s'arrêta de battre. J'eus très chaud, puis très froid.
Oh non, non, non, non.
Il fronça à nouveau les sourcils, et son visage changea.
Ses yeux s'écarquillèrent de peur et de colère.
- Granger.
Je sursautais.
- Putain, qu'est-ce que tu me caches? hurla-t-il.
Non, ça ne devait pas se passer comme cela!
- Je... Je suis désolée... Ils... Les deux...
Il écarquilla les yeux, mais de douleur cette fois-ci. Il avait compris.
- Non... fit-il d'une voix blanche. Dis-moi que tu plaisantes. Ne me fais pas cela Granger. Par pitié ne me fais pas cela.
Je vis la douleur dans ses yeux. La haine et la fureur. Le déni et l'horreur.
- Je suis tellement désolée Draco, tellement désolée...
Voilà!
Pour me faire pardonner de ce chapitre que je juge beaucoup moins bien que les autres, je vous propose de choisir le POV du suivant : Hermione ou Draco?
Harry revient... Et Ginny revoit Draco!:D
(L'infirmière n'est pas importante pour la suite!)
Répondez par review ;)
J'ai hâte de vous poster la suite!
Bises ! :)
